SOUS-CLAVIER
Le muscle sourcili*ri situé dans l'épaisseur du sourcil, au dessus du côte interne de l'orbite,est étroit et mince. Uwpetit tendon l'attache à la bosse frontale et a la partie interne de l'arcade sourcilière. 11 se courbe légèrement <-n arcade, s'amincit peu à peu, et se termine en pointe vers le milieu dé l'arcade orbitaire, endroit où H se confond arec le fronto-occipital et l'dtbiculaire des paupières. Ses usages sont d'abaisser le sourcil, de le rendre puis saillant, et de le rapprocher de celui du côté oppose. ■ i*U ' » 2* ;■•:••»/ 0
Le nerf sourciller porte plus généralement Je nom de nerf frontal. . »i t* »r .rj »»»• ^'i» mi:*?
SOURD , s. m. et adj. f sur dus : se dit d'un liommc qui est privé de la faculté d'entendre , snit qu'il n'en ail jamais joui , soit qu'il l'ait perdue à un âge plus ou moins avancé. Dans le premier cas, on l'appelle sourd muet, parce que la privation congéniaje de la faculté d'entendre entraine toujours à sa suite celle de la faculté de parler. Voyez stiRDiriv 1 . "*>b SOUS-CLiVVlER, adj., subàlaviust qui est situé sous la clavicule. lI |i. « • ni Jiuol jH** *
Les artères sous-clavières sont au nombre de deux, une de chaque côté, et situées a la partie latérale et iufeiieure du cou, au sommet de la poitrine; elles s'étendent depuis la crosse de l'aorte jusqu'aux muscles scalènes. ''sui :>•..
Ces deux artères ne se ressemblent pas-, soas Je rapport de leur origine. * ir», 1, , < 1. , ,1.' e j t •« •
Celle du côte gauche provient immédiatement de la crosse de l'aorte , tandis que la droite naît du troue innominé, dont elle est la branche externe. Telle est du moins la disposition la plus ordinaire, car elle varie quelquefois. En effet, dans certains cas, rares à la vérité, les deux sous-clavieres sont fournies par l'aorte- même; il peut alors se présenter deux différences priucipales: tantôt Je-tcone innominé donne la sousclavièrc et la carotide droite, tandis que la sous-clavière gauche ptovieut du côté droit, en dehors de la carotide ; c'est l'anomalie la plus rare, mais celle aussi qui s'écarte le moins de l'état ordinaire des choses; tantôt la sous-clavièie droite s'implante plus à gauche , jusqu'à ce qu'enfin elle soit, de tous les troncs émanés de la crosse aortique , la plus reculée à gauche , prend son origine au dessous de la sous-clavièie gauche, et se porte à droite, vers le membre auquel elle correspond, en passant derrière les autres troncs, rarement d'upe manière immédiate, plus souvent entre la trachée artère et l'œsophage , plus souvent encore entre ce dernier conduit et la colonne vertébrale.
La sous - clavière droite , plus superficielle que la gauche, et plus courte qu'elle de toute l'étendue du tronc innominé ,
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est en général aussi un pau plus volumineuse. Elle se porte obliqueâreni en dehors «l eu haut, tandis que l'autre monte verticalement jusqu'auprès des se alênes , et se recourbe alors d'une manière subite en arrière, pour Enfoncer dans leur intervalle. Légèrement recouverte d'abord par la clavicule , le muscle sierno - 1 h vroi'dicn et la veine soUsTÎavière droite , cette artère est ensuise croisée, dans sa directiou s par !e nei 1 de la huitième paire ; un espace assez marqué le sépare , en arrière , de la colonne vertébrale et du muscle long du cou 5 un autre triangulaire existe, en dedans, entre clic tt la carotide primitive ; enfin y elle a voisine, en dehors, le sommet du poumon. Celle du côté gauche, au contraire, est couverte, en devant , par le poumon, la veine sous-clavièrc et le nerf pneumogastrique, qui , au lieu de la croiser, s'éloigne fie sa direction ; elle correspond aussi, mais d'une manière éloignée, à la première côte ^ ft la clavicule, cl au muscle s terno - thyroïdien, dont un espace assez sensible la sépare j en arrière, elle s'appliqae immédiatement sur l:i colonne vertébrale et Sur le muscle long du cou, côtoyant la carotide primitive, qui lui est parallèle; en dehors , elle répond , en grande partie, au poumon gauche immédiatement. M ^ ^ Ces deuxaiélèresparcourent un trajet considérable sans fournir aucune brandie; Les premières qu'elles donnent ne sont point constantes. Assez souvent, on peut même dire presque toujours, ces branches proviennent de leur extrémité supérieure, immédiatement avant leur passage entre les scalènes , mais quelquefois les artères sous - clavières fournissent bien auparavant*, et même tout près de leur origine , des rameaux assez considérables, qui se rendent à la partie supérieure du péricarde, a la trachée- artère, aux bronches et à l'œsophage , mais qui sont rarement, ou qui ne sont même jamais consacrées à ces parties seules, quoique souvent elles leur distribuent des rameaux a» toutes en même temps. Lors même qu'il arrive aux artères sous-clavières de donner, ces branches, ce qui est plus commun a celle du côté gauche qu'à celle du côté droit , parce qu'elle descend plus bas , elles n'en parcourent pas moins un long espace de chemin^ jusqu'aux scalènes, sans laisser échapper aucune ramification ; mais, une fois parvenues à ce point, elles donnent plusieurs grosses branches qui varient beaucoup, d'abord parce que les mêmes rameaux ne proviennent pas toujours des mêmes branches, ce qui fait que le calibre de ces dernières n'a rien de constant; en second lieu, parce que plusieurs d'entre elles naissent souvent par un tronc commun, d'où il suit que leur volume n'est pas moins variable que leur nombre, et enfin parce qu'elles ne se détachent pas
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toujours a la même hauteur- Quoi qu'il ou soit, on les distingue en supérieures ou postérieures , et en inférieures ou antérieures , dont les plus constantes sont, parmi les premières, la vertébrale et la thyroïdienne inférieure, parmi les and es, la mammaire interne et l'intercostale supérieure. Les moin* constantes sont la scapulaire supérieure, la cervicale transversc, la cervicale ascendante , et la cervicale profonde.
