chapitre u. Des caractères généraux delà gastrite. II parait
CAS 36g d'abord extrêmement facile d'assigner les caractères généraux do la gastrite si on s'en rapporte a la plupart des ouvrages de nosologie, mais celte maladie ne s'offre presque jamais aux jeux du praticien observateur avec cette simplicité abstraite qu'on ue trouve ordinairement que dans les livres. Nous remarquerons d'abord que la gastrite, comme toutes les inflammations, se présente sous deux aspects très-différens , tantôt avec un appareil de symptômes qui marchent d'une manière 1res- rapide et aiguë , tantôt avec des Symptômes beaucoup moins graves, et dont la durée peut se prolonger quelquefois pendant plusieurs mois. Cette première division en gastrite aiguë et gastrite chronique me parait être la plus naturelle et la plus importante pour arriver à la ronnaiVancc des différentes variétés que présente l'inllammatjou de l'estomac, quoiqu'elle soit cependant, à vrai dire, artificielle dans la plupart des cas, comme toutes nos divisions nosologiques. En effet, nous rencontrons , dans la pratique , des degrés insensibles entre la plus légère inflammation gastrique , sans fièvre , sans vomissement , et la gastrite portée au plus haut degré. On voit aussi fréquemment cette inflammation aiguë dégénérer en chronique, et, dans d'autres circonstances, certaines gastrites dont la marche latente et insidieuse était d'abord très-lente 9 prendre tout à-coup une grande exaltation et se terminer d'une manière rapide. Cependant , malgré ces nuances intermédiaires, comme on observe aussi le plus fréquemment la gastrite dans deux états très- opposés , l'aigu et le chronique, et qu'elle offre alors des caractères très-difTérens , il est d'abord nécessaire de la considérer isolément dans ces deux états pour parvenir à analyser les faits très-multipliés que présente l'histoire de celle maladie.
chapitre m. Caractères de la gastrite aigut\ Cette maladie s'annonce par des signes plus ou moins fâcheux, suivant qu'elle est plus ou moins grave et suivant les causes qui l'ont produite. Quelquefois elle est précédée , pendant plusieurs jours , d'une chaleur assez considérable dans la région épigastrique ; on observe de l'anorexie , la sécheresse de la bouche , le mal de gorge, la soif, l'agitation et l'insomnie. Le plus souvent , la gastrite n'offre aucun signe précurseur ; elle débute par une fièvre aiguë , ordinairement sans frissons très - marqués , et par une douleur très-vive et comme déchirante, qui se fait sentir à j'épigaslre , et qui augmente beaucoup par la pression qu'on exerce sur cette partie : les hypocondres sont aussi un peu douloureux, principalement du côté droit. Celte espèce de gastrodvnie est accompagnée d'une chaleur âcre et brûlante, et d'un sentiment de constriction qui a principalement son siège dans l'estomac et qui se propage quelquefois le long 17 24
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de l'œsophage, cl même jusqu'au pharynx, de manière à rendre un peu douloureux et diflicile le mouvement de déglutition. La bouche est brûlaute , la langue rouge, blanche ou jaunâtre, presque toujours sèche. La soif est ordinairement assez vive, et va toujours en augmentant lorsque la maladie fait des progrès. Le malade désire continuellement les boissons froides et acides , et c'prouvc d'abord , quand il a bu , un sentiment de fraîcheur dans l'estomac , auquel succèdent bientôt des angoisses , des nausées et des vomissemens qui ne sont pas suivis d'un soulagement même momentané , comme dans quelques autres maladies de l'estomac, particulièrement dans les fièvres bilieuses. Les vomissemens manquent quelquefois j mais quand ils se manifestent, c'est toujours peu de temps opres la fièvre ou au moment où elle se déclare. Les premiers Vomissemens sont d'abord bilieux, et ensuit** ils ne contiennent plus que les boissons. Dans l'intervalle entre les vomissemens, Je malade est fatigué de nausées, d'éructations et de hoquets. Les évacuations alvines sont le plus souvent nulles ou peu abondantes, à moins que la gastrite ne soit compliquée de diarrhée ou de turgescence bilieuse. Tels sont les symptômes que fournissent les organes essentiellement malades dans la gastrite ? tons les autres sont dépendans de troubles sympathiques ou de différentes complications particulières.
