PRONOSTIC
SED^EïMCE, sk f. , semen ; liqueur prolifique des animaux, plus connue sous le nom de sperme. On appelle également ainsi les graines des végétaux.
En matière médicale , on nomme semences froides majeures les graines du concombre, du melon, de la citrouille et de Ja courge, et semences froides mineures celles de la laitue, de pourpier, de l'endive et de la chicorée sauvage.
SEMI-t/UNAUlE. adj., senù-hinaris ; qui a la forme d'une demi-lune.
Vos semi-lunaire ; le second de la première rangée du carpe , à partir du radius, s'articule, par sa face radiale, avec le scaphoïde; par la cubitale, avec l'os pyramidal ; par la digitale, avec le grand os ; et par la brachiale, avec le radius.
Les ganglions semi -lunaires , qui appartiennent au nerf grand sympathique , sont placés sur les piliers du diaphragme.
SEMINA-L, seminalis i qui a rapport au sperme.
On donne le nom de vésicules séminales à deux réservoirs situés, un de chaque côté , en dehors du canal déférent correspondant. Collées d'une manière immédiate à la face postérieure de la vessie , ces poches ne sont revêtues qu'en arrière par le péritoine, qui y adhère faiblement. Leur largeur est peu considérable en raison de leur longueur, car elles ont quatre on
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cinq pouce* de long , sur deux h trois lignes seulement de diamètre; mais comme elles de'cri vent de grandes ilexuosites, elles paraissent beaucoup plus courtes qu'elles ne le sont réellement. Cependant, elles ne sont pas toujours simplement flexueusos et semblables h uu long cul-de-sac, car il est même plus ordinaire de les trouver ramifiées. Une multitude d'inégalités hérissent leur face interne, et produisent une sorte de réseau a mailles irrégulières : il existe en outre, entre les plus gros plis, une multitude d'autres replis moins saillans , qui contribuent k la rendre encore plus inégale. L'extrémité intérieure de chaque vésicule et du canal déférent s'ouvre dans un conduit extrêmement étroit, et long de quelques lignes, qu'on appelle «anal éjaculateur, lequel converge, d'arrière en avant et de haut en bas, vers celui du côté opposé, pénètre dan9 la substance de la prostate, et s'ouvre dans l'urètre, au milieu du veru montânum.
Le sperme, apporté du testicule par le canal déférent, séjourne pendant quelque temps dans les vésicules séminales, où il se concentre par l'absorption de'sa partie aqueuse, et se mêle avec l'humeur que sécrètent les parois de ces réservoirs. Quelques phvsiologistes ont prétendu , il est vrai , que ceux-ci n'avaient pas l'usage qu'on leur attribue généralement, et qu'ils servaient seulement à sécréter un fluide particulier qui se mêle avec l'humeur fournie par les testicules ; mais les faits sur lesquels ils fondent leur opinion sont ou inexacts ou peu concluans.
Les maladies de ces réservoirs sont très-peu connues, et mériteraient d'être étudiées. On a observé superficiellement leur inflammation, leur suppuration, leur rétrécissement, et l'existence de calculs dans leur intérieur. C'est un des points d'aualomie pathologique qui réclament le plus de recherches nouvelles et faites dans l'esprit sévère qui caractérise les travaux des modernes.
SEINE, s. m., senna; nom pharmaceutique donné aux feuilles de trois plantes, le cassia obovata\ le cassia lanceolata, et le cynanchum argu/, qui croissent en Egypte ou dans les pays d'alentour.
Ces trois feuilles sont toujours mêlées ensemble. On distingue facilement celles de la première plante, qui sont obtuses; mais celles des deux autres étant également aiguës, sont moins faciles à discerner; cependant celles de la casse lancéolée n'ont guère que neuf lignes de long , avec une côte moj'enne et des nervures latérales, et sont obliques à leur base, de manière qu'une de leurs moitiés dépasse l'autre, tandis que celles de Targuel ont jusqu'à douze ou quatorze lignes de long, avec uuc côle moyenne sans nervures laté-
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raies sensibles, et sont régulières à sa base, leurs deux moitiés postérieures étant égales.
