‹ dickens et la franceChapitre 17 sur 41 · VOA TOME · texte numérisé non relu

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éveiller, dans tous les esprits français, d’échos sympathiques. Dickens nous apporte un exemple de ce « magnétisme intellectuel » dont parlait, dès 1839, Philarète Chasles, le premier de ses critiques en France comme vous vous en souvenez, de ce « magnétisme intellectuel exercé par les nations entre elles, de leur secrète et perpétuelle fécondation » (1). Entre l'Angleterre et la France, en particulier, des rayons multiples, « s’échauffant et se pénétrant mutuellement », ont formé « le grand fleuve lumineux » dont Dickens n’est qu’un des affluents, entre beaucoup d’autres, mais l’un, à coup sûr, des plus fertilisants. Son roman, avec ses « cordialités contagieuses » (2), a pénétré chez nous avec une aisance si naturelle

qu'il est venu se combiner, en quelque sorte, avec l’atmosphère

même de notrelittérature, et que nous pourrions aussi bien nous efforcer, tant en France qu’en Angleterre, de séparer l’oxygène et l’azote que nous respirons que de vouloir « échapper à ses influences » (3). « Il est convenu d’ailleurs », coneluait naguère un de nos plus pénétrants humoristes, M. Gabriel de Lautrec, «qu’on a trop d'obligations envers Dickens pour penser de lui justement. C’est un vieil oncle dont on hérita,. Sa fortune, dont vivent les jeunes gens, s’est dispersée un peu partout. De temps à autre, on rencontre, aux mains de quelque fashionable, une pièce d’or qu'il agite, avec un orgueil impérieux. Et l’on reconnaît l'effigie. C’est d’un peu de l’or du vieil oncle qu'est faite cette ostentation » (4).

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