‹ dickens et la franceChapitre 18 sur 41 · ALPHONSE DAUDET, LE « DICKENS FRANÇAIS », ET L’ANGLETERRE · texte numérisé non relu

ALPHONSE DAUDET, LE « DICKENS FRANÇAIS », ET L’ANGLETERRE

Par un de ces chassés-croisés, ou, comme vous diriez, de ces give-and-take si fréquents sans doute dans les relations intellectuelles internationales, mais si curieux toujours, il se trouve: que Charles Dickens, après avoir reçu de la France, qui avait. reconnu en lui un des fils spirituels de sa grande Révolution démocratique, l’accueil que nous avons vu, après avoir stimulé d’abord puis contribué à ralentir notre mouvement naturaliste, il se trouve donc que Dickens, en retour, a largement ouvert la voie, et cette fois en Angleterre même, à celui de nos écrivains français qui avait été le plus touché par son exemple.

Si Alphonse Daudet en effet a pu prendre pied chez vous avec tant d’aisance, c’est parce qu’on l'y considère, dès l’abord, comme un disciple même de Dickens, parce qu’il a été avant tout, pour la plupart des lecteurs britanniques, the French Dickens. Appellation assez inexacte, j'ai essayé de vous le montrer déjà, et dont Daudet lui-même à tenu à se disculper nettement. De fait, l’histoire de la notoriété d’Alphonse Daudet en Angleterre, que ;e me propose d’esquisser avec vous ce soir, n’est que la découverte progressive, par vos critiques el certains de vos romanciers eux-mêmes, d’un réaliste sentimental à la Dickens, dans lequel vous retrou-

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