SUEUR
l'usage de la crème de tartre; les sueurs cessèrent dès le même jour où nous prîmes cet évacuant, et nous recouvrâmes proniptement uos forces.
La sucile, avec ou sans éruption, n'est point une maladie spécifique; elle "n'exige point d'autre mélhoie curative que celle qui est indiquée dans toutes les irritations viscérales et cutanées aiguës. C'est une entité sous le nom de laquelle on a compris une foule d'irritations, par cela seul que les sujets suaient beaucoup au début et dans le cours de leur maladie. Il serait peu méthodique de faire, sous le nom ùtsuette miliaire, un ouvrage où Ton exposerait les phénomènes bénins ou graves que produisent les gastro-entérites, les pneumonies, les inflammations du cerveau ou des méninges, accompagnées de sueur abondante et d'éruption miliaire. Voyez miliaire,
SUEUR et TRANSPIRATION CUtanée.
SUEUR, s. f. , sudor; liquide qui coule à la surface de la peau, dans certaines circonstances, lorsqu'on a trop chaud, après un exercice violent, dans les vives émotions du système nerveux, dans le cours ou vers la lin de certaines maladies.
La sueur est-elle identique avec la matière de la transpiration insensible, devenue seulement plus abondante alors? Les avis sont partagés à cet égard, mais aucun ne repose sur des faits positifs. Chaussier présume que la matière de la transpiration cutanée est plus chargée d'acide carbonique, et moins riche en sels. La physiologie fourmille d'hypothèses semblables. On peut conjecturer qu'il eu est de la sueur, à l'égard de la perspiration insensible, comme de la sérosiié, par rapport aux sécrétions perspiratoires des membranes séreuses, entre lesquelles il exile sans doute aussi des nuances produites par celles du degré d'action des parties, mais sur lesquelles nous ne savons ricu de précis.
Soumise à l'analyse chimique par Thénard, la sueur a donné beaucoup d'eau* de l'hydro-chlorale de soude, quelques traces de phosphate calcaire et d'oxide de chaux, trèspeu de nratière animale , point de sulfate , point de phosphates solubles, et un acide libre, qui paraît être l'acétique. Cependant, quoiqu'elle rougisse, en général, les couleurs bleues végétales, elle a des propriétés alcalines dans quelques maladies, et peut-être même aussi chez certains individus. Son odeur, insupportable dans l'état de concentration, est toute particulière. Sa saveur rappelle plus celle du sel marin que celle d'un acide. Elle n'a pas de couleur, mais tache cependant le linge de diverses manières, en bleu, eu verd,en jaune, et même en noir.
Au reste, elle varie presque à l'infini, non-seulement chez