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RÉVULSION

que cette membrane ne jouit pas d'une sensibilité' exquise, ainsi qu'on Va toujours dit. Cette expe'rience prouve seulement qu'elle est peu sensible à Faction des excitans autres aue la lumière; mais sa sensibilité' particulière pour ce genre d'excitation doit être très-developpe'e, puisqu'elle lui permet d'apercevoir un agent des plus subtils , dont la corporéité est même douteuse.

La rétine est beaucoup plus e'paisse dans les premiers temps de la vie que dans ceux qui leur succèdent. Celte e'paisseur ne dépend pas d'un développement plus considérable de son feuillet interne, et bien loin que la lame médullaire soit proportionnellement plus mince à cette époque, bien loin qu'il y ait alors moins de matière médullaire, comme l'a prétendu Brandis, cette substance est au contraire plus abondante, et de là vient le surcroît d'épaisseur que présente la membrane. Chez les vieillards, la rétine devient extrêmement mince, mais aussi plus ferme et plus résistante. On aperçoit déjà son pli dans l'embryon de six mois. Il a même, chez le fœtus à terme, une grandeur absolue plus considérable que chez l'adulte. La place mince est visible, mais sa teinte jaune ne paraît que quelque temps après la naissance. Peu à peu elle augmente d'intensité, mais elle redevient plus pâle par les progrès de l'âge. Il paraît aussi que l'accumulation des années s'accompagne d'une diminution très-régulière du pli, qui finit même par s'effacer tout à fait. Le développement moins prononcé de cette région chez les vieillards est à peu près en raison directe de la perle que la cornée transparente éprouve graduellement sous le rapport de la pelluciditc.

Les altérations de texture de la rétine sont peu communes, ou du moins on les a rarement observées. L'ossification de cette membrane a été vue par Morgagni, Haller et Scarpa, et sa dégénérescence fibreuse par Magendie. Dans le cancer de l'œil, elle participe à la désorganisation qui s'est emparée de toutes les parties de l'appareil visuel. Ses maladies les plus fréquentes sont celles qui tiennent aux lésions de sa sensibilité, et qui produisent les diverses affections connues sous les noms d'amaurnse, amblyopie, diplopie, henéralopie, hémiopie, et nyctalopie.

RETRACTION, s. f. y action par laquelle une partie se resserre, se raccourcit. Les muscles se rétractent à la suite des amputations.

REVULSION, s. f. , revidsiO) retractio. Ce mot était employé autrefois pour désigner ce qui se passe quand, sous l'influence d'un agent quelconque, les humeurs sont retirées d'un point et attirées vers un autre. Opérer une révulsion , c'était donc déterminer une métastase. Les révulsifs étaient les

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