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SUFFOCATION

diabètes, scion Rhodius et Mollenbruck , dans l'éphidrose ; elle est douceâtre chez les phihisiqucs. Salmuth prétend avoir vu de la bière sortir par la peau ; Bartholin, du vin rouge : Marcellus Donatus, d'autres liquides : faits plus que douteux , qui alimentaient la curiosité crédule de nos ancêtres. La sueur, dit-on , a paru quelquefois après la mort.

Les boissons chaudes , aromatiques , excitantes , déterminent la sueur.*Elle est un signe de suppuration chronique, d'irritation aiguë; la honte, la pudeur , la peur, le sommeil, le coït, la marche, la course, le chant, les cris, excitent la sueur. Quand on veut la provoquer, il n'y a rien de préférable aux boissons aqueuses aromatiques très chaudes et aux couverturcs; si ce moyen échoue, il ne nuit pas ou nuit peu. L'opium , le camphre, l'antimoine irritent plus souvent l'estomac qu'ils ne provoquent la sueur. Quand la peau est enflammée, rouge et sèche, et que rien n'annonce la sueur, on parvient quelquefois a la provoquer par des a(fusions froides ; mais c'est un moyen dont il faut user sobrement et rarement, quoiqu'en disent les Américains et les Anglais.

On modère la sueur, dans les maladies aiguës, quand elle est excessive, en couvrant légèrement le malade, en empêchant la température de la chambre d'arriver à un trop haut degré d'élévation, en faisant lever le malade, au moins pendaut quelques instans. Ces mêmes moyens, qui sont sans danger, sont indiqués dans les maladies chroniques. Dans celles-ci, il faut se défier de l'usage intérieur de l'acétate de plomb et de l'acide hydro-cyanique conseillés pour diminuer les sueurs colliqua-' vives. Nous avons vu l'acétate de plomb déterminer une vio- % lente gastrite, un redoublement de la bronchite, et une suffocation imminente chez un enfant auquel on l'avait administré. Quand il n'y a pas de contre-indication, un minoratif est le meilleur moyen pour faire cesser ces sueurs, au moins momentanément; mais on doit redouter de disposer le sujet à la diarrhée, qui Pépuiserait encore plus vite que la sueur. Comment espérer de faire cesser celle qui dépend d'une phlegmasie chronique du poumon ou de la plèvre avec suppuration ou épanchement, quand cette inflammation va bientôt mettre fin à la vie du malade?

SUFFOCANT, adj., sitffocatwus : épîthète donnée k une variété du catarrhe bronchique, c'est-à-dire de la bronchite, dans laquelle la suffocation est imminente.

SUFFOCATION, s. f., suffocatio : état d'un sujet qui est sur le point de perdre la respiration, ou qui éprouve un sentiment tel de gêne dans la respiration, qu'il se croit sur le point d'étouffer. Ce mot désigne aussi la mort par cessation de la respiratiou, quelle qu'eu soit la cause j il se trouve alors

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