SYMÉTRIE
pli s volumineuses que les autres, qui se soudent plus tard, qui ne se réunissent même quelquefois pas du tout sur la ligne médiane, qui se composent chacune d'un nombre plus considérable de pièces, et qui, enfin, s'articulent avec des os mobiles, «a mâchoire inférieure et le coccyx, qui ne sont euxmêmes que des vertèbres imparfaites, représentant , la première, l'arc, et la seconde le corps d'un de ces os. Ces deux moitiés se correspondent encore en ce qu'il se fait un développement plus considérable de poils a l'extrémité de chacune, au menton et au pubis, poils qui prennent ou ne prennent pas d'accroissement sous l'influence des mêmes circonstances. Il y a également, entre les deux bouts du canal alimentaire et les organes qui y sont annexes, une analogie indiquée par la dilatation qu'on y remarque et par les muscles très-forts qui garnissent leurs parois. On a même été jusqu'à comparer 1 ap: pareil respiratoire à l'appareil urinaire, et la réunion de la thyroïde, du thymus et de la langue, aux parties génitales. Ou a regardé le thymus comme correspondant aux ovaires et aux testicules, la thyroïde comme l'analogue de la prostate, des vésicules séminales et de la matrice , la langue comme le représentant du gland et du clitoris , le nez et le larynx comme les analogues de l'urètre et du vagin. Quelqu'étranges que paraissent ces rapprochemens, on doit avouer que les sympathies, tant physiologiques que pathologiques, militent beaucoup en leur faveur. D'un autre côté, la disposition du système vasculaire, nerveux et musculaire, offre une similitude frappante daus lesdeuxcxtrémilcsdutronc7cnirclcsquelleslediapîuagme établit uue ligne de démarcation comparable, jusqu'à un certain point, à celle dont on trouve des traces si nombreuses entre les deux moitiés latérales.
La symétrie d'avant en arrière est la moins parquée de; toutes. On n'y a même fait que très-peu d'attention jusqu'à présent, probablement parce que la surface du corps en montre à peine quelques traces. Mais il en existe de bien manifestes, à l'intérieur, que Mcckel a pris soin aussi de signaler. Ainsi, la colonne vertébrale est manifestement représentée en devant par la chaîne sterualc, mais d'une manière incomplète , du moins chez l'homme, car l'analogie devient beaucoup plus évidente chez certains animaux. La ligne blanche continue l'analogie dans les parois abdominales. Aux gros troncs vasculaires qui descendent le long du rachis, correspondent, en avant , les vaisseaux mammaires internes et épigastriques, comme aussi la moelle épinière, au nerf grand sympathique. On reconnaît également cette loi dan* la duplicité de chaque moitié latérale de la moelle rachidienne , qui est composée ellemême de deux cordons, l'un antérieur, l'autre postérieur,
by Coogl
SYMPATHIE 5 dans la présence «Tune série antérieure et d'une terfe nosté mure de racia» des nerf* racbidiens, et dan* la division de 1 encéphale en cerveau et cervelet.
Touic» ces considccatioBasont fort imporiantes, et le deviendront encore davantage forsqu'on y rattache» celles qui peuvent être puisées dans les phénomènes des maladies. Elfes ré pandioni tôt oif tard un grand jour sur la théorie encore peu avancée des sympathies , et, sous ce rapport, la médecine devra peut-être aux savantes recherches de Meckel etdeGeofiroy-àainl-Hilaire, des matériaux d'au»ant plus précieux Qu'ils
p3e? ^ baSe *aWe m^hodes Par desquelles elle
a SYMPATHIE, s. f. , sympathia , consensus. A la vue d'un être soutirant, on souffre soi-même; au milieu de gens ioveux on se sent porté à la gaîté; on s'afflige avec les |e»s tristes > on se sent plein de bienveillance pour certaines personnes à lâ première vue ; il suffit quelquefois d'un premier coup d'œil U un premier mot, dune seuje circonstance, pour qu'une am,lle, un amour mutuel et indissoluble, commence entre
raie. -Exagères par l'enthousiasme ou la mauvaise foi, interprétés par I imagination , ces phénomènes, joints à ceux du somnambulisme , «ont devenus, pour des gens crédules et des hommes adroits, la base sur laquelle ou a construit l'édifiée fantastique du magnétisme animal. UCC La compassion est une qualité que l'homme possède généralement au plus haut degré, mais qui diminue chez lui à mesure qu il est influence davantage par une civilisation très-
. avancée. L intérêt personnel lui enseigne à réprimer ce sentiment, qui est une des sources primitives ,de l'état social A force de voir sa sensibilité mise à l'épreuve par des imposteurs éprouvée par l'ingratitude, et signalée comme une duperie ! homme rétrécit peu à peu le cercle de ses émotions, renonce à Ja phiIantropie,seréduit progressivement à la compassion d amitié, puis à celle de famille; souvent même il finit nar garder toute sa pitié pour lui-même; de là, i'égoïsme oui n est pas la misantropie, mais qui est mille fois plus nuisible que Ja haine du genre humain, car celle-ci se retrouve dans les cœurs les plus généreux.
Considérée en géoéral, la sympathie est la liaison d'action Plus 011 moins étroite qui existe entre tous les organes dans J état de santé et dans l'état de maladie, et celle qui existe principalement entre quelques organes dans l'état de maladie On a voulu réduire les sympathies h quelques phénomènes
rares qui annoncent uue liaison entre deux organes sans rap-
5>o SjpiPATJIIL:
ports d'action dans le plus grand nombre des cas : ce sont 1H les sympathies idibs^ricr^iques ou individuelles , telles que
mot, au poiirt de ne s'en servi*- cjue^j}u*{ l^,p!e^i.çi)cr. ' Bartnez ne veut pas que Ton mette au ^^j^^'^'^f^^yf^1-
thios le concours d'actions simultanées ou succrssiVçs 'des u;
... . n gi nuLOë \iv 5 (II uj o > »? «iiiD . ..n ,v vers organes constituant proprement une fonction, ou génétiquement une maladie; mais cette cxccplioà^st i 1 lusoirc , çai qui peut dire a point nommé que tel phénomène d'une uia 1. die lui bêt^éneriqûc et non particulier? La preuve nue cen disùnciion n'est Qu'une subtilité , c'est que, voulant donner un exemYde de sympathie, il a indiqué la doiueur vers ïfiôau' droite dans 1 hépatite^ parce que, suivant lui, elle n en est pa >
un s^ptoiue^fttûtif. S'So^oivoi osm jiiuo
Pour nous, le mot sympathie désigne toute coaction^ toute coafleciion , tout comenUment , toute coopéra tî^t^ simultanéité ou succession de mouvement , en un mol tout rapport, tout enchaînement , toute dépendance d'action des organes le> uns avec les autres.
ITippocrate, Àrctée , Galien , Cœîius- Aurélianus , Ferne , Baiîlou, Parc, Mcrcado, Ri\icre, Çluules Lcpois. Van Hclmonl, Willis, Vieusiens, Morlon , Yalenlini , BIulUV, h glivi, Bausner , liéga , Sénac, F. Hoffmann , }T.JiQpf 'ka$ve, Raau, Whvlt , Meckel , Bordcu, Haller, tanehans'et Rahfl ses élèves, 'ïissot ton ami , ont rappojrlçudq[ Jaft^fjji posé des principes relatifs aux sympathies.
Haller faisait provenir les sympathies : i° de ïa cem^municalion de tous les vaisseaux, qui fait que quand les humeurs sont repoussées de quelque partie, elles se, portent en trop grande abondance sur une autre ; -2° de l'analogie entre } organisation et les usages de deux parties, d'où il résulte que les mêmes causes produisent sur J'une et sur l'autre des chaugemeus semblables: 3° de la continuité des membranes; 4° des anastomoses nerveuses; 5° du cerveau lui -même; 6° du tissu cellulaire.
Tissot objecte que,, de ces six modes sympathiques, le premier n'est qu'une métastase, le second le résultat de l'action d'une même cause sur deux parties; que le troisième rentre daus le quatrième, puisque la continuité ne produirait aucun résultat si les membranes n'étaient pas tapissées de nerls; que îe quatrième n'est que le premier degré du cinquième , et tous deux conslilucul seuls la véritable sympathie, le sixième mode n'étant qu'une extension de la maladie de proche en proche;
et cm' cul in U n'y % ffâulres sympathies <jue fâ^ympathi'es nerveuses; et de plus, avec Witlis, PerrauftVAstruc, "Van Sivieleu , Kaau ^ Ha lier , Mon • , tylahrer et, Wnylt^ il pense qu'elles né peuvent avoir lieu sans que le cerveau y^articipel Tissét1 n'a pas réfléchi que, inênie en admettant la métastase de l'humeur, il faudrait encore admettre une s^mpaihie entre l'organe qui l'envoie et celui qui la reçoit » que si fréquemment en effet deux organes de même structure s'affeç^ lent en même temps parce qu'ils sont soumis à la même influence morbifique, il arrive aussi que, lorsque l'un a cesse"
non
demie*. »...wu«i...<v,v il s'agit d'or^aaés symétriques. '. 1 f
II n'y a,,rceliément pas jàe sympathies par action directe d'uU. filet nerveux sur un autre ; mais affirmer qu'elles ne puissent pas avqir hèu sans I intermédiaire du cerveau , c est méconnaître ce que nous enseigne Fana tonne. Pourquoi ne pas avoir égard aux connexions dans la recherche des fonctions* clé l'état de sauté et dè l'état de maladie? Fabre et Brousgais ont répété les argument àe')Wlïyu pour démontrer que , dans toutes' tes sympathies, le cer -veau est le centre d'action • mais toutes' lés lois que l'on voit lés! filets nerveux de deux organes qui sympathisent dans l'état de sa nui ou de maladie , se rendre dans le même ganglion et peut-être dans le même plexus, on est autorisé a penser que lorsque l'excitation est modérée, même dans l'état de maladie, elle se propage par le ganglion ou le plexus sans aller jusqu'au cerveau. Il en est tout autrement quand l'excitation est violente; elle agit nonseulement sur le cerveau , mais à son occasion le cerveau agit sur tout le reste du système, plus sur certaines parties , moins sur d'autre?. S'il en était toujours ainsi, comme le prétend Broussais, le cerveau prendrait plus de part que l'estomac à la production de la fièvre. Nous avons soutenu en 1817, et nous peusons encore qu'il est des fièvres dans lesquelles le cerveau est tout à fait intact, à cela près du sentiment général de pc-
tauleur que Ton perçoit, cl que, dans plusieurs inflammations , Je cœur est affeele sympalhiquemcul avant le ceWéâà.
