‹ Dictionaire abrégé des sciences médicalesChapitre 9 sur 101 · RIRE · texte numérisé non relu

RIRE

Lies avec deux onces de sirop purgatif. Elle passe aussi pour aulhehuintique , mais clic n'agit contre les vers que par sa qualité purgative.

RIDE, s. f., ruga; nom donne aux sillons qui se dessinent sur la peau lorsque, par les progrès de l'âge ou l'effet d'une maladie, la graisse ayant disparu en totalité ou eu partie, cette membrane se trouve plus lâche ou plus ample que les organes qu'elle enveloppe.

RIGIDITE, s. f. , terme peu usité, dont on se sert pour cxpiimer le défaut de souplesse et de flexibilité des tissus vivaus.

RIRE, s. m., risus. Roi, qui a fait une étude tiès-séricusc du rire, dit qu'il consiste dans une suite de pelils accès ou de quintes plus ou moins rapprochées, nombreuses et diversement prolongées, dont chacuue est composée de petites expirations bruyantes , successives et entrecoupées ; c'est une seule expiration décomposée en autant de petites saccades, ou expirations secondaires, qu'il y a d'éclats sonores échappés du thorax; à cette série d'inspirations courtes et involontaires , succède une prompte et longue expiration, que suivent de nouvelles inspirations partielles, d'où naît le rire; jamais il ne s'y mêle d'inspiralious , quelque petites, quelque rapides qu'on les suppose.

Le rire est donc une modification des mouvemens expiraloircs du thorax ; donc le diaphragme n'est point l'agent du rire, puisqu'il n'est pas actif dans l'expiration.

Le rire résulte d'uue idée bizarre ou du chatouillement , parfois de la douleur j nous avons éprouvé le rire produit par cette dernière cause.

Le rire violent et prolongé fait affluer le sang vers la tête , couler les larmes, lâcher l'urine et les gaz intestinaux.

Le rire modéré épanouit j il active la circulation , la respiration, les sécrétions; peu après avoir ri, on respire avec plus de facilité, on éprouve un sentiment de bien-être, on se 6cut l'esprit plus vif et le corps plus agile. Le rire a guéri

Îjuelqucs malades , en les arrachant à une mélancolie proonde, en leur rendant la parole, en occasionant la rupture d'un abcès hors de la portée de l'instrument et sur le trajet du conduit aérien. Le rire est nuisible aux poumons malades, aux hé noploïques , au phthisiques , aux sujets affectés de maladies du cœur ; il est utile, au contraire, dans les maladies chroniques de l'estomac. Le rire n'est donc pas toujours bon; ou cite même quelques cas de mort subite par un rire excessif.

Dans les maladies, le rire sans motif sensible est un signe de délire , et il n'est pas prouvé que le délire accompagné de rire soit moins redoutable quç le délire avec pleurs cl san-

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glots. Dans l'un et l'autre cas, il y a évidemment lésion du

cerveau, ou primitive, ou sympathique.

Le rire sans conscience, au milieu de la s'.upcur des facultés , n'est pas moins délirant que celui dont nous venons de parler, si tant est qu'on puisse aisément les distinguer j il annonce également une lésion cérébrale.

On a prétendu que les inflammations et les plaies du diaphragme, déterminaient un rire convulsif , auquel on donnait Je nom de sardonique. 11 n'y a aucune observation aullicnliquc sur ce point ; il y a au contraire des observations opposées.

On ne peut donner le nom de rire, ni tout autre analogue, à la distension convulsive des lèvres , dans les fortes douleurs, dans la manie furieuse : ce n'est qu'une convulsion labiale.

RIZ , s. m. , oryza ; genre de plantes de Hiexandrie monogynie , L. , et de la famille des graminées, J., qui a pour caractères : glume uniflorc , h deux valves très-petites ; balle à deux valves naviculaires , dont l'extérieure striée et arislée; deux écailles intérieures très-petites ; six. étamincs et deux styles.

Ce genre ne renferme qu'une seule espèce, oryza saliva, dont la culture a multiplié prodigieusement les variétés, et qu'aucune autre plante ne surpasse, n'égale même sous le rapport de l'utilité dont elle est pour, la nourriture de l'homme , puisque son usage est plus répandu que celui du froment, et qu'elle est même le principal aliment des peuples disséminés entre le* tropiques. Aucune semence ne contient en effet la fécu'c dans des proportions plus considérables, car celle substance y entre pour quatre-vingt seize centièmes , le reste se composant de sucre, d'huile grasse, d'une faible quantité d'albnmine, et d'une autre à peine appréciable de gluien. L'absence de ce dernier principe fait que le riz n'est point propre a la panification, et qu'il rend compacte cl friable le pain dans lequel on fait entrer sa farine. Mais , de quelque manière qu'où l'apprête, il offre un aliment aussi substantiel qu'agréable et sain.

