S ABU R RE
point précédée de nausées , et qu'elle a lieu sans aucun effort de l'enceinte musculaire abdominale, sans aucune action appréciable de la part de l'estomac , quoique certainement celui-ci ne soit pas étranger à ce qui se passe en dedans de lui-même.
RUYSCH1ENNE, s. f. et adj. , ruyschiana; nom donné par les anatomistes à la couche interne de la choroïde, qu'il esl impossible d'isoler chez l'homme , mais qui est séparée et distincte chez les poissons.
SABINE, s. f. , juniperus sabina; espèce de genévrier , qui s'élève à la Hauteur de dix ou quinze pieds, et qui croît naturellement dans le midi de l'Europe et le Levant. Ses feuilles et ses jeunes rameaux exhalent une odeur trcs-forie et désagréable; sa saveur esl chaude et amère. On en relire de la résine et une huile volatile abondante. Lorsqu'on lient cette plante en contact prolongé avec la peau , elle l'irrite et l'enflamme^ elle produit le même effet sur les voies gastro-intestinales; il n'en faut qu'une assez faible dose pour irriter avec force l'estomac, et causer des accidens fâcheux, tels que vomissemens, coliques, déjections sanglantes, crachement de sang, pertes utérines, état fébrile plus ou moins marqué. Il résulte de là que c'est une des substances dont l'emploi réclame le plus de circonspection. De toute antiquité la sabine a passé pour etnménagogue, et elle jouit même encore, sous ce point de vue, d'une réputation populaire ; aussi est-ce un des moyens dont le. crime s'est le plus souvent servi pour détruire les fruits du libertinage et de la séduction. On emploie sa poudre, comme cathérétique, pour faire tomber les excroissances vénériennes.
SABURRE, s. î.ysordes. On a donné ce nom à des matières acides, bilieuses, crues, nidoreuses, que l'on supposait en permanence dans l'estomac, et auxquelles on attribuait toutes les maladies qu'aujourd'hui on atlribuc avec plus de fondement à l'irritation de ce viscère et de ses dépendances. De là les maladies, les fièvres, les inflammations saburrales, qu'il fallait traiter par les vomitifs ou par les purgatifs, quel que fût d'ailleurs le caractère du mal. Il existe en Angleterre un médecin qui prétend qu'en donnant chaque jour, pendant une semaine, un ou plusieurs mois, plusieurs grains d'aloës, de jalapou de calomélas , on peut guérir et même prévenir toutes les maladies. Chaque pays a son Harailton.