‹ Dictionaire abrégé des sciences médicalesChapitre 87 sur 101 · SULFURE · texte numérisé non relu

SULFURE

L'oxigcne ou l'air atmosphérique les fak passer peu a peu a l'état de sulfate. Tous sont inusités eu médecine ; mais celui de chaux est quelquefois employé pour arrêter la fermenta» tion da moût de raisin. • s '

• Les sulfites sont susceptibles de s'unir à une certaine quantité de soufre. Ils prennent alors le nom de sulfites sulfurés, combinaisons qui ne sont d?sucune utilité ni en médecine, ni dans les arts. t . > t ■»

SULFO-CYAN1QUE, adj>; nom donné par Thomson à un acide, découvert en 1808 par Porret, qui l'a- appelé cyanique sulfuré. Cet acide a porté aussi les dénominations d'acide prusseuoc et à1 acide prussjque sulfure\ Il paraît être formé de soufre et de cyanogène. Liquide , incolore et d'une odeur piquante, il cristallise en prismes à six pans. Au contact de l'eau et de la lumière, il se décompose, en laissant déposer du soufre. Ses effets sur les corps vivans se rapprochent beaucoup de ceux de l'acide hydrocyanique. Les sels qu'il forme avec les bases salifiantes portent le nom de sulfo^cy anales, Tiedemann et Gmelin ySenuent de constater sa présence dans la salive de l'homme.- ' • 1 . 1 * . .

SULFURE, s. m. , sulfureturn; combinaison du soufre avec un corps simple ou avec uo oxtdev • .**»..» <l •

Les sulfures sont distinguas en simples et' en oxidés. On a aussi admis des sulfures hydrogénés , généralement désignés aujourd'hui sous le nomd'hydrosuifates sulfurés.

Les sulfures simples sont métalliques ou non métalliques.

Parmi les sulfures simpleulon métalliques , on distingue les . , suivans c ;n »-> 10 - ntm:, » ♦ >

i°l Les sulfures d'hydrogène , au nombre dé deux; l'un, gazeuix* constitue le gaz hydrogène sulfuré, ou acide hydrosuîfuriqne) l'autee, liquide, est appelé soufre hydrogéné ou hydrogène persulfuré.

Le sulfure de carbone , bu soufre carboné , appelé aussi alcool de soufre , qui est liquide, très-volatil , tfès-inflamniable, et qui résiste opiniâtrement à la congélation.

3°. Le sulfure de phosphore, qui demeure liquide à la température moyenne de l'air , et à qui une demi-combustion fait acquérir une inflammabililé dont on a tiré parti pour la confection des briquets dits phosphori<fUes«

4°< Le sulfure d'ammoniaque , gas qui, mis en contact avec1 l'eau , la décompose et passe a l'état de sous-hydrosulfate sulfuré d'ammoniaque, c'ést-à-dire , d'un liquide orangé trèsfétide , auquel les anciens chimistes donnaient la dénomination de liqueur fumante de Boyle. On a conseillé ce dernier sel dans la goutte et le catarrhe vésical, et on l'a donné jusqu'à la dose d'une once. Son action irritante, annoncée par

5oo SULFURE

les selles liquides et les lueurs abondantes qu'il détermine, commande de remployer avec beaucoup de circonspection.

Les sulfures simples métalliques ont été décrits a l'occasion de chaque métal.

Les sulfures oxidés, ou sulfures d'oxides métalliques, occupent uu rang distingué parmi les agens médicinaux. Un doit surtout , parmi ettx, distinguer les suif uns i »•**• -

Le sulfure de chaux existe en certaine proportion dans la soude bruie. il est en masses rougeàtres , agglutinées et demifondues. L'eau, surtout à froid, ne le dissout qu'en -petite quantité. Elle le transforme en hydrosulfate soluble et eu sulfate sulfuré insoluble. Busch assure Savoir administré avec «uocès dans ta phihisie pulmonaire, tout en notant qu'il est confcre-indiqoé dans Wcasd'irritaHongastriquc ou d'inflammation vive dés poumons. U prescrit d'en donuerdix grains, de deux heures en deux heures, dose que l'on réduit à six ou huit grains^ quand die irrite trop. C'est un article de pins h ajouter aux nombreux révulsifs dont on s'est montré si prodigue dans cette cruelle afteelion. Hofraann, Selle, Stoll et autres praticiens l'ont administré avec succès dans le goitre , les scrofules et plusieurs autres maladies. Hahneiuana, Paping et Tcllôgen l'ont proposé comme un excellent moyen de combattre la salivation incrcurielle , et Pihorel , comme une substance propre, par son mélange avec l'onguent napolitain , à empéeher le ptyalisme de se développer. Ni l'une ni l'autie de ces prétentions n'a été justifiée ,j*ar l'expérience. Si le sulfure de chaux paraît mitiger l'action de l'onguent mercuriel, c'est parce qu'il diminue la quantité de ce dernier , et q#on procède d'ailleurs avec beaucoup de circonspection dans le traitement par les frictions, s'a rrê tant aussitôt nue le moindre symptôme d'irritation parait à la bouche. Quant à la salivation déjà déclarée , Cullcrier s'est assuré qu'il n'exerce pas d'influence notable sur sa marche , et qu'il peut même produire des douleurs vives à l'estomac , des vomissemens sanguinolent, des accès de lièvre. Si donc îl s'est montré parfois utile, ce n'a été jamais qu'à line de révulsif. On a conseillé aussi de substituer le sulfure de chaux à celui de potasse pour la préparation des bains hydrosuifureux ; mais cette m é ihode, dé j à recommandée par Zweïter, El tm u 1 1er e t Jungken, a été négligée jusqu'à ^présent. Au reste, l'acide que l'on emploie'souvent alors pour, donner plus d'activité au bain , en dégageant davantage d'acide bydiosulfurique , devait être ici le nitrique ou l'hydrochlorique , et non le sulfurique , qui formerait un sulfate insoluble.