Bardiez disait qu il y avait sympathie quand raîfeÀiqp d'un organe oceasionait sensiblement cl fréquemment l'aitection corredondante d'un autre orçane, sart/que celle sac^si^ étri attribuée à un concours n*Oimuae causes açefdeol^es , so,t
orgar,gaue sur >»coruj)o-
sant une fonction ou un genre de maladie. Il esi évident que cet auteur ne voyait la vie quë .fà Wll voyait l'obscurité , e h clir rurntnt des sympathies lès rapports nécessaires des orgaucs dans Yétat de santé ou de niàlactie j il ne sYperçevaU, pas qu'il ne faisait gue créer uue coupe arbitraire, qu il négligeait les sympathies les plus importâmes, puisqu'elles sont le £>Ju* caractéristiques , et qu'il laissait absorber toute son alticuuoij, ou du moins celle du médecin, par des sympathies d'un intact secondaire , parce qu'elles sont moins uiiles pour le diagnostic . Tel fut un des résultats les plus fâcheux de 1 amour do J3arth< * nOuV les cas rares. On pourrait dire que , sans )e vouloir, il faisait rentrer les synergies dans les sympathies en ctqdipflt Successivement telles , i° des orgaues qui, suivanj. Iuj«, flV \ aient aucun rapport sensible; il voulait sans doute dire, /tfochain'j 1° des organes qui se ressemblent dans leur structure Çt leurs fouOtioriS : notez que Tissot contestait le titre dé §yinpâthies a ccïlcs-ci; 3° des organes similaires îies en fi/?1/»1!165' ou (Jcs vaisseaux et des nerfs ; 4° de chaque vaisseau qu cjiaqiic nerf avec son système; 5* de chaque organ> avec lWt }c
corP5' - . \. lu** l «iufirno^è-t ;nu\£l
du principe vital. /"/.»• ' " . * î *'
liarw in s'est beaucoup occupe dés sympathies sous le norn de cat£natibn des mdùvcmens et de maladies de l'assoçiaiion. Suivant lui, les mbuveraçns Organiques associes pouvaient être augmentes, ou diminués Ou. rétrogrades/ 11 paraît cire le premier qui se soit fortement occupé de la diminution <3es mou- Vémens syp>palhiques, k laquelle il rapportait les frissons, rurfne"pâle après le dîner ou par le froid de la peau , la pâleur causée par' les nausées, la dyspnée qui survient datf le bain froid, rindigestion causée par le froicj aux pieds,'* mollesse du pouls dans le vomissement v le froîijae la joue dans le mal de denfS, 'éVc. ,à cela près de son mouvement ié-
SYMPATHIE, t 533
trograd* , cjuWrqSté iJes physiologistes ont reproduit sous ïe noua de pèrVexsJon des ^rom/jétç's vitale*/ pa^win s'est toujouts montré observateur jjflt'in de finesse , très ingénieux dans ses théorîès . et il a distingué deux nuances de la sympathie , distJ^^Woi i iVt^ifa^l, piis avant lui, et dont personne n a prpfi!c api es lui. ,
Bordtfd' ava^ï écrit avec un rare talent , une imagination ardeii?e, une pénétration qui devançait les faits et plongeait dans 1 avenir, sur les sympathies , les departemeus organir qu'es0, le concours à e plusieurs organes pour l'accomplissement de la ibnetion d'un seul, sur l'influence qu'exerce, un organe malade sur un a u ire , en fin sur la nécessité de ne pas se borner h. Pe xa n i en de l'organe dans lequel on observe les symptômes les plus saillans; ïabre avait réuni ces idées a celles de Haller
connue on vient de le voir, tracé nn plan raisonné des sympathies, mais en créant ses synergies , et Darwin avait fixé l'attention sur la nécessité d'étudier non-seulement l'action de chaque organe, maÎ3 les dérangemens des rapports d'action entre les organes, quaud Bichat parut. ,«.«•
Pour peu Çu'on réfléchisse aux phénomènes sympathiques, ciit Bicîïat?'il est évident que tous ne sont que des développemens contre nature des forces vitales; qui se mettent en jeu dans u ri organe par l'influence que cet oigane reçoit de ceux qui brïl été excités directement. Toute idée de sympathie, affouie-V.l , extiur celle d'uû enchaînement naturel des fonctions. Enfin, par sympathie , il entendait parler uniquement cres rapports contre nature, des phénomènes qui surviennent entre un organe et un autre non liés ensemble par l'ordre naturel de la vie. Il est évident qu'ici Bichat, en disant que Barthez s'était trompé sur ce point, ne faisait que reproduire l'opinion dé Bardiez sur la nécessité de distinguer la sympathie de la synergie; c'est-à-dire que Bichat voulait que l'on réservât le nom de sympathie pour désigner celles qui ne sont
S oint l'exagération des phénomènes de la santé. C'est là une es subtilités méridionales que Bichat eut la faiblesse d'adopter;
Tout phénomène sympathique, dit-il, a son siège dans les solides. Cette vérité majeure rectifia tout ce que Bichat laissa d'humorisuie dans la pathologie; c'est ainsi qu'un grand homme met dans ses ouvrages le correctif de ses propres erreurs ou de celles dont il ne peut se défendre.
Bichat rassembla le premier les phénomènes sympathiques,' du moins ceux qu'il reconnaissait poui tels, dans un ordre ana-
fornique général , c c$t a-<lir<? qtrSI les rallia aux lissas qui en fcoul le siège. Les phlegmons, les toyei s pu ruions <jui surs içnnent dans Se lissu cellulaire h l'occasion d'une maladie au poi.inio'i , de l'estomac , -des intestins j les bouffissures , le* œdèmes qui ont lieu dans quelques circonstances plus ou moins analogue); l'affection du cet veau qui survient dans les cas de phlegmon. le vomissement qu'on observe'ten pateHclatè; la guerlson des maladies des yeux par un set on mis h la nuque : telles étaient pour lui les sympathies du tissu cellulaire. On peut voir, dans ses ouvrages, ce qu^l dit de celles dés autres tissus. " l- • oïl* c»UI,t-'
Les sympathies n'étaient point , pour Bichat : de* effets de* liaisons nerveuses qui ont lieu entre les organes ; il y voyait , avec Bprthez, des aberrations du principe vital ; un v oi le épais courrait , suivant lui , les agens de communication qui Meut les oiganes sièges des phénomènes sympathiques.
