‹ Dictionnaire alphabêtico-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 288 sur 480 · Nous pourrions nous faire une nourelle · texte numérisé non relu

Nous pourrions nous faire une nourelle

reuve de la faiblesse de celles dont s'étayent les casuistes reláchés que nous avons en vue. Croirait-on que Caramuel, homme qui avait beaucoup d'esprit, mais qui en fit un assez mauvais usage, ne se détermina au mauvais parti, quesurce pie able raisonnement, qui empruntait de Villalobos ? « Pour intro-

uire ane coutume qui soit capable d'obliger, il faut en avoir l'autorité. Or, de jeunes gens qui n'ont point encore de barbe n'ont pas encore cette autorité; etilen estde même des religieuses, qui ne sont que des femmes.

Donc, etc.» Voilà ce qui s'appelle chez ce grand docteur ratio efficacissima (5). A l'abri de ce bouclier il se croit invincible, et le monde entier ne le forcerait pas dans ce retranchement.

Mais sont-ce des jeunes gens, ou des femmes, qui ont établi l'état réligieux? Les conslitutions de chaque ordre régulier n'ontelles pas eu besoin de l'approbation des supérieurs ecclésiastiques ? Ce qui n'y était d'abord qu'un vieil usage n'y est-il jamas devenu une loi proprement dite, ou quelque Chose d'équivalent? Etaient-ce des femmes ou de jeunes religieux qui formaient en Espagne la censure dont j'ai parlé ; qui obligeaient le siége apostolique de faire retrancher du livre de Sa un texte dangereux ; qui inspiraient aux plus sages docleurs de s'armer en ce point, comme dans une infinité d'autres, contre la profane nouveauté? Ici les réflexions se présentent en foule. Je me borne à une. Soutenons la foi jusqu'à doener notre sang pour elle, mais n'outrageoss point la morale.

Je me serais moins appesanti sur cette maliàre si je ne savais qu'on fait encore de nos jours de puissants efforts pour l'obscurcir ; que des directeurs passagers renverseat le bien que les confesseurs ordinaires tácheat de faire; et que des prélats qui font la gloire et le soutien de l'Eglise en ont été aus<i affligés que scandalisés. Que les vierges coasacrées à Dieu ne se rassurent donc pas ser toute espèce de décision ; qu'elles craigneet une fausse sécurilé; qu'elles se souvicaneat que, selon la prédiction qu'en avait faue

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