Le sulfure de magnésie, essayé par Cullericr, concurremment avec celui de chaux, dans le traitement de la salivation mercui telle , a paru jouir d'une action plus douce, ce qui ne

. SVOXRE ^ 5o.

l 'empêche pas Je déterminer encore de la chaleur et une ccrtaine consuiction à l'estomac. •« ,1

Le sulfure de potasse, ou foie de soufre , est solide, d'un brun mêlé de rouge et de jaune; sa cassure est vitreuse ; il se dissout dans l'eau, qu'il décompose, eu donnant pour produits un peu de sulfite sulfuré , sans odeur ni couleur, et de l'bydrosulfate sulfuré- de potasse, qui est jaune-orangé ou verdàtre, et exhale une odeur fétide. Ce sulfure a une saveur amère , acre , caustique et très-désagréable , c'est-à-dire qu'i I a celle de l'hydrosulfate sulfuré , auquel il donne lieu sur-lechamp eu se dissolvant dans la salive. C'est donc à ce dernier sel que doit eue rapporté tout ce qu'où a dit de ses propriétés , car il n'agi t jamais sur l'économie qu'après avoir été décomposé , et s'être transformé en un mélange d'hydrosulfa te sulfure et de sullhe sulfuré de potasse. Lorsqu'on l'administre à la dose de nuit ou dix. grains étendus dans plusieurs onces de véhicule, il stimule les voies gastriques, augmente la sécrétion muqueuse du tube aliœenlaireet pef iois aussi des voies aériennes, accroît H chaleur el la transpiration cutanée 4 **> provoque assez fréquemment des nausées ou de* votnissemens. On doit donc le ranger parmi Us excitans delà membrane muqueuse gaslroi mes 1 ma le , et attribuer à incitation -directe qu'il produit sur celle membrane tous les effets secondaires que l'on observe apr^s soq fa^imiuisttaUon. Ges effets* doivent varier et varient eu effei selon, les «individus el Pétat des voies alimentaires, ce qui e*pliquetp«urqu©i il s'est montré «Aile dans certains cas, tandis qu'il a nui manifestement dans d?autres. C'est surtout dans le CL^up, la coqueluche , les catarrhes chroniques du poumon* et cet tains asthmes , qu^on l'a, préconisé , enle<préaentant même comme un* véritable spécifique pour guérir et provenir la première de ces affections* Évidemment son utilité, en pat cil cas, lient à la révulsion qu'il 'détermine, et les résultats de son administration sont assujettis à toutes les nuances, h toutes les modifications que ce mode de médication présente, suivant les circonstances au milieu desquelles on y a recours. Si , l'on pouvait encore douter de la propriété irritante du sulfure de potasse, les résultats terribles de son ingestion à haute dose suffiraient pour dissiper toutes les incertitudes. Quelques gros de cette substance irritent, enflamment et perforent les tissus; mais à l'effet constant qu'il produit se joint encore l'influence délétère de l'acide hydrosulluriquc, surtout lorsqu'on mêle une certaine quantité d'acide i l'eau qui le tient en dissolution, comme on est dans l'usage de faire lorsqu'on l'emploie à l'extérieur, en bains, douches ou lotions. Quant à la vertu antidolale que Navier avait attribuée au sulfure de potasse

5o* SULFUR1QUE

dans r empoisonnement par l'acide arsenieux, Renault et Oi fila, ont démontré qu'elle était nulle. .-. . ■> ■.. ».,♦.. ..

Chaussier a proposé , pour masquer l'odeur et la saveur repoussante de l'eau dans laquelle on a fait dissoudre le sulfure de potasse, de faire fondre ce compose, à Ja dose de deux gros, dans huit onces d'eau distillée de fenouil , et d'ajouter quinze onces de sucre au liquide, apsès l'avoir filtré, Plauche et ftoullay ont indiqué aussi un autre procédé pour préparer extcraporanément ce sirop. Baget a conseillé d'associer le sulfure au beurre de cacao, à l'huile d'amaodcs douces et au sucre, préparation dans laquelle il se trouve très -probablement décomposé. Enfin, il entre dans le li ni ment savonneux de Jade ion , composé de six gios de sulfure, quatre onces de savon ordinaire, huit onces d'huile de pavot, et dix-huit grains d'huile essentielle de thym et d'anis. /

Le sulfure de soude, qui entre en certaine quantité dans la composition des soudes du commerce, jouit de la même action et des mêmes propriétés que le précédent. < • . •

SULFUREUX , adj. , sulfurùsus t qui a l'odeur ou les qualités du soufre, qui contient du soufre.

U acide sulfureux , un de ceux que le soufre forme en s'unissant avec l'oxigène , est un gaz permanent , incolore , et d'une odeur extrêmement suffocante. L'eau en absorbe trente fois son volume. Sa saveur est forte et désagréable* On l'obtient en traitant, à l'aide de la chaleur, le mercure par l'acide sulfurique concentré. II jouit d'une action fortement excitante sur les tissus vivans, et produit dc6 picotemens très-désagréables lorsqu'il est mis en contact avec une membrane muqueuse, l'éternuement, le larmoiement, la toux. Quand on le respire pur, il cause la mort avant le temps nécessaire pour déterminer J'asphyxie par défaut d'air. C'est lui qui constitue h punie- active des fumigations sulîureusesi On l'a recommandé qUa*. beaucoup de maladies, notamment dans les araauroses et les affections véuériennes. Il est aussi employé comme moyen désinfectant, mais seulement pour pnrifier les vêtemens ou les lieux inhabités; car lorsqu'on le dégage dans une salle habitée par des malades surtout, il provoque fortement la toux,, i

Les eaux sulfureuses , auxquelles ce nom ne convient pas , sont des eaux chargées d'acide hydrosulfurique.

