SONDE
simple de tous, lorsque les deux corps font autant de vibrations l'un que l'autre dans un temps donné, puisqu'ils produisent absolument le même son; Y octave, quand l'un des deux fait, dans un temps donné, un nombre de vibrations double de celui des oscillations qu'exécute l'autre, etc.
son, s. m.,furfur : fragmens de l'enveloppe extérieure des graines céréales , séparées et brisées par la mouture.
La décoction de son est émoi lieu te , et, comme telle, employée quelquefois en fomentations ou en lavemens.
On appelle vulgairement son, ou mieux écailles furfuracées, les parcelles d'épiderme qui se détachent dans quelques maladies cutanées.
SONDE, s. f., speciUum : instrument de chirurgie destiné à être porté dans l'intérieur de certaines parties, afin d'en explorer la cavité, de vider les liquides qu'elles renferment, ou de guider jusque dans* leur intérieur les corps que l'on désire y introduire. Les sondes présentent toutes uue tige allongée, lisse, déliée, et plus ou moins fine. Les plus remarquables d'entre elles sont :
i°. La sonde cannelée. Cet instrument présente une tige longue de six pouces environ, lisse et polie dans toute son étendue, plus mince à son extrémité libre qu'à sa base, qui est surmontée d'une plaque destinée h lui servir de manche. La lige de la sonde est creusée, par un de ses côtés, d'une cannelure profonde , dont la cavité doit être parfaitement unie, afin de ne pas arrêter la pointe du bistouri, que l'on y fait ordinairement glisser. Le sommet de la plaque est presque toujours divisé, suivant sa longueur, par une échancrure dans laquelle on place le filet de la langue, lorsque sa longueur excessive oblige de le couper. 11 est des sondes cannelées inflexibles, faites en acier, en platine ou en or. D'autres, construites en argent battu , peuvent s'accommoder à toutes les flexuosités du trajet qu'on veut leur faire parcourir. Lorsque, dans les incisions faites par la sonde, on veut que le bistouri ne quitte pas l'instrument, la cannelure de celui-ci doit être terminée par un cul-de-sac profond et h parois solides. Dans les cas opposés, ou quand la sonde doit être introduite à travers les feuillets du tissu lamineux, comme, dans certaines opérations de hernie, il convient de lui donner une pointe mousse, et de laisser libre et ouverte l'extrémité de sa cani nelure.
a0. La sonde à panaris n'est autre chose qu'une sonde cannelée, très-fine, terminée en stylet d'un côté, et pourvue à l'autre d'une cannelure terminée par un cul-de-sac. On l'emploie lorsque les trajets fisluleux à inciser sont trop étroits pour admettre la sonde cannelée ordinaire.
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3°. La sonde brisée, nommée aussi soude de poitrine, est une sorte de stylet aiguillé, long de dix à quiuze pouces, susceptible de se diviser en deux parties égales , qui se réunissent au moyen d'une vis. Cet instrument est. rarement mis eu usage. i
4°. La sonde de Belloc; est composée d'une canule d'argent, ouverte à 6es deux extrémités, légèrement recourbée sur elle-même, dans laquelle ou introduit un stylet ou mandrin de même métal. Garni d'un anneau à l'un de ses boots, ce stylet se termine à l'autre par uu fragment de ressort de montre, surmonté d'un bouton olivairc. Lorsque l'instrument est introduit dans les fosses nasales, la concavité de la courbure dirigée en bas, et qu'on pousse le stylet, le ressort passe derrière le voile palatin, et se déploie dans la bouche, de manière à ce qu'où puisse y attacher un fil, qui est aisément ramené ensuite par l'ouverture du nez. Cet instrument est fort utile pour la ligature des polypes et le tamponnement des fosses nasales; on peut toutefois le remplacer par une tige de baleine mince et flexible. ,
5°. La sonde ou pince de Hunter, sorte de canule, longue de huit à dix pouces sur trois a quatre ligues de diamètre, légèrement recourbée, connue la soude urélrale, et dans laquelle est refermé un mandrin d'acier. Ce mandrin, garni d'un anneau à son extrémité antérieure, est terminé à l'autre par deux branches que leur élasticité porte à s'écarter. Lorsque le mandrin est poussé en avant, ces branches, devenant libres, s'éloignent Tune de l'autre; elles se rapprochent , au contraire, et saisissent les corps placés entre elles, lorsque, en tirant à soi la lige qui les supporte , elles sont pressées par les parois de la canule, dans laquelle on tend à les faire rentrer. Cet instrument , fort ingénieux , a éprouvé diverses modifications, toutes fonde'es sur le même principe; il est destiné à saisir et à retirer les calculs urinaires arrêtés dans l'uftXTRB.
6°. Les sondes de goMme élastique ; elles sont*spécialcment disposées pour parcourir l'urètre et pénétrer dans la vessie. On fait une si grande consommation de ces instrumens, et des accidens si désagréables et même si graves peuvent résulter de leur mauvaise qualité, qu'il devient indispensable d'indiquer le mode de fabrication le plus propre à les rendre à la fois souples et solides. On ne doit plus faire usage de linge, de drap ou de toute autre matière analogue, pour servir de base aux sonde? de gomme élastique. Ces substances perdeut leur solidité, soit pendant que l'ouvrier les travaille, soit à la suite d'un séjour peu prolongé dans les voies urinaires, et les instrumens qu'elles servent i» former se déchirent et se rompent avec la plus grande facilité.