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Si des revers de fortune , si une suite d'injustices , de persécutions ou d'humiliations affaissent certains hommes et les convertissent en des êtres apathiques, ces causes produisent quelquefois un effet contraire chez certains autres qu'elles rendent ombrageux , irascibles et souvent même furieux lorsque de nouvelles adversités viennent à les frapper. Une légère provocation peut alors suffire pour exalter leur fureur et les rendre criminels. Plaignons ces malheureux lorsque leur égarement les conduit sur le banc des accusés ; et si la loi ne peut leur pardonner , faisons au moins valoir en leur faveur l'influence impérieuse du moral sur le physique, et la réaction de celui-ci sur l'autre, afin que cette même loi prête à les atteindre, ne les accable pas de tout son poids.
Divers changemens pathologiques et physiologiques peuvent encore disposer à celte fureur aveugle et imprévue qui fait le sujet de nos recherches actuelles. Qui ne sait, par exemple , à quel point la phthisie pulmonaire dispose certains malades et plus particulièrement les femmes à la colère ? Moi-même... je trémis en traçant ces lignes; mais je dois à la science l'aveu
3ue je vais faire; moi-même j'ai failli un jour, dans un a ces c fureur, me priver d'un de mes enfans chéris; et cette fureur que la moindre provocation excitait, était la suite d'une fièvre intermittente rebelle , entretenue par de vifs chagrins.
Qui ne connaît les changemens souvent bizarres que la gestation et la menstruation produisent par fois dans le caractère moral de*la femme ? Parmi ces changemens, un des plus ordinaires consiste en une exaltation de la sensibilité nerveuse, en une perception très- vive des impressions extérieures. Ce qui, dans toute autre circonstance , eût passé pour une provocation légère, peut par conséquent devenir une provocation grave, eu égard à la disposition physique de la personne provoquée, et il n'est pas sans exemple de voir alors se manifester en elle la fureur la plus avengle. Cet état, par cela même qu'il est passager , insolite , et qu'il ne se lie pas toujours à la préexistence d'un désordre mental notoire, a souvent été méconnu , et le sera encore de ceux qui ne savent pas allier a l'étude profonde du cœur humain la recherche des influences physiques qui concourent à modifier nos dispositions morales innées ou acquises.
La privation d'alimenset de boissons a plus d'une fois excité à la fureur les hommes les plus doux : j'en ai déjà dit quelques mots à l'article anthropophage , et je me borne ici à invoquer le témoignage de ceux qui ont supporté pendant quelque temps les tourmens de la faim et ceux surtout de la soif. Que l'on consulte les relations de ces infortunés, et on les verre s'accorder sur la propension qui s'est développée en eux à de-
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venir hargneux, querelleurs, emportés et furieux, sans que pour cela leur fureur ait eu toujours l'alimentai ion pour objet. Le malheureux dont une faim dévorante a égaré la raison et dont la main peu assurée se porte sur celui qui refuse de soulager ses maux , doit-il être confondu avec le brigand qui épie sa victime pour s'enrichir de sa dépouille ?
Le climat peut encore exercer quelque influence sur la production de la fureur. Les peuples méridionaux sont en général plus enclins à cette passion que les habitans du nord. Il ne serait pas sans iutérêt de rechercher dans les archives des tribunaux, si l'homicide , si les voies de fait, sans préméditation ont plus fréquemment lieu en été qu'en hiver.
Enfin , l'ivresse produite par des boissons fortes ou par d'autrès substances enivra ut es, ■>< u i aussi conduire à la fureur. Celleci n'est alors, selon nos lois, excusable que daus le cas où d'autres personnes auraient enivré le furieux à son insu. Les considérations qui se rattachent à ce sujet seront exposées au mot ivresse.
Il est sans doute beaucoup d'autres circonstances physiques et morales capables de provoquer la fureur et d'en rendre les actes excusables; mais leur nombre et leurs combinaisons sont si variés, qu'il faudrait consacrer un traité spécial à leur énumération. Elles n'échapperont pas à la pénétration du médecin et du philosophe éclairés , toutes les fois qu'elles se présenteront. Il me suffit d'avoir indiqué les principales.
( mue)
fureur utérine, synonyme de nymphomanie; délire mélancolique dont les femmes sont atteintes , qui les prive de la raison à tel point qu'elles ne gardent plus de mesure dans leurs actions j sollicitant les hommes par des propos obscènes par des gestes indérens , à jouir des faveurs que le délire les met hors d'état de refuser. Cette maladie ne doit pas être confondue avec Yérotomanie et Yhystéiie. Vojez ces mots et
NYMPHOMANIE. ^ (esquihol)
FURFURACE. adj. , furfuraceus ,furfureus , furfurosus de furfur, son , partie la plus grossière du blé moulu.
La peau de certaines personnes est naturellement tapissée d'une prodigieuse quantité de petites écailles semblables à du son, et qui se détachent au plus léger frottement. Le tissu épidermoique n'est pas précisément squameux dans son état sain* il le devient dans une foule d'altérations morbeuses. Voyez