SULFURIQUE, aà).,sulfurïcust nom d'un des acides que Te soufre produit en se combinant avec l'oxigèue. C'est un liquide transparent, incolore, inodore, déliquescent, dont la pesanteur est double de celle de l'eau. Il est très caustique , et les substances organiques avec lesquelles on le met en contact , sont promptement noircies par son action. Il se congèle à la

SUPER FÉTATION 5o3 température de huit à dix degrés au dessous de zéro R. Oii ' le fabrique de i ou tes pièces en brûlant le soufre avec un peu de nitrate de potasse dans des chambres garnies intérieurement

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Cependant il paraît, comme lous les acidulés, aeir alors plutôt comme astringent, et quelquefois il développf, surtout à dose un peu plus forte , une légère irritation qui peut le rendre avantageux dans les pbegoiasies chroniques de l'organe respiratoire. On le mêle assez ordinairement avec trois parties d'alcool, ce qui constituée Veau de RabeL La causticité dont il jouit dans l'état de concentration permet de l'employer pour cautériser ceriaines.*iii?face«. t,

SUMAC, s. m. , rhus ; genre de plantes de la pentandrie trigynie, L., et de la famille des lércbinthacées, J., qui a pour «caractères : calice à cinq divisions, cinq . pétales, un petit drupe contenant un noyau monosperme.

Les habitans du midi de l'Europe emploient quelquefois, comme tonique et astringent, la décoction des feuilles ou des fruits du sumac des corroyeurs^ rhus coriaria , qui croit dans leurs climats. Cette décoction a ç'té prescrite dans la diarrhée, et pgur fomenlei les ulcères a toniques.. .

Lejustety rhus coiïnus , a été proposé pour remplacer le quinquina, par Zsoldos, dont les, essais uc paraissent pas avoir été tipétâ.i ./ j-.»-.»,»,!, lu-,,., s ,J .J,

Le sumac vénéneux , rhus toxicodendran et radicans , arbrisseau de l'Amérique du nord > laisse échappe/, par les incisions faites à son écorce, un âuc lactescent, acre et caustique , qui, non-seulement empoisonne. lorsqu'on l'introduit dans l'estomac, mais encore produit des rougeurs et des pustules par sa simple application à la peau. 11 s'en échappe aussi des éma-

[u'on soit arriyé à un ou deux gros pour chaque prise.

SUPERFÉTATION, s. L; couception d'un enfant lorsqu'il en existe déjà un depuis quelque temps, dans la matrice. Ce phénomène, attesté par un grand nombre d'observa*

5o4 SUl'IXATJWR

riqjij authentiques» (iVjMS lieu seulement >rf#mi Je. cas 4e matrice bilohee, comme le croyaient Uippocrate QtjAfistote , mais encore chez cer laines (crûmes qui ont la mail ice vé| itablement simple. Ce dernier fait a clé constate maintes fois, et l'on ne peut rrtus avoir de doutes a son égarfd^ malgré Jet a rgumeus dont Littre s'est servi pour en établir la prétendue impossibilité, et malgré l'opinion de Baudcloque, qui pensait que les naissances successives n'étaient que l'effet de la maladresse de l'accoucheur, ou de quelques circonstances particulière?. Kri examinant avec soin plusieurs femmes qui ont fourni des exemples de ce phénomène» on a remarque que les lochies ne tardèrent pas à s'arrêter après la sortie du premier enfant, qu'il ne parut ni fait aux seins, ni lièvre de lait, quoique les mamelles fussent développées, que les femmes éprouvèrent , peu de. temps apiès leur déli vi anee , les mêmes inconvéniens que durant la grossesse, dont tous les symptômes continuèrent, enfin, qu'après le second accouchement, les lochies copièrent abondamment, et la sécrétion lactée s'éiablit. Il reste encore d'intéressantes recherches a faire sur ce point <>rw ur et peu connu.

SUPERPUlîOATIOiN , s. f. superpurgatio : purgntion excessive, caractérisée par dix , quinze, vingt sollcs, des douleurs dans l'abdomen, de la chaleur à l'anus, du ténesme^ i des déjections sanguinolentes, un abattement extrême, ci même nue scène qui approche de la syncope , de l'agonie; La suite ordinaire de la superpnrgation est une entérite fciftpë o/i cl ironique, toujours nue faiblesse extrême, mais passagère* etsouvent la gastro-entérite chronique. Quelquefois. la flWMcn est le résultat. Tout cela est bien connu; on n'ignore pas qu'un purgatif dont pour une personne devient quelque/bis un poison pour un autre; on sait que les drastiques sont des poisons entre les mains des empiriques; on punit^Je$lpmfl$ if^nneurs , et l'on encourage les empiriques par l'impunité. Mplicre n'avait pas deviné qu'un magistrat serait appelé a décider] sur l'innocuité d'un supcrpufgatif, le jour même où il l'aurait dans les intestins. Le vrai médecin provoque très -rarement la superpurgation ; le charlatan, médecin ou non, la provoque sans cesse ; le public appelle le premier systématique, et son art est, dit-on , conjectural ; le second est pour lui un guérisseur,, un praticien. Lequel est le plus dupe, du médecin probe et pauvre, ou du public ignorant, qui livre sa vie aux empiriques et les enrichit?

SUPIN A.TEUR, adj. et s. m., supînator ; qui contribue à la supination, qui l'effectue.

