OFFICIANT
Celui qui préside à un office distingué de la messe est appelé officiunt; à la messe on l'appelle célébrant. Voy. ce mot.
Lorsque l'ofüciant est revêtu d'habits sacrés, il précède tous les autres, même le premier dignitaire; s'il n'est pas ainsi revêtu, on doit suivre l'usage de l'église oü l'on se trouve. Ainsi l'a déclaré la congrégation des rites, le 9& octobre 1609. ( Collect. Decr.
Outre que les fonclions de l'officiant sont détaillées aux articles propres à chaque office, il est bon de les trouver ici réunies et séparées des fonctions des autres ministres, afin qu'on puisse plus facilement et en moins de temps seles rendre présentes à l'esprit.
$1. Del'oficiant aux vépres solennelles.
1. L'ofüciant, aprés avoir annoncé tout haut dans la sacristie l'office avec les mémoires et autres choses parliculiéres qu'on y doit observer, preud une chape, et s ‘étant placé au miliea des chapiers, salue la croix de la sacristie par une inclination profonde, et ensuite les chapiers à droile et à gauche
ess
par une inclipalion de téte; puis il se couvre et va au chœur les mains jointes entre les deux premiers chapiers.
9. L'officiant se découvre lorsqu'il approche de l'autel, donne, s'il lo veut, sa barrette au cérémoniaire, el après avoir fait au bas des degrés la révérence convenable, c'està-dire la génuffexion jusqu'à terre, si le saint sacrement est dans le tabernacle, -ou seulement une inclination profonde s'il n'y a que la croix (ce qui doit étre dit en général
our toutes les autres occasions), il se met
genoux sur le dernier degré et y fait une courte prière, ordinairement l'Aperi, après Jlaquelles’étantlevéetayant fait une révérence convenable à l'autel, il salue d'une inclination médiocre le chœur des denx côtés, commençant par le côté de l'Eplire, si les plus dignes y sont, et va la tête découverte à son siége, où après avoir salué les officiers par une inclination de téte, il s'assied et se couvre, s'il le veut ou si c'est l'usage. C'est ninsi qu'il salue les chapiers, s'il ne leur est pas supérieur en dignité, toutes les fois qu'ils arrivent devant lui ou qu'ils se retirent; et s'il est assis, il suffit qu'il se découvre.
3. Lorsqu'on dit noneimmédiatement avant vépres, l'ofüciagt ne se met point à genoux pour faire la prière après qu'il est arrivé.
b.L'officiantayant été quelque temps a se lève lorsque le cérémoniaire l'avertit, vécite tout bas le Pater et l'Ave: ensu ayant mis sa barrette entre les mains du cérémoniaire, il chante d'un ton de voix convenable : Deus, in adjutorium meum intende, faisant en méme temps le signe de la croix sur lui, touchant de fa main droite, d'abord Je front, puis la poitrine et ensuite les épaules, joignant ensuite les mains ; il s'incline médiocrement pendant le verset Gloria Patri, vlc., et entonne la première antienne, après qu'elle lui a été annoncée par le chapier.
5. A la médiation du premier verset du premier psaume, l'officiant s'assied et se couvre, et demeure toujours assis et couvert jusqu'au capitule; il se découvre seulement au Gloria Patri de chaque psaume, aux noms de Jésus et de Marie età celui du saint dont on fait l'office.
6. La derniére antienne étant achevée, l'officiant chante le capitale debout et les mains jointes, ensuite il entonne l'hymne; si on chante Veni Creator ou Ave, Maris steila, après l'avoir entonnée il se met à genoux pendant la première strophe, ll se tient debout pendant qu'on chante l’hymne, et ne s'assied qu'après avoir entonné l'antienne de Magnificat.
7. L'officiant se lèvre quand on commence Magnificat, et, quand les chapiers sont venus devant lui, il leur fait une inclination de téte, puis il salue aussitótdesa place les deux côtés du chœur,commençant par celui où il est, ou par sa droite s'il est au milieu. Ensuite ayant quitté sa barrette, il descend de son siége et s'en vadroiLàl'autel lesmains jointesentre les deux plus dignes chapiers faut se détourner, il se détourne à sa droite, de préférence, soit en allant, soit en revenant. Quand il est
is
arrivé aa bas des degrés, il fait la révérence €onvenable à l'autel; puis, étant monté, it le baise, les deux mains appuyées dessus.
8. L'officiant, ayant baisé l'autel, se tourne vers le thuriféraire, reçoit la cuiller du mier chapier, et met (rois fois de l'encess dans l'eneensoir, disant à la première : 4 ilo bemedicaris; à la seconde : in cuju honore; à la troisième : cremaberis. Amen.
Ensuite, ayant rendu la cuiller au premier chapier, il fait sur l'encensoir le signe de la croix sans rien dire , ayant pendant toute cette action la maio gauche sur sa poitrise ou sur l'autel; puis ayant reçu l'encensoir, il encense l'autel de la manière qui a té marquée à l’article Messe, partie seconde, article troisième.
