‹ Dictionaire abrégé des sciences médicalesChapitre 52 sur 101 · SOMNAMBULISME · texte numérisé non relu

SOMNAMBULISME

méritent pas la moindre confiance, et se rapportent , de toute évidence, à des laits simules ou imaginaires.

Défini d'une manière rigoureuse , et abstraction faite de lu dénomination impropre sous laquelle on le désigne, le somnambulisme est le résultat d'une certaine combinaison culte le sommeil et la veille, qui fait que les sens s'éveillent d'une manière successive, mais toujours partielle et imparfaite, tandis que l'imagina lion et la mémoire créent ou retracent des idées. Bonnet l'a très-bien peint en disant que l'âme, semblable alors au pilote qui gouverne son vaisseau sur l'inspeciiou d'une carie, dirige son corps Sur l'inspection de la peiuture que l'imagination lui offre. Les volitions qui émanent des impressions retracées au cerveau par l'imagination et la mémoire, sont en rapport, non pas toujours avec les objets environnans, mais bien avec ceux que le sujet se représente en dedans de lui même, et la coïncidence, lorsqu'elle a lieu, doit toujours être considérée comme purement fortuite.

De toutes les fonctions intellectuelles, la mémoire est celle qui s'exerce le plus chez les somnambules. Cependant l'imagination entre aussi en jeu ; mais le jugement est à peu près nul. Quant à la volonté , elle est régulière dans le plus grand nombre des cas, mais le jugement ne rectifie presque jamais ses actes. C'est sa persistance ou son réveil qui établit la principale différence entre le somnambulisme et les rêves. Les sens ne sotit jamais tous accessibles aux impressions, mais leur participation a l'état de veille varie selon les individus. La vue ne s'exerce jamais, sans quoi il n'y aurait pas somnambulisme, car elle ne manquerait pas de rectifier les erreurs de l'imagination, de la mémoire et des autres sens. Tout porte à croire cependant que le somnambule s'imagine crr*jouii -, mais alors, comme dans les rêves, il n'y a que la sensation cérébrale, c'est-à-dire que le sens est pour ainsi dire intérieur, et que le sujet voit réellement au dedans de sa tête ce qu'il pense contempler. De tous les sens, le toucher est celui qui conserve le plus d'activité. L'odorat est presque toujours engourdi, le goût nul ou peu développé, et l'ouïe inaclive. Les paupières sont tantôt baissées et tantôt ouvertes. La chaleur externe est modérée, et les mains sont souvent froides; le pouls est petit, lent, faible, quelquefois dur; la respiraiion se fait comme à l'ordinaire.

Les symptômes précurseurs du somnambulisme ne sont point connus. Les accès se déclarent ordinairement apiès le premier sommeil, ce qui est le contraire de ce qu'on observe dans les rêves , et leur durée, variable, se prolonge ordinairement pendant quelques heures. Ce phénomène est plus commua dans la jeunesse que dans l'âge adulte. La vieillesse n'en

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