Le muscle grand ou long supinateury allongé cl plus épaU en haut qu'en bas, occupe le bord externe de l'avant bras.

by Googl

Des fibres tendftefcse* .^feokrièsl^ttâAenA^

rieur* <M tord^rfeuV de i%umjÊ.?3s? passait en3y^,5ur la

uartie irifcrie^^*»^

*int bràs^AWëêl^HtBitfraUT^A^ il W range. Le teri^ortjopg et

à b fatieadlêrieùre du bord interne du radius, peu au,< dessus de la face fcférleure de cÀ ok. ^êtouklé, fournanj je radius en aro*e^èo>*dans, p^ Ja proatiohv If eontrrbire ausif à fl^cBiTraVàn^-bfbs., , , j . >

muscla petit ou coutt stipfoéteur^'ie iorine triangulaire, naît de la partie supérieure de la 'antérieure du cubitus , se porte en bas et en devant , se contourne sur la partie supérieure du radius , cl s'attache a la partie auterieure ùe la capsule du cubitus , ainsi riu'îi fa partie supérieure des faces antérieure et 'interne du radius, jusqu'au bord postérieur de cet os. Il faiit tourner le radius et la maiii sur leur axe , de dedans

SUPINATION , s. f. , supinatio ; les anatomistes disent que la main és% dans la supination , quand sa face palmaire regarde en haut , direction que lui impriment les deux muscles supiiiatem s. On appelle aussi coucher en supination , l'altitude dés malades qui restent étendus sur le dos dans leur lit : c'est toujours un symptôme t»rave , et l'annonce d'une vive affection des*viscèfesdn b»s.ventre. 1 ' mJ';

SUPPURAT1F, , suppiirathus ; qui a la propriété d'exciter ou» éc fàVOrfeér ht sécrétion du pus. Routes les substances légèrement 'efccirahtes possèdent Ccfciè propriété, lorsque la solution dé conthmité ' sur laquelïe Otl (es applique n'est pas le siège 4TufiélinflàmmâftH>ri tron'vive, qu'elles ne feraient qu'agraver encote' davantage, 'Jflink ce dernier cas, les émoiliens sont le^seul Widyetf SÙr^leqUér brf'Missc compter pour rétablir sûrcmetiHa'toppuràtiOri Si^^inîeè. 11 n*y a donc pas de médioamens éuffpuritHs iJJrbprerifceiit dfls. tous les agens de ia matiir^ ihédicâle pe^ivebt !è ' devenir''; pourvu que leur action stimulante sdk^ppropvWfe âu degré de Susceptibilité ou d'excitatk*i4âft èxiitan^ àans W pahlè^

SUPPURATION1, si T. y iuppnratk S\ formation du pus.

Le môme vagne qui règne dans la signification du mot pus se rattache a celle du mot suppuration. Cependant on emploie assez généralement ce dernier pour désigner la formation du> pus phlegraoneux , c'est-h-dlre de celui qui succède à l'inflan mation du tissu cellulaire; car la suppuration, sous quelque point de vue et dans quelque organe qu'on la considère, est toujours Je résultat d'une phlegmasic. Ce point de doctrine médicale a donné lieu à une multitude de divagations cl d'by-

5of> SUPINATION ■

pothc&es dont nous allons présenter en peu de mots le sommaire.

Les anciens ne voyaient qu'une sorte de coction dans suppuration, et pendant une longue suite de siècles , otiw contenta de celte théorie, qui semblait expliquer le phénomène d'une manière satisfaisante , quoiqu'en réalité elle ne présentât aucun sens à lVsprit. Boerhaave regardait le pus comme formé par la dissolution des solides organiques dans toutes les parties frappées d'iuflammation, cfcmme le résultat d?s liquides extra vases par la rupluredcs petits vaisseaux, et mêlés aux débris des solides avec lesquels ils éprouvent une sorte décoction. Suivant Vcrduc, c'e-st un mélange de chyle plus ou moins altéré avec du sang et des débris des vaisseaux rompus, opinion dont celle de Hcister se rapproche beaucoup. Platner, qui croyait que le sang, stagnant hors des vaisseaux , se changeait en puspàr l'action vitale, attribuait la suppuration à la congélation du sang sorti des artères, et au mélange qui se faisait avec lui des parties voisines liquéfiées. En un mot, presque lo.us les écrivains du siècle dernier, égarés par les doctrines mécaniques de Boerhaave , supposaient que la formation du pus était due h la décomposition des solides et h leur combinaison avec les fluides épanchés et altérés. Quesnay sortit un peu de celte rouie, mais sans beaucoup s'en écarter; car le pus lui paraissait formé, en dernière analyse, des débris des sucs a lbu milieux, soit sanguins, «soi t lymphatiques, sucs qui, suivant lui, d'abord glaireux ou jnucilagineux , se figent pour produire uric couche blanchâtre et couenneuse sur le sang tiré de la veine , et prennent enfin le caractère purulent, avec un degré d'élaboration de plus. Grashuis,cro3rant trouver une grande analogie entre la graisse et le pus , conclut que la formation de ce dernier a lieu dans Te tissu cellulaire , et que la graisse en est la matière première. Pringle le fit provenir d'un changement particulier du sérum du sang, causé par une espèce de coction ou de fermentation que subit la partie enflammée. Dehaen vint ensuite, ui admit que le pus, crée dans le sang, est dépose tout formé ans les abcès. Si , à toutes ces hypothèses , on joint encore celles sur ta nature alcaline, acide ou putride du produit de la suppuration, on aura une idée assez complète de toutes les erreurs que les siècles ont accumulées, et dont les médecins se sont néanmoins contentés pendant si long-temps.