La circulation cl la respiration dans la gastrite aiguë sont plus ou moins accélérées pendant la durée de la maladie. Le pouls est tantôt plein , large et dur, comme dans certaines pneumonies; d'autres fois il est très- fréquent , serré, petit. 4Jes derniers caractères s'observent surtout dans les gastrites très-donloureuses et qui marchent rapidement vers une terminaison fatale, comme celles qui sont dues à l'action d'un poison corrosif. Toutes les fois que la maladie se termine d'une, manière funeste, quelle qu'en ait été la cause, le pouls, dans lel derniers temps de la maladie, est toujours plus ou moins convulsif , petit, intermittent , irrégnlier, enfin presque insensible. La chaleur de la peau est sèche ou humide nu début ; elle devient toujours froide rf glaciale , surtout aux extrémités, vers le déclin de la maladie , quand elle est mortelle. La respiration suit ordinairement l'état du pouls j elle est accélérée, élevée, accompagnée, dans quelques cas, de loin eu loin, d'une toux sèche, avec une douleur que le malade rapporte vers la partit* inférieure du sternum. Cette toux précède alors les vomissemens , et est quelquefois Suivie d'une expectoration
glaireuse ou sanguinolent**. Quand la maladie fait des progrès, t respiration , quoique fréquente, n'est plus aussi donlourcnse pour le malade , parce qu'il tombe dans l'affaissement et le* syncopes.
Les sécrétions dans les gastrites subissent moins d'altérations que dans beaucoup d'autres maladies. Les sueurs sout d'abord
Iieu remarquables, partielles et seulement apparentes après es vomissemens ; elles deviennent plus générales , froides et gluantes vers le déclin de la maladie Les urines, comme dans toutes les phlegmasies, sont rouges et peu abondantes au degré* le p'us élevé de l'inflammation ; elles sont même quelquefois nulles , mais elles coulent plus abondamment quand les symptômes s'améliorent et que la maladie marche vers une terminaison favorable.
Quant aux fonctions des sens pt des mouvemeus volontaires, elles sont rarement troublées dans la gastrite aigué , excepté * lorsque les douleurs «ont portées à un liant degré. Le plus souvent les malades éprouvent seulement de violentes agitations, te plaignent d'un froid glacial au début ou d'une chaleur insupportable , quoique souvent la peau soit froide au toucher. Ils poussent des soupirs fréquens, sortent sans cesse les bras hors du lit, rejettent leurs couvertures et tout ce qu'ils ont »ur la poitrine et l'estomac, et se contournent sans cesse dans leur lit ; mais lorsque la maladie est très violente et portée à sa dernière période, leurs yeux sont rouges et injectés; leur figure présente l'expression de la douleur ; ils se plaignent de crampes et de douleurs dans les membres , ils délirent par momens; on remarque même quelquefois des soubresauts dans les tendons, des grincemens de dents, comme dans certain es fièvres ataxiques , quoiqu'il n'y ait pas de complication de cette maladie ; enfin on voit quelques malades tomber dans une sorte de carus profond , avec serrement des mâchoires, et périr dans cet état, ou d'antres succomber à une sorte d'adynamie, avec déeomposition des traits de la face.
