et cap. 35, n. 17. Monac. ibid , puuct. 1, u
Anton. part. iv, lit. 13. cap. 4, 82.
2) Navarrus, Cousil, 13, de Celcbrat. miss,
Suarès et Navarre, qui se proposent l3 pre.
mière de ces deux questions, y répondent 2, que celui qui dirait son office dans unelangue étrangère rempli bstance du precepte, parce qu'il r it ce que l'Eglise veut qu'on récite; mais ils ajoutent qu'il se pourrait le faire sans péché, parce qu'il y es a toujours à s'écarter d'un rite sagement « légitimement établi. Ce serait autre chose n un bénéficier avait perdu son Bréviaire. Nou l'avons déjà dit : on s'acquitle comme oe peut, quand on ne peut s'acquitter comae on voudrait.
16. Pour ce qui est da second cas, w homme qui aurait fait vœu de dire lof 'un saint serait obligé d'eu dire deux, l'a Per. remplir son vœu, l'autre pour obéir à l'Eglise. Ce n'est ga aux particuliers à changer la loi générale. L'Eglise n'adople que ce qüi se fait en son nom; et si quetquefois elle use de condescendance, cem sera jamais dans des changements qui vost
‘da tout au tout, et qui n'ont pour principe
qu'une dévotion arbitraire. D'ailleors, je ae crois pas qu'un homme, à moins qu'il se l'edt ainsi réglé avec lui-même, salisfil par un seul office à deux obligations aussi dis-. parates.
Cua. 1V.— Quel office il faut réciter.
1. Comme il y a un Bréviaire, il y a wn effec. marqué. — 2, 3. Il y aurait du mal d lt changer, quand cela n’arriverait que rorcment, à moins qu'il n'y edt quelque raa de le faire. — &. A quot est tenu celui qui par inadvertance a dit un office pour vs autre? — 5. Faut-il répéter le lendemain vs PL qu'on à dit mal à propos le jour préct-
ent? — 6. Remarques pour les clercs qui appartiennent d une église, sans étre obliçés au chœur. —"1, 8. Onne peut décoties faire double un office simple, d moins quu n'y ait dans le lieu une relique considérelit du saint que l'église honore. — 9. Un éréqu me peut étendre certains offices à tout ss diocèse. — 10. On doit célébrer la féu du patron d'un lieu. Ce mot renferme+-il le patron de la paroisse? — 11. Quel offe doit dire un homme qui se (rouve par hasard dans un lieu où l'on fait une féte deat iw fait pas lui-même? — 12. Cas particulier. — 13. Les psaumes graduels sont-ils d'obligstion ? — 14. Remarques sur cette matürt.
Il suit de ce que nous avons dit dans le ch pitre précédent que l'Eglise ne laisse pas à sesministresla libertéd'adoptertel Brérisire qu'ils jugeront à propos. Nous allons présestement examiner si elle est aussi rigide sf l'espéce qu'elle l'est sur le genre.
1. Tous les théologiens conviennent, 33 moins depuis la bulle de Pie V (3), qui es ce point fait loi chez ceux mêmes qui ae suivest pas son Bréviaire, qu'on ne peut s'éloign^t de la forme qu'il a prescrite sans commettre
(3) Neminem ex his quibus hoe dicendi meus 20022
10 wipositus nisl hac sola formula satisfacere pee Vr V ci. bull. Voyez Viva sur la treate-qaxrie p
position d'Alexandre VII.
"m OFF
un péché; el que.ce péché va au mortel, à moins que la légèreté de la matière n'en excuse. Un aveu si précis aurait dû résoudre la plus grande partie des difficultés qui se présentent ici. L'inquiétude des casuistes no l'a pas permis. Ils ont cru trouver la forme commandée par ee saint pontife partout où il y a sept heures différentes. De cet heureux principe ils ont tiré celle heureuse consóquence, qu'un homme qui le jour des Rameaux, P l'ofüice de la nuit est composé de diz-buil psaumes, récite celui de Paques, gui n'en a que trois, satisfait au précepte(1). En- €ore un pas, et ils nous auraient donné pour vépres de tonte l'année celles du samedi saint, où il n'entre qu'un psaume de deux versels avec le Magnificat.
Une doctrine si peu sage n'a ni pris, ni pu prendre dans l'Eglise; et c'est avec elle que nous disons d'abord, que pour remplir son devoir par rapport à la récitation de l'office divin, f est au moins aussi nécessaire de dire chaque jour celui que l'Eglise y a attaché, qu'il est nécessaire de se servir du Dróviaire qu'elle a spécifié. La raison en est 1° que le pape et les évêques, en prescrivant l'un, ont toujours prescrit l'autre, et qu'il n'y a rien ni dans la loi, ni dans l'usage, qui l'ait adoucie sur le point que nous examinons ; ?* qu'un homme qui dirait l'office à sa fantaisie ne remplirait le précepte ni quant à la manière, comme il est érident; ni quant à la substance. On ne l'accomplit pas, selon le texte de saint Thomas que nous avons cité (2), lorsqu'on dit un Bréviaire étranger au lieu du Bréviaire de son ordre ou de son diocèse; pourquoi l'accomplirait-on loi qu'au lieu d'honorer un martyr dont l'Egli propose le culte aujourd'huj, on célébrerait uo confesseur, ou peut-être on ferait de la Térie? D'ailleurs en gardant la substance, on peut pécher mortellement par l'omission de la manière. Un prêtre qui ne met point d'eau dans le calice n'omet rien d'essentiel : personne ne nie qu'il ne soit trés-coupable.