Mais d'abord il est bien fecotmu aujourd'hui que toHit, dans le corps vivant organise* a lieu par les organes et p»r les liens qui les unissent, et qni sont eux-mêmes dés organes; ceci n'exclu t pas l'intervention d'un principe ou de plusieurs principes physiques, chimiques ou métapliysfquesyrnai*: sî la religion nous commande de croire à ce dernier^ si îë'ccëu'r nous persuade n'y croire, si le sort de l'homme ve4tttcdx' sur la terre nous fait un besoin de cette croyance, rien ne nous oblige a prétendre que certains phénomènes organiques1 dépendent de l'électricité» ou *le l'oxygène; ljdl<(tfàW:^f > rôle de ces agens soit prouvé; etiersque nous voyons W br-
Sanes tenir les uns aux autres , communiquer ensemble par es vaisseaux, par des nerf*, par. *e tissu tctlulaiïè^jiar Ses membranes, quel motif poUr dfre que h*iffo)pMi#'û<fàèot être placées en dehors du domaine de Ja 'ffiflWjoMfe , ' rme; ce sont des aberrations, et qu'elles dépend erftiUeU(ue1^e, chose d'inexplicable ? H y a de l'ibexpltcftblé datis lepUis petit et ré plus commun phénomène organique, corhme datis1 le phénô* mène sympathique le plus rare , le plus étrange. 'Pourquoi ett faite une mention plus spéciale quand il sVgit dé cclbf-cl plutôt que de celui-là >■ : »
Il nous paraît incontestàble que toute action , tout phénomène organique qui n'a point lieu dans Ja partie sur laquelle agit directement Itt'arése morbifique , mérite le nom de sympathique;
Nous distinguons les sympathies en celles qui ont lieu dani l'état de santés,* et celles qui s'accomplissent dans l'état de maladie. Parmi celles-ci , les unes ne sont que l'exagération de celles-là, et les autres sont particulières à l'état de maladie. Ton:efois3 ces dernières sont peut être plus rares qu'on tu;
pense, q^cu^tre arrivqigrVon ppr,.!*?*^^ w$o*w#mic
qu'elles (diffèrent pas, au fond ^pi<Ji**tefeJ ,aa*| •! Mit Parmi fe§ sy^pathies^sett ent,*aé«è^U^»>i»^l^r.H'S
uues ont Jjeu^pr^he ^^i^h^^t^^^m^U1^^1*^^1
1 ^Sre afi> WPfi , cv> ; |Piga«e i » ^SWo qu y. les aut rcsL ftfo !»«**> 1 kflf^f an* sucçiessivijnffljvarcnie , à uneijdjstancfl,
P^fl ÇuiuJ^%$^àfl 4fi(/^r^^>9iàÙv<Wic^iuatfe^i«^u3i P^l^îMi iflPtîati refusé je uomdc &y(mp^bift^ de l§JΫjWte qu/*a rçiçs.uceb qn une sympathie, sera niiq^^fjetn^ioe^oiieftK. connue, elle cessera d'être une sympa thie. Quaul aux auucj, ii rt£jm\ f4es>f9Blf&werH a** «ystimeiiitrvt ux , t^pOsr G©nseque*»t ils devraient Jdro, que ce ^,$q^U pffi jiessyiîipailMeSjipMiitqu'ils sayenfc, sippi* œw&oifinkïy 9*QW$P&f qw? e'Ues ont iiçju, tandis .que, p^W^^^u'cfO-^ififtWl u» par q*M>i ni comment ç44es s'exeu'enl, admettant 7 soil une I >icOy£oit
u n i$PWto*Wl » lywii i «"P ^M'ft> ^Mfete î pftur ? Jes çx^iqu^r^pu
rcnoil^aj^jjà, 19^14 ex>> liçî*lipn. M a i s 1 on 1 n;c n t. J >i ( 1 u L a t - i 1
pu ranger .pai^^AJ^iHp^iU^ctfi^a^ajp^AïA^clîoii) et dlaf* lectiou de deux nerts ^^ftè4tW^;4leV)jft«tfs pptjqucf, p*r excmplç^Que,} a'uti.e lappptf p)|t*-,flMtt?H ve^pi* ^u'iJ ^t^U). cnUe/Ieux parles , que je sq.tpfl ifHidre ^!^s 4«Pi avec upe tioisitnwj ^c naiur#,ct deifopOipjîs anaJpgues?iEa>y; rendant o^>roii ^^çUa*v)aiosilîq^ beaucoup d'autres., a r*m4 fm »ow4ne des phcp^nes qH il af$>eJtei^iMpirth* q«es .pàijqe, qu'il, ,ne peut sfen MrfttiîtAapftiJ** SMWples résultas. <le laaiou uer,v<msc dap^^t,^ s^ffrau^jBte^
,wa]a4i8î .v... , . impuni mm'». ,esu«c xuc eau «ot îifi&l ■ Nous pesons «$u* te?$yj»pa^<à>^Ue6 q»f>M<*t Je* conside'icr aujav^iJiM^ «e :,dap<udwfc>f<fr" urti^ucmeat «Mes nerfs, ni £^)NaissqauxUttÛ *to,*iftm ^ufet^,.i|i 4« »ang * ni
de \M wm\\é*MivmàMmm**i àtophm™*.àcxes con-
diuo»^,,^ ^^rarcm^t.tf^^lct; 4Ui*ltfW4*M W%h}ffthfe%4& .açvipfw^gwia^ejs.intflroj^djaircs u,ue nous ignorons; mais qu'on itfiqdêcoi^vi* chequfe.jflwt* ct4qu'ojhcr*
decoji vi ira d'autant pl^pV'fc1*'**™*1^6 sçtllràfflft» sur l'homme sain, sur l'homme malade cJU sur le* 0flÙtiM*x souiu^ aux exp^riencQfffî qu,'ctabiÂr une différence 4rçiu«J|ée entre Ls ^ctiout^sytiergiques et, i££ afitj^.^mp&tjiiqttesr, eiilrç'lys s y m patines active* e^ les sympathies passives., o'esi cncombKn- de subtilités une science où les faits particuliers et Jes ^it^genérajUs^sdoivenledul^tiouver placent n.mu qtr'aitr^buc£ J&s 63 i.i .,1 il jus h un -qjiidjgnoJum supérieur h^nos moyens d'investigation, c'est ça rainer }es.piî%rès de l'espwi humain dans la ïecherrhe «. , i iio i^lfe8ir^^^aJi^s ve'riics phy- .^ologiq^es et patholcgi<facs* M «- y ..in
Tout en faisant dès s vmpsiliics le nerf fie sa doctrine, Btoussais ne les * pa*toujour* considérées sous lemr véritable point de' vue. %i ,,ot '•fictif *%b r rrflUîo *j • »*j *1
« La Sensibilité' et la coniractilitu , dit-il, étant augmentées dans un point, If sont bientôt dans plusieurs autres : c'est la •jroip 1 1 h î r- . Elle a* 'lieu par k'mternx idiairè d*uWf*cine parti Cttlièrc du li^su v ivnnt ou de kl matière animale qu'on appelle nerfs. Tous 1rs phénomènes d'association ont lieu pa r I u moyen
des nciis qui transmettent 'la stimulation À*not\ partie à une ou plusieurs autres : ce sont donc des sympathies. Le1- but die Ja stimulation primi live et de la s! imulalion sympathique est toujours la nutrition yl'dloigtn -mcni des causes efecMructtves et la reproduction', et les mou\cmens qui eiécutenl tout cela sont appelés fonctions. Lat «issus q ne Ton peut considérer comme leS mobiles des sympathie» sont ceux où 'la? matière nerveuse se trouve sous une apparence pulpèuse, entremêlée avec des vaisseaux capillaires sanguins et avec d'autres vaisseaux qui contiennent *dea flandes ail>umiuciik>ou gélatineux : ce sont donc la peau e\ lès 'sens dè UPUilc^ufrsotu homrués sens externes ; cir sont aussi les membranes nuwn>ed*es , qui •ont les1 sens ii^ern^. Toute stimulation capable «le procurer au cerveau line perception», parcourt tout Heu/semble du système nerveux -de relation; elle va se repétei dan» les membranes muqueuses, d'où eUe est encore renvoyée an centre de perception, ^u? la juge d'après IWis du vispece auquel appartient la membrane muqueusèy et qui se>deternJta<e a l'action d'après le plaisir ou la douleur ou'il perçoit* Inaction commandée parle' centre cérébral de relation s'exécute par le moyen de l'appareil musculaire' locomoteur; <Jui' e& atùx ordres' du cerveau , cl les mêmes nerfs qui ont son i à Faft^K'tçfteminer l'Impression servent à Te sérut ion des volontés du centre de perception, par la portion do» leur tissai iqtû communique avec les muscles loeomofeuis. Pendant qu'une impression, OU mieux la stimulai .ion qui rus'aUe* d'une inipressron , Chemine dans Fapptireil nerveux 'des viscères « elle»délef:mIine des mouvemeus dans les muscles qui eu font parlifiP, modifie la circulation de* tous les fluides qui les parcourent , et produit même des contractions involontaire» dans les muscles locomoteurs. Pendant que l'influence 'Stimulante du cerveau s'exerce, volontairement ou non, sur les muscles locomoteurs, la stimulation est aussi communiquée, mais involontairement, aux tissus musculaire et vasculaire des viscères, paf te que les nerfs de relation sont communs aux «muscles locomoteurs et aux viscères. »
Broussais dit encore : « les nerfs ganglionnaires ne transmetteul ni les sensations au cerveau, ni 4cs ordres du cer-
SYMPÀTSttE 537
veau aux organes ; ils ne peuta«Hf|iffskiUr ^'aux mouvemen* iutérieùvs que 4e centre . cérébral nerdbige pas#,fondus dans le système capillaire des viscères, ils doivenl servir à régJeç et à ira usine lue la stimulation d'un lieu 09 ii mauMe , selon les besoins de k^-puissance-cL^puiicés !o'eH*è-iàUe «fusils se/yent particulièrement la cli 1 mi c v i\ a u le. Ces nei 1 s reçu e li le n \ i' i n licence stirodonte des nei is cérébraux , et la l'ont servir aux inouvemens inde'pcudans du ce nu e Je | erception. Lorsque l'irritation pvesîomine- don* fies viscères , les ?neifs ganglionnaires la font refluer dans l'appareil de relation par W nerJs cérébraux avec lesquels ils «6n|'€n>conmm nieatiou dans ces mêmes viscères. Le centre de relation , soil ici le par l'inllucncc d u v ift«c cwi v exci 1 e , a v c c ou saus cou. scie n c e , ; d c s in o u v e 1 1 un ; s dans l'ftppaDeii locomoteur, qui sont en? maison directe des irri ia lions - viscérales , et qui ont pour terme : 1 cessation 4**cs in itatious, ou Lien l'engorge me ni , la coin pi ession euiin la désorganisation. Toutes les l'ois qu'il est excité dans i^çonomie une 8tîmiilaAionvQa^Dblti.4*élM^W^l«6 nerfs cérébraux, elle est transmue au centre 4o relation, et celui-ci peut exécuter des ««Miveuictisien «onédqueiice , sans que le sujets ait la co/isdcluc^' ctr sa«*s ij<ie sa volonté y participe. L'insjâict «ooMstei dans, des sensalionsr de terminées par les viscères, et t}ui,*p4li«Hcm k-i'cemre térebrjal a faire exeemer lesaçtes. nécessaires à l?e*earcicei des factions , avec ou sans conscience. . ï^es, organes qiiv ne comnmniqU«ui plus avec Je cerveau perdent tamis' Jfait* vitalité et leur nutrition, se flcttisséulct meur^it» * ^q iwhiob ui i.0 1' c. i, >;
jJKeUifjvementoai^é^ Morbide.: « les nerfs sout les seuls
■gBOS «kfc la l i a nsmission de l'exu la i ion , cq qui constitue les sympathies mm billes.. Lr s sympa iJUi es moi bides s'opèrent de 1 * mOnne manière que Jes.sjfBfi^^es ife l'eut de santé : .eUes
jiJfcttidi^witf 'tj**o^ nerfs trans-