chapitre iv. Des altérations aue prés ente V estomac dans la gastrite aiguë. A l'ouverture des cadavres de ceux qui ont succombé a la gastrite aiguë, on trouve tous les vaisseaux qui rampent autour de l'estomac très- développés et gorgés de sang. La membrane interne de cet organe est flasque , lisse ou garnie de rides très-prouoticées, par suit*? de la contraction de la membrane musculaire , et cette différence parait être le résultat du degré de sensibilité que présente l'organe même, d'après la nature des causes qui ont agi sur lui. La membrane muqueuse est recouverte d'une mucosité abondante , tantôt limpide comme du blanc d'œuf, tantôt épaisse et puriforme, ressemblant à du mucus ua«al. Assez souvent ou observe une matière concrète . blanche , étendue comme une fausse membrane et adhérente à la surface vi!!euse de l'estomac. L'état particulier du mneus parait dépendre du mode d'irritation et du degré de sensibilité de la membrane enflammée. Audessous
de cette mucosité* plus on moins épaisse , on trouve la pîu* grande p.irtic de la membrane muqueuse de l'estomac , d'un rouge plus ou moins fonce', tiraut quelquefois sur le muge cerise , d'autres fois sur le violet ou sur le noir. Lorsqu'on observe de près la cause de cette rougeur, en eulevant avec la lame du scalpel la mucosité' qui recouvre la membrane , on voit que celle coloration est dye à l'injection d'une prodigieuse quantité de vaisseaux capillaires très-fins qui se ramifient sur )a membrane muqueuse. La coloration ronge ou violette est quelquefois masquée ou altérée, dans les gastrites qui sont dues à une substance vénéneuse cbimique , par l'action même du poison. Ainsi , dans la gastrite produite par l'acide nitrique , la membrane interne de l'œsophage et même celle de l'estomac sont quelquefois colorées en jaune. Indépendamment de la coloration générale plus ou moins rouge , on trouve souvent des bandes ou des zônes d'une couleur plus foncée, d'autres fois des plaques, des taches ou des espèces d'ecchymoses, d'un rouge tirant sur le noir, dans lesquelles le sang parait comme extravasé audessous de la membrane muqueuse. Cette membrane est elle-même alors abreuvée de beaucoup de liquides ; et, dans les endroits où elle est très-rouge , elle est ordinairement comme gonflée et plus molle que dans l'état nature!. Elle se détache facilement par lambeaux de la membrane musculaire , et on l'enlève, à l'aide du scalpel , sous la forme d'une éspèce de bouillie. Quand on incise les membranes de l'estomac dans leur épaisseur, on voit que la rougeur indiquée n'est que superficielle; mais, dans les endroits les plus noirs, toute la membrane muqueuse est profondément ecchymosée, et la couche musculeuse est également plus colorée que dans l'état naturel , et parait participer à l'inflammation de la membrane qui la recouvre. Dans quelques cas, comme dans la gastrite causée par les caustiques , on observe de véritables escarres gangréneuses , dont quelques-unes sont même quelquefois détachées, et laissent à nu la membrane musculaire, et quelquefois même la péritonéale. Ces escarres gangréneuses se prononcent bien davantage quelques heures après que l'estomac été exposé à l'air, qu'au moment même ou on fait l'ouverture du cadavre , surtout peu de temps après la mort. Il est trèsrare , excepté dans quelques gastrites causées par les caustiques , de trouver des escarres qui comprennent l'épaisseur de toutes les membranes de l'estomac , et de voir une perforatiôn de cet organe , suite d'une semblable cautérisation. La membrane muqueuse est ordinairement la seule intéressée ; on n'observe même presque jamais d'ulcérations remarquables dans la gastrite aigué , à moins que ces ulcères , qui sont toujours dus à une altération, chronique ,
ne coïncident avec une inflammation qui devienne promptement mortelle.
