‹ Dictionnaire alphabêtico-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 129 sur 480 · PRO QUIBUS TIBI OFFERIMUS, VEL QUI TIBI · texte numérisé non relu

PRO QUIBUS TIBI OFFERIMUS, VEL QUI TIBI

hiurr; non fist vocalis expressio, sed mentalis, Rat. Miss. Bee, Lngd. Voyez la Latre ur Les Gérém. de Lyon, inr. en |, p. 65.

(6) Oa "lit circumadstantium où circumastantium dana presque tou les auciens Missels manuscrite ou imprimée avant le saint pape Ple V. [i ya

tant cfrcumstantim.

dana un misse! romain lorprind à Lyon en 1301, dans celu de Léglise de Lyon de 1610, dins celi dé Malle de. » eic.

orrEnuxT, pour lesquels nous vous offrons, ou qui vous offrent. Ces mois pour lesquels, ou qui, sont relatifs aux bicnfaileurs et aux assistants; eL en. voici le sens et la s Souvenez-vous, Seigneur, de vos serviteurs N., N., et des assistants pour lesquels nous vous offrons, ou qui vous offrent.

Quand les assistants porlaient leurs offrandes au prétre qui présentait à Dieu ces dons, qu'il recevait de leurs mains pour étre changés au corps el au sang de Jésus-Christ, on ne lisait pas dans le canon, pour lesquels nous vous offrons, mais seulement ces dernières paroles, lesquels vous offrent. C'est €c qu'on peut remarquer dans presque (ous les ancieus sacrameutaires écrils avant le dixième siècle. L'addilion n'a été faite cummunément que vers l'an 1000 (1).

io feruwi on ne disait que ces mols, qui

tibi offerunt, parce qu'en ce lemps-là, outre les offrandes des cierges et d'autres chuses qu'on faisait avant et après la messe pour les besoins de l'Eglise, les fideles offraient (2) pendant la messe le pain et le vin qui devaient servir pour l'cucharistie el pour les evlogies, c'est-à-dire le pain hénit.

Mais, depuis le dixième siècle, plusieurs ne firent p'us ces offrandes, soit par négligence, soit qu'ils se reposassent sur Jes fondations que des parliculiers faisaient pour ce sujel, ou sur les clercs, qui étaient bien aises de faire les oblations eux-mêmes; soit

u'au lieu du pain et du vin ils offrissent de l'argent, comme Pierre de Dauien le marque assez, lorsqu'il dit (3) que pendant qu'il célébrait les saints mystères, des princesses offrireut des pièces d'or, qu'on appelait des byzantins. Mais il y eut aussi des fidèles qui continuérent encore longtemps à offrir du pain cl du vin. Ainsi il était naturel que les prêtres dissent à l'égard de tous les assisanis, pour qui nous vous offrons, ou qui vous offrent euz-mémes, puisqu'il y en avait qui présentaient eux-mémes les oblations pour être la matière du sacrifice, et qu'il y en avail d'autres pour qui le clergé les présentait. D'où l'on peut voir clairement qu'en

(1) Je dis communément, car celle addition a été faite avant ce Lemps-la daus quelques Sacramentaires. Elle est ans celui de Senlis, couserré à Sainte-Generière de Paris, écrit l'an 880. Les premiers auteurs, où l'un trouve gro quibus Hi offerimus, tel, sont Pierre de Damien et ie

icrologue au ouziéme siècle. Celui-ci remarque que c'était une addition, puisque dans les Sacramentoires lcs plus auciens et les plus exacts, dit-il, ceux qui offrent ne sont marqués qu'à la Uoisibine personne. II faut encore ajouter ici que ces mots : pro quibus tibi offerimus, tel, n'ont été mis en quelques endroits que longtemps aprés an 1000; car ou ne lit que qui ribi offerunt dans un Missel d'Alleuagoe du douzième siècle, chez les Pères de Nazareth de Paris. Il ny avait aussi que qui tibi offerunt dans Je Missel de l'ordre de Cleaux, iustitué vers 1100 au diocèse de Langres : ce qui s'est conservé dans leur Missel imprimé eo 1513.

a) Yoy. le premier capitulaire d'Ilinemar, art. 16, et le concie de Nantes; la ré| du cardiual Humbert aux alomnies des Grecs; et Honorius d'Autun, Gem. au. L 1,

, ep. 15.