mettent plus, d'mitaliou , ou un mode d'excitation qui répugne aux lois vitales. Les sympathies moi bidi as sont de deux espè- .ees ; le? pi émîmes se mamlesteut par des phénomènes organiques j. savoir y des exagérations du mouvement fibrillairc, des ( ongestions , des altérations dj* 1 sécrétions, exhalations, absorption qui sont alors augmentées, diminuées et dénaturées par des changeuiens dans la température , et par de* vires de nu-
• tritton ; ce souA les sympathies 01 ga niques ; Jos secondes, par des douleurs, par les convulsions des muscles soumis a la^yplonté,
• et par des aberrations mentales ; ce sont leB sympathies de, relation. Les sympatJUies. organiques peuvent exister sans les sympathies de relation ; celles-ci entraînent toujours les organiques; mais le plus souvent ces deux ordres de sympathies sont simultanées. Plus la sensibilité de l'organe irrité et celle de l'individu sont considérables , plus Us sympathies sont multipliées,
ri vice vcrsd. Plus les sympathies sont nombreuses et ac.nvc*v plus la maladie csl grave. L'excès dcs>«ympatliies de relation sullit pour causer la mort , q u i pai ait aloia ùep«tjd ro delà désorganisation du » entre de relation. L'eKCÙS/.de* isyaupaibies organiques peut aussi oc cas ion or Une mord rapide i tfui es tydwe a la congestion et a la désorganisation, de plusieurs ^isxàccSi L'organe primitivement irrité est quelquefois le seul à sulur ],» congestion ou la tiésorganilioo- ; les organe»! sympathises nYprouvent pas assez d'iri italion pour les parluger ; les organes aympalbiqucmrot irrités, peuvent oonUactcïh 1 j|uiilatior»»q uri degré supérieur a celle de l'organe à fodluence duiptoi riis 1 a doiveut. Dans ce cas, Ja maladie change de place et de nom ; ce sout les métastases. L'organe qui est devenu le siégeL^Vâne métastase, excite alors des sympathies qui lui #wat> propres , et celles-ci peuvent à leur tour devenir piédomHi3ft*ca$oteJh>s. sont les phiegmasies ambulantes, etc. fc>i lei< Ji*)Uitfc>q*«jriw patbiques, que les principaux viscères déleruiineut, dansées organes sécréteurs, exhalaos, et h la périphérie, <le*iepoer)t plus loues que ces viscères, ceux-ci sont /délivrés de la «leur, *
et la maladie se termine par une prompte .guérisou r ce ao*t les crises. Dans ces cas, l'irritation marche de Traterteair 5 l'extérieur. » Tels sout les principes de Brcussais sur JûSfSytiK palhics. Nous avons dû les citer textuellement pour 4viterr.t»ut reproche. I] est évident qu'en retranchant de ce sommaire, tout ce qu'il renferme d'ontologique , d'hypothétique et de contradictoire, notamment le ravage de l'iriitation dan* Uw*t le système nerveux, l'idée qu'il n'y a point de, symjpaihiarâ Jan quelle le cerveau ne participe, et celle que le gfaodiiJ^npd'' thique ne reçoit rien des nerfs cérébraux, quoiqufil JeuftjdewQO* il reste de grands et I u nu ncux principes sur les ra |>porls- physiologiques et pathologiques des viscères cousidéfjëjS Jeur action. ■ > , * & , nu &p \ 9 ,4ju\),v *
Les maladies n'étant quel l'aifécUoii tentil. et le plus souvent de plusieurs organes, la connaissance des lois des sympathies est Je lien des ^observations des pfcys&tb* gis les et des palhoiogistes, ainsi que de celles du, praticien.
Quel ordre faut-il suivre dans l'élude de* sympathie*? Examinons d'abord les divisions primaires établies entre elles : la division des sympathies en actives et passives^dc Tissot nous a paru fautive; celle de Bichat, en syropathiesde sensibilité et de contractililé, soit animale, soit organique, jet celle de Broussais, en sympathies de relation, el sympathies organiques , n'en font qu'une seule ; commode pour le discours, elle ne suffît pas; celle de Barthez, en sympathies sans liaisons organiques sensibles, par symétrie, par les vaisseaux, f\afde* nerfs, par analogie de texture, par le rapport d'un. organe aux autres, csl grande , mais, abstraite, plus applicable à I*
physiologie générale <qu'à la physiologie pathologique; celle de limiter, en sympathies de continuité, de contiguïté et a dislances ou entre des parties éloignées y présente l'idée fondamentale de la division de ces phénomènes ; enfin , celle de Roux , en sympathies naturelles ou physiologiques , accidentelles ou pathologiques, »ci artificielles ou thérapeutiques, est la plus vaste, car elle comprend ce que tous les autres avaient oublié. Ajoutons que Bichat étudiait les sympathies successivement dans les dilTérens systèmes organiques, idée-mère à laquelle il revenait sans cesse , et qui rectifiait le plus souvent les subtilités ha rt hé si en nés qu'il t'appropriait, ileis a étudié les sympathies dans les appareils de relation entre eux, dans les appareils de nutrition entre eux , dans les appareils de relation avec ceux de nutrition, dans les appareils de la reproduction entre eut , dans les appareils de la nutrition avec ceux de la repioduction. 1 J a omis celle des organes génitaux avec les organes des sens.-"*
En prenant dans chacune de ce* distributions ce qu'elles nous paraissent offrir d'exact, il nous paraît que Ton doit étudier, à l'occasion de chaque organe successivement, a les phénoroènessynipathiques, i° d'irritation , 2°d'as»hénie , qu'il détermine, ip dans ceux avec lesquels il est continu , a" dans cru* avec lesquels il est contigu , 5° dans ceux avec lesquels il n'est ni continu, ni contigu, mais seulement lié par les nerfs , par les vaisseaux , par le tissu cellulaire-* par la peau ou par les membranes muqueuses, et cela, im dans l'étal de santé; 2*<dan» l'état de maladie ; 3° dans l'état de médication; enfin b les phénomènes sympathiques dont il devient lui-même le siège sous l'influence des autres organes.
Qif'on ne dise pis qu'il résulterait de cet ordre un grand nombre de répétitions; car, à l'occasion de l'organe qui le provoque, le phénomène sympathique ne serait que nommé, tandisiqu'il serait décrit a l'occasion de l'organe dans lequel il se manifeste. * 'j .< .1 .*.•♦•<
Nous «'entreprenons pas ce travail, d'abord parce qu'il est fait plus ou moins a chacun des articles relatifs à chaque organe , ensuite parce qufil fournirait à lui seul un gros volume , et enfin parce que jusqu'ici nous ne l'avions pas conçu d'après un plan aussi complet et aussi étendu, puisqu'il comprend la médecine en entier, et nous ne sommes pas prêts pour un semblable travail. En déplorant notre insuffisance, nous croyons au moins servir la science en indiquant cette lacune. On n'arrivera pas à la remplir en laissant flotter le sens du mot sympathie , en restreignant son usage aux sympathies morbides , en attribuant les sympathies à des particularités indéchiffrables, à des aberrations.
■ ii.i
Si riiumorisme a régné pendant tant de siècles dans les écoles; si tant de maladies locales ont été considérées comme des affections de lou e la substance, des infections du sang 7 des altérât ion s des humeurs , des vices du système , des ïajhlcsscs générales; si les idées d'adynaenie, d'ataxie ont prévalu après celles de putridité et de malignité; si les organes ont cié oubliés, tandis qu'on dissertait a perte de vue sur les forces, les propriétés, les qualités , le principe de la vie , cela vient uniquement de ce qu'au lieu d'étudier d'abord avec soin les phénomènes qui ont lieu dans chaque organe dans l'état de santé et dans l'état de maladie par suite de l'aclipu e^de la soustraction des stimulans ; et ensuite „av$c non moins d'attculion, les phénomènes qui se développent dans les organes les plus voisius cl les plus éloignés de lui ; quand il est af JpcU* » ou s'est borné d'abord à grouper les symptômes d'après leur habituelle coapparition ou, succession,, puis à expliquer leur liaison par des notions d'hydraulique, de chimie , de .métaphysique, ou des chimères d'une physiologie tout? fantastique.
Pour tirer de l'étude des sympathies tout le fruit désirable, il ne faut pas nou plus se borner à rapporter tous les phénomènes sympathiques à l'affection primitive ou secondaire d'un seuA \iscère; voir le mobile le plus actif de toutes les symp&r thics dans le tissu cellulaire comme ljordeu , dans le cerveau comme Willis, dans le cœur comme Pujol, dans la moelle épiuière comme Légal lois, dans Je grand sympathique commue Chaussicr, dans l'estomac comme Van lie! moût, Le cerveau , la moelle épinière, le grand sympathique, le cœur , l'estomac , la peau, le poumon, les surfaces séreuses reçoivent , tantôt l'un, tautôt l'autre, tantôt plusieurs ensemble, les influences sympathiques de tout point affecté de i'otganisme. Il n'y a ni monarchie, ni duumvirat, ni trépied dans le corps vivant, il n'y a (pie des organes conti ibuant au maintien de la \ ie, l'un plus, l'autre moins, en agissant et réagissant les uns sur les autres, chacun pour lui-même et dans l'intérêt commun.
Une erreur grossière, trop souvent commise a l'occasion des sympathies, c'est de s'être imaginé qu'il en existe entre des" orgaues qui, dans l'état de santé, n'entretiennent -aucune relation, et tout de suiie ou cite les vomissemeus qui surviennent dans la néphrite. A qui de raisonuable et d'instruit veut-on persuader qu'il n'y a pas de relation dans l'étal de santé entre l'estomac et les reins? Il faudrait pour cela ne pas connaître les rapports de la digestion avec la sécrétion urinaire. 11 faut renvoyer ces singuliers physiologistes qui se sont moqués des mouvernens rétrogrades de Darwin, a la zoonomie de ce physiologiste, plus profond qu'on ne pense.
