ROTULE
laisser que peu de doute sur l'existence de la fracture. Les lésions de ce genre qui sont obliques ou longitudinales, exigent un examen plus attentif pour être reconnues, à raison du peu d'e'cartemeat des fragmens que rien ne tend à séparer. Cependant, Lamottc a constate', sur un homme qui avait la rolule longitudinaleracnt divisée, que la demi-flexion du membre produisait une disjonction manifeste entre les deux moitiés de l'os. Faut-il attribuer ce phénomène a la tension transversale qu'éprouve toujours la partie antérieure de la capsule, lorsque la jambe se fléchit sur la cuisse? On ne voit pas quelle autre cause pourrait le produire. «
Il est très-rare que les fractures de la rotule se réunissent à l'aide d'un cal osseux , solide , semblable à celui qui se forme dans les autres os. Cependant, on possède des exemples bien constatés de guérisons de ce genre ; mais, dans les cas les plus ordinaires, une substance cellulo-fibreuse , développée entre les pièces de la fracture, les maintient rapprochées , et transmet à la jambe lesefforts des muscles extenseurs. L'absence, presque constante du cal, a été attribuée, dans ce cas, a la dissolution du suc osseux par la synovie qui baigne la face postérieure de l'os fracturé; mais les autres os, brisés dans leurs parties arti* culaires,uc se réunissent pas moins d*une manière exacte et so- . lide. Quelques personnes ont pensé que le paquet graisseux , situé derrière la rotule, pouvait s'interposer entre les fragmens île cet os ,et empêcher leur contact immédiat. Cette hypothèse n'est pas plus satisfaisante que l'autre , et l'on ne voit pas comment cette interposition aurait lien , puisque rien ne tend à la produire, et que le paquet dont il s'agit est situé au dessus de la rotule plutôt que derrière elle. Enfin, l'on a cru trouver , tnais sa-ris plus de fondement, la raison du phénomène qui noas 'Occupa dans le gonflement des lames fibreuses placées au devant de la rotule, et dans le prolongement de leur tissu entre les deux fragmens de cet os. La non production d'un cal osseux à la suite des fractures de la rotule, paraît dé-
Ïrattdve uniquement de l'impossibilité presque absolue où sont es chirurgiens de maintenir immédiatement rapprochées et en contact les pièces de cet os pendant tout le temps nécessaire ii leur consolidation. Quelque solide et bien appliqué que soit l'appareil contenti F mis alors en usage, son action s'affarblit toujours , et par le relâchement des liens qui le forment , et par rabaissement des tissu s quMl comprime, tandis qnela puissance musculaire ne sribit aucun tJécrotsscmeflt , et finit parsurmonter là résistance qu'elle éprouvé; dès lors aussi les fragmens s'écurient , leurs surfaces ne se touchent plus-, elle tissu fibreux qui s'organise remplace la portion osseuse qui devait fie développer. Ajoutons que la disposition delà rotule rend impossible la