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SÉREUX

SÉQUESTRE , s. m., sequestrum ; nom donné par les chirur^ens à toute portion mortifiée d'un os, surtout à?un os long et cyliudriquc, parce qu'elle se sépare des parties vivantes.

SEREIN, s. m., rores vespertini; humidité qui se manifeste dans l'atmosphpre pendant les soirées d'été, une heure ou deux après le coucher du soleil, et qui lient a ce qu'une partie de l'eau vaporisée durant la journée se condense et se convertit en fluide dès que la surface du globe se refroidit.

Par lui-même, le serein n'a d'autres inconvéniens, graves à Ja vérité, que ceux qui résultent du froid humide, surtout lorsqu'il succède brusquement à une température élevée; m^is, comme l'eau, en se condensant peut se charger d'émanaiions délétères, ainsi qu'il arrive dans les contrées marécageuses, le serein devient alors doublement funeste, et par la raison précédente, et en favorisant l'action de ces effluves dangereuses sur l'économie animale. Ou doit donc toujours s'en garantir avec soin.

SEREUX, adj., serosus : qui a le caractère de la sérosité, comme le pus, quand il est liquide, diaphane el jaunâtre, ou qui fournit, qui exhale de la sérosité, comme certaines membranes. L'ensemble de ces derniers porte le nom de système séreux.

Le système séreux se' prêle à plusieurs considérations d'un grand intérêt, dont nous allons rassembler ici les principaux points.

Il se compose de membranes formant des sacs plus ou moins arrondis, entre lesquels il n'existe pas de connexion immédiate, et qui sont généralement fermés de toutes parts. On le partage en deux grandes sections, qui comprennent, l'une les membranes synoviales, et l'autre les membranes séreuses proprement ditps. Quoique ces membranes ne différent pas essentiellement les unes des autres sous le rapport de leur structure et de leurs fonctions, nous n'examinerons ici que les séreuses proprement dites, et les synoviales fourniront le sujet d'un article spécial.

Les membranes séreuses qui existent dans l'état normal sont : l'arachnoïde, le péricarde, les plèvres, le péritoine et la tunique vaginale du testicule. Chacune d'elles a la forme d'un sac simple qui serait replié sur lui-même dans un point de sa circonférence, ou qui aurait été renfoncé en partie dans sa propre cavité par l'action d'un corps simple. On peut donc, à la rigueur, les considérer comme étant composées de deux sacs renfermés l'un dans l'autre, à l'instar des deux doubles d'un bonnet de nuit. De ces deux sacs, l'externe constitue toujours une cavité bien plus vaste que l'interne, du moins en apparence, car il arrive parfois que ce dernier a beaucoup

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