ROSIER
leur altribue les mêmes propriétés qu'à la précédente , et ou les regarde en outre comme emménagogues.
Ces deux plantes ne sont jamais prescrites par les médecins. On désigne aussi, dans les pharmacies, sous le nom de roseau aromatique ou odorant, une plante d'un autre genre , qui appartient à l'hexaudrie monogynie , L. , et à la famille des aroïdes, J. Les botanistes l'appellent acorus calamus. Sa racine est cylindrique, noueuse, de la grosseur du doigt , roussâlre à l'extérieur, et blanche en dedans. Elle a une saveur amere , Âcre et comme poivrée , avec une odeur aromatique assez agréable. Dans les pharmacies, on la nomme calamus aromaticus. C'est un tonique, un excitant assez peu employé au jour* d'hui , et qui entre dans la composition de la thériaque.
ROSIER, s. m., rosa, genre de plantes de l'icosandrie polygynie , L. , et qui sert de typo à la famille des rosacées , J. 11 a pour caractères : calice urcéolé, charnu, étranglé au sommet, et à cinq divisions persistantes , dont deux nues , deux barbues , et la cinquième barbue seulement d'un côté; cinq pétales; graines presque osseuses, hérissées , et renfermées dans une baie sèche et colorée, formée par le calice qui s'est accru.
Les roses, qui occupent une place si distinguée dans nos parterres , et dont tant d'écrivains ont célébré les charmes et les parfums , intéressent faiblement le médecin sous le rapport de son art. Cependant il en est trois espèces qui figurent dans la matière médicale , et qu'on ne peut regarder comme des niédicamens inertes. Ce sont la rose de Provins , rosa gaîlica rubra , le rosier bifère , rosa bifera , et Y églantier, rosa canina. On emploie en médecine leurs pétales et leurs fruits.
Les pétales de la rose rouge, qui sont ceux dont on fait le plus d'usage , ont une saveur arrière et styptique. Indépendamment du tannin, ils contiennent quelques particules de fer, avec une certaine quantité diiuile essentielle et du mucilage. • Ces principes consituans leur assignent une place parmi les toniques astringens. Leur usage prolongé passe pour causer une légère constipation, et quelques observateurs assurentque, donnés en poudre, a la dose d'un gros , ils produisent un effet purgatif. C est sous la forme de conserve qu'on les emploie le plus souvent îx l'intérieur. Celte conserve se fait en mêlant les pétales réduits en poudre avec du sucre, et humectant le tout avec l'eau distillée de roses pâles. Ses propriétés médicinales varient suivant la quantité de roses qu'elle contient. On la donne en général à la dose de deux gros à une once.
Les roses pâles sont celles qu'on préfère pour la préparation du sirop, qui passe pour laxatif, quoiqu'il jouisse a peine de celte propriété , et dont on donne d'une à deux onces ; de Vélectuaire, que la scammonée seule rend purgatif, et de
n 8 ROTULE
l'eau distillée, que sa légère astringence détermine quelquefois à faire entrer dans les collyres , mais qu'on emploie plus souvent pour parfumer le céraL
Ce sont au contraire les roses rouges qu'on fait servir à la préparation du miel et du vinaigre rosat. Ce dernier diffère
Ï>eu du vinaigre ordinaire par ses qualités. Quant au miel, on 'emploie en gargarismes , quelquefois aussi en lavcmens , et , dans ce dernier cas, a la dose d'une once ou deux.
La décoction aqueuse ou vineuse des roses rouges sert assez souvent en injections dans la leucorrhée et l'urémie chronique. On en fait aussi des gargarismes et des collyres astringens. Enfin , on l'emploie quelquefois en fomentations.
Les fruits de l'églantier servent a préparer la conserve de
CYNORRHODOW.
ROTULE , s. î.ypalella f rotula. Les anatomistes donnent ce nom à un petit os aplati, qui est situé à la partie antérieure de l'articulation du genou, entre le fémur et le tibia.
Cet os a une forme irrégulièrement quadrilatère. De ses quatre angles, l'inférieur est le plus aigu, et le supérieur le plus obtus. Sa face antérieure est convexe , parsemée d'une multitude de trous nourriciers , et couverte par des prolongement fibreux nés du tendon des extenseurs de la jambe , ainsi que par la peau. La postérieure est encroûtée de cartilage dans toute sa partie supérieure, qu'une large saillie partage en deux surfaces légèrement concaves, et qui correspond a la partie antérieure de la surface articulaire At l'extrémité inférieure du fémur , de telle sorte que l'éminence médiane se loge dans la fosse extérieure de cet os , et que les fossettes latérales reçoivent la partie antérieure des condyles.
La rotule est un véritable os sésamoïde , enclavé dans la substance même du tendon des muscles extenseurs de la jambe, -qui revet bien toute sa surface antérieure , ainsi qu'il a été dit plus haut, mais ne s'étend que sur les parties de la postérieure qui sont dépourvues d'incrustation cartilagineuse. Ce tendon s'attache à la tubérosité du tibia, et porte improprement , au dessous d'elle , le nom de ligament rotulien. Elle correspond parfaitement à l'olécrâne , soit par sa position, soit par ses connexions avec le tendon.
Elle ne commence à s'ossifier qu'après la naissance, par la formation, au milieu du cartilage,d'un noyauosseux qui grossit peu h peu, mais lentement. Il est rare qu'on rencontre plusieurs de ces
S oints d'ossification. La rotule est presque entîèreméût formée 'un tissu celluleux très-serre, que traversent des fibres osseuses longitudinales, et que recouvre une couche très-mince de compacte.
Si la rotule, placée au devant de la saillie formée par le