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tion , commenous eu avons rapporté un exemple d'après Musa Brassavole.
Lorsqu'il n'entre pas une assez grande quantité de vapeurs mercurielles dans les voies respiratoires pour occasionuer la suffocation , par exemple lorsqu'on se borne à faire respirer avec l'air, par le nez et 1» bouche , une certaine quantité de ces vapeurs , elles peuvent provoquer prompteroent la salivation , la toux, des tranchées, des évacuations alvines , un mouvement fébrile, une faiblesse considérable. Ou trouve dans les Essais et Observations de médecine de la Société d'Edimbourg, tom. iv, p. 45 de la traductiou française, l'observation d'une femme de soixante-trois ans , chez qui de semblables accidens ont été développés par la respiration d'une seule fumi-
Silion préparée par la volatilisation d'un demi-gros de cinabre ctice.
Dès le commencement du seizième siècle, Fracastor avait observé les mauvais effets des fumigations faites avec le cinabre. Voici ce qu'il en dit dans son beau poème sur la maladie vénérienne :
Ai verh et partim durum est medicamen , et acre Partim etiam fattax , quo Jàucibus angit in ipsis Spiritus, eutetans que animam vix conlinet offrant. Quo arc a totum ad corpus nemo audeat uti , Judice me ; certis fortastè erit utile membris , Quoi papulœ informes , chimniaque ulcéra , pascunt,
( Ajphilidis , s 1 t e , De morbo gallico ; Vcronz , 1 53o )
Quand les divers accidens dont nous venons de parler étaient occasionnés par les fumigations mercurielles dirigées sur toute l'habitude du corps , ils reconnaissaient souvent pour cause la dose considérable de cinabre qu'on y faisait entrer. En effet , cette dose n'était jamais moindre de quatre gros , et elle était quelquefois* portée jusqu'à une once. En second lieu , on donnait souvent deux fumigations par jour.
Les fumigations mercurielles dirigées sur des parties circonscrites de l'habitude du corps avec ou sans ulcération, bornent leur action aune simple irritation «locale, et n'occasionnent
iamais d'autres phénomènes remarquables. Nous devons d'aileurs convenir que la plupart des accidens causés par les fumigations mercurielles , peuvent aussi être déterminés par les autres manières d'administrer le mercure. Aujourd'hui que les rocédés fumigatoircs sont perfectionnés , on pourrait probablement éviter ces accidens , en administrant les fumigations avec prudence, en ne faisant volatiliser, à chaque fois, qu'une dose très-modérée de sulfure ou de sous-chlorure de mercure, dose nue l'on modifierait selon la constitution , la sensibilité , l'âge du malade, etc.
Parmi les substances végétales , aucune, réduite à l'état de vapeur, ne présente l'activité de celles dont nous venons de nous occuper. Les acides végétaux, tels que les acides acétique, beuzoïque, succinique, employés en fumigation, excitent beaucoup moins qne les vapeurs nitrique, hydro-chlorique, et que le gaz acide sulfureux. Les vapeurs acétiques déterminent aussi Faslriction.
Les fumigations simplement aromatiques n'excitent que d'une manière très-modérée. Ainsi les principes odorans, les huiles essentielles, associées à la vapeur de l'eau , se bornent à rendre son action plus tonique. Les vapeurs alcooliques sont plus actives que ces dernières. Quant aux vapeurs éthérées , elles ont sur le système nerveux une action sédative. Cette action s'observe également , et à un degré plus éminent , dans les fumigations faites avec l'asa-fœtip'a , quelques autres substances résineuses fétides, ou avec le camphre , surtout lorsqu'elles sont dirigées sur l'organe de l'odorat , sur les surfaces muqueuses bronchiques et sur les organes de la génération.
Les huiles empyreumatiques en vapeur, indépendamment "de leurs propriétés excitantes, agissent aussi , surtout lorsqu'elles sont respirées par le nez et la bouche, sur le système nerveux, à titre de sédatifs. Telle est en conséquence la manière d'agir des vapeurs qui se dégagent de la combustion des substances animales, comme du castoréum , des productions? épidermoïques , telles que les substances cornées, les poils , la: laine , les plumes ; et ce sont les seules des substances animale* tvec lesquelles on puisse préparer des fumigations dans un but utile.
§. iv. Usages thérapeutiques des fumigations. Les considérations précédentes établissent les indications que l'on peut remplir dans le traitement des maladies h l'aide des fumigations. En effet, on conçoit, d'après leurs effets sensibles 9 suivant la nature des substances qm les composent, qu'on peut y recourir, 1*. pour produire un effet relâchant et adoucissant ; 20. pour exciter les parties sur lesquelles on les dirige , et les excrétions qui s'opèrent A leur surface; 3°. pour provoquer un efTct révulsif; 40. pour combattre certains virus et amener une dépuration ; 5°. pour agir srir le Système nerveux d'une manière sédative on antispasmodique.
