‹ Dictionaire abrégé des sciences médicalesChapitre 23 sur 101 · SAUGE 21I · texte numérisé non relu

SAUGE 21I

selon que la tendance est plus ou moins irrésistible par le vice d'une volonté mal dirigée, lorsque surtout ce penchant dé-

{>ravé porte le sujet à commettre des attentats,à la pudeur, à a sûreté et , à plus forte raison , à la vie d'autrui. Lorsque , par suite d'un penchant sanguinaire combiné au besoin vénérien le plus effréné , des actes de cruauté sont commis par un homme en proie à ce besoin , la mort doit elle être appliquée, doit-on le Irai ter comme tout autre homme qui se serait livré par une autre intention quelconque à ce crime? Indépendamment de la question relative à la peine de mort considérée en principe, nous pensons qu'elle doit être appliquée au libertin qui lue ou essaie de tuer pour assouvir ses goûts horribles, puisqu'il est évident qu'il a été meurtrier pour son intérêt personnel j c'est donc à tort que, dans ces derniers temps, on a soutenu une opinion différente à l'occasion d'un procès trop fameux.

SAUGE, salvia; genre de plantes de la décandrie monogynie, L. , et de la famille des labiées, J. , qui a pour caractères : calice campauiforme, strié, à deux lèvres, dont la supérieure tridentée et l'inférieure bifide; corolle à tube large près de l'entrée, à limbe bilabié, a lèvre supérieure voûtée etéchancrée, à lèvre inférieure partagée en trois lobes, dont le moyen est grand etobrond ; filets des étamines pédiculés, articules en travers, versatiles, portant d'un côté une anthère fertile, et de l'autre une anthère avortée.

La sauge officinale , salvia qfficinalis , sous-arbrisseau indigène dans le midi de l'Europe , exhale une odeur forte et pénétrante; sa saveur est chaude, amère et piquante ; le sulfate de fer noircit son infusion aqueuse. Elle donne une grande quantité d'une huile volatile verte, dont Proust a relire o,t25 de camphre. C'est une des labiées aromatiques qui possèdent au plus haut degré la propriété stimulante; elle active les fonctions de l'estomac, accélère le pouls * développe la chaleur, et augmente la perspiration cutanée. On l'a conseillée dans une foule d'affections, et son histoire, comme celle de tous les médicamens , est surchargée d'exagéralions plus ou moins ridicules ; elle lient uu rang distingué parmi les stimulans, et convient ou se trouve contre-indiquée daus les menu s cas que toutes les substances qui possèdent celte vertu. Ou l'administre généralement infusée daus l'eau ou le vin, à la t dose d'une ou deux pincées par pinte de liquide. 11 est rare

qu'on la prescrive en poudre, à celle d'un scrupule à un demigros. La dose de la teinture alcoolique est d'un demi-gros à deux gros , et celle de l'huile essentielle de deux à dix gouttes. ,ii .SAULE, s. m., salix ; genre de plantes de la dioécie diandric, L., et de la famille des salicinées, J. , qui a pour caractères : châtous cylindriques, composés d'écdillcs dont chacune

ni SAUT

recouvre deux étaratnes et une glande nectarifère, dans les pieds mâles; uu ovaire à style bifide, dans les pieds femelles, devenant une capsule uniloculaire, bivalve, polyspcrme.

Commun dans les prairies, où il produit un effet pittoresque, le saule blanc, salix alba , possède, dans toutes ses parties, une amertume mêlée a quelque chose d'aromatique, qu'on a remarquée en tous temps, et qui est surtout très-prononcée dans l'écorce; aussi cette dernière a-t-elle été considérée, et avec raison, comme l'un des plus puissans toniques indigènes. Une foule de médecins l'ont employée avec succès pour combattre des fièvres intermittentes de tous les types. C'est de toutes les écoices d'Europe, celle qui se rapproche le plus du quinquina par ses propriétés. On doit la recueillir sur les branches de trois ou quatre ans. Elle s'administre en poudre, depuis un scrupule jusqu'à un gros et plus, ou eu décoction à la dose d'une demi-once à deux onces par pinte de liquide. On peut aussi en préparer une infusion vineuse, et un extrait dont on fait prendre depuis dix-huit grains jusqu'à un demi-gros.

SAUT, s. m., saillis; action de s'élever directement a une certaine distance, ou de franchir un certain espace en décrivant une courbe parabolique.

Pour produire ce mouvement brusque et général du corps, on fléchit toutes les articulations qu'il offre sur sa longueur, la tête sur le cou, l'épine du dos sur le bassin, le bassin sur la cuisse, la cuisse sur la jambe, la jambe sur le pied5 enfin le pied lui-même sur les orteils, en n'appuyant pas le talon sur le sol , et, à cette flexion, on fait succéder une extension subite, qui détache le corps du sol, et lui imprime un mouvement de projection en haut.

Les physiologistes n'ont pas tous expliqué le mécanisme du saut de la même manière. Borelli , comparant le corps fléchi sur lui-même à un ressort qui se détend, voyait dans les muscles fléchisseurs l'analogue de la puissance compressive du ressort, dans les extenseurs celui de sa force élastique , dans le sol l'obstacle qui retient une des extrémités et fait réfléchir tout le mouvement sur l'autre, c'est-a-dire sur la tête du fémur, enfin , dans le tronc qui repose sur cette éminence osseuse le projectile inerte auquel le ressort communique une impulsion plus ou moins grande de bas en haut. D'après cette théorie, le corps est comparé à une verge métallique qui , appuyée et comprimée sur la terre , s'en détache et rebondit aussitôt qu'on 1 abandonne à cllo-même. Barthez, au contraire , faisait dépendre le saut du concours d'action des extenseurs des deux articulations de la jambe, qui sont disposées en sens alternatifs, et de ce que les extenseurs de ces deux jointures impriment à l'os intermédiaire, le tibia, des mouve-

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