) Pierre de Damien, lib. Dominus vobiscum, c. 2, re- Tairque sur ces deux expressions que les fidales offrent, que le prêtre olfre ans pour eux : ce qui fait voit distinctement qu'on n'a pas regardé ces mots, pro quibus Api offerimus, et les suivants, comme uue allernalive,

DICTIONNAIRE DES CEREMONIES ET DES RITES S\CRES. "s

mettant daus le canon, pro quibus tibi ofe.

rimus, vel qui tibi offerunt, on n'a pas pré. tendu que ce fût uue alternative, pour dire l'un ou l'autre exclusivement; mais qu'on a voulu qu'on dit l'un et l'autre conjointement, pour désigner en méme lemps el les Gdèles qui présentaient eux-mêmes la matiére du

crifice, el ceux pour qui le clergé la présenlait. Dans la suite, quoique les pn n'aient plus porté leurs oblations à l'autel, l'Eglise n'a pas laissé de conserver dans le canon l'une et l'autre expression, pro quibus tibi Serius, pet qui Aib offerunt.

auteurs ecclésiastiques, depuis Pierre de Damien (5) qui vivait dans le onzième siècle, n'ont pas cru que ces deux expressions fus sent une alternative. En effet, dans Ja basse latinité, la particule vel sc prend souvett pour ef, c'est-à-dire pour une conjonction, ainsi que Godefroy sur le code tbi M. de Marca (5) et plusieurs autres savants (6) l'ont observé. On lit même e! qui tibi offerunt dans un manuscrit (7) d'environ trois cents ans, qui a été à l'usage d'une église d'Allemagne. L'on a donc continué de dire pour qui nous vous offrons, et qui vows. o[frenteux-mémes, parce qu'il est vrai de dire, el que les prêtres offrent le sacrifice pour les fidéles, et que les fidéles l'offrent aussi.

, H«C SACRIFICIUM LAUDIS, ce sacrifice de louange. Le pain el le vin que le prétre présente à Diea de la part des fidèles est appelé le sacrifice de louange, comme le pain a déjà été appelé l'hostie sans tâche, parce que l'Eglise à uniquement en vue ce que le pain et le vin vont devenir par la consécralion, c'est-à-dire le corps et le sang deJésos- Christ Notre-Seigneur, qui sont le vrai sacrifice de louange ; puisque c'est uniquemrnt par cette divine victime que nous louvus dignement le Père céleste.

es anciens Pères nous apprennent qu'on

peut dire des fidèles qu'ils offrent le sacrifice €n deux manières :

Premièrement, « on est censé offrir le sacrifice, dit Hilaire, diacre, au quatrième siècle (8), quand on a fourni les oblations que

mais comme deux expressions qu'on à vonlu dire esnj-iatement. Les auteurs, qui ont écrit pen d'aanées après Pierre de Damien, ont expliqué de même ces deux t3+ pressions : Nous offrons pour eux, dit Hildehert, évêque du Mans, parce qu'a leur prière el par leur charié. nos nous pri avec des oblations que nous rous ofrens, où qu'ils vous offrent eux. .

Etienne, évêque d'Autun ea 1115, dit aussi : Oferisas sacrificium laudis, et ipsi. oferuni. (Ue saeram., Alt. c 15.) Dans le Missel des Kécoilets on a mis rel en leitres roegos, c'est-à-dire eu rubrique : ce qui fait croire à présest à quelques personnes que les deux expressions étalent mr ses comme une alterna wais il faut p Vraire que ce vel n'a &té mis en ronge que jer une vertance contraire aux uissels inrimés aussi bien qu'aux manuscrits.