L'artère sous cla\ière est remarquable par le grand nombre de branches qu'elle fournil, et dont les orifices se pressent en quelque sorte daus le peu d'étendue que présente leur trajet. Les oblitérations spontanées de ce vaisseau sont, par cette raison peut être, assez rares j mais lorsqu'elles ont lyeu , on observe picsque toujours qu'elles s'étendent à toule sa longueur cl comprennent la naissance de toutes les ramifications qu'elles fournissent au cou et à l'épaule. Bcauchéuc, Hodgson, et quelques autres chirurgiens, ont rencontré des exemples d'oblitération de ce genre. Le seul phénomène que l'on ait observé sur les malades qui sont Je sujet des observations qu'ils rapportent, est l'absence du pouls au poignet et même au bras du côlé affecté. Du reste, ce membre était bien nourri, aussi vigoureux et aussi chaud que l'autre : il semblait jouir de toute l'énergie normale des ruouveuieus vitaux*
Lorsque, daus l'oblitération d'un point très-peu étendu de la sous-clavière, quelques uns des vaisseaux qui en parlent demeurent libres, comme la vertébrale, la cervicale postérieure ou l'intercostale, les ramifications de ces branches reçoivent, des artères avec lesquelles elles s'anastomosent, une certaine quantité de sang , qu'elles rapportent dans le tronc principal, au delà de l'endroit oblitéré. Ce cas s'est présenté une fois a l'observation. Chez les sujets dont Je trajet de la sous-clavière est entièrement imperméable, le sang est obligé, pour parvenir au membre correspondant, de faire un plus long détour, et de parcourir des divisions anast,pmoliques plus multipliées. Il passe des artères thyroïdienne supérieure, vertébrale et occipitale, où le versent les branches de la carotide externe et la vertébrale du côté opposé, dans la branche ascendante de la thyroïdienne inférieure, de la cervicale profonde, de la transverse et de la sus-scapulaire. Puis, des branches ascendantes de ces vaisseaux, dont les orifices oblitérés ne peuvent lui livrer passage, il descend dans leurs branches descendantes, et arrive ainsi dans les ratifications supérieures de la sous-scapulaire et des circonflexes, qui le ramènent dans la fin de l'artère axillaire , d'où il se distribue ensuite au bras comme dans l'étal régulier. 11 es\ manifeste qu'alors les branches nées de la sous-clavière constituent une
sous-Clavier
longue série de vaisseaux iotcimédiaires, entre la carotide «t lu vertdbrale, d'où le sang qui manque au bras doit partir, et la termircaisori de PatiHairc ou le commencement de la brachiale, dans lesquelles il parvient. Les anaslomdses desbrânches ihoraciqucs avec les intercostales, nées de l'aorte, pourraient continuer aussi a alimenter le bras , et fournir la quantité de sang qu'il ne tirerait pas des parties supérieures.
L'artère sous-clavièrc ne devient presque jamais le siège de dilatations anévriaraales susceptibles de nécessiter la ligature de ce vaisseau. On ne doit recourir à cette grave opération que dans les cas où le tronc de l'axillairc est blessé ou dilaté trop haut pour que les fils4 destinés à Tétrcindre puissent être placés en dehors des" muscles scal ânes, ou précisément sur la portion' tle Partèré qui se trouve comprise entre ces faisceaux charnus. Marges tir-constances &e ce genre sont extrêmement rares, parce que les tumeurs nncvrismales étendues au dessus de la claviculé,liassëï loin pour ne pas permettre d'opérer entre les sca Unes, comme le pratique Dupuytren, se prolongent presque toujours att côté interne de ces muscles, vers 1'orfgmc du vaisseau , ei se refusent h toute opération. D'ailleurs, les ariévnsmcs nés da tronc, brachio céphalique , ou même de la crosse de l'aorte, se portent quelquefois en haut , et sont étrangles par le sternum cl la clavicule, de manière à former au dessus de cet os une tumeur que l'on pourrait croire fournie par la sous-clavière, et contre laquelle il faudrait bien se garder de tenter aucune opération. Allan Burns rapporte l'exemple- d'une méprise de ce genre, tant la portion sus-claviculatre de la tumeur était bien circonscrite et isolée de la poitrine.
La ligature de la sous-clavière, au côte interne des muscles scalcnes, présente des dangers particuliers qui dépendent de la nature 'des parties avec lesquelles ce vaisseau est en rapport. Ainsi , le nerf ptictfmo-gastriquc passe immédiatement au devant d'elle, et croise sa direction j le ganglion cervical inférieur lui correspond en arrière j te nerf récurrent passe autour d'elle du côté droil, et du côte' gauche la sépare de l'œsophage, contre lequel elle s'appuie un peu. La veine sous-claviète, accolée a l'artère, reste au dessous de ce vaisseau pendant qu'elle est flasque et vide , mais le recouvre entièrement et se place devant lui lorsque le sang la dilate. Le canal thoracique se trouve, du côté gauche, au devant de l'artère, h l'instant où il pénètre entre les parois de la veine. Enfin, les parois de la sous-clavière souf en contact avec la plèvre du sommet de la poitrine, cl cette membrane serait très-facilement blessée par les iustruraens destinés à porter la ligature