Les cas dans lesquels on fait usage des fumigations pour produire on effet relâchant sont très-bornés. On peut cependant les employer dans ce but, au commencement de certaines phlcgmasies aiguës, telles que les angines, le coryza , Pophthalmie, etc. On a recours à la vapeur de 1 eau seule, ou à celle qui se dégage d'une infusion adoucissante, telle que celle des fleurs de mauve, de guimauve, de violette, de pavot rouge; on dirige cette van 17, 10
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peur, pendant quinze à vingt minutes, sur les parties affectée*, a l'aide d'un des moyens que nous avons indiqués dans le second paragraphe , et on réitère la fumigation plusieurs fois
par jour. . , ,
On administre très-fréquemment des fumigations pour déterminer une excitation locale ou générale. On peut exciter localement, par ces moyens, dans la seconde période des aneines inflammatoires. Les fumigations aromatiques et acétiques conviennent très-bien dans ce cas , et elles étaient employées par Hippocrate. Telles sont aussi celles que conseille Boerhaave dans sa Matière médicale. Elles étaient composées de vapeurs acétiques chargées de quelques principes aromatiques , et de celle de Peau distillée de sureau} mais celles que recommande, dans la même maladie, le père de la médecine ( p. 490 de l'édiliou de Foes ) , et qui sont composées d'hyssope , de soufre et d'asphalte , ne conviendraient pas, parce que les vapeurs sulfureuses irriteraient trop les organes de la respiration.
On n'emploie guère de fumigations excitantes dans les phlegmasies chroniques des membranes muqueuses, autres que certains catarrhes pulmonaires accompagnés d'uue expectoration très-abondante. Le but de ces fumigations est, dans ce cas , de diminuer progressivement, en rcudant du ton aux parties affectées, la sécrétion abondante de mucosités qui s'y opère. Les fumigations éthérées tenant en dissolution un peu d'acide benzoique ou quelque autre principe aromaliaue, conviennent parfaitement pour remplir cette indication. V yrez êthbr.
Hippocrate faisait un fréquent usage de fumigations excitante» dans la leucorrhée et dans quelques affections chroniques de l'utérus, ou l'inutilité de ce moyen est depuis longtemps reconnue.
Des fumigations excitantes dirigées sur certains engorgemens œdémateux ou autres, sans phénomènes inflammatoires , en ranimant l'action des vaisseaux exhalans et absorbans de la partie, deviennent résolutives. On peut obtenir cet effet à l'aide des fumigations acétiques, alcooliques, de celles que l'on dégage de la combustion du succin , de quelques résines, etc.
C'est de la même manière qu'agirait la fumigation excitante sèche , conseillée par Boerhaave (Materia medica) dans l'hvdrocèle. En voici la formule : prenez benjoin, olibau, sarcocole, résine de gayac, de chaque demi-once j mastic, une once; camphre, demi-gros ; sel ammoniac, deux scrupules : pulvérisez et mêlez. ,11 1
On projette cette poudre sur des charbons ardens , et on dirige la vapeur qui s'en dégage sur le scrotum à nu ; on l'enveloppe ensuite d'un morceau d'étoffe de laine imprégné de la même vapeur et bien chauffé.
Si c«Ue fumigation a quelquefois été efficace, ge n'a pu être
3 ne dans le commencement de la maladie , lorsque les parois e la tunique vaginale étaient encore peu distendues par la collection séreuse. Il serait inutile , supposé que Ton voulût essayer des fumigations eacitantes dans l'bydrocèle, de suivre les proportions indiquées par Boérhaave ; on conçoit par exemple, l'inutilité de multiplier autant les substances'résinenses, que Ton pourrait réduire à une seule ou deux au njus en conservant un peu de camphre et d'bydrochlorate ( murlate ) d'ammoniaque.
Des fumigations excitantes dirigées sur la conjonctive, à laide d un entonnoir, peuvent être de quelque utilité dans 1 I amaurose imparfaite. On peut les faire avec les vapeurs sulfureuses ou ammoniacales. Scarpa ( Traité pratique des ma» ladies des yeux, traduit de l'italien sur la seconde édition par M. Léveillé ; Pans, i8f i) conseille ces dernières. Il suffit' pour les obtenir, d'approcher de l'œil du malade un vase dé carbonate d'ammoniaque, à une distance suffisante, pour qu'il éprouve un picotement. Scarpa recommande de continuer cette espèce de fumigation jusqu'à ce que l'œil devienne rouge et larmoie abondamment , ce qui a lieu en moins d'une heurr d exposition. L'auteur conseille aussi de renouveler ce moyeu toutes les trois à quatre heures.
Dans les cas de syncope et d'asphyxie , on peut ranimer J action du cœur et des poumons , en dirigeant quelques fumigations excitantes vers la bouche et les cavités i,a>ales- on a recours, dans ce but.au chlore, aux vapeurs uitriques /hydro-chloiiques , sulfureuses, acétiques, ammoniacales , étc • mais il est essentiel , de crainte de trop irriter les organes pulmonaires ou de soffoquer le malade, d'apporter beaucoup de prudence dans l'administration de ces fumigations, surtout de celles du chlore et de l'ammoniaque, et de les discontinuer des que le malade donne les premiers signes de vie.
Dans l'asphyxie , surtout dans celle qui est occasionnée par la submersion , on a aussi recommandé et employé pendant longtemps des fumigations produites par la combustion des feuilles de tabac, et dirigées sur la surface muqueuse des gros intestins , à l'aide d'un souffiel ( Vojez asphyxie j. Malgré les succès obtenus par ce moyen , il est peu usité aujourd'hui parce qu'il occasionne une distension considérable des intestins et le refbulemeut du diaphragme en haut; on lui préfère en conséquence des lavemens irritans, tels que ceux que l'on prépare avec une décoction des mêmes feuilles de tabac : ils sont en effet aussi efficaces que les fumigations, et plus faciles à administrer. mf,
Les fumigations excitantes dirigées sur Joute l'habitude «fe