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SCAPULAIRE

rangée antérieure des os du tarse. Sa face posle'rieurc, concave et couverte de cartilage, correspond à la tête de l'astragale. L'antérieure est partagée, par trois eminences longitudinales, eu quatre compartimens qui reçoivent les trois cunéiformes el le cuboïde. Au bord interne du pied, l'os forme un angle saillant qu'on appelle sa tubérosité.

SCAPHOIDO-ASTRAGAL1EN, adj., scaphoïdo-astragalius : nom d'un ligament, formé de fibres minces, qui couvre toute la face supérieure de la capsule synoviale étendue du scaphoïde à l'astragale.

scàphoïdo-calcanien, adj., scaphoïdo-calcaneus > nom de deux ligamens qui unissent le calcanéum au scaphoïde. Le supérieur naît du bord antérieur de la tubérosité du premier de ces deux os, et s'attache à l'extrémité externe du dos de l'autre. L'inférieur, beaucoup plus fort, s'éteud depuis le bord antérieur de la tubérosité du calcanéum, jusqu'à la partie externe de la face inférieure du scaphoïde.

scaphoïdo-cuboïdien, adj., scaphoïdo-cuèoïdeus : nom de deux ligamens qui unissent le scaphoïde au cuboïde, el qu'on distingue en plantaire et dorsal. Le premier s'étend du bord interne du cuboïde au milieu de la face inférieure du scaphoïde. L'autre se porte du bord externe de ce dernier vers le milieu de la face supérieure du cuboïde.

scaphoïdo cunéen, adj., scaphoïdocuneanus : nom donné à cinq ou six ligamens, dorsaux, internes et plantaires, qui unissent le scaphoïde aux trois os cunéiformes.

SCAPULA1KE , s. m. et f. et adj. Plusieurs artères et un bandage particulier portent ce nom.

Uartère scapulaire supérieure provient presque toujours de la thyroïdienne inférieure, mais tire quelquefois son origine de la sous-clavière môme. Elle se porte transversalement en dehors et en arrière, derrière la clavicule, et un peu au dessus de cet os, entre les muscles scalène antérieur et moyen, passe entre l'épine de l'omoplate et sa cavité glénoïde, et pénètre dans la fosse sus-épineuse; la, elle se partage en plusieurs branches, dont la plus petite traverse ordinairement l'échancrure demi-circulaire, pour se distribuer h la face antérieure de l'omoplate et au muscle sous-scapulaire, tandis que la plus grosse se répand sur la face postérieure de l'os, et finit par s'épuiser dans le muscle sous-épineux.

V artère scapulaire inférieure ou commune est plus généralement appelée sous-scapulaire.

Les chirurgiens nomment scapulaire une bande longue d'une demi-aune, large de quatre doigts, et fendue dans le milieu pour y passer îa têle , et qui s'appuie sur les épaules , tandis que les deux bouts, fixés l'un en devant, l'autre eu

vtio SCàPULO-HUMÉRAL

arrière, h un bandage de corps , servent à l'empêcher de descendre , et le maintiennent en place.

SCA.PCLO-HUMÉRA.L, adj., scapulo-humeralis ; nom donne à l'articulation de l'omoplate avec l'humérus.

Cette ar'iculation , produite par l'adossement de la cavité gléuoïde du scapulum et de la téte de 1 humérus, est affermie par deux capsules, l'une synoviale, l'autre fibreuse. La première forme un large sac très-extensible, qui tapisse et couvre la coulisse bicipttale et la partie supérieure du tendon de la longue porliou du muscle biceps. La seconde constitue de même uu sac large, mais fortement tendu, qui s'attache supérieurement a la circonférence de la cavité glénoïde, et intérieurement au col de l'os du bras, en se continuant, sur ces deux points, avec le périoste. Les fibres qui ia composent sont diversement entrelacées les unes avec les autres. Elle est fortifiée , à sa partie supérieure, par un faisceau fibreux provenant de l'apophyse coracoïde. Sa partie interne est la plus mince, et présente même, de distance en dislance, des lacunes qui sont remplies par le tendon du muscle sous-scapulairc. Le tendon du sus-épineux la protège en haut, cl celui du sous-épineux et du grand rond en arrière. Son bord interne présente, en bas et en devant , un petit vide par lequel pénètre le tendon de ia longue portion du biceps. Sa laxilé est en rapport avec les mouvemens Ires-libres et très-étendus qu'exécute le bras.

Les luxations de l'articulation scapulo-humérale sont, de toutes les lésions de ce genre, les plus fréquentes. Parmi les circonstances qui expliquent ce résultat, on doit noter : i° les usages multipliés du bras, el les situations variées à l'infini qu'exigent les travaux et les efforts exécutés par ce membre ; a° le peu de profondeur de la cavité glénoïde de l'omoplate, qui, malgré la présence du bourrelet fibreux, placé autour de ses bords, peut à peine admettre le tiers de la circonférence de la tcle de l'humérus; 3° la laxilé extrême, et la faible épaisseur de la capsule fibreuse, et l'absence de tout autre ligamenl articulaire solide 5 4° enfin, l'absence, au côté inférieur de la jointure, de tout obstacle susceptible de s'opposer à la luxation , que tant de causes tendent précisément à déterminer suivant cette direction. Toutefois, plusieurs dispositions, dont il convient de tenir compte, tendent a rendre solide l'articulation qui nous occupe, et à maintenir les rapports mutuels des os dont elle se compose. Ainsi, les tendons des muscles susépineux, sous-épineux et petit rond, adhérens à la capsule articulaire, augmentent sa force en haut , et préviennent ses distensions; le tendon du long faisceau du muscle biceps brachial, qui passe dans l'articulation même,, contribue encore à>