chapitre v. Des maladies qu'il est possible de confondre avec la gastrite aiguë. Plusieurs maladies différentes ont , avec l'inflammation de l'estomac , tant d'analogie , qu'il faut la plus grande attention pour ne pas les confondre, et qu'il est souvent presque impossible de les reconnaître autrement que par l'ouverture des cadavres. De ce nombre sout particulièrement quelques espèces de péritonite , l'hépatite , les perforations de l'estomac , et enfin certaines gastrodyuies avec fièvre. Je ne place pas le choléra- morbus parmi les maladies qu'on peut confondre avec la gastrite , parce qu'on a rangé sous ce nom des maladies très-distinctes les unes des autres. En effet, les caractères qu'on assigne ordinairement au choléra-morbus , et qui consistent surtout dans des vomisaemens bilieux répétés et accompagnés d'évacuations alvincs abondantes et de la même nature, se rencontrent tantôt dans certaines inflammations de l'estomac, du duodénum ou de quelques autres parties du canal intestinal , tantôt dans les fièvres bilieuses , particulièrement dans les pays chauds ; d'autres fois , enfin , le choléramorbus n'est qu'une affection simplement nerveuse, et qui ne diffère de l'iléus que par le siège des organes qu'il affecte. Le choléra-morbus avec inflammation , rentre donc dans les complications de la gastrite avec l'entérite, et appartient à uolre sujet ; l'autre doit rester, comme l'a établi M. Pmcl , dans les variétés de la fièvre bilieuse , dont il offre les caractères. Quant au choléra-morbus nerveux , qui est peut-être le seul auquel il faudrait réserver ce nom , il se distinguera toujours très-fa» cilement de la gastrite, comme l'observe très-bien J. P. Frank, parce qu'il n'est jamais accompagné de fièvre.
L'inflammation des épiploons est très-rarement isolée et circonscrite; presque toujours le péritoine participe dans une
Îjlus ou moins grande étendue à celle de ces organes , et alors es caractères qui distinguent la péritonite de la gastrite sont assez évidens; mais cependant si l'épiploon gastro-colique était seul enflammé, il serait très-difficile, à ce qu'il me semble, d'établir le diagnostic d'une manière certaine. Quanta l'hépatite vraie qui n'intéresse que le parenchyme du foie, et à la péritonite hépatique qui était autrefois confondue avec elle , mais qu'il est extrêmement rare de trouver isolée; ces maladies ont pu sans doute en imposer quelquefois pour des inflammations de l'estomac. Fernel et Fr. Hofmann ont depuis longtemps remarqué qu'elles étaient faciles à confondre. Mais cependant il est plus vraisemblable que les médecins ont souvent pris de véritables gastrites aiguës pour des hépatites , car 1rs unes sont beaucoup plus communes qne les autres, à en juger au moins
par les ouvertures de cadavres. Il est à remarquer , d'ailleurs,
que 1rs hépatites aignès affectent très-rarement le lobe gauche du foie seulement. L'inflammation commence presque toujours par le lobe droit , et envahit le plus souvent une partie de cet organe ; alors le siège de la douleur qui se répand dans tout l'hypocondrc droit , et qui se propape ordinairement jusqu'à l'épaule et ;m col , ne peut laisser d'incertitude. Il est donc , à ce qu'il me semble , assez facile de distinguer l'hépatite de la gastrite, au moins dans la plupart des cas. Au reste, Terreur ne peut être d'aucun inconvénient pour la pratique t puisque le traitement de ces inflammations est à peu près le même.
