‹ Dictionaire abrégé des sciences médicalesChapitre 53 sur 101 · SON · texte numérisé non relu

SON

offre presque aucun exemple et Ton n'en conuaît non plus qu'un très-petit nombre chez les femmes.

Louyer-Villerrnay considère le somnambulisme comme une névrose, un élat morbide du cerveau , une exaltation passagère, mais plus ou moins prononcée, de l'activité intérieure de cet organe. C'est abuser étrangement du mot maladie que d'en faire une application semblable. Le somnambulisme est, par rapport au sommeil, dans la même relation que les rêves, à cela près qu'il sui"vient avant ou pendant son établissement complet, tandis que les rêves sont ie résultat de sa cessation partielle. Du reste, il ne constitue pas plus que ces derniers un état identique partout, et, bien au contraire, il est susceptible de mille degrés différent. Une autre particularité qui le distingue encore des rêves, c'est qu'il n'est suivi d'aucun souvenir de ce qui a pu être senti ou fait pendant le sommeil ; mais beaucoup de rêves sont dans le même cas, et ce phénomène lient uniquement a l'époque du sommeil durant laquelle arrive le somnambulisme. Nous ne nous souvenons jamais non plus que des rêves qui surviennent peu de temps avant le réveil complet.

Le somnambulisme n'exige aucun traitement; mais il réclame des précautions hygiéniques, et surtout une, surveillance aelive, qui garantisse le sujet des accident. Tous les moyens qu'on a proposés comme capables d'en faire perdre l'habitude, sont ou inutiles, ou dangereux, ou incouvenans. L'âge affaiblit peu à peu cette disposition insolite de l'organe encéphalique, qui disparaît d'elle-même au bout d'un laps de temps plus ou moins long.

SOMNOLENCE, s. f, , cataphora^ somnole n lia ; tendance au sommeil, soit k l'heure et dans les circonstances où l'on ne s'y livre pas ordinairement, soit dans l'état de maladie. C'est un phénomène qu'il faut prendre en grande considération; il est souvent le signe précurseur d'une affection primitive ou consécutive du cerveau. Si le sujet se porte bien d'ailleurs, au moins en apparence, il faut retrancher quelque chose de ses alirnens, de ses boissons, lui conseiller l'usage de l'eau , rechercher s'il n'est pas en proie à quelque chagrin secret, a quelque vive contrariété habituelle. Dans l'étal de maladie, la somnolence doit d'autant plus être combattue qu'elle annonce un état morbide cncôre curable, mais qui, très-prochainement, pourra cesser entièrement de l'être. Fo)^

Al OÏ'LFXIE et SOMMF.IL.

SON, s. m.*, sonitus ; sensation que l'oreille éprouve lorsqu'elle reçoit les ondulations imprimées à l'air par un corps qui oscille avec rapidité de part et d'autre de sa position fixe, ou qui vibre. Le son diffère du bruit } eu ce que ce der- .

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