SAXIFRAGE
entrent la sonde ctThuile d'amandes douces. Le savon du commerce, qui se fait avec le même alcali et l'huile d'olives, n'est employé en médecine qu'à l'extérieur. L'un et l'autre sont slimulans. Quant aux savons mous ammoniacaux , ils
Sort en tic no m de linimens volatils , etc'est toujours avec l'huile 'amandes douces qu'on les lait pour l'usage de la médecine. Tous ces composés sont solubles dans l'eau, plus à chaud qurà froid. L'air leur enlève une partie de leur humidité, et diminue leur pesanteur. Exposés au feu , ils entrent d'abord en fusion, puis se boursouflent et se décomposent. La solution aqueuse saturée est épaisse, et mousse par l'agitation : si elle est étendue d'eau, elle se trouble avec le temps, et laisse précipiter du stéarate de soude. Tous les acides décomposent les savons, qui se dissolvent aussi dans l'alcool.
Les savons terreux diffèrent des précédens en ce qu'ils sont insolubles dans l'eau et l'alcool. Du reste, ils n'intéressent que les chimistes, qui s'en sont même peu occupes jusqu'ici. Les savons métalliques portent le nom d'E m plâtres. On peut aussi préparer de véritables savons avec les résines el les alcalis caustiques. Les propriétés trop actives des substances résineuses s'adoucissent dans ces compositions, qui sont d'ailleurs peu usitées.
SAVONULE, s. m., saponulus ; nom générique de toutes les combinaisons des huiles volatiles avec les alcalis.
La seule de ces combinaisons dont on se serve est le savon de Starkev, employé quelquefois comme résolutif. C'est un mélange de sous-carbonate de potasse desséché, d'huile volatile de térébenthine et de térébenthine de Venise, à parties égales.
L'ammoniaque forme aussi des savonules avec les huiles essentielles, mais quoique ces combinaisons jouissent d'une grande activité, comme stimulantes, et qu'elles aient été employées pendant long-temps en médecine, on ne s'en sert plus aujourd'hui.
SAXIFRAGE, s. f. , saxifraga; genre de plantes de la décandrie digynie, L. , et de la famille des saxifragées, J. , qui a pour caractères : calice à cinq divisions, cinq pétales, dix étamines, capsule terminée par deux pointes recourbées, et partagée en deux loges polyspermes.
Jadis ou employait en médecine ft saxifrage granulée, saxifraga granulata, qui croît dans les pâturages et 6ur le bord des bois. Les tubercules arrondis , rougcùircs a l'extérieur et blancs à l'intérieur, qui composent ses racines, ont une saveur amère. On les a cru long-temps lithontriptiques, apéritils, diurétiques et emménagogues. Us sont aujourd'hui, tombes absolument en désuétude.
ai6 SCÀLÉNE
SCAB1E , s. f. ; scabia ; nom donné par Alibert à une affection eu lance boutonneuse et croûleuse, dont les boutons, disséminés particulièrement sur les jambes, les cuisses, et la partie interne des membres , sont remplis d'un liquide ichorcux et quelquefois purulent*. que l'air convertit en plaques jaunâtres pius ou moins épaisses 'Cette maladie, qu'on n'observe guère que parmi les basses classes du peuple, disparaît facilement par l'usage des bains et de la bonne nourriture. Elle paraît être due principalement à l'influence de ia malpropreté'.
SCAB1EUSE, s. f. , scabiosa; genre de plantes de la ttftrandrie roonogynie, L. , et de ia famille des dipsacées, I. , qui a pour caractères : calice commun formé de folioles disposées sur une ou plusieurs rangées cl mu hi flore; fleurs portées sur un réceptacle convexe et souvent paléacé; calice propre double, adhèrent, persistant; Tcxlerieurcourt, membraneux ou scarieux et plissé; l'intérieur, rarement plumeux, ordinairement à cinq arêtes; corolle tubulée,'à limbe quar drilobé ou quinquèlobé; semences oblongues, couronnées par le calice propre.
On a employé en médecine deux espèces de ce genre, qui croissent abondamment chez nous, Tune dans les moissons, l'autre dans les bois. Ce sont la scabieuse commune , scabiosa arvensis , et le mors du diable, scabiosa succisa. Pendant fort long-temps, ces plantes ont passé pour jouir d'une efficacité spéciale cou (Y*' la gale. On les croyait également apéritives, bécliiques et alexitères. La seconde surtout était regardée comme un médicament précieux. Le temps a dépouillé ces plantes du merveilleux dont la crédulité et l'empirisme les avaient entourc'es. La saveur amère et un peu astringente dont elles jouissent, jointe à la propriété qu'a leur décoction de noircir par l'addition du sulfate de fer, annonce qu'elles doivent prendre place parmi les toniques; mais elles ne possèdent celte propriété qu'à un bien faible degré. On en donne les feuilles en décoction, à la dose d'une à deux onces par pinte d'eau. Quelquefois on prescrit cette décoction en gargarisme.
SCALÈNE, s. m. et adj., scalenus ; épithête donnée par les anatomistes à des muscles du cou, dont le nombre, qui n'est pas toujours le même, varie depuis trois jusqu'à six. Ces muscles ont pour caractères généraux d'être allongés, triangulaires, et terminés en pointe à leurs deux extrémités; de naître du bord supérieur et de la face externe d'une des deux côtes supérieures, ou de toutes les deux, par un large et unique tendon; de s'attacher aux apophyses transverscs de plusieurs vertèbres" cervicales, par le moyen de diverses baD-
SCAMMONEE 117
delettes tendineuses ; enfin , de servir h soulever les côtes, mais surtout à fléchir latéralement le cou. Assez ordinairement, on parvient à en remarquer trois , qu'on distingue eu antérieur, moyen et postérieur.