La suppuration est un acte vital-, qui succède toujours a une iuflammalion , c'est-à-dire , à une îrritation vasculaire locale., quoique celle-ci ne soit pas toujours apparente, et n'ait pas non plus constamment son siège dans la partie qui contient le pus. Il faut en outre , pour que le pus se forme , que

SURDENt 5o7

l'inflammation dît un degré de force intermédiaire entre l'état chronique et sou plus grand degré possible de violence. Mais la formation du pus n'est pa| toujours la suite nécessaire d'une phlegmasie, celle-ci pouvant avorter , soit d'elle-même, soit par les efforts de l'art , ou passer au mode chronique, ou enfin se terminer par la gangrène. Quant à ce qui se passe dans le travail même de la suppuration, nous l'ignorons entièrement. 11 parait seulement probable qu'un degré de phlegmasie transforme toutes les parties £n de nouveaux organes sécrétoires, dont l'action donne naissance au pus. Cette hypothèse expliquerait assezbien les innombrables nuances que le pus présente en raison des surfaces qui le fournissent , et même du degré d'irritation de ces surfaces; elle rend d'ailleurs raison de l'influence qu'exercent sur la suppuration toutes les causes capables de porler un trouble quelconque dans l'économie animale , comme font si souvent, par exemple, les vives affections de l'àme, les indigestions, les Applications de certaines substances, les vicissitudes atmosphériques y car jamais les causes qui changent les qualités du pus, n'agissent sur ce liquide lui-même, et elles n'allèrent ses qualités qu'en modifiant 1 action organique dont il est le produit.

SURAL, adj., suràlis; qui appartient au gras de la jambe. Ordonnait autrefois cette épithète, maintenant inusitée, aux vaisseaux sanguins et aux nerfs qui se distribuent dans les muscles du mollet.

SURCOSTAL, adj. et s. m., surcoslalis ; qui est situé sur les côtes.

Les muscles sur-costaux sont de petits et minces. faisceaux charnus, aplatis et rayonnes, très - distincts des intercostaux internes aux externes, derrière lesquels on les observe. On en compte douze de chaque côte. Ils naissent du sommet des apophyses transverses des vertèbres du dos, et vont obliquement s'attacheraubord supérieur de la côte placée au dessous, quelquefois aussi a la suivante, par un appendice qui passe alors ^ sur le ligament costo-transversaire postérieur. Comme ils contribuent à élever les côtes, on doit les ranger au nombre des muscles inspirateurs.

SURDENT, s. f. ; terme dont les dentistes se servent pour désigrfer une dent qui n'est pas placée sur le même rang que les autres , et qui tient soit à la persistance d'une dent de la première dentition, soit au développement d'un germe surnuméraire. Il est rare qu'on observe des surdents ailleurs qu'au* incisives et aux canines. Cependant on a vu des individus en porter un si grand nombre que le bord» alvéolaire de leurs mâchoires semblait être garni d'une double rangée de dents.

5o8 SURblTÉ } u

SURDITÉ, $. f. , surditas , cophosis ; piWjpfl plus ou moins complète du sens de l'ouïe, dont le premier degré est la dureté d'oreille, la faiblesse de tyuïe, ohauditio , baryecoia t difficidtas aitdilus , dysecoia. Il y a cette différence ciitrtjU cécité et la surdité que souvent ou distingue aisément la<caus# de la première, tandis que très^ rarement ou parvient a recon* naître celle de la seconde. Ainsi, Ton voit une inflammation s'établir a la conjonctive, et Ton se hâte de la combattre pour provenir la formation d'une taie qui pourrait en être le ce* sultat. Ou fait tout pour l'cmpèchcr do passer à IVuu t hronique, de peur qu'elle ne se propage aux parties internes. Lors même que le mal commence par ces parties , on le reconnaît parfois dès son principe. Enfin, eu n'est que dans un petit nombre de cas que la cause de la cécité .demeure inconnue. C'est tout le contraire pour la surdité: la diminution progressive de la faculté d'enteudre de loin», de distinguer de» sons diflérens dans la conversation, dans un concert, l'impatience des bruits opposés annoncent seuls l'invasion du désordre dans une fonction si importante. Elle est très fréquente^cbei les enfans en bas âgo ; plie est môme trop souvent congéniale. Dans ce dernier cas, comment la prévenir? comment Tempe* cher dans le premier? Chez l'adulte, il est rare que le sujet réclame les secours de la médecine avant, qu'il ne soit tout a fait sourd ou peu s'en faut. Le diagnostic mime de la surdiié est parfois difficile ; le plus ordinairement on a fait de cette altération de fonction une névrose, ne sachant la rapporter à sa . véritable cause. Valsalva , Duverney ont laissé pcu.de chose* sur la surdité; des observations sont éparses oJans; beaucoup d'auieurs. hard est le seul qui ait publié une bonne monographie sur ce sujet ; ce que nous allons en dire est extrait de son excellent ouvrage.

Lorsqu'uu enfant arrive a l'âge de cinq ou six ans sans parler, ou du moins sans parler distinctement, il s'agit 8c décider d'abord s'il est sourd, ensuite s'il l'est complètement, enfin s'il l'est assez pour qu'on doive attribuer le défaut de langage h cette cause , ou s'il faut l'attribuer au défaut d'aptitude intellectuelle. Si l'enfant ne montre aucune attention, s'il est d'une turbulence excessive , s'il est transporté tantôt de joie, tantôt de colère, toujours sans motif; si ses caresses sont au* tomaliques , sans expression , il est idiot , et telle est la cause incurable pour laquelle il ne parle pas ou il parle mal; s'il n'offre point les signes de l'idiotisme, on s'assure du degré d'audition dont il jouit ; on l'accoutume à lever un doigt cl)»" que fois qà'il entend le bruit résultant de la chute du battant sur le cercle gradué de l'acoumctre d'Itard. Quand l'ouïe

SÇUDITÉ 5o9

n'existe pas, le$ pareils en sonl bien instruits par leurs rapports journaliers avec l'eufaot.

