‹ Dictionaire des sciences médicalesChapitre 17 sur 43 · ÉCAILLE , K PI DERME , 1CHTY0SE , PEAU · texte numérisé non relu

ÉCAILLE , K PI DERME , 1CHTY0SE , PEAU

Dans l'affection psorique, la surface cutanée présente si généralement cette disposition , que Castelii nomme les galeui furfurosi. Voyez gale.

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La dartre furfuracée ou farineuse est extrêmement commune : elle se manifeste sur une ou plusieurs parties des téguoiens , par de légères exfoliations de l'épiderme , qui ressemblent aux molécules de la farine ou aux écailles du son. Voyez dartre.

La teigne furfiaracée, désignée encore sous le titre de porrigineusc , ne forme point de croûtes , mais des écailles blanches, plus ou moins épaisses, a Comme on a vu des squames compliquer plusieurs fois de leur présence la teigne granulée et Fa teigne faveuse , on a pensé , dit le docteur Alibert, que la teigne furfurfacée pourrait bien n'être qu'un degré moins avancé de ces teignes : mais les écailles qui caractérisent cet exanthème ont une disposition entièrement différente pour un homme habile à l'observation. Dans quelques circonstances , la teigne furfuracée n'attaque pas uniquement le cuir chevelu : on la voit, chez certains enfans , s'avancer jusque sur le front, et y former des plaques qui ressemblent à des monceaux de son , et qui même quelquefois égalent la neige par la blancheur de leurs molécules. » Voyez tciowe.

.Le sédiment de l'urine, dit le sémiologiste Landre-Beauvais , offre l'apparence du son , ou de la farine grossièrement moulue , lorsqu'il y a des engorgemens du bas-ventre, dans l'hypocondrie, la chlorose, et quelques fièvres intermittentes anciennes. Ce dépôt plus ou moins écaille ux , qui constitue l'urine furfuracée , contient un excès d'acide urique et de phosphates. Voyez urine. ( r. p. c. )

FURIE INFERNALE. Les habitans de quelques parties de la Suède , et particulièrement ceux de la Bothnie et de la Finlande, sont sujets à être attaqués d'une espèce de furoncle qui se fixe particulièrement au visage , aux mains et aux autres parties du corps qui restent nues d'après les habitudes particulières de certaines classes d'hommes. La douleur qui accompagne cette espèce de tumeur est atroce , et quelquefois les accidens sont si graves qu'ils se terminent par la gangrène et la mort. Le célèbre naturaliste Linné fut attaqué de cette maladie dans uu de ses voyages. Un pasteur de Riénis lui dit que cette affection était produite par une espèce particulière de ver , qui , jetée par le vent sur l'homme ou sur les animaux, pénétrait dans les chairs et n'en sortait qu'à t'aide de la sup-

Suration excitée par sa présence. Il lui présenta même le ver ont il s'agit. Le ver était desséché et avait environ quatre lignes de longueur. Linné, sur cesseules données , admit l'existence de ce ver, comme cause des accidens qu'il avait éprouvés , et le désigna sous le nom de furia infemalis , en lui assignant les caractères suivans.

Corps linéaire , JiUforme , égal f garni de chaque coté

FUR >63 •f une rangée de cilspiquans et dirigés en arrière. Les naturalistes suédois conviennent aujourd'hui unanimement oue Linné égaré par la douleur a admis trop légèrement un preW populaire ; que la maladie dont il fut atteint est une espèce de pustule analogue au furoncle qui se manifeste, surtout en automne , dans les parties marécageuses de la Suède • oue le prétendu ver auquel le peuple attribue la cause de cette tumeur « est autre chose que le bourbillon du furoncle; enfin que 1 animal présenté a Linné dans l'état de dessiccation n'eïai't probablement pas autre chose , ou peut-être même était une