Un organe ,sympalhi<jucmcul affecté par uu organe malade „
SYMPATHIE 5{i
est il malade lui-même? Celle question paraît superflue, ut pOurtàht elle a paru suscëptible d'une réponse négative, pour1 le plus grand nombre tirs ras, à Broussais lui-même, Sàfrf cësse^rVéuète tfu'il suffit' \'é plus ordinairement de traiter IVganè idt6}>aWqini notir gficïir l'ôrgane sympathique : cela est vrai pdur Wtualàaies légères - cela est faux pour les maladies graves, ikits lesquelles il faut tiaiter tous les organes affectés, ëH Agissant d'ail leurs rumcipalemcul sur celui qui Test davantage , et qui ést le plus important. •
Les* J phénomènes s^nrp a iniques sont tantôt plus, tantôt trtotns intenses que les phénomènes idiopathiques; de la , 1rs difficultés' dan s le diagnostic; delà ,'tantd'e maladies secondaires érigées tfrï'friitlaMicS primitives , tant de maladies locales ru malkdïcrgéne'rales , tant de symptômes en maladies; c'est qu'il ne faut pas se borner à l'étude des symptômes , il faut avoir égard au* causes, 61, jusqu'à un certain point, aux moyens dé traiteinenl,sans se faire illusion sur l'incertitude des déductions à tirer de Faction de ceux-ci. Tantôt on voit un phénomène sympathique effrayant pour une affection idiopalhique fort légère, ou du moins sans phénomènes locaux tres-saillans; c'est lè cas le plus difficile : d'autres fois les phénomènes sympathiques soutlà pcinc^ronOnces, et il existe un désordre local bluffera bientôt périr le sujet. De Ih , la notion de malignité qui a couvert si souvent d'un voifc officieux l'ignorance des médecins; ' J
"(Mil stfr l'fcïtrde approfondie des sympathies qu'est fondée la diërapeutîqùe Von affaiblit, on forlinVun ors ane pour en fortifier ou ên affaibli un autre. Le cas est quelquefois très-compliqué : un organe , 1c poumon par exemple, est enflammé, le poàîi'tft petit, Ibs rriuscles se contractent avec peine; vous tirez du ferig p/r lirveme, moyén réputé essentiellement débilitant', et vôvîa qhéic cccnr se met h bahre avec plus de force: le malade peut se remuer datas son Ht ; bientôt les muscles sont plongés dans uné^ué'ririofcAide inactivité, les battemens du cœur redou'blent de vigueur, ensuite les muscles s'agitent avec violence, il y a des1 cènvulsiôh's', du délire ; enfin une nouvelle saigréc rétablit le calnïe, le cœur bat avec modération, la raison se rétablie, les muscles recouvrent une partie de leur action, et rentrent dans le domaine de la volonté. C'est que, dans les sympathies qui s'étendent a plusieurs organes à la fois, il y a sinon toujours, au moin» le plus ordinairement, excitation dans celui-ci , abattement dans celui-là , alternative de ces dcuxéiats dans chacun de ces organes.
"Canaveri, Tommasini prétendent que -l'inflammation est toujours stliénique, quelles que soient sa durée, son étendue, et nous partageons leur opinion, avec Broussais ; mais nous ne
pensons pas que Ton doive dire que lous les organes qui offrent des phénomènes morbides chez un sujet a l'occasion de' l'ioflatttmalion d'un organe , soient enflammés. Ainsi, lorsque les muscles sont inactifs, parce que le sang afflue vers le cerveau v nous pensons que si Jes muscles ne se conii actent pas , ce n'est point parce qu'ils sout le siège d'un atflux , mars parce que l'eicilatiou nerveuse leur manque, ("est là ce qu ou a Je moins étudie dans l'observation des sympathies , et ce qui pourtant importe extrêmement, non moins sous le rapport du diagnostic, que sous celui du traitement. V oyez as* bépie, iHEiTATior* ,
SYMPATHIQUE €t SYNERGIE.
Gcorget divise le» sympathies en sympathies de fonctions et sympathies nerveuses , distinction utile, a laquelle il convient d'avoir égard dans l'élude des sympathies de chaque 01gane. Il divise les sympathies nerveuses eh directes , qui sont celles par conlinuité de tissu, et indirectes , qui ont lieu par l'entremise du cerveau, lequel peut être influencé par d'autres impressions que celles que lai transmettent les organes dés sens. Celle distinction est moins motivée que la première, mais elle n'est pas sans utilité. *,M °4 ' ■
La doctrine des sympathies s'est naturalisée eu Italie, par suite des travaux de*Bordeu, de Bichat, de Tommasini, etde plusieurs compatriotes de ce dernier. Suivaut lui, une infttunmation développée dans quelque partie du corps que ce soit', se propage à d'autres parties d'après certaines lois. Il nomme cette propagation diffusion, et la divise eu vraie cl en faussé. Tout travail morbide dynamique, c'est-à-dire ne nro venant pas d'une irritation matérielle et persistante, s'étend par diffusion, et se propage aux parties qui sont orgauiquèntent continues, ou qui ont une identité de structure avec celles qui ont été primitivement atteintes. La diffusion des affections morbides est plus ou moins grande, plus ou moins rapide, selon que les parties ont plus ou moins de susceptibilité à rester atteintes. Quoique la diffusion soit ordinairement telle que le plus grand degré de l'inflammation occupe un point central, d'où elle s'élend par irradiation , cependant, il arrive souvent que, daus quelques-unes des parties auxquelles l'affection morbide est propagée, celle inflammation est plus vive qu'aucune autre; mais quel que soit le degré que la diffusion puisse acquérir, il faut remarquer qu'une maladie diffuse conserve partout le caractère el le génie de la première affection dont elle provient. Jusqu'ici l'analogie des vues de Tommasini et de Bronssais est frappante, et l'on voit qu'ils ont puise à la môme source , celui-ci le second , et celui-là le premier. Mais Tommasini pense qu'un travail morbide par dilfusiou est entièrement indépendant de la première cause qui l'a dé-
SYMPHYSE ' 5 {3*
termine'^ce qui est évidemment trop exclusif. II n'eu demeure pas moins prouve que deux écoles, si éloignées l'une de Pauire dans le tracement de rinua.muiation, se rapprochent ou inçme se confondent dans lu buse commune de leurs théories, CQtnruç fUni leur oiii>itie. m ** • u ,
SYMPAXHIQUJÈ, aqj., srmpalhicus^ sympathelicus. Ou entend par phénomènes:i'^ympi6mes, maladies sympathiques , les phénomènes, les symptômes, les maladies qui se manifestent ou se , développent dans un organe continu, coniigu eu plus on moins éloigné d'un autre organe primitivement excite ou lésé, i .'!',,
Iffss symptômes sympathiques sont sou ven t plus saillans que les symptômes idjopalhiques j ils précèdent parfois ceux-ci , les accoijxpaguwit souvent, et leur succèdent dans un grand tipm^e de cas, II importe, cJpuc ae «e pas les prendre pour des symptômes idiopathiques quand ils existent seuls ; mais il ne faut pas pour cela négliger de tMiitcr Ic9 organes dans lesquels }ls se manifestent, car ceux-ci finissent souvent par s'aftec4ertau poipt d'exiger toute l'attention du médecin. Lors même que les choses n'en viennent pas là', il convient d'employer les moyens directs propres à diminuer l'incommodité dpSjSymptômes sympa ihiques,, sans s'abuser sur leur valeur.
k£çs organes qui sont le siège des symptômes sympathiques son î toujours plus ou moins lésés, tantôt légèrement, tantôt profondément. On doit toujours redouter de les voir s'affecter gravement , et ne pas se borner au traitement de celui sous l'influence duquel ils souffrent.
I .«-s maladies sympathiques ne méritent pas moins que les idiopathiques do iixer l'attention du médecin, non-seulement en théorie, mais encore en pratique. Elles ajoutent au danger de ces dernières ; elles seules même quelquefois les rendent dangereuses* Dès que deux organes sont malades ensemble , il faut les traiter tous deux , si Ton ne veut s'abandonner à une gorte de monomanic médicale, et faire courir de grands risques au malade. Voyez sympathie.
Les anatomistes appellent le uerf trisplanchnique1, grand sympathique ; et le pneumo- gastrique , petit sympathique.
SYMPHYSE, s. m., union, liaison. Rigoureusement par, lant, ce mot est synonyme parfait d'articulation. Mais on Je réserve assez ordinairement pour désigner les jonctions d'os qui se font au moyen d'une substance intermédiaire, comme ta symphyse des pubis et la symphyse sacro-iliaque. Cependant on donne aussi le nom foit impropre de symphyse du menton a une ligne qui règne le long de la partie moyenne de la face antérieure de la mâchoire , et qui marque le lieu de la réunion des deux pièces dont cet os était composé dans l'enfance.
r>|{ SYMPHYSÉOTOMIE
SYMPHYSÉOTOMIE, g. fcf sympkyseotouM : division des parties molles qui recouvrent, ainsi que du tibro-carttlagc qui alfermii l'articulation des os pubis entre eox Celte opération, qdt* Gahéli Semble avoir vaguement indiquée, et dont Se venu Tincau a conseille* ensuite l'emploi rfune manière plus formelle , appartient en réalité à Sigault, qui démontra le premier' tbnié i étendue des ressources qu'en peut tirer la pratique des acebuchétaens. Par une singularité digne de romaniuc, U
ts après Sigault l'eut pratiquée sur la femme,. La Factrlté de Paris fil même* frapper une médaille pour perpétuer, avec la gloire de rinventeur,le souvenir de l'époque a hrçuelKr avait eu lieu cette conquête nouvelle départ qui préside h ta riaiisanec des hommes. Pendant trente ans, les^ *
peine maïul
à déterminer les cas où elle doit être définitivement préftrée à la gasrro-bystérotomie. . .
