CLÉM MÉMOIRE
Le très-saint sacrement de l'euchari«lie , par lei Notre-Scigneur Jésus-Chri-t nous fait participer à son sacré corps, ayant voula demeurer par là avec nous jusqu'à la consommation des siècles, et le plus grand de lous les sacrements ; c'est à la sainte mese père, et que le Fils de Dieu est offert n Père pour les péchés de tout le pesest certainement bien convenable que, ant tous qu'un seul corps, qui est
participant (ou au corps unique de lésus-Christ , nous u'ayons qu'une seule el méme manière de célébrer cet incffible et redoutable sacrifice, que les cérémonies qui l'accompagnent soient partout les méues.
Tel a été le vœu des pontifes ruinaius nos prédécesseurs, qui se sont donné beaucoup de peine dans celte vue, surtout Pie V,d'benreuse mémoire, qui d'après le décret du saint concile de Trente, a fait rétablir le Missel romain dai ncienne forme la plus correcle, et l'a primer à Rome. Duoiqu il ait défendu sous de très - graves peines d'y tien ajouter ou retrancher pour aucune raison, cependant avec le temps, les imprimeurs ou autres ont laissé glis-er beaucoup de fautes dans les Missels imprimés ces dernières années ; on a porté la témérité et l'avdace jusqu'à faire disparaître entièrement celte version trèsancienne des livres saints,
ut était célé»re daus l'Egliso avant le temps
le saint Jérôm 'oà l'ou avait liré presque tous les in£roits de la messe, et ce qu'on appaie graduels et offertuires ; le texte des
pltres et des Evangiles, qu'on a las jusqnà présent à la messe, a été changé en beaucoup d'endroits; on a mis aux Evaugiles mêmes
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un commencement différent, et tout à fait insolite ; enfin on a fait cà et là beaucoup de changements arbitraires, apparemment sous préteste de rendre tout conforme à l'édition Vutgate des livres saints, comme si quelqu'un pourait le fire de sa propre autorité el sans consulter le siége apostolique. Ayant reconnu «ela, notre. sollicitude pastorale nous obligrant à protéger et conserver en tout el principalement dans les rites sacrés de l'E , lebounes el anciennes règles, nous avons d'abord prohibé et défendu l'impression des Missels ainsi dépravés, nous en avons interdit l'usage dans la célébration des messes, à moins qu'on ne les corrige, pour les rendre entièrement semlilables à l'exemplaire pu- Mié par Pie V; ensuite nous avons chargé quelques-uns de nos vénérables frères les cardinaux de la sainte Eglise romaine, trèsversés dans la connaissance des saintes Jettres et de l'antiquité ecclésiastique, du soin de rétablir le Missel dans son ancienne formela plus correcte. Agissant par le motif de leur fidélité envers nous, de leur attachemeut el de leur dévoüunent à l'Eglise romai-^ ne, aidés par d'autres hommes instruits et versés dans les malières ecclésiastiques , ont recherché avec soin les an et les autres livres qui paraissaient uiiles au but qu'i's so proposaient ; .Is les ont examinés allenlivement, et ont táché de rétablir le Missel romain dans son intégrité, procurant ainsi l'heureux effet du travail et des soins de Pie V lui-même, et de ceux qu'il s'ófait adjoints. Dans ce travail, en comparanl avec soin les anciens livres, on à présalé cerlaines choses sous une meilleure forme; quelques régleset rubriques sont plus développées et plus claires: ce sont des couséquences déduites des principes et des sonrces, plutót que de nouvelles règles. Le Missel que Pie V avait publié étant ainsi revu, nous avons ordonné de, l'imprimer avec la plus grande exactitude dans notre typographie du Vatican, et de le livrer au publics...
Clément VIII intime ensuite aux imprimeurs et libraires toutes les prescriptions déjà intimées pour le lir. inire (Voy. OrFicE piviN), sans qu'ils puissent rejeter la faute »ur les correcteurs qu'ils auraient. employés. Il fait les mêmes concessions et dérogalions que dans 10 bulle pour le Bréviaire.
Donné à Rom, à Saint-Marc, sous l'annean du pêcheur, le 7 juillet 1605, l'an treize de notre pontificat.
M. Vesraius BAnsiaNUs.
URBANUS Para VIII, AD FUTURAM BE! ME- MORIAM.
Si quid est in rebus humanis plane divinum, quod nobis superni cives (si in eos invidia caderet) invidere possent; id certe est sacrosenctum Missæ sacrificium, cujus beneficio fit ul komínes quadam anticipatione possideant in terris celum, dum ante. oculos. habent. ct menibus contreciant. ipsum celi terraeque Conditorem. Quo magis est mortalibus labo— randum ut hoc tantum privilegium cullu attuc honore debito tueantur , caveantque un-