9. L'encensement de l'autel étant acheré, l'ofliciant rend l'encensoir au premier ch:pier, ou au cérémoniaire s'il n'y a pas de chapiers ; puis il retourne au milieo de l'astel, où il fait une inclination de tête à la croix, et étant descendu au bas des degrés, il fait la révérence convenable à l'autel; essuite il salue le chœur et retourne isa riége dans l'ordre qu'il en est venu.
0. Remarques que l'ofüciant encenregeemièrement l'aütel où repose le saint satrement, puis le grand autel et ensuile celu devant lequel on chante l'office, différents, et qu'il.observe à tous les mats cérémonies, excepté qu'il ne bénit l'eocets qu'à l'autel, qu'il encense le premier.
11. Quand l'officiant cst artivé à son siège, il y est encensé par le premier chapier, à qui il a fait une inclination de tête aras et après, puis il reprend sa barrelle el se liest debout jusqu'à la fin du Magnifcat. Lo qu'on répète l'antienne, il s'assied el se co vre, et lorsqu'elle est finie, il se lève post chanter les mains jointes l'oraison de l'ofi el celles des mémoire: y ena.
12. Après que l'officiant à dil ces parole Fidelium anime, etc., il salue de sa place le chœur de part et d'autre comme à Magsifcat, et s'en retourne à la sacrislie dans le méme ordre qu'il est venu, saluant l'autel en passant au lieu convenable; il se court à la sortie du chœur. et en arrivaut à las cristie il salue la croix ct les officiers de part et d'autre. .
13. Si l'officiant sort du chœur procession nellement par la grande porle qui est ?
bas du chœur, il donne le temps à ses olfciers de sortir du chœur devant lui, el, apr* avoir salué le clergé de part el d'autre.
descend de son siége, salue l'autel dernirt le banc des chapicrs, et s'en rclourne 3 4 sacristie.
44. Si l'on ne doil pas dire les compie immédiatement aprés les véjres, Volet ayant dit Fidelium anime, ctc., el «0st Pater noster tout has, ajoute d'une vois 5^ diocre Dominus det nobis suam pacem: ap que le chœur a répondu, il commence # méme ton l'antienne de la Vierge, et seti debout ou à genoux selon que le teuP?
demande; il ajoute dans la même posture le verset, ct dit toujours debout l'oraion €t
venable, ed puis d'un ton plus bas Divinum auxilium, elc., aprés quoi il s'en relourne avec ses officiers à la sacristie, comme il a été dit ci-dessus, soit avant le clergé, s'ils nc sont pas venus ensemble, soit immédiatement aprés le clergé, s'ils sont venus conjointement, et en ce dernier cas il ne salue point le clergé avant de sorlir, mais seule— inen! en arrivant à la sacristie.
15. Si l'on dil les complies immédiatement aprésles vópres, l’officiant retourne au chœur, quand on a dit le Gloria Patri; ilsaluel'autel elle chœur en entrant, el va ensuite à la place qui lui convient selon son rang, el non pas äcelle où il était pendant les vépres, si ce west qu'il soit le supérieur du lieu.
VARIÉTÉS
Les Bréviaires modernes ne prescrivent l'antienne de la Vierge qu'après complies, méme en chœur. Cependant l'usage romain s'est conservé; il n'est peut-être pas une seule paroisse où l'on ne chante cette antienne après vépres, lors méme qu'on n'y ajoute pas les complies. On a supprimé les verses Dominus det nobis, elc., et Divinum aurilium, etc. On ne dit pas Fidelium anime aprés vépres, quand elles sont immédiatement suivies de complies; ce sont des prières de moins.
SL. De l'offioiant, à vêpres, devant le saint sacrement exposé.
1. Outre les choses que l'officiant pratique aux vépres solennelles ordinaires, il prend une élole, s'il doit donner la bénédiction, et observe, en la présence du saint sacrement, les choses suivantes.
2. Il se découvre dès qu'il entre au chœur, et fait au bas des degrés de l'autel la génuflexion par terre à deux genoux avec une inclination de téte, avant et aprés la prière qu'il fait sur le dernier degré en arrivant an chœur. ll se tient toujours découvert pendant vépres.