Les phénomènes qui se manifestent durant et après l'opération de la sympfiyscotoniie, devant servir de base a la discussion des avantages ou des inconvéniens qu'elle présente, nous croyons convenable dë commencer cet article par la description du manuel opératoire adopté pour la pratiquer. Les objets nécessaires alors sontuu fort scalpel, convexe sur son tran-
des corripressés et un bandage de corps garni de ses souscuisses complètent l'appareil. La région pubienne ayant éjlc rasée , la malade doit être située comme pour les accouchemcns difficiles, c'ést-à-dire , sur le bord de «on lit ou sur une table garnie d'un matelas, les pieds reposant sur des chaises , les cuisses soutenues par des aides, le bassin saillant et élévé au rooven d'Oreillers glissés sous ses reins. Le chirurgien luimême se place, soit entre les ïambes de la femme, soit a son côté droit. Il introduit ensuite la sonde dans la vessie afin de
route que
tions étant prises, il convient de relever fortement la peau vers l'ombilic, puis de l'inciser d'un seul coup, depuis la partie supérieure de la symphyse, jusqu'au voisinage du clitoris, c'esi-à dire , dans l'étendue d'environ deux pouces. L*iosua-
ment, reoortc'â^ns (a plaie, divise ensuite la tissa cellulaire graisseux qï^garnîtia fegioVi 1 >ub enne > et,enlarue successivemeifVle fibrb-caYlifage articulaire. Cet organe, étant .insensible , il est inutile de trop se lia ter d'achever l'option.. On doit }? symjphjrsc d'avant en arrière , suW, le conseil de Plenck, de manière a ce que le bislpuri ne peuetie pas dans Je Bassin, et nç^puisscj ainsj t^lesser.Jps organes que, celle cavité reafcTUie: Il importe dc^u^veillcr attentivement la force , ainsi
échappé An Tu rine
ksâe'ip çèure.rOn a vu quelquefois alors Je réservoir 1e être 1 en tipenK*nttf ra verse ,,et l'instrument tranchant arriver jWqué dans l'a cavité du vagin. Le fjbro-cartilagc étant ciîliô?e^neiji ' div?sé,.ît convient presque toujours d'inciser complètement le ligament inférieur de la symphyse qui borne le soin met de l'arcade pubienne. Pour cela , le bistouri doit être i/rUinè4 le long de la branche du pubis, du côlé opposé à celui vers lequel on a porté l'urètre , et dirigé en bas, de manière a couper entièrement les libres qui constituent le ligament souspubien. Alors seulement tous les moyens d'union étant divisés, récarlemeiït des. os peut* s'opérer sans obstacle, et atteindre le degré 'que* l'on juge convenable. .->•»,
Aitken a proposé , pour inciser le fîbro cartilage de la symphyse pubienne, un couteau caché, a lame pliante, qui ne présente aucun avantage réel sur le bistouri mousse ordinaire. Dans quelques occasions^ la symphyse étant ossifiée, il a fallu exécuter avec la seje la séparation des pubis , et l'opération n'en a Vas . eu un moindre succès. Champion de Bar a même propose 'ûV substituer , dans tous les cas, la section de l'un des pubis, sur le côlé de la ligne médiane, à. la division pratiquée dans l'articulation, espérant, d'une part, éviter ainsi la lenteur attachée à ce dernier procédé ; de l'autre, procurer a la malade une guérison plus facile et une réunion plus solide des os. Mais ce(te modification de la symphyséolomie n'a jamais été adoptée chez les femmes dont la jointure interpubienne était exempte d'ankylosc. Enfin , on a cherché à di« viser la symphyse en portant le bistouri entre elle et l'urètre , et en la coupant d'arrière en avant, sans toucher aux légume us extérieurs. Ce procédé, employé une fois en Espagne, doit être abandonné, parce qu'il expose, snns la moindre utilité, a des tâloniiemcns multipliés et a la lésion de la vessie avec la pointe de l'instrument. La scie , imaginée par Aitken pour
DiQ
546 SrMPHYSÉOTOMIE
exécuter cette espèce de section sur le pubis , est restrie plongée
dan* un oubli Aussi profond que mérité. ■'
La section des parties tendineuses est à peine terminée que
les pubif Vécartent l'un de l'autre, et laissent entre eux uu
intervalle qui varie depuis trois jusqu'à six et h neuf lignes.
Mais cette disjonction spontanée des os du bassin sci ait portée
plus loin, et deviendrait dangereuse si on ne la tendait h la fois lente et modérée. 11 fetfî, en effet, a l'Instant >0Ù les derniers » liens de la symphyse sont divisés, reconfniander aux «ides «| o i maintiennent les cuisses de soutenir et de rapprocher ces pu lies, afin que leur poids n'agisse pas avec trop de force sur les os coxaux. On examine aflrs la disposition des" parties ; on compare le Volume de la tête avec lé degré cFecarteraent spontanément obtenu; et si une dilatation plus grande du passade Semble nécessaire, il est facile de l'obtenir enjécartt*t graduellement les cuisses, et en appuyant avec modéra tion sur les épines iliaques antérieures. Ces mou vemens doivent être exécutés avec une prudence extrême f tout le' danger de «l'opération consiste manifestement dans la distension trop grande et dans les déchirures des ligamens sacro-iliaques antérieurs, et ees accidenS ne peuvent être évités que par une dtduCltoiY ttès-lenie des os. En agissant avec précipitation, les tissus fibreux se déchirent, ce qui est indiqué par un craquement plus ou moins considérable et de mauvais augure ; taudis qu'eu soutenant les parties en même temps qu'on les écarte , les expansions fibreuses s'allongent insensiblement , se détachent par degrés, et ne deviennent pas le siège de lésions aussi graves.
■ Il convient i ou jours d'attendre, pour pratiquer la Symphyséolomie, que le col de l'utérus soit assez dilaté pour permettre facilement l'introduction de la maiii dans la matrice, et la prompte sortie de la tête de l'enfant. L'existènce dérouleurs assez fortes et soutenues pourexpulser le fœtus, si le* rétrécissement du bassin ne s'y opposait pas, est une circonslanccfavorable, à laquelle il faut également avoir égard. En opérant trtfp tôt, on se priverait des secours de la réduction de volume tjtfe la tète éprouve durant les efforts qui la pressent contre te cercle osseux qu'elle doit franchir, et les voies n'étant pas préparées, l'accouchement , après la division de la' symphyse, ne pourrait avoir lieu qu'en irritant encore les parties, et en multi-
Î ►liant ainsi les chances défavobles qui l'accompagnent. Si 'on attendait trop tard au contraire, l'épuisement des forces de la mère, la longue compression du fœtus , fa stimulation intense de la matrice durant un travail très-prolongc , sont autant de causes susceptibles de rendre l'opération, ou inutile, ou même funeste, aux deux individus pour la conservation desquels ou la pratique.
SYMPHYSÉOTOMIE 54, A l'instant où l'écarlement nécessaire pour rendre libre le passage de la lete du fœtus esl opéré, il arrive quelquefois que tout se trouvent bien d.sposé, une forte douleur survient et termine tout à>coup l'accouchement. Une des bosses pariélaies tend «dors a se loger dans l'intervalle que laisseut entre eux les pubis; cette circonstance est favorable en ce qu'elle permet de gagner trois à six ligne» sur l'étendue d« diamètre biparielal de la lete , et de rendre la sortie de celle-ci plus facile On doit alors s'efforcer de loger la bosse pariétale opposée au devant de l'une des symphyses sacro-iliaques. A l'instant du
passagedf- la lete, il convient desoutenirles parties latérales du bassin afin d éviter la brusque et violente dilatation que tend a leur faire éprouver lé corps qui est poussé entre elles , et qui les écarte a la manière d'un coin. Accouchement spontané est alors le plus avantageux, par la double raison que l'enfant court moins de danger pendant sa durée, et qde les os sont écartes avec plus.de lenteur , lorsque la tête se trouve eraduel 4emcnt poussée par les contractions utérines, que quand des
"xSon" d°iVenl ™iS e" UM6e PVUr «W»°„
Si les douleurs sont insuffisantes si la situalion.de la tête est delayorable, ou lorsqu'enfin quelque accident grnvc obliVe de terminer tout à coup l'opération, 'il faut sansK aS. quer le lorceps, ou pratiquer la version par les pieds L'ar concernent se trouve réduit alors, par la levée de l'obstacle" • que le rétrécissement du bassin opposait h son exécutif 4 des conditions de simplicité qui permettent de procéder „ôur 1 achever, suivant les règles ordinaires. Ainsi, lorsque la SZ ion de la tête le comportée forceps doit être ippli^é nr'X I action de cet instrument étant moins dangereuse que I se S du foetus par le, pied, ; 1. réduction qu'iftend à opérer ?êûd d adieu», dans le ça. présent , son secours encore pl,JS "Jle
Dans les. cas toujours graves où la version seule peut IL mise en usage il es, implant, en l'exécutant , d'an.cnë un! des lubérositës pariétale, dans l'intervalle dea pubis e, ï , ?« vers une des symphyses sacro-iliaques, afin que le crlnn gage dans le bassin suivant une direction diagonale ??" tronc est sorti , et que la tête est seule arrêtée au oa.. peut à Texemple de Gardien appliquer sur ellel [l?c'°" et hâter ainsi sa sortie, en même temps qu'on la comm \ qu'on la dirige de la manière la plus favorable PmpMflle ct L'accouchement ainsi que la délivrance étant terminés I„. cu,?,es de la femme doiventêtre rapprochées, les pubis replacés V, maintenus encontact, d'abord parles mains d'un aide aT l'une ver, l'autre les crêtes iliaques, puis à l'aide d'an k PT$e decorp, «rès-solide que l'on aVp'olé d'avance ,1 Z^X
5f8 SYMPHYSÉOTOM1E
