Lorsqu'on croit avoir omis un ou pla
sieurs psaumes dans une partie de l'ofÉce, ii ne faut point se troubler, continuer el reprendre ensuite ce qui a échappé, ou quel que chose d'équivalent, si l'on ue peot saroë au juste ce que l'on a manqué. Dass k doute si l'on n'a point passé quelque chose, il faut prendre le parti le plas sûr et répéler. Chez les mauvais casuistes la possession est pour la liberté ; chez ceux qui craignesl Dieu, la possession est pour la loi ; et dans le doute la condition de celui qui posséde est tonjours Ja meilleure (5).
Mais en général on est moins obligé, à raison du doute, de répéter un psaume os une legon qu'une heure louL entière. La raison en esl que dans le premier cas oa peut aisément déposer sou doute, sor ce qu'il n'arrive pas dans le train common qu'en homme qui n'est point interrompu passe da premicr psaume au troisième. D’aillean s'accoutumer à ces sortes de répétitions, c'est ouvrir la porte aux scrupules. Quelque précautions que prennent les personnes qui ont l'imagination extrémement vire, elles w savent souvent qu'elles ont dit la première leçon que parce qu'elles se trouvent à la seconde. Il faut cependant ici, comme en tests autre matière, avoir égard aux cireonslances. Un bomme qui a élé interrompu, ou qui en général est si distrait, si peu malire de lui-même, qu'il va saus réflexion d'un fenillet à l'autre, doit se juger plus séréremeal qu'une personne naturellement tranqsille.
Comme l'on n'a pas des régles si pour se calmer sur l'omission d'une beure entière, et que souvent on ne croit l'avoir dite que parce que le temps où l'on a costume de la dire est passé, il faut revenir àla grande régle que nous avons indiquée el qui n'a jamais damné personne : /s dubii semitam debemus eligere tutiorem. Le droi (5) l'a consacrée : le bon sens et l'équitél'avaient consacrée avant lui. Pour éviter tout embarras, il n'y a qu'à se faire une babilode de marquer exactement l'endroit où l'on e demeuré.
Cuar. VII. — Des conditions que doit ewir.
la récitation de l'office divin.
C'est ici sans contredit la plus importante partie de notre ouvrage. Ce que nous aross dit jusqu'à présent ne regarde guàre que le corps et, pour ainsi parler, le mécanisme ée la prière extérieure. Ici, à peu de chose près, nous allons développer sa plus intime subs lance, cet esprit sans lequel el nos vois d
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'andum.
S. Alpb. de Lig. l. 1v, n. 168. D. Gousset, t. Il, a. 701. (4) Ici la lol est en possession, quand oo rioule aver bsdement, sans pouvoir déposer soa doute. Fog. Mgr Gowe set, Théol. mor. t. Il, n. 701. í (5) V id. cap. 19, 18, 4, de Homicidio, ib. v, ut 1$.
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nos chants ne sont qu'un airain qui résóune, qu'une cymbale qui fait du bruit.
L'Eglise, qui connaît mieux que personne nos besoins et nos devoirs , veut que, pour bien réciter l'office divin, on le dise distinctement, entièrement, dévotement, attentivement. Ces quatre conditions vont nous oceaper : nous joindrons ensemble les deux premières, parce qu'elles font plus naître de réflexions que de difficultés. Par une raison contraire nous trailerons les deux autres séparément.
£L. I1 fut dire l'ofüce d'une manière distincte, et le dire
‘entièrement.
t. reno est. de lui-méme une priére vocale.
— 9. On doit le réciter distinctement. —