SACRÉ
8 ACCHARIN1TE , s. ni.; nom donne par Dclens h on groupe de principes immédiats des corps organisés qui participent plus ou moins de la nature du sucre ; leurs caractère» sont d'avoir une saveur sucrée agréable, d'être dépourvus d'odeur, presque tous solides et inaltérables à l'air, très-so lubies dans l'eau, et solubles dans l'alcool, au moins un peu affaibli , de se boursoufler au feu, en exhalant une odeur de caramel, de pouvoir éprouver la fermentation alcoolique, de donner de l'acide malique et de l'acide oxalique, mais point d'acide mucique, quand on les traite par l'acide nitrique, et en6n de décomposer les sels de cuivre, en se combinant avec l'oxide de ce métal. Ils ne contiennent pas d'azote. Ce sont le sucre proprement dit, le sucre séti forme , le sucre crislalloïde , le sucre des diabétiques, le sucre artificiel et le sucre liquide OU incrista 1 lisable.
SACGHAROITE ; nom donné par Delens a ûn groupe de principes immédiats des corps organisés qui praticipent un peu de la saveur du sucre. Ce sont des substances neutres et non azotées , qui n'ont pas d'odeur , une seule exceptée , et dont la saveur est sucrée, quelquefois mêlée d'amertume ; presque tous sont solides et inaltérables à l'air, et solublcs dans l'eau, au moins à l'aide de la chaleur ; tous se dissolvent dans l'alcool, un seul excepté. Ils ne sont pas susceptibles d'éprouver la fermentation alcoolique; ils donnent, quand on les traite par l'acide nitrique, ou de l'acide mucique, ou de la matière jaune, ou une substance résinoïde, et souvent en outre de l'acide oxalique; enfin ils ne décomposent point les sels de cuivre» Ce sont le principe doux des huiles, le picromel , le sucre de lait, la marmite , l'olivile, la glycyrrhizine, elii sarcocolline.
SACCO-GOMMITE, s. m.; nom donné par Desvaux a la glycyrrhizine , ou principe sucré de la réglisse.
SACRÉ , adj. sacer. Cette épilhète a été quelquefois employée par les médecins comme synonyme de terrible. C'est ainsi que l'cpilepsie a été appelée mal sacré, et Térysipèle/ew sacré. On ne s'en sert plus aujourd'hui qu'en anatomie, où elle est imposée à un assez grand nombre de parties.
Deux artères portent le nom de sacrées, la latérale et la moyenne.
L' 'artère sacrée latérale, quelquefois fournie par le tronc de l'hypogastrique ou par rilio-lombaire, est, chez certains sujets r le premier rameau de la branche postérieure de l'hypogastiique, quand l'ilio^lombaire tire son origine d'un autre point. 11 est rare qu'elle soit fournie par l'iliaque primitive , cl il lui arrive peut-être plus souvent d'être double quesimple; dans ce cas, la portion supérieure, qui ne se porte qu'en arrière, est
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ordinairement séparée de l'inférieure ; mais Partère ne provient pas toujours, en pareil cas, soit du tronc de l'hypogastrique, soit de rai» lombaire, et il lui arrive tout aussi souvent de naître immédiatement au dessus dé la portion inférieure, au devant de la branche postérieure de Tarière bypogas trique.
Cette artère se dirige en arrière et en dedans, et descend sur la face antérieure du sacrum, au devant des trous sacrés antérieurs. Dans son trajet , elle se divise en branches internes et en brandies postérieures. Les premières se répandent sur la face antérieure du sacrum , auquel elles distribuent leurs ramifications, et s'anastomosent avec les branches latérales de la sacrée moyenne;. Les autres, qu'on peut appeler aussi externes , s'enfoncent dans les trous sacrés antérieurs , et ne tardent pas à se partager en deux rameaux ; l'un antérieur , qui se répand sur la face antérieure du canal; l'autre postérieur, qui sort par le trou sacré postérieur, et va se jeter dans la partie inférieure des muscles du dos. Toutes ces branches donnent des ramifications aux neifs lombaires et sacrés, ainsi qu'aux membranes de la moelle épinière , et s'anastomosent avec Partète spinale antérieure.
