SEREUX
plus de capacité, en raison de» nombreux replis de la membrane. Le sac interne renferme constamment un organ^, un viscère , auquel il adhère d'une maniète intime. L'adhérence, assez légère dans Tendrait où. la membrane se réfléchit sur elle-même, devient peu à peu de plus en plus intime, et augmente souvent à tel point, qu'il devient impossible de séparer la tunique séreuse des parties sous-jacentes , avec lesquelles elle fait réellement Corps. Cependant cette union n'est pas également intime partout, et le péritoine, par exemple, adhère d'une manière assez faible aux portions de la vessie, du duodénum cl du pancréas qu'il recouvre, tandis qu'il est solidement fixé aux orgaues internes de la génération chez la femme. A cet égard, on peut poser en principe que la force de l'adhérence est en raison diiecte de la dureté de l'organe sur lequel la membrane s'applique, et cette proposition n'est pas moins vraie à l'égard du sac externe que par rapport au sac iuterne.
Tantôt la réflexion des membranes séreuses sur elles-mêmes s'opère d'une manière subite, ce qui fait que le sac interne s'applique de suite sur l'organe dont il couvre la suifacej tantôt il reste, entre ce dernier et lui, une lacune plus ou moins considérable, formée de deux feuillets, entre lesquels rampent les vaisseaux et les nerfs destinés à l'organe que le sac protège. Dans le premier cas, une partie de ce dernier fait presque toujours saillie hors du sac séreux j dans le second, il n'y a qu'une très-petite portion de son étendue, celle par laquelle arrivent les vaisseaux, qui ne soit pas tapissée par la munirane. Mais, la plupart du temps, on rencontre à la fois les deux dispositions.
Ces replis, interposés entre les deux sacs et les organes revêtus par l'interne, ne sont pas les seuls que décrivent les membranes séreuses; elles eu forment d'autres encore, de nature diverse. Ainsi, elles se prolongent toujours au delà de l'organe enveloppé par le sac interne, et alors, tantôt pendent librement et se réfléchissent de nouveau sur elles-mêmes , comme il arrive aux épiploons, tantôt passent d'une des parties Contenues dans le sac commun à l'autre , ainsi que l'enveloppe externe du ligament rond de l'articulation coxo-fémo rai*- eu offre un exemple. Mais, eu examinant avec soin ces prolongemens, on voit qu'ils sont tous réellement de même nature, c'est-h-dire dus au passage du sac interne d'un organe h un autre, et qu'ils ne diffèrent que sous le rapport de leur plus ou moins grande étendue. Cependant on en trouve aussi quclques-un3 , tels que les appendices épiploïques , qui sont parfaitement libres, et qui s'élèvent de la surface des organes tapissés par le sac interne, sans que leur sommet adhère u au-
cune autre partie. La plupart de ces replis ou prolongemëns sont en rapport avec ia situation respective des membranes et des organes qu'elles revêtent, et, communément ils servent , du moins en partie, à couvrir dans uu temps des parties qu'ils »e recouvrent point dans d'autres, et qui, en se distendant, s'enfoncent entre leurs deux James.
Les membranes séreuses ne font point partie essentielle des organes sur lesquels elles sout étendues, et ne constituent , dans le fait, que des moyens d'établir , entre ceux-ci et le» mitres organes, une ligne de démarcation plus tranchée, soit sous le rapport du mode d'existence, soit sous celui de la situation seulement. Il résulte de là que les maladies auxquelles elles sont exposées, exercent beaucoup moins d'influence sur les parties sous-jacentes , que ne le font celles des autres membranes. Cependant, toutes les fois que l'union est assez intime pour qu'on ne puisse plus les séparer des organes dont elles protègent la surface , leurs affections ne tardent guère à se communiquer à ces derniers.
L'occlusion complète des, sacs séreux, dont il a été parlé plus haut, n'est un fait général ni dans toute la série animale, ni même chez l'homme. Ainsi, pour nous borner à ce dernier, la cavité péritonéale communique, par l'orifice interne des trompes de Fallope, avec l'intérieur de la matrice. Mais ce cas est le seul que Ton puisse citer, dans le corps humain, d'une connexion immédiate entre une membrane séreuse et une membrane muqueuse.
La face interne de ces sacs est toujours lisse, polie, et humectée dans l'état normal. L'externe, au contraire, offre un grand nombre d'inégalités, à l'aide desquelles elle s'unit aux parties voisines, par l'intermède du .tissu cellulaire.
Les sacs séreux sont toujours fort minces, eu égard à leurs autres dimensions. Cependant il n'existe >point de rapport direct et constant entre leur épaisseur et leur capacité. Ils sont toujours plus ou moins pellucides, blanchâtres et brillans, moins toutefois que les organes fibreux, avec lesquels ils ont des connexions très-intimes.
Relativement à la texture, les membranes séreuses paraissent n'être qu'une très-légère modification du tissu cellulaire, que ce tissu plus condensé et réduit en grandes lames. Ce qui le prouve, c'est que les deux systèmes ont la même couleur, qu'en poussant de l'air dans le tissu celhilaire on le convertit en aréoles absolument semblables aux membranes séreuses, qu'on peut réduire celîes-ci en tissu cellulaire, soit en les faisant macérer, soit en poussant de l'air au dessous d'elles; qu'elles présentent une masse homogène comme le tissu ccU