‹ Dictionaire abrégé des sciences médicalesChapitre 42 sur 101 · Ô SÉTON · texte numérisé non relu

Ô SÉTON

rudement poussé , ou que ie sujet est dispose aux Inflammations, il est assez fréquent de voir se développer, dans la portion de peau sous laquelle passe la mèche, une phlogose intense , qui se termine facilement par la gangrène. Nous avons vu, sur plusieurs vieillards , le séton devenir le foyer d'un érysipèie phlegmoueux, qui a ensuite envahi le cou, la poitrine, une partie du ventre, et entraîné la ractrL On prévient ces accidens, aussitôt que la phlogose se développe, en supprimant les corps étrangers, et couvrant la partie de sangsucs, ensuite de topiques cmollieus. Quelquefois, malgré toutes ces précautions, les ouvertures du séton se cicatrisent au dehors, tandis que, du côté par lequel elles se correspondent, les parties s'ulcèrent et se détruisent. Il résulte de ce travail très-remarquable que le séton est graduellement expulsé du sein des parties vivantes» et que la cicatrice se forme derrière lui, à mesure que les mouvetuens organiques le poussent en dehors. D'autres fois, les parties , après avoir suppuré, se recouvrent d'un trajet de cicatrice qui les rend insensibles à la présence du corps étranger, et tarit toute évacuation nouvelle. Cette terminaison de l'irritation produite par le sétou est très-rare.

Le séton est quelquefois employé pour exciter, dans les parties qu'il traverse, une .inflammation dont o# attend ia guérison d'autres maladies. C'est ainsi qu'on le place entre les bouts des os dont la consolidation ne s'est pas opérée a l'époque ordinaire. Il produit, dans la tunique vaginale affectée d'hydrocèie» une irritation vive, qui se propage à toute la membrane, et entraîne souvent la cure radicale de l'épanchement séreux. Dans les abcès lymphatiques, il produit des effet» semblables. On l'emploie quelquefois chez les sujets atteints de plaie sinueuse et prolongée, afin d'entraîner au dehors la suppuration et les corps étrangers que la division peut retenir; mais il faut avoir soin alors de ne pas prolonger sans nécessité sou séjour dans les parties. Appliqué comme révulsif, le séton doit en général être placé de manière à ce que la suppuration qu'il fournit tende a s'écouler d'elle-même par une de ses ouvertures. Le pont, sous lequel il passe, a besoin d'être large et épais, afin de prévenir la dénudalion et la gangrène.

Le séton a été recommandé et souvent employé : a la nuque, dans les maladies de l'encéphale, des yeux, des oreilles et du nez; au thorax, dans la pneumonie, la pleurésie et la péricai dite chroniques , la phthisic , l'hydro-lhorax et l'hydropéricarde; à l'hypocondre droit, dans l'hépatite chronique; au genou, à l'articulation coxo-fémorale, dans l'arthrite chronique, la tumeur blanche et l'hydrarthrose. On l'a placé

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