clament" ^ RU reCOnQa,tre a raison de «on dessé-

Le respect que les Suédois portent a juste titre à la mémoire

ÎSLTT1 35 a S? la!!t * leur patrie , les a enZ

péchés de réfuter directement Terreur qui fui est échappée Mais plusieurs de leurs naturalistes ont avoué que les recker ches faites pour retrouver la furie infernale ont été infructueuses , que tous les paysans la cpnnaissent par ses effets mais qu aucun d'eux n'affirme qu'il Tait jamais vue 9

r„JJÎ ?A *U> Ve Ves?kc*** tumcur * donné lieu à Terrreur dont il s agit quoiqu elle se termine quelquefois par la gangrené , et qu'elle soit même dans certains cas mortelle ne peut être rangée parmi les tumeurs essentiellement «aoerél neuses, telles que ïanthrax , la pustule maligne de Bourgogne , celle des Alpes décrite par M. Bayle , etc car Tan phcation desimpies cataplasmes émolliens suffit ordinairement

P0^nNrfrF tCrmi°air Par g^grène. ( tAER„ç)

l\^KONLLE, s. m. , furunculus , des Latins, «Mirn , des Grecs; tumeur d un rouge foncé, circonscrite, dnre, élevée en pointe dans son milieu, et extrêmement douloureuse La •aillie qu elle forme lui • fait trouver de la ressemblance avec un clou , nom que le vulgaire est dans l'usage de lui donner

Le furoncle est une tumeur inflammatoire qui participe des caractères de l'érysipèle, du phlegmon et de l'anthrax. Comme 1 érjaipele , il a son siège dans le derme; mais , comme le phlegmon, il s étend aussi jusque dans le tissu cellulaire. C'est pour cette raison que , quoiquM se développe dans toutes les parties du corps il «st surtout fréquent dans celles où le tissu celluaire abonde; de sorte qu'on l'observe le plus ordinairement À la marge de l'anus, aux fesses, au scrotum et à la partie interne des cuisses. Enfin, ce qui le rapproche du charbon, c'est que le sommet de la petite tumeur qu'il présente est frappé de gangrené des le commencement de la maladie.

Son volume varie singulièrement. Il est des furoncles oui excédent a peine la grosseur d'une tête d'épingle ordinaire • mais, presque toujours, cette tumeur se rapproche pluj ou

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moins d'une cerise par son étendue , el il est assez rare qu'on eu voie de plus grosses qu'un œuf de pigeon.

Assez constamment , on en compte plusieurs à la fois , ou qui se succèdent avec rapidité'. Dans le premier cas, la personne qui en est atteinte a de la fièvre , de l'insomnie et du de'goût pour les alimens. Dans le second, il est rare que la douleur , quoique très-vive , soit assez forte pour imprimer un mouvement fébrile au pouls, et cet accident n'arrive que quand la tumeur présente un volume considérable.

Les causes du furonele ne sont jamais locales. Quelquefois , et c'est même le cas le plus fréquent , deux ou trois jours avant son apparition, le malade éprouve des malaises, quelques lé-

§ers frissons, et autres petites incommodités semblables, qui isparaissent en partie ou totalement, lorsque le furoncle se manifeste, de manière qu'on pourrait, dans cette circonstance, le considérer comme une métastase critique. Cependant il semble n'être, en général, qu'une affection symplomatique due au rapport intime qui existe entre l'organe cutané et le système digestif. C'est en eflet le désordre des premières voies qui le provoque le plus communément.

La terminaison constante est la suppuration ; mais il mûrit

S lus tard que tous les autres abcès inflammatoires. Il s'ouvre e lui-même à son sommet, et donne issue à un pus mêlé de sang, ainsi qu'à une petite masse grisâtre et fibreuse, produite par la portion de tissu cellulaire qui a été frappée de gangrène. Cette masse s'appelle bourbillon. Voyez ce mot.

Les évacuans forment la base du traitement proprement dit, et il faut toujours insister sur leur emploi; car eux seuls peuvent rétablir les voies digeslives dans leur état naturel. Les vomitifs, l'éroétique en lavage, ou quelques légers purgatifs, suivant les circonstances, suffisent pour prévenir la récidive de la maladie.