réunir immédiatement les lèvres de la plaie au moyen d'emplâtres agglulinatifs, de les recouvrir ensuite de charpie et de compresses, puis d'appliquer le bandage garni de ses sous-cuisses. Une compression circulaire soutenue est alors de la plus glande utilité. Le bandage en fer de Camper, destine h tirou'uirè cet effet , ne présente aucun avantage sur la ceinture Be toile , a laquelle on peut seulement ajouter, pour plus de solidité, trois ou quatre boucles qui correspondront à autant de courrois , et qui rendront son application plus facile et plus exacte. La femme, replacée dans son lit, doit y conserver un repos absolu; des alèzes serviront a soulever ses reins, et à faciliter soit le renouvellement des linges dont on la garnit, soit l'excrétion des matières t. -raies. Le travail de la réunion des parties divisées est fort long; quarante à soixante jours suffisent à peine pour rendre ii la symphyse une partie de sa solidité première. A celte époque seulement, on doit permettre à la femme de se mouvoir seule et avec prudence dans son lit; plus tard, on la portera sor un fauteuil, puis elle pourra essayer de marcher avec des béquilles, et ensuite à l'aide d'une canne. Une ceinture, ou mieux encore une sorte de braver, susceptible de pousser les os les uns vers les autres, doit, pendant long-temps encore , aider a l'action imparfaite dés moyens en i; ployés par la nature pour opérer la consolidation, et souvent l.i malade est obligée de porter Je bandage pendant toute sa vie, "afin de prévenir les difficultés et les vacillations qu'un rexle de mobilité du bassin imprime à la ir^-M
L'observation déjà bien constatée par le père de la cine, du ramollissement et de la dilatation des symphyses pelviennes vers la fin de la grossesse, semble avoir donné la,prémière idée de l'opération qui nous occupe. 1! dût paraître assez simple, lorsque le bassin est trop étroit pour donner passage a u fœtus, de l'agrandir en achevant en quelque Sone'et?en rendant plus complet le travail indique, Ou même c'oWroence par la nature. Lorsque la réduction âë'^ ''tiftl6Vpa^lf:^KMic>ii qu'elle éprouve, en s'engageant dans le bassin sofas* l3nfli/£ncc de fortes contractions utérines ; 1 orsque la bonne direction imprimée a cette partie, et sa compression entre les cuillers du forceps; lorsque, enfin, le relàchérrient de^ parties molles de la génération ne suffisent pas, pour permettre à l'enfant de sortir du sein maternel , la dilatation du passage qu'^ doit franchir semble', ainsi tque le fait observer Thouret^ùn des moyens les plus directs et les plus efficaces de lever cet obstacle, et de donner^ a la nature les moyens de terminer son ouvrage. Un des points les plus importans à examiner alors, est le degré d'ecartement que l'on peut obtenir sans
danger entre les pubis, et l'influence qui eu résulté pour* l'a-
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grandissaient des .divers diamètres du bassin» Sigaull pensait qu'il ri est permis de produire qu'un eçartemenl d'uu pouce en-j virou ''AIpppjisç ,L»eroy croyait pouvoir le porter sapS) danger jusqu a^deui.ppuccs et demi a trois pouce» j Baudclocque s'est assure, dVne jpart , que la disjonction spontanée des/pubis après ta division des liganicns qui les unissent, ru; va pas, en. général, au <Jelà de six lignes , et que quand on porte cet intervalle jusqu'à deux pouces et demi, en écartant les cuisses , i élevées à angle droit sur le tronc, il en résulte la rupture des faisceaux fibreux antérieurs, et l'ouverture plus ou moins large des symphyses sacro-iliaques.
ouujjicase ut» ussu.s, ci a plusieurs ;iuuus ckicunsuutts iuui-
viduelles ou extérieures. Ainsi , les bassins d'hommes supportent, sans se déchirer, une dilatation moins grande que ceux des femmes; Tecartement peut être porté plus loin sur les sujets jeunes que sur les adultes ou les personnes âgées ; !«• cadavres refroidis et devenus raides, vingt-qnair« heures après, la mort, se prêtent moins à l'écarlement des pubis qup ceux
plus loin, que les symphyses étaient plus ramollies et plus mobiles avant la parlurilion. Ces considérations sont confirmées par Inexpériences de Giraud et de Ansiaux, qui ont obtenu facilement, chez des femmes jeunes, mortes en couche, et opérées peu de temps après la cessation de la vie, un écarte nie ut des pubis de deux pouces et demi à trois pouces, sans rupture des appareils, Gbreux postérieurs, v^ ^f
La forme des bassins viciés influe beaucoup sur l'oi lamentation que leurs divers diamètres reçoivent de la disjonction du pubis. Le diamètre antéro-postérieur du détroit abdominal étant ordinairement le plus court, on a rapporté à lui presque toutes les mesures prises dans ces circonstances. Mais la disposition du sacrum et de la symphyse pubienne font encore varier les divers degrés successifs de son agrandissement^ ainsi, d'après tous les observateurs, le premier pouce d'écaricraent opéré entre les pubis, n'augmente le diamètre sacro-r pubien que de deux lignes; le second pouce produit encore un allongement de deux autres lignes; mais lorsqu'on va au delk , ce diamètre croît dans une proportion beaucoup plus grande. Ansiaux a vu trois pouces d'intervalle opéré entre les pubis d'un bassiu qui n'avait que deux pouces et un quart ; d'avant en arrière, agrandir ce diamètre de dix lignes. Les
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diamètres transverses des deux détroits, ainsi que l'arcade des pubis s'élargissent dans tous les cas, à quelques lignes près, de toute Télendue dont les os se sont écartés après Ja symphyséototnic. Enfin, par cet écartemeut les cavités cotyloïdes sont éloignées du. sacrum, les diamètres obliques allongés, et les côtés du bassin deviennent plus amples.
Il résulte de ces considérations que les cas IcS plus favorables à la symphyséolomie sont ceux où le rétrécissement porte spécialement soit sur le diamètre transverse, soit sur la largeur de l'arcade des pubis. Lorsque l'un des côtés du bassin manque de développement, au point de rendre impossible la sortie du fœtus , la section de la symphyse peut encore convenir, en augmentant les dimensions du côté le plus large, et en permettant à la tête d'y trouver place. Mais l'obstacle auquel on a pensé qu'elle pouvait le moins remédier , est celui qui résulte du rapprochement du sacrum vers les pubis. Si l'on lait abstraction de quelques cas rares, susceptibles seulement de constituer des exceptions, il convient de n'attendre que deux lignes d'allongement du diamètre antéro-postérieur , par pouce d'écartemenl des pubis. Par conséquent, à deux pouces et demi , on pourra estimer avoir gague cinq a six lignes au plus , dans la direction du diamètre sacro-pubien. Mais la possibilité du succès par la symphyséolomie ne repose pas seulement sur ces degrés d'ampliation; elle résulte surtout de la manière dont on engage la tête pour la faire sortir a travers le bassin agrandi. On gagne en effet six lignes, au moins, eu plaçant une des tubérosités pariétales entre les pubis écartés, et l'autre sur Pun des côtés du sacrum, ce qui, joint aux six lignes d'augmentation survenues par l'opération dans l'étendue du diamètre antéro-postérieur, donne un pouce et plus dont le bassin s'est agrandi, relativement à la tête, suivant la direction de son plus grand rétrécissement. Dès lors, un bassin de deux pouces pourrait, à la rigueur, et en forçant un peu les parties, donner encore issue a la tête après J'otiération; mais celle-ci peut être pratiquée avec tout espoir de succès sur les bassins de deux. pouces et demi , ou même deux pouces un tiers ou un quart. Lorsque le rétrécisse m ept était porté au dessous de deux pouces , les tentatives de symphyséotomie ont presque toujours eu des conséquences funestes, excepte lorsque la tête de l'enfant était plus petite qu'on ne devint s'y attendre, ou lorsque l'écartement a pu être porté plus loin qu'il n'était permis de l'espérer.
S'il y a des cas où le praticien puisse choisir entre la section des pubis et la gastro-hystérotomie , il en est d'autres ou la première de ces opérations doit être, de toute nécessite, préférée à l'autre, et peut seule permettre d'achever l'accou-
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cheroent, en conservant la vie a l'enfant ou à la mère. Les principaux cas de ce genre sont les suivans :
i°. Lorsque la tête d'un enfant vivant ayant franchi avec de graudes difficultés le détroit abdominal, qui est resserré , ne peut, ni par les efforts de la nature, ni par le secours du forceps, traverser de même le détroit périmai. Soit qu'alors le bassiu présente un excès de courbure du sacrum et un défaut d'étendue suffisante des diamètres antéro-postérieurs de ses deux détroits, soit que le détroit abdominal étant resserré, les lubérosités ischiatiques laissent en même temps entre eiles trop peu d'écarterueut, ou que l'arcade des pubis manque d'ampleur; toujours est-il , qu'alors l'opération césarienne ne pourrait convenir. Pour qu'elle réussit, il faudrait que la tête lût susceptible de rétrograder, ce qui est impossible lorsque, après avoir éprouvé une réduction pour franchir ic premier détroit, elle a repris ses dimensions ordinaires dans l'excavation. Perforer le crâne, et affaisser les os qui le forment, serait une opération barbare, dans laquelle on donnerait la mort à l'enfant, sans assurer les joui s de la mère, à raison des lésions que l'on peut produire dans les organes en la pratiquant. La sytnphyséoLomic réussirait au contrarie d'autant mieux alors, qu'un degré peu considérable d'écârtement des pubis serait seul nécessaire, ou pour allonger le diamètre Ira ns verse du détroit pcrinéal. ou pour agrandir l'arcade du pubis , ou pour permettre Y fi tête de s'échappera travers l'ampliation du diamètre antéro-postérieur, •it-W
a0. Lorsque le détroit inférieur étant étroit, une exostosc de la base du sacrum s'oppose a ce que la tête, qui est difficilement ^arvemié dans TexcaVàtion % ne puisse être refouiée au dessù^dti détroit supérieur. Ce cas est aussi rare qu'il serait difficile de le reconnaître.