L'antérieur, placé derrière le sterno-cléido-mastoïdien , naît de la face supérieure de la première côte, à quelque distance derrière son extrémité antérieure, et se termine par deux, trois ou quatre ventres, qui prennent leur insertion au tubercule antérieur des apophyses tiansverses, depuis la troisième jusqu'à la sixième inclusivement.
Le moyen, qui est plus long que les deux autres, naît de la première et de la seconde côtes, un peu plus eu arrière et en dehors que le précédent, et 6'altache, en général par sept languettes, au tubercule postérieur de presque toutes le* vertèbres cervicales.
Le postérieur, qui est )e plus court de tous, et qui manque quelquefois , naît , beaucoup plus en arrière que les autres, de la partie postérieure de la face externe de la seconde cèle, et se termine, par deux ou trois languettes, aux extrémités postérieures des apophyses transverses des quatrième, cinquième et sixième vertèbres du cou.
Lorsqu'il existe un plus grand nombre de scalènes, les surnuméraires sont ordinairement placés entre ceux qui viennent d'être décrits, et plus petits qu'eux. Ainsi on en rencontre, entre l'antérieur et le moyen , un , qui est désigné sous le nom de petit scalène, et auquel il arrive quelquefois d'être double. Il peut aussi s'en trouver un autre entre le moyen et le postérieur. Ces trois scalènes accessoires ont été rencontres à la fois sur le même sujets Relch a vu un muscle analogue provenir de l'apophyse transverse de la sixième vertèbre cervicale, et s'insérer à la face inférieure de l'extrémité humérale de la clavicule.
SCALPEL, s. m., scalpellus : espèce de couteau dont on s«î sert pour les dissections, et dont la lame, non mobile sur le manche, varie pour la forme, étant tranchante d'un côté seulement, ou des deux côtés â la fois, et tantôt droite, tantôt convexe. On se sert quelquefois de scalpels dans certaines opérations, ou plutôt les insfrumens qu'on emploie alors, par exemple, dans quelques maladies des yeux, ressemblent h ceux dont les anatomistes font usage.
SCAMMONÉE, s. f. , scammonia .«gomme-résine purgative, dont il existe deux espèces dans le commerce : la scammonee de Smyrne^ en morceaux noirâtres, lourds , compactes et mêlés de beaucoup de corps étrangers ; la scammonée d Alep, que l'on estime bien davantage, et qui est en morceaux gris, plus ou moins volumineux, faciles à rompre, ayant la
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cassure matle, d'une leinte un peu plus foncée, parsemée de petits points blancs et un peu poreuse. Celte scammonéc est sans odeur; sa saveur est un peu nauséabonde, niais sans amertume décidée; exposée à Pair, elle s'effrite un peu h la surface, et se couvre d'une poudre légère. Elle se fond facilement sur une plaque de fer échauffée j si l'on augmente la chaleur , elle exhale des vapeurs nauséabondes; l'eau en dissout peu, mais elle est très soluble dans l'alcool, auquel elle communique une couleur jaune brunâtre. Elle se dissout, même à froid, dans la potasse pure, et la liqueur, qui prend une teinte jaune, se colore en brun par la chaleur. La scammonéc de Smyrne se fond moins complètement que la précédente; au lieu de se prendre en masse, comme elle, dans l'eau bouillante, elle devient grumeleuse, et le liquide se colore en jaune.
La scammonc'e vient du Levant, où on la retire de plusieurs espèces de liserons, notamment du convolvulus scammonea. llouillon-Lagrange et Vogel ont trouve dans celle d'Alcp : lésine, 60; gomme, 3; extrait, 2; débris de végétaux , 55 ; dans celle de Smyrne : résine, 29; gomme, 8; extrait, 5; débris, 58. Celle substance, connue dès la plus haute antiquité, passe encore aujourd'hui pour un des plus puissans
Îmrgatifs drastiques, dont l'administration demande beaucoup le prudence. On la donne généralement depuis six jusqu'à douze grains pour les .en.laus cl les personnes délicates. La dose est double pour les adultes. Ou pourrait aller au delà sans inconvénient. Dans tous les cas, on la mêle avec de la gomme, de la poudre de réglisse ou du sucre, et le plus souvent on la donne en pilules, ou, ce qui vaut infiniment mieux, dans trois ou quatre onces de looeh ou d'une potion édul corée.
SCAPHOIDE, adj. cl s. m., scaphcïdes : nom donné par les anatomistes à un os du carpe et à un autre du tarse , parce qu'ils ont la forme d'une petite nacelle.
L'os seaphoïde du carpe , appelé aussi naviculaire , fait parlie de la première rangée, et s'y trouve le premier en pariant du bord radial. Sa figure est tres-irrégulière , et se compose de deux parties, qui lui donnent l'apparence d'un 8 de chiffre. La partie supérieure est plus large, mais plus aplatie que l'inférieure. Sa face brachiale est convexe et incrustée de cartilage. La digitale est concave, et partagée en deux par une saillie arrondie. Cet os s'articule avec le radius, le semi-lunaire, le grand os el le trapézoïde.
L'os seaphoïde du tarse est situé au côté interne du cuboïde, devant l'astragale et derrière les trois cunéiformes, de sorte qu'il fait partie de la moitié postérieure et interne de la