Chez les adultes ou Je9 enfans qui jusflue là ont entendu, la surdité s'établit ou sans aucune maladie antécédente , ou à la suite d'une malàdre dç l'oreille, ou après une maladie de

spontanément, si ce n'est passagèrement pendant l'écoulement des règles, quand l'esprit est calme, sous l'influence de la sobriété, par le repos , dans la saison chaude ou sèche, de telle sorte qu'elle est quelquefois intermittente ; ainsi, elle n'a lieu chez certains sujets que pendant l'hiver, ou quand lefluxhémôrroidal ou menstruel tarde à paraître , et, chez un petit nombre, quand on détruit la vermine de la tête.

— ■ — o iiaiHauvc, uc«uluujj »uiii hjhh.s. mie be mamteste

souvent chez lés jeunes sujets affectés d'irritations lymphatiques ou muqueuses. Souvent elle accompagne les dattes, ou succède à l'érysipèJe, à la rougeole, à îa scarlatine, à la variole.

Elle est sans espoir de guérisou quand elle dépend de l'encéphalite, quand elle succède h l'apoplexie, à un bruit êxcessif , à une contusion du crâne, quand elle se déclare sans autre' affection primitive, lentement , Vers le déclin de l'âge et sans interruption. En général, elle ne cesse point quand elle a duré quelques mois ; elle s^agrave dans les maladies aigués; très-rarement elle cesse lors de la première menstruation. La guerison s pdn In née n'a guère lieu que dans le cas où la surdité dépendant de l'obstruction du conduit exierue, uu travail inflammatoire en occasîone le déblaiement.

. La surdité qur survient dans le cours d'une maladie aigué f n est pas toujours d'un mauvais augure. Au déclin de la maladie elle fait espéier.le rétablissement; mais on doit craindre qu elle ne subsiste après le retour à la santé; néanmoins assez souvent elle se dissipe durant la convalescence ou peu après.

La surdité dépend soit d'une lésion appréciable de l'oreille exiguë, de la membrane du tympan, de l'oreille interne, du Tl a£ou!l,<iue>. soit d'u» état de pléthore générale ou locale , de J aifect*,, primitive d'un autre organe, actuelle ou passée , soit enfin d un vice congéoial de l'oreille interne, et peut-être a une maladie de cet organe ou du cerveau chez le fa tus. % Ainsi, lorsqu'on est consulté pour un cas de surdité, H faut ■enquérir de l'époque de son invasion, de sou degré, examiner « il y a écoulement purifonne, ulcération , carie de l'oreille ,

5io SURDITÉ

des excroissances dans le conduit auditif; si ce conduil est oblitéré, s'il est très-élargi, sec et aride , si la membrane du tympan est épaissie on perforée, si les osselets existent encore ou s'ils se sont disjoints et sont tombés hors de la cavité qui les récèle, si la trompe d'Eustacbe est obstruée , s'il y a engouement de l'oreille interne , si les cavités renferment du sang , ii le nerf auditif est comprimé ou paralysé, enfin, si le sujet est dans un état de pléthore, si la surdité a eu lieu après la cessation brusque, la délitescence d'un exauljicme , le dessèchement d'un ulcère, l'interruption d'un accès de goutte, la suppression subite de l'irritation psorique de la peau, de là teigne muqueuse ; si le sujet a eu ou bien a encore des maux vénériens ou des dartres.

Parmi ces diverses affections dont la surdité n'est que le symptôme ou l'effet, il en est d'aisées à reconnaître, d'autres sont encore problématiques, et tout au plus probables. Plusieurs coexistent avec la surdité, ou l'ont procédés sans qu'il y ait rapport de causalité. 11 faut d'ailleurs commeucer par traiter ces affections par les moyens indiqués , lors même que la surdité n'a pas lieu; ensuite si le traitement n'a pas fait disparaître celle-ci, il faut insister sur les excitans de la peau, des membranes muqueuses , et sur tous les moyens qui peuvent détourner l'afflux du sang vers la tête.

Les plus belles cures qu'llard ait obtenues sont celles qui ont rie le résultat de la désobstrua ion de la trompe d'Eustacbe h l'aide de son cathéter, et de la perforation de la membrane du tympan. Il a quelquefois provoqué avec avantage l'inflammation du oonduit auditif externe par l'application d'un irritant cl même d'un caustique. Les drastiques lui ont réussi dans quelques cas. Toujours dans le traitement de la surdité , il agit avec vigueur, parce que les dérivatifs seuls ont quélque action , et aussi parce qu'en généra) le6 sourds sont moins faciles à émouvoir. En général, dit-il, on peut assurer que de toutes les maladies de nos sens celles de l'audition sont les plus rebelles. On conçoit que la surdité qui dépend de la pléthore seulement est assez facile à guérir, à moins qu'elle ne soit accompagnée d'une phlegmasie chronique de l'oreille interne , cause plus fréquente qu'on ne croit de la perte de l'ouïe , comme decelle de la vue. Quaud la surdité dépend d'une piilogose chronique de la membrane de la caisse , de celle qui tapisse la trompe d'Eustacbe , il y a espoir assez forfdé de parvenir à la guérir, dans beaucoup de cas. Itard a obtenu de grânds succès en ce genre.

Cet excellent observateur ne pense pas que la perte de l'ouïe soit plus douloureuse à supporter que celle de la vue. Dans un cercle nombreux, celui qui n'y voit pas, mais qui entend

SURDITÉ. 5n

a qui parle, paraît moins à plaindre qu'un sourd; mats, dans la solitude , en présence de l'industrie ou de la nature, le plus matHeureux est l'aveugle. Le sourd vit isolé; il est privé de» avantages de la fréquentation du monde. Si la surdité lui vient dans l'enfance, il perd la parole; si la surdité survient plus taïd, sa voix s'altère, il finit par parler très-bos et très-confusément. Quand ta perte de l'ouïe est complète; il y a ordinairement diminution dé la sensibilité d'autres organes , ainsi qu'il a été dit plus haut. La perte de ce sens iieit compensée par plus de finesse dans aucun autre ; les sourds sont seulement plus observateurs, niais non plus clairvoyans.