Variété sacrée moyenne ou antérieure représente réellement la continuation et la fin du tronc de l'aorte , ce qui la rend fort remarquable, malgré la petitesse de son calibre, qui n'excède ordinairement pas celui d'une des lombaires. Lorsqu'elle provient de l'aorte elle-même, elle naît de son côté postérieur', immédiatement au dessus de l'origine des deux iliaques primitives; mais il lui arrive assez souvent d'être fournie par l'une de ces dernières , notamment par- celle du côté gauche , donc alors elle se détache presque toujours très-haut , précisément au dessous de son origine. Cette a rtère descend sur le milieu de la face antérieure du corps de la dernière vertèbre lombaire et dïu corps du sacrum et di coccyx, collée immédiatement à la surface de ces os , sur lesquels elle décrit un grand nombre de flcxuosités. Toutes les branches qu'elle fournit naissent de ses parties latérales. La première, et la plus volumineuse , est communément la cinquième ou dernière artère lombaire gauche, qui surpasse quelquefois en volume la continuation du tronc lui-même ^ de sorte qu'alors la sacrée moyenne semble naître de la lombaire inférîeirre. Cette branche, a Tinstar de toutes les lombaires, se dirige en arrière et en dehors ; parvenue devant le trou de conjugaison compris entre la cinquième vertèbre des Jombcs et le sacrutn , elle se partage en deux rameaux, l'un postérieur, l'autre antérieur. Ce dernier, beaucoup plus considérable qde l'autiv, se porte en dehors, sous le muscle grand psoas, et tantôt, lois que la quatrième artère loin-
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baire descend moins bas que de coutume, marche sur la crête iliaque, et va gagner le muscle carié des lombes, qu'il traverse pour se jeter dans les muscles larges du bas-ventre, de même que dans les fessiers; tantôt aussi, quand c'est la quatrième artère lombaire qui donne ces rameaux, et que l'ilio-lombairc n'est point aussi développée, s'enfonce dans les muscles grand psoas et iliaque. Ensuite les parties latérales de Tarière sacrée moyenne donnent ordinairement, sur chacune des fausses vertèbres du sacrum, deux branches transversales plus ou moins flexueuses, qui se portent en dehors, fournissent une multitude de ramifications au périoste et à la substance de l'os , s'anastomosent avec les branches des artères sacrées latérales , pénètrent avec elles dans le canal rachidien par les trous sacres antérieurs, sortent ensuite par les trous sacrés postérieurs, et se répandent dans la partie intérieure des muscles du dos. Enfin, l'artère sacrée moyenne se perd, à l'extrémité du coccyx, dans l'extrémité inférieure du rectum et les graisses qui l'entourent. Fort souvent celte artère, au lieu de rester simple, se partage, non loin de son origine, en deux branches qui s'anastomosent tant ensemble qu'avec les sacrées latérales.
Le canal sacré traverse de haut en bas le sacrum , et fait suite au canal rachidien. Il est triangulaire , diminue de largeur de haut en bas , s'aplatit un peu dans ce dernier sens, et loge le faisceau des nerfs sacrés; la (in des membranes raéningiennes le tapisse.
Les nerfs sacrés sont au nombre de cinq et quelquefois de six de chaque côté. Us sortent du canal rachidien par les trous sacrés, a l'exception du dernier qui passe entre le sacrum et la première pièce du coccyx. Us diffèrent de tous les autres nerfs spinaux par la situation de leurs ganglions. Us ne s'anastomosent point à la sortie du nerf, mais dans le caual même de la colonne vertébrale, et sont d'autant plus disians des trous sacrés que les nerfs auxquels ils appartiennent naissent plus bas, de sorte que les racines antérieures et postérieures de ces derniers se réunissent au dedans même du canal rachidien. Les troncs qui résultent de leur jonction se partagent, non loin de leur origine, et aussi dans l'intérieur du canal vertébral, en branches antérieures et postérieures, qui ne s'anastomosent ordinairement point ensemble dans ce canal, mais sortent , les premières, par les trous sacrés antérieurs, et les autres par les trous sacrés postérieurs. Les branches antérieures, réunies à celles des nerfs lombaires, forment un plexus qu'on peut ap-
Peler crural ou fémoral , et distinguer en deux portions, dont inférieure, ou le plexus sacré, doit naissance aux nerfs sacrés. Les branches postérieures vont en grossissant depuis la première jusqu'à la quatrième ^ qui est Ta plus volumineuse.
