‹ Dictionaire abrégé des sciences médicalesChapitre 18 sur 101 · SANDARAQUE · texte numérisé non relu

SANDARAQUE

ticulièrc , d'une pesanteur spécifique supérieure à celle de l'eau distillée^ insoluble dans l'eau fïoide, peu soluble dans la chaude, de même que dacs l'alcool concentré froid, mais soluble dans l'alcool bouillant. Cette substance rougit faiblement le papier de curcuma, se fond à la chaleur, puis se dé* compose à la manière des substances végétales non azotées, et forme des sels avec tous les acides. Palotta a reconnu sur luimême qu'elle occasione un sentiment de constriciion dans l'arrière-bouche , du malaise dans l'estomac, des nausées, des vomissemens, la petitesse et l'accélération du pouls, l'affaissement général des forces. Il paraîtrait que, au delà de treize grains, elle pourrait causer des accidens graves. Tous ces symptômes la classent parmi lesexcitans, et annoncent qu'elle est le principe actif de la salsepareille.

Cette dernière passe pour le plus puissant de tous les sudorifiques connus, et sa réputation en ce genre est des mieux établies. On. s'en sert surtout dans les maladies vénériennes, et dans tous les cas où l'on se propose d'exciter une transpiration abondante. Cependant, comme on ne la donne jamais seule, et que d'ailleurs on l'administre toujours en trop faible quantité, il n'est pas facile de déterminer si les effets qu'on observe après son administration dépendent réellement d'elle, ou tiennent h une autre cause. Les plus grandes contradictions régnent à cet égard entre les auteurs. Toutefois, depuis la découverte de la parigline, on ne peut douter que la salsepareille n'exerce une puissante action stimulante sur les voies gastro-intestinales; mais il faut pour cela la donner à grande dose et en décoction très-rapprochéc , c'est à-dire à la dose de deux à quatre onces par pinte d'eau réduite à moitié, le malade ayant soin d'ailleurs de boire chaud, et de se tenir dans un lit bien couvert. Ce qu'il y a de remarquable toutefois, c'est que, quand la salsepareille produit des effets salutaires sensibles, on n'observe jamais de sueurs notables, ce que nous chercherons à expliquer au mot sudorifique. Au reste, on n'emploie jamais ïa salsepareille qu'en tisane et en sirop.

SALVATELLE, s. f. et adj., salvaleUa; nom donné autrefois a une branche de la veine cubitale, située entre le doigt du milieu et l'auriculaire, sur le dos de la main, parce qu'on croyait que la saignée pratiquée sur elle avait le pouvoir de guérir la mélancolie, préjugé dont le temps a fait justice.

SANDARAQUE, sandaracha; résine que l'on trouve, dans le commerce, en petits morceaux transparens, d'un jaune citrîn, fragiles, a cassure brillante et polie, qui rougissent un peu avec le temps. Elle a l'odeur et la saveur de la résine des pins, et ne paraît différer de la térébenthine que parce qu'elle

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