SON
nier terme sert seulement à désigner l'impression que fait naître tout mouvement vibratoire qui manque de permanence ou de régularité, ou qui consiste eu une multitude de sons divefs et simultanés, tandis qu'on appelle son la sensation qui résulte d'ondulations permanentes, régulières , et par cela même comparables ou musicales.
Toutes les fois que le ressort d'un corps élastique quelconque a été tendu, ce corps fait sans cesse effort pour recouvrer sa forme primitive, c'est-a-dire pour que* chacune ,dc ses parties reprenne la position que lui assignent les forces naturelles qui la sollicitent. Ce rétablissement s'opère par des oscillalions successives dont les amplitudes diminuent d'une manière progressive ; le mouvement vibratoire se transmet du corps où il est né dans la couche d'air qui touche immédiatement celui-ci, et chaque couche d'air réagit ensuite de proche en proche sur la suivante, mais en s'affaiblissant toujours. Tel est le mécanisme de la production et de la propagation du son.
L'intensité du son dépend de l'étendue du corps sonore , de l'amplitude de ses vibrations et du nombre de corps qui vibrent ensemble; mais tous les mouvemens vibratoires ne produisent pas des sons. Pour que l'oreille puisse en apprécier un , il faut que le corps sonore fasse au moins trente- deux vibrations par seconde. C'est le plus sourd des sons perceptibles pour nous. 11 y a de même, pour les sons supérieurs, une limite au delà de laquelle nous ne pouvons plus rien entendre, et il paraît que , passé des nombres de douze à seize mille vibrations par seconde, les sons deviennent si aigus que l'oreille ne saurait les apprécier. Ainsi les sons comparables , c'est a dire musicaux, sont renfermés entre ces deux limites, pour la plupart des oreilles; ils devraient être, rigoureusement parlant, aussi multipliés que le sont les termes de la série numérique intermédiaire j mais l'oreille, même la plus délicate, laisse échapper lçs uuances très-légères, de sorte que, pour passer du son le plus grave au plus aigu, le nom bre des intermédiaires n'est pas aussi considérable qu'on pourrait le croire au premier aperçu. Cette étendue se compose d'environ huit octaves, comprenant chacune sept sons désignés par les noms d'ut, retfmi,fa, sol, ld, si. La coexistence de plusieurs sons constitue raccord, une suite de sons, la mélomdie, et une suite d'accords, Vharmonie. L'accord prend l'épithète de consonnant, lorsque l'oreille découvre aisément le rapport d'un son à l'autre, cl celui de dissonant , quand elle a peine a distinguer ce rapport. Les rapports entre les nombres de vibrations que les corps font dans le même temps, constituent les différons accords, qui sont : Ywiîsson , le plus