5% Lorsque, 1* tète aya-nt franchi le col de la matrice, et se trouvant a nu'dahs le Vagin, ne peut cependant Sfc dégager du détroit peVïnéal. Dans ohé telle occurrence , la gastre-hysté tomie serait 'presepre certainement infructueuse, le resserrement de l'orifice utérin, sur le cou de l'enfant, ne permettant pas h la tête de revenir sans de grandes difficultés dans la cavité de îa matrice. Presque toujours même on s'exposerait à déchirer le vagin, et à le séparer du col de l'organe, en tirant sur le fœtus „ plu tôt que de lui (aire exécuter ce mouvement rétrograde. : ' -J»^ ! t.*
4°. Lorsque la tête est enclavée, que la pression qu'elle éprouve est assez forte pfeur ne pas permettre, d'uue part, au forceps de l'entraîner en bas, de l'autre h la main de la repousser vers l'abdomen. -Mi
5°. Lorsque l'enfant ayant présenté les pieds , la tête est ar-
55a SYMPHYSÉOTOMÎE
iwtcc (1 ans l'excavation ou enclavée au détroit supérieur. Dans ces» cas l'opération césarienne est moins proposable encore c|i>e dans l'accouchement par la tête, a raison de la moindre saillie de 1» matrice et de la difficulté plus grande de faire traverser , de bas en haut , au fœtus toute la filière du bassin.
6°. Lorsque les fesses, sorties les premières, sont arrêtées dans lY&cavaiion par le rctrécissement^conside'rable du détroit pcviuéa \. iGn ne saurait alors refouler l'enfant pour aller saisir les pieds, parce que, en supposant celte manœuvre possible encore, le même obstacle se reproduirait pour les fesses ellesinémeslou pour la tête. Dans ce cas, comme dans le précèdent , le défaut <de. hauteur de la matrice rendrait la gastro-hystérotomie plus laborieuse et plus grave; de telle sorte que, bien qu'jjiy ait une possibilité évidente encore de réussir en la pratiquant, on ferait bien, ainsi que le conseille Gardien, de recourir à la section de la symphyse.
7°. Enfin , lorsque le fœtus étant mort, et la tête présentant un volume assez considérable, relativement au bassin, pour que sa base «'enclave et sfarrêie invinciblement au passage, la svmphyséotomie oÛtfi liait, suivant toute apparence, moins de dangers pour la mère que le morcellement des os dans son sein. Ve sentiment est celui de Hunier, de Smellie, de Gardien et de la plupart des accoucheucs habiles de notre époque. I.a section de (a symphyse conviendrait d'autant mieux, qu'il, suffirait d'un ccartement léger jtouc rendre h la base du crâne la liberté de s'échapper, et que le tronc dès lors n'éprouverait plus d'obstacle dans son passage. i .o • »
En comparant entre elles la gostro>hyslérolomie et la 9ymphyséotomic, on est frappé de la» différence considérable que présentent ces opérations sous lo double rapport des difficultés qui les accompagnent, et de la nature des parties divisées dans chacune d'elles. Une incision très-peu étendre deda peau ,* du tissu cellulaire sous-cutané et du cartilage de la symphyse, constitue la premier©;; si la prudence ne coins cillait d'agir alors avec lenteur et précaution , quelques instans) suffiraient pour lever alors la barrière qui s'oppose à Ja libre so: lie dufcolus. On n'a à redouter ni hémorragie primitive abondante*' ni in i talion, ni phlogose du péritoine, ni suppuration prolongée de la plaie, ni épanchement de lochies ou d'autres liquides^dans l'abdomen, m un mot, a ne un des acctdVns qui rendent les opérations immédiatement ou consécutivement. très-graves4 La hymphyséolomie n'est pas toutefois exempte de dangers vpour la merej les déchirures des ligamens^sacro iliaques et l'ouverture de ces articulation*] dennent trop souvent lieu à des inflammations profond es , a des suppurations intérieures et à des caries étendues : mois, d'une parties lésions sont moins cbm-
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munes qu'on ne la pensé; de l'antre, elles n'entraînent pas toujours des conséquences funestes; et, enfin, on les évitera en ne pratiquant pas ia symphyséolornîe daus les cas de rétiécissemens extrêmes, lorsqu'il fciut opérer une disjonction trèsétendue du pubis et, par suite, des déchiremens considérables dans les symphyses postérieures. Ce qui a discrédité le plus celle opération, est la témérité avec laquelle ses premiers p*Tlisaus l'ont mise en usage cluz des sujets dont les difformités extrêmes ne pouvaient se prêter sans de grands dangeis à l'emploi de ce procédé. Ou peut affirmer qu'en ne l'exécutant qu'avec prudence et dans les cas rares où elle est réellement indiquée et possible, on obtiendra par son moyen des succès plus nombreux et plus sûrs que par l'opération césarienne. Si l'on opposait à ces vérités les claudications qui succèdent quelquefois à la section de la symphyse, il serait facile de répondie que d'abord ou les évite par un traitement convenable des< opérées, cl qu'ensuite les hernies et les éven ira lions dont la g*slr«-hystérotomie est souvent suivie entraîne également de grandes incommodiiés. Enfin , si des femmes ont pu subir plusieurs fois l'incision abdominale, d'autres n'ont pas fait moins relativement à la symphyséotomîe.
Il est vrai de dire, toutefois, que cette dernière opération n'est pas aussi avantageuse au fœtus que l'autre; elle le laisse en quelque sorte exposé à toutes les lenteurs, à loules les chauecs de la pariurilion, rendue possible par son emploi; souvent même l'accouchement ne se peut terminer qu'à 1 aide du forcep*ou de la version par les pieds, ce qui entraîne pour l'enfant des dangers nouveaux, et le soumet à de nouvelles chances de mort. La gastro-hystérotomie, au contraire, détruit a l'instant tous les obstacles et tire le fœtus par une voie «lus courle, plus large, plus facile à parcourir que celle que lui avait préparée la nature : elle lui épargne jusqu'aux incomtnpdttés dont la pariurilion la plus libre n'est jamais exempte. Mais il est à remarquer, a ce sujet , que ces inconvéniens de la séparation des pubis sont largement compensés par les avantages que la mère y trouve , -et qu'enfin le fœtus luimême ne reste soumis après cette 'opération à aucune chance de mort autre que celles qu'il court dans tous les accouchemens plus ou moins laborieux. Le passage qu'il doit franchir eu agrandi devant lui, et, dans les cas les plus défavorables, i 1 ne se trouve pas autrement placé que si, avant l'opération, il avait dû traverser un bassin étroit avec le secours d'auxiliaires étrangers.
. Quant à la saillie de ia vessie entre les surfaces écartées des pubis, et aux contusions que cet oigane peut recevoir durant le passage de la tête, je premier de ces phénomènes n'a lien
55 \ SYMPTOMATISME
d'alarmant, car la séduction s'opère aussitôt après la terminaison du travail, et le second est rarement porté au point d'entraîner des acctdens «raves. La lésion des parois vesica le et de l'urètre durant la sjmphyséolomie peut être sûrement évitée, en se servant d'an bistouri mousse et en se conformant aux règles prescrites plu* haut. Les délabremens du tissu cellulaire du bassin et les dépôts qui peuvent k'y former n'ont jamais été observés qu'à la suite d'efforts assez prolongés , avant l'opération * pour produire dès lésions de ce genre, alors même que les parties n'auraient pas été entamées- < ., ... ,r.
Ces considérations suffisent sans doute pour démontrer que s'il est des cas où la c.astro -h ystéjlotomie convient exclusivement h la symphyséotomie , il en est d'autres où cette dernière peut seule être appliquée avec espoir de succès, et que, dans les cas mêmes où rien ne mattrise le choix du chirurgien, il doit, en général, préférer celle-ci à l'autre*
S YMPTOMATIQUE , adj., symptomaticits ; relatif aux symptômes; basé sur les symptômes 4 qui constitue un symptôme. Un phénomène symptomatique est celui qui caractéiise l'état morbide d'un organe ; une affection, une maladie symptomatique^ est celle qui a lieu par l'influence d'un organe autre que celui où elle réside. Cette dénomination est mauvaise: comme jamais un état morbide ne peut être considéré comme un symptôme, ce qu'on appelle ainsi n'est pour l'ordinaire qu'un symptôme sympathique , autrement un phénomène mor~ bide symptomatique.
La méthode thérapeutique symptomatique est celle qui cou- » siste à combattre uniquement chaque symptôme saillant d'une maladie, sans remonter ni au siège ni a. ta nature du mal.
SYMPTOMATISME, Sous ce nom, nous désignons nue époque de l'histoire ou plutôt une des directions suivies dans ♦ la recherche de la vérité en médecine, plutôt qu'une école ou même une secte. Aussi long-temps que l'anatotnie n'a pas été' bien connue, ni formellement adaptée a la pathologie, on ne connaissait les maladies que par l'étude des symptômes étudiés dans leur coexistence, leur succession, leur liaison , leur dépendance. Une maladie n'était qu'un groupe de symptômes; dans chaque maladie, on cherchait à faire cesser le symptôme le plus saillant, on cherchait' à provoquer certain symptôme réputé favorable. Si on se fût borné la, la médecine eût été fort étroite , mais sans beaucoup d'erreurs , et toutes celles dont elle se serait embarrassée eussent été facilement réfutées; mais le symptomatisme dura fort peu seul; il ne tarda pas a s'unir à un dogmatisme dont les principes furent empruntés à la science des corps inorganiques, aux lois du mouvement des masses et des molécules; et ces deux tyrans de l'opinion <mé-