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SORBIER

plus fine, Verdier est parvenu à construire des sondes dont les parois ont si peu d'épaisseur, sans rien perdre de leur solidité, que le diamètre de la canule en est de beaucoup agrandi ; le n° i de ces soudes permet, par exemple, de vider aussi vite la vessie que le ferait Je n° 2 des sondes ordinaires, ce qui présente un graud avantage lorsqu'il est indispensable de faire usage d'inslrumens très-déliés.

L'usage des bougies a ventre est trop répandu et trop utile pour que l'on n'ait pas essayé de construire des sondes qui présentent la même forme. Les inslrumens de ce genre, sortis des ateliers du fabricant que uous venons de citer, présentent à leur renflement un diamètre double de celui du reste de leur longueur; ce qui permet de maintenir dilaté un point déterminé de l'urètre, sans fatiguer le reste du canal, et sans que le besoin d'uriner oblige, comme quand on fait usage de bougies, de retirer le corps étranger. Les sondes u ré ira les ont éprouvé encore diverses modifications dont il sera question au traitement des lésions de I'urètre , qui en ont donné l'idée.

SOPOREUX, ad j., soporalis , soporarius : se dit des maladies dont le principal symptôme, ou celui qui frappe le plus les assistans , est le sommeil morbide. Voyez coma, comateux et sommeil. La fièvre comateuse a été aussi appelée soporeuse.

SORBATE, s. m.; sel formé par la combinaison de l'acide soibique avec une base salifiable. Aucun sorbate n'est usité en médecine.

SORBIER, s. m., sorbus : genre de plantes de l'icosandrie triginie, L. , et de la famille des rosacées, J. , qui a pour caractères : calice a cinq divisions , cinq pétales insérés sous le calice, pomme contenant trois à cinq graines cartilagineuses.

Les fruits du sorbier domestique , sorbus dômes tira, connus sous le nom de cormes , ont une saveur âpre et insupportable avant leur maturité parfaite. Cependant, ils s'amollissent et deviennent bons a manger après qu'où les a laissés pendant quelque temps sur de la paille, mais ils ne sont jamais estimes. On peut faire, avec le suc qu'ils contiennent, une sorte de cidre. Jadis les pharmaciens en préparaient une confiture astringente, qui est tombée totalement en ' désuétude , de même que leur eau distillée. Les chimistes modernes y ont couslaté la présence d'un acide particulier, auquel ils ont donné le nom de sorbique.

Le sorbier des oiseleurs, sorbus aucuparia, est encore moins avantageux que le précédent, sous le rapport alimentaire. Ses fruits ont une saveur acide et amère, et ne sont recherches que par divers oiseaux, les grives surtout. On en fait cependant uue espèce de cidre dans le Nord , où Ton en

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