SACHO-COCCYGIEN i$i
Les trous sacrés sont des ouvertures que le sacrum présente sur les parties latérales de ses deux faces.
La veine sacrée latérale, qui accompagne l'artère, se jette dans l'hypogasirique ou l'iliaque interne.
La veine sacrée moyenne, qui suit également le trajet de l'artère, s'abouche presque toujours dans la partie postérieure de la bifurcation de la veine cave inférieure,
SACRO-COCCYGIEN, adj., sacro-coccygeus ; nom donné à l'articulation qui résulte de l'union du sacrum avec le coccyx. Elle a beaucoup de rapport avec celles des corps des vertèbres eulre eux. C'est une amphiarthrose formée par le sommet du sacrum, où se remarque une facette ovalairc qui correspond à la base du coccyx. Elle est affermie par un fibre-cartilage et par deux Jigamcns, l'un antérieur, l'autre postérieur.
Le fibro-cartilage ne diffère de ceux qui existent entre les corps des vertèbres, que parce qu'il est plus mince, et que son centre est moins pulpeux.
Le ligament antérieur, à peine sensible, et souvent même indiscernable, s'étend du sacrum à la face pelvienne du coccyx.
Le postérieur, beaucoup plus marqué, se fixe en haut aux bords de l'échancrure qui termine le canal sacré, et descend perpendiculairement jusqu'à la région spinale du coccyx, où il s'épanouit. ,
11 est aussi rare que l'on croyait autrefois fréqueut d'observer des luxations réelles de l'articulation sacro-coccygienne. Smellie a démontré que, dans, le cas même où les pièces du coccyx sont soudées entre elles , et cet os aukylosé sur le sacrum, l'accouchement , chez une femme bien conformée, n'en éprouve pas de notable retard. Les manœuvres destinées à déprimer le coccyx et à" Je porter en arrière, sont donc peu utiles, cl jamais elles ne doivent avoir assez de violence pour déchirer les liens fibreux qui garnissent la face antérieure de cet os. Des coups, dirigés sur la région qu'il occupe , peuvent bien l'enfoncer vers le bassiu , et distraire ses ligameus^ postérieurs, mais il est presque impossible que l'effort soit porté assez loin pour déterminer une véritable luxation. Dans tou3 les cas de ce genre , de même que chez les femmes qui , a la suite de l'accouchement , ressentent une douleur fixe et profonde vers la pointe du sacrum, il faut donc moins s'occuper du déplacement du coccyx , que de remédier au froissement et a la contusion que les parties voisines ont éprouvé. Le repos , des bains de siège, des saignées locales, sont alors les moyens les plus efficaces que l'art puisse conseiller, et lorsque les açcidens inflammatoires sont dissipés, on voit que l'os a repris sa situation normale, dans les tas même où il en avait d'abord été écarté.
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Nous avons vu toutefois une jeune fille dont le coccyx fait saillie à la pointe du sacrum, et, se portant directement en bas, était incessamment heurté par le corps sur lequel la malade s'asseyait. 11 résultait de ces percussions répétées des douleurs vives et continuel les à la région du coccyx; cet os se renversait de plus en plus en arrière, et la peau qui recouvrait sa pointe menaçait de s'ulcérer. Un bandage, composé d'une ceinture d'acier élastique, surmontée en anière d'une lige de même métal recourbée et s'appliquant exactement aux parties extérieures , suffit pour enfoncer l'os et te maintenir dans sa situation normale. Nous ignorons si la malade a dû porter long temps cet appareil , et s'il a procuré une guerison parfaite ; mais la disposition pour laquelle il avait été construit, est très-remarquable et très-rare.
SACRO-ÉPINEUX, ad j., sacro-spinosus. On appelle ainsi, ou sacro-iliaque inférieur, un ligament placé sur la portion du grand ligainint sacro-sciatiquequi vient de la crête de l'os des îles. C'est un très-fort faisceau alongé et aplati de fibres perpendiculaires , d'inégale longueur, qui se fixe d'un côté à l'épine supérieure et postérieure de l'os iliaque, de l'autre , sur les parties latérales et postérieures du sacrum, au niveau du troisième trou sacré.
