SU EUH
Une sueur générale, modérément chaude, sans odeur, est pour l'ordinaire d'un bon augure.
La sueur partielle indique souvent le siège du mal; cette remarque, qui est d'Hippocrate, nous a été fréquemment utile dans la pratique. La sueur du front annonce souvent la céphalalgie; celle de la poitrine, la brouchite, la pneumonie; celle de l'abdomen, la gastrite el surtout Tcutérite.
La sueur aigre se prolonge souvent, el fait craiodré la durée de la maladie ou de la convalescence.
La sueur fétide est d'un mauvais augure, à mojns qu'elle ne paraisse après la diminution notable des principaux symptômes.
La sueur douceâtre est peu connue ; on l'a observée dans la peste, dans 1% suetie, dans la fièvre jaune, dans les gastrocéphalitcs.
La sueur froide annonce le commencement de la syncope et aussi l'agonie; elle se rassemble en gouttelettes, sous lesquelles la peau n'est froide qu'un certain temps après leur formation; jamais une peau froide ne sue, et ^ est faux, par conséquent, qu'il y ait des sueurs asihéniques, Ou par faiblesse, au moins par faiblesse de la peau.
La sueur est le caractère le plus apparent de la dernière période d'un accès de fièvre; celui-ci n'est pas regardé comme complet quand elle n'a pas lieu ; et en effet l'action perspiratoire de la peau ayant été suspendue pendant la période de froid et même durant celle de chaleur, il est conforme aux lois organiques que ce tissu devienne le siège d'une séciélion qui efface tout vestige du travail morbide sympathique qui s'y est accompli.
' J. Frank avait dit que l'hydropisie n'est peut-être qu'une sueur interne, avant que l'on eut dit que, dans la fièvre jaune, il 3' avait sueur de sang à la surface de la membrane muqueuse digestive.
La sueur est quelquefois tout à fait aqueuse ; d'autres fois, elle est huileuse, surtout chez les blonds, et plus encore chez les roux; d'autres fois* elle a une odeur urineuse; il n'est pas rare qu'elle exhale une fétidité cadavéreuse, qui est un signe presque constamment mortel.
Schultz el Fabrice de Hilden ont vu des sueurs jaunes, sa- • franées; Paullini, des sueurs vertes, et nous en avons vu de cette couleur; Dolaeus, Winkler, Conradi, des sueurs bleues; une foule d'observateurs ont vu des sueurs rouges , sanguines , entre autres Fernel , Bartholin , Mercui iali , Lanzoni , Ledcl. Olaùs Borrich, Zacutus Lusitanus et J.-P. Frank, ont vu des sueurs noires, Henkel et (^autres des sueurs phosphorescentes. La sueur est parfois sucrée, comme l'urine dans le