Le séné du commerce contient, outre ces trois feuilles, des débris de rameaux ou de pétioles, des follicules qui ont échappé au triage , des fragmens de diverses parties du séné, et des matières étrangères, parmi lesquelles on doit surtout signaler les feuilles du baguenaudier, qui diffèrent toutefois de celles de la casse ovale, en ce que celles-ci sont en ovale renversé, réirécics en coin à la base, qui est inégaie, non échancrées, el presque toujours acuminées au sommet, tandis que celles du baguenaudier sont exactement ovales , non rétrécies et régulières à la base, obtuses, un peu échancrées, et non acuminées au sommet. »
Les feuilles de séné ont une odeur nauséabonde particulière, qui est très-tenace, et l'uue des plus répugnantes que Ton connaisse. Leur saveur est amère. Elles communiquent à l'eau une couleur brune. Quatre parties de ce liquide, à la tempé rature de dix degrés, leur enlèvent trois huitièmes de leur poids, par la simple infusiou , et cinq huitièmes par des décoctions réitérées. L'infusion, outre différens sels, contient une matière extractive savonneuse, indépendamment de laquelle on eu trouve, dans la décoction, une autre acre, amère et un peu grasse , qui se rapproche des résines, mais qui paraît ne pas exister, comme telle, dans le séné, et provenir de la combinaison de la matière savonneuse avec l'oxigènc de l'air pendant l'ébullition. La substance savonneuse purge sans exciter ni tranchées ni coliques , comme fait le principe résineux ; d'où il suit, d'après Bouillon-Lagrange , qu'on doit employer l'infusion de séné à froid, pendant douze ou quinze heures, de préférence aux décoctions.
Tout le monde sait que le séné est purgatif. A ce litre, on en fait une consommation immense, et peu de médicamens ont plus de vogue que lui. Son seul inconvénient consiste dans l'odeur et la saveur désagréables qui le caractérisent, et dans les rapports nidoreux, parfois suivis de vomissemens, qu'il excite chez certains sujets. Toutes les autres propriétés dont on l'a décoré sont imaginaires. La dose ordinaire est de deux gros pour un adirlle, en infusion, et l'on peut aller jusqu'à une demi-once. En poudre, on en donne moitié moins. Deux gros de séné, deux de sel, et deux onces de manne, constituent la potion purgative la plus habituellement employée.
SEJVEÇON, s. m., senecio ; genre de plantes de la sjngénésie polygamie superflue, L. , et de la famille des corymbifères, J., qui a pour caractères : calice polyphylle sur une seule rangée , caliculé h sa base, refléchi dans sa maturité, à
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folioles inégales, noirâtres au sommet; réceptacle nu, supportant des fleurons hermaphrodites, tubuleux, sur le disque , et, à la circonférence le plus souvent, des demi fleurons femelles fertiles; semences à aigrette simple et sessile.
Le séneçon commun, senecio vulgaris, plante qu'on rencontre à chaque instant dans nos climats, est inodore, et doué d'une saveur fade, herbacée. Autrefois, il passait pour apéritif, et on le conseillait, en décoction , dans la jaunisse et les maladies du foie. S'il exerçait alors quelque action , ce ne pouvait être qu'à titre d'émoliient. On ne s'en sert presque jamais aujourd'hui.
SENEKA, s. m.; nom pharmaceutique de la racine du poljrgala senega, plante de l'Amérique du nord.
