‹ Dictionnaire alphabêtico-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 120 sur 480 · DES MATINES, L'ÉVÉQUE OFFICIANT · texte numérisé non relu

DES MATINES, L'ÉVÉQUE OFFICIANT

(Cérémonial, liv. u; traduction de Dumolin. )

Cnarrrnag I. — De l'entrée de l'évêque dans l'église et commegcement de matines.

1. L'évêque, désirant officier pontificalement à matines, l’heure étant venue, se ren dra à l'église avec son habit de chœur ordipaire, accompagné des chanoines ; et, y étant entré, il recoit l'aspersoir des mains du plus digne; il-s'asperge, ainsi que les chanoines et autres qui sont autour de lui.

dans presque toute la estholicité , s'est prodigieusement répandue en France depuis quelques années. On a publié plusieurs ouvrages sur cette malière ; on y trouvera tout ce qui se rapporte à cette dévotion. Nous ferons seulement observer ici que le souverain pontife n'ayant point üxé de prières spéciales pour gagner les indulgences, chacun peut suivre dans le choix sa dévotion particulière, (Note de l'éd teur.)

(1) Pie VIT, rescrit de la secrétairerie des Mémoires, du 2l mars 1815, coutirmé le 18 juin 1822, par un décre de la sacrée congrégation des Indulgences.

2. Il va ensuite devant l'autel où repose le saint sacrement; il y fait sa prière, et tous les chanoines aussi, puis va devant le grand autel, où il fait pareillement sa prière, laquelle étant finie il se relève; et ayant fait une inclination à l'autel, ou génuflexion si le saint sacrement était dans le tabernacle, va à sa chaire du chœur, parée avec tapis et carreaux, où, étant arrivé, il s'assied tenant sur sa léle le capuchon de sa chape, en cas qu'il la porte, ou son bonnet, commo il trouvera à propos; son chapelain ou maltre des cérémonies ayant accommodé sa chape en sorte qu’elle lui couvre entièrement les pieds, n'ayant aucun assistant auprès de

8. Tous les chanoines aprés avoir fait leur prière el salué l'évêque avec inclination profonde, l'évêque les ayant aussi salués avec inclination de tête, font une inclination à l'autel, ou génuflexion s'il y a labernacle, s'en vont à leurs chaires ordinaires, s'asseyent et se couvrent aussi.

4. L'évéque étant un peu demeuré assis se découvre el se lève, tenant son bonnet des deux mains en cas qu'il l'ait; et s'il a sa chape, en abaissant tant soit peu son capuchon par derriére, se tourne vers l'autel, et, tenant les mains jointes, dit secrétement et entièrement Pater, Ave et Credo, etc.

5. Ceux du chœur se découvrent et se làvent aussi en méme temps,'tenant leurs bonnets des deux mains, et, étant tournés vers l'autel, disent aussi secrétement et entièrement Pater, Ave, Credo, etc.

6. Le Credo fini, l'évêque avec le pouce de Ja main droite, tenant la gauche sur sa poitrine, fait le signe de la sainte croix sur sa bouche, chantant aprés à haute voix : Domine, labia mea aperies.Le chœur, ayant fait le méme signe de croix sur sa bouche, répond, Et os meum annuntiabit laudem tuam.

7. L'évéque, sur le méme ton, dit, Deus, in adjutorium meum intende, faisant cependant le signe de la croix sur soi, du front à la poitrine, et ceux du chœur aussi.

8. Il fait une inclination médiocre el ceux du chœur aussi quand on chante Gloria Patri, et Filio, et Spiritui sancto, se relèvent après, et l' Alleluia ou Laus tibi Domine étant dit, l'évéque se remet à sa place, ceux du cheur aussi, la face tournée d'un cóté du chœur à l'autre, demeurant droits et découverts jusqu'à ce que l'invitatoire avec le praume Venite, exsullemus Domino, et

"bymne soient dits.

9. L'invitatoire et le psaume Venite est chantéau milieu du cheur, soit par deux des choristes qui ont servi à vépres, soit par deux ou quatre autres clercs qui sont ordinairement des choristes, les uns ou les autres élant avec leurs habits de chœur ordinaires.

10. L'évéque et tous cenx du chœur, méme les choristes qui chantent l'invitatoire, fout une génuflexion d'un genou vers l'autel, s'ils le peuvent commodément, quand on ghante Venite, adoremus et procidamus ante

eum.

11. Ils s'iuclinent tous au Gloria Pan lequel étant dit, les choristes ayant répét l'antienne, le maître des cérémonies ionie le premier choriste par une inclination mé.

diocre qu'il lui lait pour le mener à l'érêque, et lui annoncer l'hymne, au cas qu'il dore dire la messe pontificale; et, ne la dit

as, il conduit le choriste l'hymne au plus digne du chœur, soit l'autre; parlant du pupitre inclioation ou génuflexion à l après une inclination profonde à l'évêque, étant arrivé devant lui, lui entonne l'byane, laquelle étant répétée par l'évêque, le reste est poursuivi par le chœur, le choriste ne bougeant pas de là jusqu'à ce qu'il l'ait ré-

ur annoncer

tée..

