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sang, qui les distend. Il y en a beaucoup moins dans le cœur droit et ses dépendances , qui ne sont cependant jamais vides. Le ventricule droit est d'un brun noirâtre, et la gauche d'un rose clair. Ces caractères se manifestent dans presque tous les cas ou la circulation a été arrêtée d'une manière brusque.
3°. Le sang reste fluide pendant plusieurs heures, même dans les vaisseaux du tissu osseux. Ce signe, l'un de ceux auxquels on attache le plus d'importance, manque rarement.
8°. Le diaphragme est refoulé vers l'abdomen , et la poitrine élevée. Quoi qu'il en soit ainsi dans la plupart des cas, le refoulement du diaphragme peut être très-peu seusible , et à peine discernable, saus compter qu'il n'est pas prouvé que certains gaz délétères ne le produisent point.
Aucun de ces caractères ne permet d'affirmer que la submersion ait eu lieu du vivant de l'individu; mais quelques-uns, lorsqu'ils se trouvent réunis, sont propres à établir des probabilités. Le médecin examinera, en outre, si l'individu u aurait • point été assassiné ou empoisonné avant d'être jeté à l'eau.
La seconde question que nous avons posée ne présente pas moins de difficultés que la précédente. Nous ne possédons, dans beaucoup de circonstances, aucun moyen de la résoudre. Tout ce qu'on u dit sous ce rapport est illusoire, et ne repose que sur de vaines hypothèses, sur des théories erronées. C'est au magistrat qu'il faut laisser cette tâche difficile. Le médecin doit seulement rechercher si l'individu avait des dispositions au suicide, s'il était sujet à des vertiges ou à Tépilepsie , si enfin son cadavre offre ou non des traces d'assassinat ou d'empoisonnement. Tous les détails dont on a surchargé les traités de médecine légale, y sont déplacés, puisqu'ils se rapportent à des circonstances qui ne peuvent être éclaircies, si elles en sont susceptibles, que par l'instructiou et les débats de la cause.
SUC, s. f., succus. Les physiologistes out donné ce nom a, plusieurs liquides qui existent réellement, ou dont l'existence a été admise dans le co,rps humain. Tels sont : le suc pancréatique, le suc gastrique, le suc osseux. Ce dernier est un être imaginaire, et le suc gastrique doit être considéré comme tel aussi, dans le sens qu'y attachent les auteurs qui en ont parlé; car il ne constitue pas un liquide distinct de tous les autres, mais un mélange de la salive avec les exhalations perspiratoires et folliculaires des parois de l'estomac.
Les sucs obtenus des végétaux par la compression, portent en général le nom de jus d'herbes. La manière de les préparer est fort simple. Il suffit de monder et de laver les plantes fraîches, de les broyer dans un mortier, et de les enfermer ensuite dans un linge que l'on soumet à la presse, après l'avoir