On emploie fréquemment la décoction de riz en médecine, surtout dans les irritations du canal digestif. Ce n'est pas à titre d'astringent qu'il agit alors, ainsi qu'on l'a prétendu, et que le peuple le pense cncoie, muis en raison des qualités émoUicntes et adoucissantes qu'il doit à ia présence de la fécule ami lacée. Ou prépare ordinairement cette décoction avec deux gros a une demi-once de riz par pinte d'eau, à laquelle on ajoute souvent de la gomme arabique, après quoi on Tédulcorc avec du sucre, et on l'aromalise avec un peu d'eau de canelle ou toute autre. La fécule commence à se dissoudre dès que le liquide est parvenu à la température de

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cinquaule degrés. Celte décoction s'administre par la voie de l'estomac, ou par celle du rectum, sous la forme de lavemeus.

ROB, s. nu; nom générique sous lequel les pharmaciens désignent tous les sucs de végétaux ou de fruits qui ont été concentrés par l'cvaporation , et épaissis en consistance de miel. Les robs sont des espèces d'extraits qui se conservent facilement sans éprouver de fermentation , parce que l'action du feu a coagulé l'albumine, et détruit le principe fermentescible contenu dans les sucs végétaux. Ils ont une saveur sucrée, quelquefois amère cl légèrement aigre, à cause d'une petite quantité d'acide acétique qu'ils contiennent. On emploie assez fréquemment en médecine les robs de sureau, de nerprun et de genièvre.

ROMARIN , s. m., rosmarinus; genre de plantes de la diandiie monogynie, L. , et de la famille des labiées, J., qui a pour caractères : lèvre supérieure de la corolle courbée et échancrée au sommet; deux étamines a filets longs, arqués et munis d'une dent à leur base.

Ce genre ne renferme qu'une seule espèce , le romarin offi~ cinaly rosmarinus officinalis, arbuste généralement connu, à cause de son odeur aromatique, pénétrante et agréable, qui l'a placé depuis long-temps au nombre des plantes d'agrément. Sa saveur est âcre, piquante et un peu amère. Outre un principe résineux peu abondaut, il contient beaucoup d'huile essentielle, incolore et très-odorante, de laquelle Proust a obtenu un dixième de son poids de camphre. C'est une des labiées qui jouissent au plus haut degré de la propriété excitaute; aussi l'a- 1- on fréquemment employé en médecine, à titre de stimulant. Ses feuilles et ses sommités fleuries sont les parties dont on se sert, mais les calices sont les plus énergiques, les plussapides et les plus aromatiques. On les doune en général sous la forme d'infusion théiforme , préparée avec un ou deux gros par pinte d'eau. On en fait une eau distillée, qui se donne à la dose de deux h trois onces. L'huile essentielle peut être administrée à celle de deux à huit gouttes. Le romarin est un des principaux ingrédiens de l'eau de Cologne et de l'eau de la reine de Hongrie. Les parfumeurs en font plus fréquemment usage que les médecins.

RONCE, s. f. , rubus; genre de plantes de Picosandrie polygynic, L. , et de la famille des rosacées, J., qui a pour caractère : calice ouvert, à cinq divisions; cinq pétales; fruit globuleux, composé de plusieurs baies monospermes agrégées.

Plusieurs espèces de ronces ( rubus cœsius, hjrbridus) , communes dans nos climats , portent des fruits qui ressemblent beaucoup à la framboise, mais qui n'ont pas son parfum agréable. On en fait un sirop qui passe pour rafraîchissant,

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et qui a été conseillé dans l'angine et l'urémie. Leur suc servait autrefois à préparer le rob diamorum , inusité aujourd'hui. Les feuilles et les sommités de la plante, qui jouissent d'une faible astringence , entrent quelquefois , mais rarement , dans les tisanes, et surtout dans les gargarismes. Chacun connaît la framboise {rubus Idœus) , que son parfum fait rechercher sur toutes les tables.

KOND, adj., teres ; épithète donnée par les anatomisles à plusieurs parties du corps humain , notamment à des ligamcns et a des muscles.

Le ligament rond de l'articulation coxo-fémorale a un pouce de long environ, s'élargit un peu a ses deux extrémités, et se compose de fibres longitudinales. 11 s'attache, d'une part , au fond de la cavité qu'on remarque sur la tête du fémur, de l'autre, aux cornes supérieure et inférieure de Téchanciure cotyloïdienne. U est couvert, dans toute sa circonférence, par une gaîne que lui forme la membrane synoviale, réfléchie sur elle-mêiue.