Enfin le mauvais sentiment que nous combattons n'est bon qu'à renverser l'économie da culte divin. Si jamais il était recu qu'on peut substituer un office à un autre office, il n'y aurait bientôt plus d'uniformité dans le service. On reprendrait sans cesse celui qu'on dirait avec plus de facilité. Le plus court aurait indubitablement la préférence, et l'on en viendrait ou à croire avec Caramuel, que l'office de Páques va parfaitement bien le dimanche des Rameaux, ou à présumer calominieusement que Suarés n'en disait point d'autre, puisqu'il étudi -huit heures tous les jours. N'insistons pas sur un roint que son auteur a lui-même désavoué (3), et qu'on n'oserait pas enseigner publiquement.
2.Mais ne peut-on du moins sans péché dire volontairement un office pour l'autre, quand
(1)In sel Palme m Tests on ofticrum ri ale muse praecepto. Pro. t inter natas al lexandro l.
d) 8 Fuoms quodlib. 6, ar 8, Voy. col. FM. :
) Viva remarque que Caramuel changea de sentiment ss la seconde édition de son livre, n. 1189.
entre les deux il y a peu de différence pour la longueur, ct qu'on fait rarement cette substitution? Plusieurs théologiens le croient ainsi, et ils n'exceptent de celte prétendua règle que le cas où l'on substituerait à l'office d'une grande fêle, cumme est eclle de Noël, un office qui n'y aurait point de rapport. La raison q en rendent, c'est que ce changement n'a rien que d'accidentel , et qu'un prêtre peut sans péché dire une messe pour une autre.
Cette opinion n'est ni assez prouvée, ni assez sûre, pour qu'un homme qui craint Dieu ose la suivre dans la pratique. Le principe dont il faut parlir, et qu'on ne doit jamais abandonner , c'est que l'Eglise veut un office et un tel office; qu'il est du moins incertain si elle ratie comme fait en son nom celai qui n'est dirigé que par le caprice, et que courir de galló de cœur les risques d'un péché grief, c'est l'avoir déjà commi vrai que la simplicité, la bonne foi, le sentiment de quelques écrivains d'ailleurs trèsrigides (&) peuvent excuser a tano, ou méme a loto, ainsi que parle l'école: mais pourquoi faire de propos délibéré une action qui ait besoin d'excuse? Nous n'en aurons que trop d'autres de cette nature à porter au jugement de Dieu.
3. Je penserais différemment si un homme qui change d'office avait quelque juste raison de le faire causa cohonestans, comme parlent nos mallres. Ainsi, qu'un ecclésiaslique qui fait de la férie récile avec un autro l'office d'un saint, soit pour calmer le scrupole qui le dévore , soit pour lui apprendro par une leçon sage el tacite que la rapidité avec laquelle il s'en acquitte ne peut attirer sur lui la bénédiction de Dieu, je ne lui ferai pas un crime de ce changement. L'Eglise condamne le caprice, mais elle ne condamne pas la piété. Que si pour réussir dans ce dessein , un ou deux jours ne suffisaicnt pas , j'exposerais le fait aux supérieurs, ct m'en rapporterais à leur décision. S'ils savent se raidir contre l'indolence , ils savent se plier à la gloire de Dieu et aux intérêts du prochain.
A l'égard des deux difficultés qu'on proposait ci-dessus, pour faire voir que le changeinent des offices, lors méme qu'il est arbitraire, ne peut étre un péché quand il arrive rarement, et que les deux offices sont à peu prés égaux, il faul y répondre en deux mots, 1* qu'il n'est point sûr que ce changement ne soit qu'accidentel ; ct que quand il le serait incontestablement, il pourrait encore être susceptible de péché mortel, comme nous l'avons déjà fait voir.2*Qu'il est faux, à parler en général , qu'on puisse toüjours dire une messe pour une autre, puisqu'un prétre qui le jour de la Toussaint dirait
celle du lendemain serait trés-répréhensible, et ne manquerait pas d'être interdit, s'il était
(4) Ethica amoris, tom. IT, lib. x, cap. 1, n. 131, et Pontsa, verb. Orrice cas. 30, fondé sur Navarre, n'osent décidet qu'il y ait un péché mortel dans ce changement , quand à marrse que rjremeut, ei qu'il n'y à pas entre" lor dax silces uue diférence üotable, :
84 DICTIONNAIRE DES CEREMONIES ET DES RITES SACRES. m
assez déraisonnable pour continuer. 8° Qu'il n'y a point de conséquence de la messe à l'office canonial; que l'Eglise, qui permet à ses ministres de ne pas célébrer tous les jours , leur permet dans les temps libres de dire une messe ou volive, ou de Requiem; qu'au contraire elle ne souffre pas qu'on se dispense jamais de la récitation du Bréviaire; et qu'on ne peut prouver ni par ses canons, ni par sa pralique, qu'elle laisse jamais à ses enfants la liberté de dire sans raison quelconque tel office qu'ils jugeront à propos.