SACRO-ILIAQUE, adj., sacro-iliacus ; nom de l'articulation ou symphyse qui unit ensemble les os sacrum et coxal. C'est une synarihi ose formée par l'adosscment de larges facettes revêtues chacune d'une lame cartilagineuse, mince, un peu plus épaisse néanmoins du côté du sacrum. Ces deux lames ne se touchent pas, et sont séparées l'une de l'autre par une substance molle , jaunâtre , disposée en flocons isolés dont on ne connaît pas la nature. Les liens qui affermissent l'articulation sont les deux ligamens sacro-sciatique, le sacro-épineux et le sacro-iliaque.
On appelle aussi sacro-iliaque un ligament situé à la partie postérieure du tronc, qui occupe l'espace compris entre le sacrum et l'os coxal, au devant de la masse musculaire logée dans chaque gouttière vertébrale. 11 s'attache aux deux premières éminences qui bornent les gouttières sacrées au dehors , et h l'espace compris entre ces éminences et la surface cartila-
Sineuse située plus en devant j de la il va gagner la face interne e la tubérosilé iliaque, où il s'implante. Les fibres rjui le composent sont tris-résistantes, très-serrées et entrecroisées dans une foule de sens différens.
Les articulations qui unissent les os coxaux entre eux et au sacrum forment un système dont toutes les parties se soutiennent essentiellement, et présentent uno puissante résistance aux corps extérieurs. Cependant ou possède des exemples bieu
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constates d'enfoncemens du sacrum vers le centre du bassin , et par conséquent de luxations des articulations sacro-coxales. Les déplacerions de ce genre sont, il est vrai, presque toujours incomplets, à raison de retendue des surfaces par lesquelles les o« se touchent , et de l'extrême solidité des liens qui les unissent. Ils ont lieu , en général, à la suite de chutes de lieux élevés, ou de percussions exercées par des corps pcsans et à larges surfaces sur la région sacrée, le tronc étant incliné en avant; position qui est assez commune chez les maçons, les charpentiers , et d'att.rcs ouvriers employés aux constructions.
Les luxations qui nous occupent ont lieu de manière à produire tantôt l'enfoncement direct du sacrum , tantôt la simple disjonction de l'uu des os coxaux qui remonte ou descend en arrière, au delà de su situation normale. Ce dernier cas était celui d'un homme dont Esnaux, Hoin et Chaussier ont public l'intéressante observation. L'impossibilité de se tenir debout et de marcher; la difficulté nès-grandc de mouvoir les membres inférieurs, et spécialement celui qui correspond à la fracturc ; la saillie des parties postérieures des os coxaux sur les côtés du sacrum, ou la situation plus élevée de l'un d'eux; enfin, la mobilité dont ils jouissent, et qui leur permet d'exécuter en arrière des mouvemens plus ou moins étendus : tels sont les signes ordinaires des luxatious sacro-coxales. Quelquefois, l'un des os pubis est plus saillant que l'autre, et le sujet se plaint d'une douleur très-vive à Paine du côté correspondant. Dans les cas de ce genre, le déplacement n'est que la plus faible partie d'une lésion presque toujours étendue aux organe* que le bassin renferme, à la moelle épinicie et aux viscères abdominaux. Si la mort n'a pas lieu immédiatement, le sujet doit être placé dans un lit, maintenu immobile, ayant le bassin entouré d'un bandage circulaire assez serré, et soumis a toute la rigueur du régime antiphlogistique le plus sévère. Des saignées générales et locales devront lui être largement pratiquées, afin de prévenir ou de combattre le développement de l'inflammation. Si, à l'aide de ces moyens, les organes intérieurs se rétablissent de l'ébranlement qu'ils ont souffert , les os pourront à leur tour se raffermir, et la guérison s'operer, laissant après elle une difformité et une claudication plus ou moius considérable. Tous les efforts de réduction nous semblent inutiles et dangereux.
On cite des exemples, sinon de luxations, du moins d'éraiîlement des ligamens des articulations coxo-fém orales, survenues à l'occasion d'efforts violens, <m durant l'exercice de l'escrime. Mais on conçoit difficilement que des lésions de ce geure puissent survenir à la suite de causes aussi légères, lors-
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que les parties n'y sont pas prédisposées par des maladies antérieures et profondes. Dans tous les cas, elles ne réclament pas d'autre moyen de traitement que ceux qui viennent • d'être indiqués.