SCAPULO-HUMÈRÀL ^ i

produire le même effet; les apophyses caracoïde et surtout acromion, en forruant une sorte de voûte osseuse à la jointure, s'opposent à l'ascension de ta tète de l'humérus ; enfin, la mobilité de l'omoplate lui permet de suivre les ruouvemens du bras, et de varier les directions de la cavité gléuoïde, de telle sorte (jue son axe coïncide presque toujours avec celui de la tête bumérale, et lui présente un point d'appui direct. En comparant eutre elles ces dispositions opposées, il est facile de voir, ainsi que le démontrent d'ailleurs les faits pathologiques, que celles qui favorisent les luxations prédominent de beaucoup sur les autres. Aussi l'articulation scapulo-humérale est-elle le siège de déplucemens dont le nombre égale celui de toutes les autres articulations prises ensemble.

La disposition des parties qui environnent la capsule articulaire est telle, que la tête de l'humérus a plus de facilite à se porter en bas, au dessous de la cavité glénoïde de l'omoplate , qu'en avant ou en arrière de celte cavité. Les luxations en haut sont entièrement impossibles, à moins que l'on n'admette la fracture préalable de l'acromion, et aucune force ne tend à produire ces deux lésions à la fois. Elles ne se soûl du moins jamais présentées dans la pratique. La force et l'épaisseur des muscles qui entourent le moignon de l'épaule sont telles aussi, que les luxations de l'articulation scapulo-humérale n'ont piesque jamais lieu, à la suite de chocs directement portés sur elle. Les coups, les chutes et les autres violences extérieures analogues qui atteignent l'épaule, fracturent plus facilement l'humérus qu'ils ne poussent sa tête hors de la cavité qu'elle occupe.

Les luxations dans lesquelles l'extrémité supérieure de l'humérus est portée en bas, ont presque toujours lieu à la suite de chutes, sur le côté correspondant du coips, le bras étant étendu, relevé et la paume de la main appuyant sur le sofc Souvent, lorsque les malades veulent assigner une autre cause à leur accident , on reconnaît encore qu'il a eu lieu ainsi aux traces de contusion cl aux ecchymoses que présentent la face palmaire de la main , et la lubérosité interne de l'humérus. Dans ces cas, en effet, l'extrémité inférieure du lévier que représente le bras et l'avant-bras étendus, heurte fortement contre le plan solide que forme le sol. L'humérus, pressé entre cette lésistance et le poids du corps, qui tend à descendre avec une force toujours augmentée , se trouve plus élevé qu'il ne pourrait jamais l'être par la seule action des muscles. Sa tête s'incline fortement vers le creux de l'aisselle, distend la paitie inférieure de la capsule , et peut la rompre. Cependant, l'action musculaire vient en cet instant s'ajouter à celle de la pesanteur du troue, et déterminer le déplacement. En effet,

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lorsque le coude est le plus élevé possible, les muscles grand rond, grand dorsal et grand pectoral , dont les fibres sont fortement tiraillées, se contractent, afin de s'opposer à l'écartemeut extrême du brasj mais comme leur direction se trouve changée , relativement a l'humérus, au lieu de mouvoir l'extrémité inférieure de cet os , qui est d'ailleurs fixée contre le sol, ils abaissent davantage la partie opposée, et la précipitent dans le creux de Vaisselle. Cette action est d'autant plus puissante et plus efficace, que les adducteurs du bras s'attachent presque sur la lêle numérale, et par conséquent très-près de la résistance qu'ils ont à vaincre. L'humérus représente alors un lévicr du troisième genre, dans lequel le point d'appui se trouve à son extrémité inférieure, la résistance a la capsule articulaire, et la puissance aux parties de l'os les plus voisines de celle capsule.

Telle est l'efficacité de l'action musculaire pmir produire les luxations de l'humérus en bas , qu'on a vu ces lésions survenir alors même qu'aucune chute n'avail eu lieu. Elle a été , par exemple , le résultat de l'effort exercé pour élever un poids considérable au dessus de la tête. Chez un sujet épileptique, les bras étant fortement portes en haut durant les accès, le déplacement de la tête numérale eu bas était presque toujours provoqué. Dans ces cas, qui sont très rares , la luxation dépend de l'action simultanée du muscle deltoïde qui élève trop fortement le bras et le fixe dans cette situation, tandis que les muscles grand pectoral, grand dorsal et grand rond, attachés plus près que lui de la tête de l'humérus, lorsqu'ils viennent a se contracter , abaissent celte éminence, et la portent dans le creux de l'aisselle. Il est possible aussi que lepoids d'un fardeau agissant sur l'humérus, dont la direction est devenue très-oblique, relativement à Taxe delà cavité glénoïde, s'ajoute encore à la force musculaire, et tende à faire glisser la lêle en bas, et à déchirer la partie très-mince de la capsule qui la soutient.

Que durant une chute, le bras étendu et éloigné du corps soit, par quelque obstacle, porté violemment en arrière , la tête de l'humérus , dirigée en avant , disteudra cetle partie du ligament orbiculaire , et, après l'avoir rompue, se logera au devant de Faisselle, sous les muscles pectoraux. Cet accident, quoique assez rare dans la pratique, se présente cependant quelquefois chez les maçons , les couvreurs et aulres ouvriers qui sont exposés à tomber de lieux élevés, et à rcuconlrcr, dans leurs chuies des corps qui frappent leurs membres suivant des directions souvent difficiles à expliquer.

Le déplacement de l'humérus en avant est souvent le résultai consécutif de luxations en bas non réduites. On remarque en effet, que, dans celle dernière, la tête numérale repose

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