‹ Dictionaire abrégé des sciences médicalesChapitre 89 sur 101 · SYMÉTRIE · texte numérisé non relu

SYMÉTRIE

voit descendre d'avant eu arrière, de la partie moyenne du crâne , la taux cérébrale , à laquelle correspondent les crêtes internes des os frontal et occipital. An dessous de ce repli, ou aperçoit le corps calleux, qui uni* le» deux hémisphères du cerveau : plus bas, la cloison transparente, formée de deux lames adossées Tune contre l'autre. Les fosses uasales sont partagées en deux moitiés, une de chaque côté, par une cloison osseuse en haut et en arrière, cartilagineuse en devant, qui est formée par le vomer et par une panie de 1 ethmoïde. Les freins des lèvres et la luette sont des indices de la cloison dans la bouche, comme l'adossemeni des deux plèvres, d'où résultent les deux médiastins, en est un dans la poitrine. Une cloison longitudinale règne également entre les deu* moitiés du cœur. Mais cette cloison n'est qu'indiquée dans l'abdomen, où l'on en trouve néanmoins quelques traces dans le ligament suspenseur du foie, dans le repli du péritoine étendu de la vessie à l'ombilic , et dans le mésentère. Une cloison perpendiculaire coupe la verge et le 'di loris en deux segmens, et cette cloison est même marquée au dehors, chea l'homme, par le ra plié du scrotum.

La plupart des parties impaires sont situées sur la ligne médiane, qui les coupe en deux, ou du moins formées de deux segmens à peu près égaux en dimension. Ce qu'il y a en outre de bien remarquable, c'est que les vaisseaux des deux cotes s'anastomosent fréquemment ensemble. Les artères coronaires des lèvres, les sinus de la moelle épinière, les artères vertébrales, les cérébrales, les spinales, offrent des exemples de cette disposition.

La symétrie de haut en bas est beaucoup moins prononcée que la précédente. Cependant il en existe des traces trop sensibles pour qu'on puisse la méconnaître. Ainsi les membres pelviens et thoraciques se ressemblent sous le point de vue du nombre des subdivisions qu'ils renferment,, de la forme et du nombre des parties qui concourent à les former , et les légères différences qu'ils présentent , dépendent, pour la plupart, de la diversité des fonctions auxquelles ils sont destinés. Mais on a , dans ces derniers temps, cherché des traces beaucoup moins évidentes de symétrie entre les deux moitiés supérieure et inférieure du tronc, y compris la tète. Quelque forcées qu'elles puissent souvent sembler au premier aspect, il est bon néanmoins de- les connaître d'après Meckel. La base du tronc , ou la colonne vertébrale, ne porte des os particuliers et distincts, ceux qu'on appelle côtes, qu'à sa partie moyenne; au dessus et au dessous de laquelle elle en est dépourvue. La tête et le sacrum qui la terminent en haut et en bus , ont cela de -commun qu'ils résultent tous deux d'une agrégation de vertèbres

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