A l'ouverture des cadavres, on trouve assez souvent l'organe de l'ouïe dans un état d'intégrité ; d'autres fois on observe des concrétions dans le conduit auditif, la caisse , la trompe d'Eustache ou les cellules mastoïdiennes, les osselets détruits ou .ankylosés, les cavités auditives rongées parla carie, les membranes qui les tapissent épaissies, fongueuses , carnifiées, ulcérées , perforées, en partie détruites; parfois on trouve des tumeurs placées près de l'orifice guttural* de la trompe d'Eustache , des altérations de l'encéphale près l'origine du nerf . acoustique ou sur son trajet. Itard met en première ligre, comme causes déterminantes de la surdité, les phlegmasics primitives, consécutives ou mélastatiques des membranes qui revêtent les cavités de l'oreille. '

La surdité de naissance, cl, ce qui revient au même , celic qui s'établit dans le très-jeune âge, constituent la surdi-mutité ou la surdité avec mutisme, dans laquelle celui-ci est la conséquence nécessaire de celle-là. On n'a, pour l'ordinaire, que des renseignemens très- inexacts et très -incomplets sur les causes de la surdi-mutité. L'important est de décider si le nerf acoustique est paralysé, ou s'il est intact, mais empêché dans ses fonctions par un obstacle matériel , susceptible ou noti d'être écarté. Deux fois, après la mou, Itard a rencontré la caisse remplie de concrétions d'apparence crayeuse; deux aulrefois il a vu la membrane qui la tapisse couverte de végétations , la membrane du tympan et les osselets étaient détruits. Chez un' cinquième sujet, il y avait une matière gélatineuse non-seulement dans lu totalité de la caisse, mais encore dans toutes les sinuosités du labyrinthe. Chez un sixième , mort à la suite d'inflammation céphalique , le nerf acoustique était réduit a la mollesse du mucus. L'absence du conduit aùaitif externe est peut-être une cause de surdité congéniale. Fabrice d'Àquapendente t'a vue provenir de ce qae la membrane du tympan était couverte d'uu prolongement épais et coriace de la peau. Un polype peut produire la surdité congéniale ; mais , dans le plus grand nombre de cas ,

5ia SUEDTTÉ

on ne découvre rien, ai avant ni après la mort, qui indique lu cause prochaine de ia surdité de naissance.

Les causes de la surdité cor (géniale ne différent point de celles de la surdité qui survient chez les adultes, mais la première dépend le plus ordinairement d'une paralysie congé; niale ou acquise, elle succède surtout aux coi. * ulsions de I est— fauce.

ltard distingue cinq classes de sourds-muets : Les premiers entendent la parole , quand elle est très-lente , très-ëïevée, très-directe et tres-rapprochée, et distinguent les inflexions d'êtoooement, de plaisir, de pitic, de douleur; leur voix les imite plus ou moins; ils forment à peine le quarantième du uombre total des sourds-muets, d'après un relevé fait pendant dix ans.

Les seconds n'entendent qu'imparfaitement la parole; ils perçoivent les sons voyelles, et ue peuvent distinguer beaucoup de consonnes, lors même qu'on parle très-haut; ils confondent les monosyllabes daus lesquels entrent les labiales faibles , avec ceux qui sont formés de labiales fortes; ils entrent pour un trentième, dans le nombre total, pendant vingt ans.

Ces deux classes sont fort susceptibles d'amélioration relativement à l'ouïe.

Les troisièmes entendent la voix et ne distinguent pas la paroie : ils ne perçoivent absolument que les voyelles, quoiqu'ils s'aperçoivent qu'elles acquièrent une plus grande intensité lorsqu'on les prononce avec les consonnes. La voix est chez eux rude et sans modulation f ils lormeut la vingt-quatrième partie du nombre total.

Les quatrièmes, insensibles a la voix, à la parole, aux sons, n'entendent que les bruits violens, tels que le toanerre , l'explosion des armes à feu, le eboe d'une porte que Ton ferme avec force, le tintement d'une grosse cloche rapprochée ou du tam-tam. Ils forment les deux cinquièmes du nombre total.

Les cinquièmes enfin , et . ce sont la moitié des sourdsmuets, sont complètement sourds : ils ne perçoivent les fortes détonations que par l'ébranlement de l'air et celui du soi, qui se propagent à leur corps.

Personne , avant ltard , n'avait peintres résultats de la surdité congcniale, ou les particularités diverses, qui caractérisent les sourds-muets. Isolé par son infirmité , le sourd de naissance ou dès le bas-âge n'est pas seulement muet, ses facultés intellectuelles restent dans un état de développement plus ou inoins incomplet. Cette infériorité de l'intelligence et le mutisme sont aussi prononcés chez iç sourd de la première classe

que chez cçl^i çljçjy xypquièwe* Çou/.Jf s enfant J»ois premières, entendre et^uxtqurlfp6^f»J^ootr,Mu JL^vaii.X«*igwit et un effort, d'a^^QU- pou/l, jtfAr^ntifl^paidsfc, IWtffcs qué le» enfàns qui \o\i\sffi$tdfi .tpute la, £a/^u,Ué jftu4i^ttfe,tfl'jriiMvfcent avec la pîùs vive .i^alîffacU9.i)i,ÇlL. une inur^sajjlet-^^oftité. Lus enfans a JBpitic' #5pu^^7qg|^^YS^^^piÇ^l^i.1*Pft;pluase d'après un seul mot, comme le font les adultes en pareil cas. Ils écoutent de ,mpins cai woii»s^r^*ie1 ,4*1 JLi$u ;«kh6*b«»éî i o rcr chea.)eu^è s^.d^ipfe ^ .p^^jjjjHii^e^. , quoique ^eu sourds ils' restent wu'ejû. ,L.cs, ^us3a#«B*ij4>j çcwxidqu'on oblige a l'étude de.-k poro^e ^-rfi^pt ^e4q#i«A.i«noMiii»par^ faitement.a^ euphoni* *>al