12. L'hymne étant finie, lechoristes'avance au devant de l’évêque, et, après lui avoir iit une inclination profonde, lui annonce l'atienne, que l'évêque répèle, et puis s'en retourne à sa place accompagné du maitre des cérémonies qui l'avait conduit, faisant e se retirant inclination à l'évêque, el inclioalion ou génuflexion à l'autel.

Règle générale. Quand (e maître des cérémonies conduit quelqu'un qui est obligé & faire une inclination ou génuflexion, le mars des cérémonies fait toujours une génuflexion soit à l'autel, soit à l'évéque. ( Ce qui servira pour l'avenir.)

13. L'antienne dite par le chœur, les choristes entonnent le premier psaume, qu'ils poursuivent jusqu'à la médiation du verset, S'osseyent après et $e recouvrent, le cheot poursuivant le reste.

14. L'évéque et toüs ceux du chœur s'asseyenl et se couvrent pendant qu'ea dit le psaume, se découvrant et inclinant médiocrement quand on dit le Gloria Patri, et Filio, et Spiritui sancto, se couvrant après (Ge qui servira pour toutes les autres [oa qu'on le dira, et que le chœur se trouvera assis.)

15. Le premier psaume étant fini, le mltre des cérémonies va quérir le choriste qoi

doit donner la seconde antienne, el aya observé les mémes inclinations ou genuflexions que ci-dessus, le conduit devant le plus digne du chœur, si l'évêque a dit la premiére; s'il ne l'a pas dite, au second du chour;et, aprés lui avoir fait une inclinauon médiocre, il lui annonce l'antienne, et, après qu'elle est répétée, il lui fait ehcore une aotre inclination , et s'en retourne à sa plac, accompagné toujours du maître des cértmonies.

Règles générales. Toutes les antiennes son dites par les plus dignes du chueur, les uns apr les autres.

Quand le maître des cérémonies viens pou!

uérir un choriste pour faire quelque chos, les autres se doivent lever et demeurer debout

et se découvrir jusqu'à ce que le choriste soil de retour, et que ceux du chœur s'asseyenitl se couvrent. -

De même, quand quelqu'un du chœur, dignité ou chanoine se tient debout, pour dit une antienne, ou fait quelque autre chose qui

set MAT

qui regarde l'office, tous ceux qui sont au chaur, tant d'un côté que de l'autre, doivent tire debout.

* Et quand l'évêque est debout, tous le doivent étre, soit choristes, chanoines ou clercs.

16. Sur la fin du second psaume, le maître des cérémonies va querir un choriste, pour aller annoncer la troisième antienne, comme il a été dit ci-devant. Il en sera de méme de toutes les autres antiennes qu'on doit annoncer aux dignités el chanoines selon leur rangs tous les psaumes seront chantés comme le premier.

17. Le troisième psaume élant achevé , et l'antienne répétée, l'évêque et tous les autres se découvrent et se lèvent.

18. Deux choristes ou deux acolytes, pendant qu'on dit l’antienne, s’en vont au milicu da chœur, et aprés avoir salué l'autel et Yévéque, l'antienne étant achevée, disent le verset, et puis s'en retournent à leurs places, aprés avoir salué l'autel et l'évêque, pendant que le chœur répond au verset.

Cnar. HI. — Des leçons du premier nocturne.

1. Pendant qu'on dit le verset, le mattre des cérémonies va querir le chanoine qui doit dire la première leçon, commençant toujours par le plus jeune; et étant au devant de lui, il tui fait une inclination médiocre pour l'inviter à venir, et le conduit au pupitre qui est au milieu du chœur sans lapis, n'y ayant rien dessus que le livre des leçons.

2. Etant arrivé devant le pupitre, il fait une inclination profonde à l'autel, ou une génuflexion s'il y a tabernacle, et après, se tournant vers l'évéque, il lui fait une inclination profonde, ne saluant point le chœur,

évoit ( en regardant tant soit peu le livre) Ti jecon qu'il doit dire, et donme son bonnet au malire des cérémonies.

3. Le maitre des cérémonies fait aussi, en arrivant aa popitre, une génuflexion à l'autel, puis à l'évêque, et demeure au côté gauche un peu derrière le chanoine quand il dit la leçon.

&. S'il n'y a pas assez de chanoines pour toutes les k is, on doit faire dire les premières à d'autres bénéficiers ou clercs les plus dignes qui soient au chœur, et en ce cas, Ceux qui ne sont pas chanoines élant arrivés au pupitre, feront une génuflexion à l'autel,

uis à l'évéque. après Ia leçon dite, ils en

feront une autre à l'autel, et étant accompa-

gnés du maltre des cérémonies, ils iront se mettre à genoux au devant de l'évêque, et lui baiseront la main; el s'étantrelevés, lui feront Ja génuflexion, et une autre à l'autel, et s'en relourneront à leurs places.

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