A. C'en est trop sur un eas dont il y a peu d'exemples. En voici un qui arrive (ous les jours. C'est celui d'un homme qui par inadvertance dit un office pour l'autre. Duit-il le répéter en tout ou en partie? Je parle d'une vraie inadvertance, c'est-à-dire de celle qui dans le droit est comparée à l'oubli , ou à lignorance i le, Un homme sage, ainsi que l'observe le Rituel d'Alet, commence par consulter son bref, ou quelque personne capable de l'instruire. Quand on se trompe
-prur y avoir manqué, c'est élourderie ou
témérilé.
Dans uno affaire où les sentiments sont si partagés , il est difficile de rien décider d'une maniére assurée. Sans me charger des opinions d'autrui , ni vouloir faire une loi des mienues, je crois 1* qu'un homme qui s'apercoit de 8a méprise, doit, aprés avoir fini l'heure qu'il récite actuellement, reprendre et continuer l'office sur lequel 1l s'est trompé. C'est le sentiment du cardinal de Lugo, et Henri de Saint-Ignace l'a trouvé juste. 1l en résulte que si on reconnalt son erreur aprés malines et laudes , mais avant la messe, il faut la dire, non sur l'olfice qu'on a rétité mal à propos, mais sur l'office qu'on va continuer (1).
Je crois, 2 que si l'office qu'on a par mé-
:garde pris pour un autre est beaucoup
plus court, comme si dans le Romain on a fait d'uh saint au lieu de faire du dimanche, il faut pour le moins , en tout systéme, dédommager l'Eglise par une juste compensation, en disaut par exemple les neuf premiers psaumes du premier noclurne du dimanche. C'est ainsi que l'ensei-
.gnent Layman, Bonacina (2) et un bon
uombre d'autres qu'on n'accuse point d'outrer la morale.
Enfin je crois qu'un homme qui a confessé toute la journée, qui recommencera dès le malin du jour suivant , qui ne s'est mépris que parce qu'il n'en pouvait plus de besoin et de lassilude , peut s'en teuir à ce qu'il a fait ; mais que hors de ce cas, qui n'est pas le plus commun, il doit répéter ce qui différeucio principalement les deux offices, comme les hymnes, les autiennes, les le-
(0) J'ai averti dans le Traité des Saints Mystères, chap. ?, n. 5, que si l'ou avait dit un olfice pour un autre, on pourrait Vonjours célébrer la messe comme ayant dit ma-
(3) Layman, lib. tv, tract. 1, cap. 5, n. 5. Bonacina, q. $, punet. 1, n. 18.
B Ces ce qui arrive ordinairement dans les nouveaux Brériaires, ou les praumes changent tous les jours, pour houorer claque jour un nouveau mystère.
«ons du second nocturne, fes répons et Les versels, et méme le tout, si les deux offices n'ont rien de commun 3 et qu'il le puisse sans s'incommoder considérablement. Je sais bien qu'il y a des gens habiles qui sont plas indulgents, el que le mot d'offcium pr»
officio a presque passé en proverbe; mas
aussi que beaucoup de personne es s'en liennent dans la pratique as sontiment que j'ai proposé. Je sais que c'est ainsi que le décida le respectable Pole dans les conférences de Saint-Nicolas du Chardonnet, et que Navarre, Tolet (3), & plusieurs autres sont du méme avis. Enfa Je sais qu'il faut étre bien peu à vous, 4 mon Dieu, pour chicaner sur uue affaire qu ne demande güère qu'un quart d'heure te temps, et que nous ne devrions pas vous refuser, quand elle en demanderail beavcoup davantage. Cependant, pour donoer quelque chose à la faiblesse humaine, j presserais moins la répétition des psaume que celle des versets, des répons, et des autres parties semblables. Dans le Romain les psaumes pour un confesseur ont si pet de rapport à lui, qu'on peut, ce sembe.
l'avoir suffisamment honoré par ceux qu composent l'office des vierges. C'est aote chose dans les grandes solennilés , comae celles de Noël, des Rois, etc. Chaque moceau de l'office a une liaison marquée art le mystère que l'Eglise veut célébrer.