assembles el n^prnu^Ulue 4csjtop:ucQk«ertei. Leurs phrases u offrent que des adjectifs, des subsUulifs et ^quelques, yeçbes ^adtermwés^ enfa^s^g^ de qual*e ou- cinq ans, et même des adolcscens, tombent p^vf^daw cet état par la dimmutioo de Jouic^ te* sous vocaux qu ris prononcent perdent.pjçu^^pu leur dQuceur, leur rooduluÉHm; chaque jour, dit Uard , efface , le soutenir ^quelque moC et de l'idée douUl,él^t le tw#> la peiue.^puter.étetttt.le.dé^ sir de parler, surtout de questionner, et bientôt cet enfant^ borné à V^^o^^ 4*i «priment

imparfaitement les besoins et les jouissances du «bas» âge , se trouve relégué .dans la pjass^ /Ipf iftwiruuieu, .

Crmrau-on qu Ilippocratfi^ A»stote, Dulaurenft, Paie, ont ignoré q^b^c.mmisuic des sourds - wri^is piovient de leur surdité ?, I^preude! qui rçsoluj. ce problème, sans en chercher toutefois, lj |pluiian,:fut un bénédictin espagnol qui, par divers exercices, rendit la paroiq.a, dçs.fiourds-muels en leur faisant ypir comment on forme des sons articulés.

Le HounJ-n]uct,;.cjit.Jjavflf a au dehors toutes les manières et les usages, de Ihcmmeicivjjisé* et, au dedans toute la barbarie et l* ignorance; d un sauvage ; il est sans notion des lois, des liens de famille, di»nu'ii:t social, de religion ; en un, mot, il est dépourvu de toute idée mère ou plutôt générale. Le sourd-muet instruit parle de .tout cela * non d'après ses souvenirs, mais d'après ses lumières actuelles. Tout ce que Massieu a écrit des ide'cs qu'il avait avant de recevoir l'instruction de l'Institution, n'est que la dictée de son imagination. Alors même, que les sourds-muets, par suite de l'éducation, s'élèvent aux plus hautes conceptions, le monde social leur reste incopnu. Aussi sont-ils métians et crédules, sans expérience , et dans un véritable éta.t de demi-enfance, qui, selon Itard, doit être pris en considération par les législateurs. Leur isolement a l'avantage de ies préserver d'une foule de préjugés, de vaines terreurs; la vue d'un cadavre ne leur inspire

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aucune frayeur, quoi qu'ils soient très-attachés h la vie; maïs, dans lvs périls positifs, ils sont fort craintifs. Leur croyance en Dieu et au pouvoir de la médecine est immense et inébranlable, mais leur religion influe bien plus sur quelques-unes de leurs déterminations que sur leur conduite habituelle,' et certes, en cela nous pensons qu'ils ressemblent beaucoup aux autres hommes. >

11 n'est pas , selon Itard , de créatures moins aimantes que Test en général le sourd-muet sans instruction; et lors même qu'il a été développé par l'éducation, il est encore remarquable par la légèreté de ses affections* Les sourds-muets ne sorti nullement reconnaissans j ils sont peu susceptibles d'amitié. L'amour pour eux se réduit aux plaisirs sexuels. Le sentiment de la compassion est très-faible chez eux. L'ambition, l'amour de la gloire et des honneurs effleurent a peine leur cœur; ils ont peu d'émulation. A l'abri des grandes peines de l'âme, on ne les voit point moroses et soucieux comme les sourds qui n'ont perdu l'ouïe qu'après avoir connu tous les besoins et les plaisirs sociaux. En société d'hommes parlans, ils sont distraits, inoccupés ou observateurs, jamais en peine de ce qu'on peut dire d'eux, ni affligés de leur infirmité. Entre eux, les sourds-muets ne sont pas moins gais que les autres hommes. Us sont peu susceptibles d'une longue tristesse, et tout à fait exempts du vague sentiment de la mélancolie , si ce n'est quand, éprouvant le besoin et le désir de se marier, ils ne peuvent y parvenir, et n'y suppléent point

Ïmx esprit de religion. Les sourdes-muettes supportent le céibat avec plus de résignation ; elles se rapprochent des autres femmes plus que les sourds-muets des autres hommes. Une d'elles se suicida par suite d'un amour violent avec faiblesse, et ses tristes conséquences,. „ . , %

ltard reconnaît d'ailleurs qu'il est quelques exceptions à ces généralités, et qu'il a vu quelques sourds-muets élevés au dessus de leurs pareils; mais il en a connu d'autres bien au dessous de l'homme, dans un état de stupidité qui se confond avec le premier degré de l'idiotisme. Plus d'un quarantième des sourds-muets se compose d'idiots ; il n'est pas rare de rencontrer quelque idiot dans la famille d'un sourd -muet. Une sœur de Massieu est idiote.

La conclusion générale des observations d'Itard , c'est que les sourds-muets sont inférieurs aux autres hommes sans être moins perfectibles. Massieu était jadis un phénomène au milieu de ses compagnons d'infortune : actuellement, il n'est plus qu'un élève très-distingué; un d'eux l'a égalé, plusieurs s'en sont rapprochés, et l'auraient peut-être surpassé s'ils n'eussent pas quitté l'Institution. Ce perfectionnement tient à

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