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sulfureux , quMlcs produisent aussi quelquefois cet effet , au moins lorsqu'elles sont sèches. Quant aux vapeurs sulfuriques, la difficulté de réduire l'acide sulfurique en vapeurs empêche de les employer; mais on peut assurer qu'elles produiraient des effets analogues à celles des autres acides minéraux.

Les fumigations ammoniacales sont aussi irritantes que les fumigations acides dont nous venons de parler. Dirigées, à un certain degré de densité, sur la conjonctive, elles peuvent déterminer une ophthalmie plus ou moins violente; celle à laquelle sont sujets les vidangeurs est souvent due aux émanations ammoniacales. Introduites dans les cavités nasales, elles peuvent provoquer un coryza très-aigu ; enfin , reçues dans les voies respiratoires, elles peuvent occasionner un catarrhe pulmonaire, assez inflammatoire pour devenir promptement mortel. M Nysten a présenté à la Société de la Faculté un exemple de cet accident funeste. L'ohservation en est consignée dans les Bulletins de la Faculté, an i8i5, n". 5.

L'arsenic et le mercure sont les seuls des métaux avec lesquels on ait préparé des fumigations. Les fumigations arsénicales peuvent déterminer tous les accidens de l'empoisonnement; elles sont en conséquence, comme nous l'avons dit dans le premier paragraphe , depuis longtemps proscrites. Quant aux fumigations mercuriclles , soit qu'on les fasse avec le sulfure ou le sous-chlorure de ce métal, sans être aussi dangereuses que les vapeurs arsenicales, elles produisent constamment une irritation très-vive sur les parties qui les reçoivent. Dirigées sur toute l'hahilude du corps, excepté la tête, elles agissent sur les fonctions de l'organe cutané d'une manière analogue aux fumigations sulfureuses. Mais la préparation mercuriellc qui fait la base de la fumigation , éUnt absorbée , va exercer une action spéciale sur plusieurs des autres organes. Les glandes salivaires, par exemple , en sont excitées , et cette excitation peut être portée jusqu'à la salivation ; le même moyen a souvent déterminé des ulcérations de la surface muqueuse de la bouche, altéré les gencives, occasionné la chute des dents. La membrane muqueuse des intestins en reçoit quelquefois une influence nuisible ; de là des coliques plus ou moins aiguës, et des évacuations alvines qu'il est souvent difficile de calmer. Les surfaces pulmonaires ont aussi été souvent affectées à la suite des fumigations mercurielles; elles ont, par exemple, occasionné chez diverses personnes une toux plus ou moins opiniâtre, une affection asthmatique, et même la phthisie pulmonaire. Ces derniers accidens avaient surtout lieu quand la fumigation était respirée, soit que la tête du malade fût comprise dans l'appareil fumigatoire, soit que cet appareil fût mal disposé , et, dans ce cas, elles peuvent déterminer la suffoca-

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