Les Ugamens ronds de la matrice ont été décrits â l'article matrice.

I*e muscle grand rond, qui occupe la partie inférieure et postérieure de l'épaule, est épais et aplati. 11 s'attache à une surface quadrilatère qui termine inférieurement la fosse sousépineuse, ainsi qu'aux cloisons fibreuses disposées entre lui et le sous-scapulaire d'une part, le sous-épineux et le petit rond de l'autre. De là, il monte obliquement en dehors, et donne naissance à un large tendon aplati , qui s'applique contre celui du grand dorsal, se confond bientôt avec lui , et vient prendre son insertion au bord postérieur de la coulisse bicipitale de l'humérus. Ce muscle correspond, d'un côté, au grand dorsal et à la longue portion du triceps brachial, de l'autre, au sous-scapulaire, aux vaisseaux axillaires, au plexus brachial, à la capsule articulaire et à l'humérus. 11 tourne l'humérus en dedans; mais, lorsqu'il agit de concert avec le grand dorsal et le grand pectoral, il applique le bras contre la poitrine.

Le muscle petit rond, qui côtoie le précédent, est allongé, étroit, arrondi et plus épais en haut qu'en bas. Il nait d'une surface allongée et rugueuse qui borne la Éosse sous-épineuse, près du bord axillaire de l'omoplate, d'tine aponévrose qui lui est commune avec le grand rond,' et d'un feuillet fibreux qui le sépare du sous-épinetit. Ses fibres , obliques de bas en haut et de dedans en dehors, dégénèrent, non loin de l'humérus, en une aponévrose, qui s'insère au ba's de la grosse lubcrosilé de cet os , en se confondant avec la capsule fibreuse. Compris entre le deltoïde et l'artère scapulairc externe, la

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longue portion du triceps brachial et la capsule fibreuse de l'articulation de l'épaule , ce muscle remplit le même office que le précédent.

Le muscle rond pronateur occupe la région antérieure de la superficie de Pavant-bras. 11 est allongé et arrondi, plus étroit en haut qu'en bas. Ses attaches supérieures se font a la tubérosilé interne de l'humérus, à la surface osseuse située au dessous, à deux cloisons aponévrotiques tendues entre lui, le grand palmaire et le fléchisseur superficiel des doigts, enfin à l'aponévrose antibrachiale j de là, il se porte obliquement en bas et en dehors jusqu'au milieu de la face externe du radius, où il s'insère par un large tendon aplati. 11 fait tourner le radius sur le cubitus, de dehors en dedans, et place ainsi la main dans la pronation, ce qui lui a valu son nom.

RONFLEMENT, s. m., runchiis; bruit que la respiration produit chez certaines personnes, pendant le sommeil , au moment où l'air traverse l'arriére -bouc lie, et qui dépend de la vibration du voile du palais. Ce bruit est plus sensible pendant l'inspiration que pendant l'expiration. Il ne peut avoir lieu que chex les sujets qui dorment la bouche ouverte, n'indique, en général , aucun désordre dans la respiration, et ne peut servir ni au diagnostic ni au pronostic des maladies, puisqu'on l'observe peu dans l'état pathologique.

ROSA.CIQUE, adj. On désigne sous ce nom un acide pulvérulent, d'un rouge vif, très-solubïe dans l'eau et l'alcool, déliquescent même, qui précipite l'hydrochlorate d'or en violet, et que les acides sulfurique et nitrique transforment en acide urique. Il se dépose dans les urines durant le cours des maladies fébriles, ou lors de leurs crises, et pendant les accès de goutte , sous la forme desédimens roses pulvcrulens. Proust le considère seulement comme de l'urate acide d'ammoniaque , et quelquefois de soude, devant sa teinte à la matière colorante de l'urine qu'il entraîne. -

ROSEAU , s. m. , arundo ; genre de plantes de la triandrie digyuie, L. , delà famille des graminées, J. , qui a pour caractères : calice formé de deux glumes très -aiguës • corolle à deux balles entourées à leur base par des poils.

Parmi les espèces assez nombreuses que ce genre renferme , on dislingue le roseau à balais , arundo phragmites , commun dans les rivières et les étangs. Sa racine, qui est cylindrique, blanchâtre, rampante et de la grosseur du doigt, passe pour sudorifique et diurétique. On la fait prendre en décoction, à la dose d'une à deux onces par pinte d'eau.

Celles du roseau à quenouille, arundo donax , autre espèce du midi de l'Europe , ont une saveur douce et sucrée; on

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