. Je n'ai vu aucun Missel où il y oit seulement, pro qua

ü , (5) Ce manuscrit est chez les Pères de Nazarcth à Pa ri

is.

(8) De Concord. Sac. et. imp. 1. wi, e. %4, n. 9.

(7) Menard. in Sacram. S. p. 14, et ia Cooconl. Regul. Macri Hierolex., etc.

(8) Ille ipse enim semper dicitur offerre, eujus oblstenes sant, quas super altare lwponit sacerdos. Quest Fe ter. Testam. c. 46,

her a0 ce- La

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le prêtre offre à l'autel, ei tout ce qui est uécessaire pour le sacrifice,» comme il est marqué dans le sacramentaire de saint Grégoire, el au second concile de Mâcon , en 585 (1). C'est en ce sens qu'on disail des assistanis, et méme des bienfaiteurs absents, qu'ils offrent, qui tibi offerunt. C'est en ce sens aussi que si Grégoire parle d'un homme devenu captif, qui s'était trouvésoulagé certains jours que sa femme offrait (2) le sacrifice pour lui.

Secondement, les fidèles offrent le sacrifice de louange en s'unissant au prêtre pour offrir avec lui spiritaellement le sacrifice de Jésus-Christ, qui est le vrai sacrifico de louange et d'aciion de grâces, le seul capable d'honorer Dieu et de nous procurer toutes sortes de grâces pour le salut.

Pao se suisque ouNiBUs. L'Eglisene se conlente pas de prier pour la personne des bienliiteurs cl des assistants ; elle entre dans lus leurs désirs, et elle marque méme ce qu’ prüventdemanderà Dieu pour eux-mémes st, el pour tous ceux qui leur sont liés par le sing el par l'amitié, suisque omniBus. L'ordre de la charité, qui veut que nous aimions lo

'ochain comme nous-mêmes, c'est-à-dire que l'amour que nous avons pour nous soit la règle de l'amour que nous devons avoir pour le prochain, veut aussi qu'on commence à prier pour soi avant que de prier pour les autres. Le méme ordre veut encore que nous demandions les biens de l'âme avant que de demander ceux du corps : c’est pourquoi nous disons PRO REDEMPTIONE ANIMARUM suancu, pour la rédemption de leurs mes; rn0 $PE SALUTIS, pour obtenir le salut qu'ils apèrent; ET INCOLUMITATIS SU, ef pour la conservation de leur santé. Ces trois sortes de biens nous viennent de Jésus-Christ, et par son sacrifice.

C'est 1° par cedivin sacrifice que sont expiés les péchés qui reudent les âmes esclaves du

émon ; et c'est par conséquent par ce sacrifice que les âmes sont rachetécs el mises en berlé, pro redemptione animarum suarum.

T Cest en Jésus-Christ seul que nous

vons obtenir la persévérance el le salut ernel (3), et c'est en lui, qui nous fait ses &bériliers, qu'est fondée par conséquent la me cspérance de notre salut, pro spe salutis (4).

C'est enfin par Jésus-Christ que nous vienvent tous les autres, biens: or, la santé du corps est un bien írée-considérable, parce qu'elle peut contribuer à nous faire remplir 13$. devoirs, et que lcs maladies deviennent soureat des épreuves ct des tentations très-

uses. L'Église nous fail demander la

|l) Stateimus ot in omnibus dominicis diebus altaris io ab omoibus viris et mulieribus offeratur, Lam panis quum viai, ut per has immolationes el peccatorum suorum. tecibes careant, etc. Concil. Malisc. n, can. 4. (3) Pro quo sus conjux diebus certis sacrilicium offerro œmererat. L. iv Dial. e. 57.

8 Noo est in alo aliquo sslus. Act.

lU) Spe enim sal vi facti sumus. Rom.

15) Nonne decem mundali sunt, ei

em ubi sunt?

40m, 17, {4 Anciennement le Memento des morts était écrit dans

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