Quant au traitement local , il se borne à l'application d'une mouche d'onguent de la mère, ou d'un petit emplâtre de diachylon gommé , qu'on recouvre quelquefois d'un petit cata-

Ïdasmc émollient. Les résolutifs ne feraient que prolonger l'afèclion en longueur. Il faut employer les roaturatifs jusqu'à ce

Îiuc le bourbillon soit sorti ; car, tant qu'il demeure au fond du oyer, la plaie ne guérit pas. Les alentours restent durs et engorgés; il peut même survenir des fistules ou des clapiers i mais une fois ce bourbillon sorti , on entretient une tente de charpie dans l'ouverture, jusqu'à ce que l'engorgement soit dissipé. La suppuration ne'le fait disparaître que très- lentement; et s'il tardait trop à se fondre, on le hâterait par de fdoux irritans, ou par les moyens indiqués dans les inflammations qui se terminent par induration, tojrez inflammation.

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FUS ifi5

FUSAIN, f. m., evonjrmus , pentandrie monogynie, L. ; nerpruns, J. Linné' a violé les lois fondamentales qu'il avait lui-même établies , en appelant le fusain ordinaire evonymus europœus ; car d'autres espèces croissent pareillement en Europe. Lamarck , qui a judicieusement remplace' cette épithète par celle de vulgaris , trace une excellente description de cet arbrisseau. A peine élevé d'une toise dans son état sauvage , il parvient à la hauteur de quinze à vingt pieds quand on le cultive avec soin , et le tronc acquiert jusqua cinq pouces de diamètre. Ses rameaux nombreux portent des feuilles opposées , ovales- lancéolées , finement dentées sur leurs bords , vertes, glabres , et soutenues par des pétioles courts. Les fleurs, pc* tites et peu remarquables , tétrape'tales et tctrandiques , se changent en capsules tétragones , divisées en quatre loges , dont chacune contient une graine enveloppée dans une tunique

I mineuse , colorée. Ces capsules , dont la forme a valu au fusain enom vulgaire de bonnet de prêtre, prennent en mûrissant une teinte pourpre éclatante, qui mérite à l'arbre une place dans les jardins d'ornement. On peut aussi en faire des haies rives.

Linné dit que les vaches et d'autres bestiaux broutent volontiers les feuilles et les jeunes pousses de cet arbrisseau; Willich prétend même que les bêtes à cornes en sont très-friandes ; mais on assure que cet aliment leur est préjudiciable.

Le bois du fusain est jaunâtre , ferme , cl d'une texture fine t il est recherché pour les ouvrages de tour et de marqueterie : il doit même sa dénomination à la préférence qu'on lui accorde pour la confection des bobines et des fuseaux. Toutefois il convient de noter que, suivant Bœhraer, Willich et Kops , les ouvriers qui l'emploient éprouvent souvent des nausées. Le charbon que fournissent les rameaux est recherché par les dessinateurs et par les fabricans de poudre à canon.

Le bois et les fruits de cet arbuste offrent peu de ressource à la teinture , quoi qu'en dirent Mappus , Houttuvn et Siefert : du moins les tentatives de l'habile expérimentateur Daaibourney n'ont pas été couronnées de succès.

Mattuschka dit que dans le pays de Trente op extrait , par expression , une sorte d'huile des semences du fusain ; il ajoute qu on peut s'en servir comme d'appât pour prendre les mésanges et les rouge-gorges.

Empreintes d'une odeur désagréable et d'un goût nauséabond , les capsules , réduites en poudre , détruisent la vermine, et le fusain doit à cette propriété le titre de lousc-berry- , que lui donnent parfois les Anglais : ils s'en servent aussi pour se purger et se taire vomir. (p. p. c.)

FUSIBILITÉ, s. î.tfusibilitas; propriété qu'ont certains

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