SAC KO -LOMBAIRE , s. m. et adj. , sacro-lumbaris ; uoni d'un muscle compliqué, qui est situé entre le sacrum et le rachis. Ce muscle forme le ventre externe du sacro-spinal. Il est alougé, très-épais , grêle en haut et pyramidal. On y distingue deux origines; l'une inférieure, qui correspond d abord a la partie postérieure de la crêy; iliaque, au dessus de l'épine supérieure et postérieure, puis en arrière et eu dehors de l'aponévrose commune , l'autre interne et supérieure, fixée par douze petits tendons alongés, dont chacun s'insère au dessus de l'angle d'une côte, el qui sont d'autant plus longs et moins épais qu'ils soul plus supérieurs. Les libres charnues qui proviennent de la crèle iliaque et Je l'aponévrose commune montent presque perpendiculairement vers les six dernières côtes environ, ou elles se terminent par autant de tendons aplatis, qui croisent la direction des précédens , el s'implantent au dessous de l'angle. Celles qui naissent des côtes forment des languettes, d'abord isolées, puis réunies, ce qui continue le corps du muscle, qui cesserait au milieu de la poitrine, si ces nouvelles fibres ne s'ajoutaient à celles qui vienuent des lombes. Unies les unes aux autres, ces languettes se portent obliquement en dehors cl en haut,el vicimelil se terminer, les inférieures aux côtes supérieures, et les supérieures aux quatre ou cinq dernières apophyses transverses cervicales, par d'autres tendons qui , continuant la série commencée par les précédens , sont d'abord placés sur la partie postérieure des fibres charnues, où ils s'unissent souvent, comme eux, par leurs bonis voisins, en formant un plan presque continu , puis s'isolant exactement le* uns des autres, deviennent d'autant plus longs et plus grêles qu'ils sont plus supérieurs , et s'attachent à la poitrine , sous l'angle* des côtes, comme les précédens, excepté a la pre> mière, où ils se terminent à la lubérosité.
Ce muscle répond, en arrière, aux aponévroses de l'oblique interne et du transverse , aux deux petits dentelés postérieurs et a l'aponévrose vertébrale; en devant , a la lame aponévrotique moyenne du transverse, aux côtes, aux intercostaux et au transversal»; en dedans, au long dorsal, avec lequel il est d'abord confondu, et dont le séparent ensuite des branches vasculuires el nerveuses; en dehors, a l'écartemenl des lames aponévrotiques du transverse, aux angles des côtes, aux scalènes et un peu à l'angulaire. 11 fixe 1 épine du dos latéralement, et abaisse les côtes.
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SACRO-SCI ATIQUK, sacro-scialicus ; épiihète donnée a deux ligamens, qu'on distingue en postérieur et antérieur.
Le postérieur ou grand ligament sacro-sciatique , situé k la partie inférieure et postérieure du bassin , est triangulaire , mince et aplati $ il naît de l'extrémité de ia crête iliaque , ainsi
3ue des côtés et un peu de la partie postérieure du sacrum et u coccyx, se dirige obliquement en dehors et en bas , perdant de sa lârgeur mais augmentant d'épaisscui à mesure qu'il avance , et se fixe enfin à la tubérosilé de l'ischion, en s'élargissant un peu de nouveau. Dans cet endroit, il fournit un petit prolongement fibreux qui côtoie la partie interne de la tubérosilé sciatique, s'attache au dessus d'elle par son l ord convexe, et recouvre le muscle obturateur interne par son bord concave. Ce ligament correspond en arrière au grand fessier, qui s'y attache, en devant et en dedans, au petit ligament sacro-sciatique, et en dehors, a un intervalle triangulaire qui donne passage au muscle obturateur interne, ainsi qu'au nerf et aux vaisseaux honteux. Lcfvfibres qui le composeut laissent souvent entre elles des espaces remplis par du tissu cellulaire ou des vaisseaux.