Celle raciue, d'un gris légèrement rougeâtre à l'extérieur, est ridée, îrrégulière, raboteuse, en petites souches aglomérées, ou en morceaux simples, de la grosseur d'un tuyau de plume, arqués et garnis, sur leur courbure , d'un prolongement lamelleux en forme de crête. En dedans, elle est blanche, son odeur est faiblement aromatique , sa saveur acre et piquante. Ou ne connaît pas sa composition , car nous n'en avons point d'analyse exacte. Le seueka agit comme excitant sur les voies gastriques, puisqu'il détermine souvent un effet vomitif ou purgatif. Tenncnt prétend l'avoir administré avec succès dans les inflammations de poitrine ; mais comme il employait en même temps la saignée et les émolliecs, c'est sans contredit a ces derniers que les résultats heureux qu'il a obtenus doivent être attribués. D'autres ont répété ses expériences, cl ont eu, disent-ils, le même bonheur que lui. Mais, malgré les éloges de Lemery , Jussieu, Bouvart , Desbois de Rochefort, Kreysig et autres, personne n'oserait aujourd'hui donner Je polvgala dans les phlcgmasies pectorales, si ce n'est la petite secte de médecins qui prodiguent l'émétiquc avec une facilité qu'on peut appeler coupable , puisqu'il y va de la vie des hommes.
La propriété excitante du seneka peut le rendre quelquefois utile, comme révulsif, dans l'inflammation, chronique surtout, de la membrane muqueuse des voies aériennes; mats il faut l'administrer avec prudence; car, de même que tous les autres révulsifs, il exaspère quelquefois les accidens en pareil cas.
La dose ordinaire doit être au plus d'un gros dans la journée. On l'emploie en décoction. Si on le donnait en poudre, il faudrait ne pas dépasser cinq ou six grains,
SENS, s. m. , sensus : se dit delà sensibilité considérée dans les appareils visuel, auditif, olfactif, gustatif et tactile; Buf-
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fon s'en est servi pour exprimer la sensibilité sexuelle, et certes il n'a pas eu tort. Le uombre des seus a été trop restreint. Cependant, toutes les fois qu'on dit les sens, onenteud la vue, I'ouÏe, Todorat, le gout et le toucher; et, par organes des sens, on en i end Y œil, Y oreille, le nez, la langue et la peau. Sous le nom de sens internes, ou désigne la sensibilité obscure, l'excitabilité, quelquefois douloureuse, des membranes muqueuses pulmonaire, gastrique, intcstiuale, cvslique, utériue, etc. Voyez sensibilité.
SENSATION , s, f. , sensalio : transmission, réception et perception des impressions exercées sur les extrémités des nerfs qui concourent a 1 exercice de la sensibilité. La sensation est précédée par l'action de la partie destinée à modifier le stimulant à l'occasion duquel elle a lieu. Ou distingue des sensations perçues et des sensatious non perçues; les premières deviennent des idées quand on les considère sous le point de vue de la perception. Les secondes ne sont pas des seusations, puisqu'il n'y a pas sensibilité lorsqu'il n'y a pas conscience. Les sensations sans conscience ontété appelées cœnes thesisntv Reil. Ce sont celles qui out lieu entre les viscères et le cerveau dans l'état normal : ce sont les sensations latentes organiques ou uutritives de Bicbat et Richerand. On appelle aussi seusations externes celles qui sont transmises par les organes de la vue, de l'ouïe, de l'odorat, du goût et du touclier; sensations internes, celles qui proviennent de l'absence ou de la présence de l'air dans le poumon , des alimens dans l'estomac, etc.
On a distingué des sensations actives, ou celles qui ont lieu quand on y prête attention, et des sensations passives , ou celles qu'où éprouve à l'improviste; mais, dans les deux cas, la perception est active. Une meilleure division serait celle en sensations normales et accidentelles, soit externes, soit iraternes. Voyez sensibilité.
SENSIBILITÉ, s. f., $ensilitas, sensorium, sensus : faculté en vertu de laquelle l'homme, et sans doute la plupart des animaux , sont avertis de la présence et des qualités des corps qui les avoisinent. On a étendu la signification de ce mot au point de s'en servir pour désigner toutes les coopérations nerveuses accompagnées de mouvement visible ou probable, avec ou sans conscience de la part du sujet. Telle fut Terreur de Bordeu, de Bichat; telle est encore celle de Richerand. Ils admettaient deux espèces de sensibilité : l'une, avec conscience, ou animale, ou de relation; l'autre, sans conscience, ou orgauique, ou nutritive; au cerveau ifs attribuaient la sensibilité permanente : de cette manière tous les