La distinction de la gastrite d'avec les perforations de lVstomac est bien plus difficile et bien plus obscure j elles sont encore très-p' U connues. On peut seulement, d'après les faits recueillis par Morgagni ,et depuis par M. Chaussieret quelques autres observateurs , établir deux espèces tres-distinctes de perforations délJYstomac : la première succèdes une ulcération des membranes muqueuses et musculeuses, qui date toujours d'une époque plus ou moins éloignée , et sans qu'aucun symptôme puisse la faire soupçonner. A peine les malades se plaignent-ils de quclquesdouleurs légères dans l'estomac, principalement quand ils ont mangé ; mais lorsque cette ulcération pénètre jusqu'à la membrane péritunéale et la détruit, le malade est tout-à-coup tourmenté de douleurs violentes dans la région épigastrique , et de vomissemens auxquels succèdent ]a tension de l'épigastrc , les syncopes et' les sueurs froides. A l'ouverture du cadavre on trouve les liquides contenus dans l'estomac épanchés dans la cavité abdominale, et cet organe perforé par suite d'une ou plusieurs ulcérations dont les bords sont coupés à pic comme avec un emporte- pièce , et garnis même quelquefois d'un bourrelet saillant du côté de la membrane muqueuse. Le péritoine n'est ordinairement perforé que dans une plus petite étendue que les autres membranes, ce qui concourt , avec la disposition de l'ulcération , à prouver que la maladie commence toujours par la face interne de l'estomac. Cette maladie n'a jusqu'à ce jour affecté que des adultes. L'autre espèce de perforation, que M. Chaussicr a principalement fait connaître , et qui est très- différente de la première , affecte au contraire particulièrement les enfans et les femmes en couches. La marche de cette maladie est plus ou moins aiguè. Les malades sont dans un état de prostration remarquable , tourmentés de vomissemens continuels , et ensuite de simples nausées accompagnées de lipothymie. Quand ils jouissent de leur raison, ils se plaignent de douleurs épigastriques , et finissent dans un état d'adynamie accompagnée de sueurs froides; ils restent quelquefois plusieurs jours dans
cet état. En ouvrant le cadavre , on trouve «ne perle de substance très-considérable à l'estomac , avec un ramollissement et une altëration particulière du tissu membrane m de cet organe aur les bords très-inégaux de la perforation. Los membranes de l'estomac , dans ces parties seulement , n'ont plus du tout l'aspect qui leur est propre; elles sont de la couleur de la colle à bouebe , se déebirent facilement, et sont vraiment frappées d'une espèce de gabgrène, qui parait jusqu'à présent particulière à l estomac , à l'œsophage et au diaphragme. Je l'ai observée sur ces trois différais organes, et avec les mêmes caractères; je l'ai vue compliquer la coqueluche, la fièvre cérébrale, et je l'ai retrouvée sans aucune complication.
Li première espèce de perforation de l'estomac est impossible à distinguer de la gastrite; mais quand ou parviendrait à reconnaître la maladie , quels moyens employer pour la combattre ? elle est nécessairement mortelle. La seconde espèce est peut-être plus facile à caractériser, à cause des nausées suivies constamment de lipothymie; mais cette affreuse maladie n'cst-clle pas tout aussi incurable que l'autre , et peut-on se flatter, quand on pourrait la signaler dès son ongiue , d'en arrêter les progrès ?
On rencontre quelquefois dans la pratique des cas de gastrodynic avee fièvre, qui simulent alors certaines espè es de gastrites , dans lesquelles on n'observe pas de vemissement. J'avoue que j'ai moi-même été complètement dupe de cette ressemblance. Je rapporterai succinctement le fait que j'ai eu occasion d'observer, afin de mettre en garde les jeunes praticiens contre ce genre de méprise. Une femme malade depuis
Ïieu de jours , mais ayant souvent éprouvé des douleurs dans a région de l'estomac , avait, avant que je la visse , toussé et craché un peu de saug. Elle se plaignait , à ma première visite , d'une douleur aiguë dans la région épigastrique qui était très-sensible au toucher. La respiration était fréquente , douloureuse, suspiriense ; la poitrine percutée résonnait assez bien dans toute son étendue ; la toux était rare, assez sèche , et augmentait les douleurs de l'épigastre. Le pouls , assez plein et vibrant , donnait environ cent vingt pulsations par minute ; la langue était blanche , la soif assez vive. La malade était dans un état d'agitation continuelle et d'insomnie par suite de la douleur qu'elle éprouvait ; mais elle jouissait néanmoins de l'intégrité de tous ses scus et de toutes ses facultés mentales. D'après cet ensemble de symptômes, je fus porté à croire que cette malade était affectée d'une inflammation de l'estomac , de la nature de celles qui ne sont pas accompagnées devomissemens. Je prescrivis des boissons adoucissantes et mucilagineuscs , et je fis faire deux sai&nécs. Elles ue diminuerait en