VJantêrieur ou petit ligament sacro-sciatique a la même forme que le précédent, au devant duquel ii est situé; mais il est plus petit que lui, large en dedans et confondu en partie avec lui, et se fixe un peu plus antérieurement, sur les côtés du sacrum et dans une petite étendue du bord du coccyx. De la il se porte en dehors et eu devant, vas l'épine sciatique, h laquelle il s'insère. Ce ligament se rétrécit et devient plus épais a mesure qu'il se rapproche de l'épine. Ses fibres sont souvent séparées en plusieurs faisceaux distincts.
Ces deux ligamens servent à compléter le bassin en dovant, où il manque de parois osseuses.
SACRO-SPINAL, s. m. et adj. , sacro >spinalis ; nom d'un muscle qui remplit presque entièrement la gouttière creusée entre les apophyses épineuses des vertèbres d'une part , les apophyses transverses et les côtes, de l'aulre. lï forme un faisceau charnu très-épais, un peu aplati, rétréci en bas, plus large en haut, qui occupe l'espace compris entre la partie supérieure du sacrum et la douzième côte , à la hauteur de laquelle il se partage en deux ventres, dont on a fait des muscles distincts, sous les noms de long du cou et sacro-lombaire.
SACRO-VERTEBRAL, adj., sacro-vertebralis ; nom de l'articulation qui joint le sacrum à la cinquième vertèbre des lombes. Cette articulation, tput à fait semblable à celle des verlèbres entre elles, a lieu par trois points différens; i# la facétie ovale que présente le milieu de la base du sacrum , et qui s'unit k la face inférieure du corps de la dernière vertèbre,
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on formant une amphiarîhrose; a0 deux facettes articulaires , situées derrière l'entrée du canal sacré, et qui constituent une double arlhrodie avec les facettes inférieures de celte même vertèbre. Les moyens d'union sont les grands ligamens vertébraux, antérieur et postérieur, qui se prolongent jusqu'au sacrum ; un fibro-cartilage intermédiaire h ce dernier et au corps de la dernière vertèbre j un ligament jaune, intermédiaire aussi aux lames de celles-ci et à la partie postérieure de l'orifice du canal sacre; un in ter-épineux , qui unit la crête médiane du sacrum à l'apophyse épineuse de cette vertèbre , et la fin du sur-épineux, qui passe en cet endroit pour aller se terminer au sacrum.
On appelle aussi ligament sacro-vertébral un faisceau fibreux très- fort et très-court, qui part de la partie inférieure et antérieure de l'apophyse transverse de la dernière vertèbre, se porte obliquement en dehors et eh bas, et va se fixer à la partie supérieure du sacrum, en s'entrecroisanl avec des fibres irrégulières placées au devant de l'articulation sacroiliaque.
SACRUM, s. m. os impair qui concourt h former le bassin, dont il occupe la partie postérieure. C'est le plus fort et le plus large de tous ceux qui composent la colonne vertébrale.
Recourbé inférieurcment en devant , il a la forme d'un carré irrégulier, car il est à la fois et plus large et plus épais en haut qu'en bas. 11 ressemble à une grosse vertèbre produite par la soudure de cinq, empilées les unes sur les autres.
On y distingue une partie moyenne et antérieure', ou le corps, et une autre postérieure, beaucoup moins épaisse, Y arc, entre lesquelles règne le canal sacré, qui le parcourt dans toute son étendue de haut en bas, et va en se rétrécissant peu a peu, surtout d'avant en arrière. La face supérieure du corps, un peu concave, est couverte de fibro-cartilage. L'inférieure, également incrustée de cartilage, regarde la première pièce du coccyx. De chaque partie latérale de l'arc, se détache une apophyse transverse, et sur son milieu, en arrière, règne une série plus ou moins interrompue d'élévations, qui représente l'apophyse épineuse. Le long de cette crête, on observe, de chaque côté, sur la face postérieure de l'arc, une nuire série de petites aspérités, qui correspondent aux apophyses articulaires. Enfin, entre celles ci et le corps, se trouvent des ouvertures, appelées trous sacrés, qui sont les analogues des trous de conjugaison.
Lies différences qu'on remarque entre le sacrum et une vertèbre ordinaire tiennent, d'une part, h ce qu'il est co\nposc de plusieurs vertèbres soudées ensemble j de l'autre, h ce que les soudures qui unissent ces diverses pièces ont lieu aussi sur