3. A Magnificat, l'officiant étant arrivé au bas de l'aute], au milieu des chapiers, fait àvec eux la génuflexion à deux genoux, comme il a fail au commencement, et, étant monté sur le marchepied, il fait la génaflexion d'un senl genou, puis il baise l'antel, et s'étant un peu retiré vers le côté de l'Evangile, il met et bénit l'encens à l'ordinaire; ensuite, sans faire aucune génuflexion, il descend sur le second degré, et, s'étant mis à genoux sur le marchepied, il recoit l'encensoir du premier chapier, el encense le saint sacrement de trois coups, faisant une inclination profonde avant et aprés. Il se relàve ensuite et, l'encensoir à la main, il monte à l'autel, où après avoir fait la génoflexion, il encense l'autcl à l'ordinaire. L'encensement fini, il rend l'encensoir au premier chapier, puis il retourne au milieu de l'autel, où il fait la génuflexion; ensuite se retirant un peu vers le cóté de l'Evangile, pour ne pas tourner directement le dos à l'autel, il descend au bas des degrés, où il fait la génuflexion à deux genoux sur le pavé comme en arrivant, et s'en relourne au chœur à la
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maniére accoutumée, sans le saluer. Quand: les vépres sont finies, il s'en retourne à la sacristie, ayant fait la génuflexion à deux genoux au lieu convenable.
^. Si l'on expose lo saint saerement immédiatement avant vépres, l'officiant observe ce qui suit. 1* Il salue le chœur en passant, et l'autel en arrivant au bas des degrés, ensuite il se met à genoux sur le plus bas degré. 2» Lorsque le premier chapier ou le sacristain a disposé le soleil, ou qu'il a ouvert le labernacle, l'officiant se lève et met de l'encens dans l'encensoir sans le bénir et sans rien dire ; puis s'élant mis à genoux, il reçoit l'encensoir el encense de trois coups lo saint sacrement avec une inclination profonde avant et après. 3° Après quo le soleil est mis dans le lieu où il doit être exposé, l'officiant, sans dire aucune oraison, fait la génuflexion à deux genoux sur le pavé el va au cheur de la maniére ordinaire, sans le saluer.
5. Si l'officiant donne la bénédiction da saint sacrement aprés les vépres, il pratique les choses suivantes. 1° Après la génuflexion à deux genoux sur le pavé, si le saint sacre- , ment est exposé, il monte à l'autel accompagnédes deux premiers chapiers (on du cérémoniaire et du thuriféraire s'il n'y avait pas de chapiers); il y fait avec eux une simple génuflexion, el, après avoir baisé l'autel, il descend aussilót el se met à genoux sur le plüs bas degré. 2 Un peu avant que les chantres commencent à chanter Tantum ergo, ou aprés ces mots, Veneremur cernui, l'officiant se lève et met de l'encens dans l'encensoir, sans le bénir et sans rien dire; puis, s'étant remis à genoux, il reçoit l'encensoir, el lorsqu'on commence à chanter Tantum ergo, ou Geni tori, il encense de trois coups le saint sacrement, faisant une inclination profondeavant et aprés ; ensuite il rend l'encensoir au chapier. 3* Après que les versets sont chanlés, il dit debout l'oraison avec sa conclusion : Qui vivis e£ regnas in secula, etc., ou les oraisons, si l'on en doit dire plusieurs, qu'il termine par une courte conclusion convenable à la dernière. 4° Après les oraisons l'officiant se met à genoux (si le saint sacrement n'est pas sur l'autel, un prétre ou un diacre en étole l'y dépose) ; eL après qu'on lui a mis l'écharpe sur les épaules, il se lève, monte à l'autel, y fait la génuflexion, et prend le saint sacrement de la main droite par le nœud, et de la gauche par le pied, couvrant ses mains du voile, et faisant en sorte que le devant du soleil et de l'hostie soit vers le peuple quand il sera tourné. 5* L'officiant se lourne par le côté de l'Epitre, et donne la bénédiction au peuple par un seul signe de croix, sans rien dire, de la manière suivante. . Ii élève le soleil jusqu'à la hauteur des yeux. : pnis l'abaisse un peu au-dessous de la ceinlure; il le relève ensuite jusqu'à sa poitrine, où il fait le travers de la croix de l'épaule gauche à l'épaule droite; el aprés avoir achevé la croix il retourne, s'il le veut, au milieu, el aussitôt il achève le tour, remet le saint sacrement sur l'autel, fait uné géuu-
flexion et revient à sa place, où il se met à genoux. Aussitôt on lui ôte le voile de dessus les épaules, et si le saint sacrement doit rester exposé, ou si l'on chante quelque chose, il peut l'encenser de nouveau. 6* Après que le saint sacrement est renfermé, il fait la génuflexion, reçoit sa barrette, salue le chœur et retourne à la saeristie.
6. Lorsque l'exposition et la bénédietion du saint sacrement ont lieu séparément de
uelque office, l'officiant se comporte comme 1 vient d'être marqué, excepté qu'à l'exposition il chante l'oraison debout, comme il a été dit à la bénédiction; et quand l'oraison est finie, il fait la génuflexion à deux genoux sur le pavé, reçoit sa barrette et s'en retourne à la sacristie. Si l’on expose et si on renferme ensuite le saint sacrement durant une même action, comme à un salut qu'on célèbre exprès, alors il l'encense deux fois, l'une au commencement et l'autre à la fin, avant de dire l'oraison,
SIT. De l'officiant aux vópres des morts.
1. L'officiant va au chœur de la manière ordinaire, revétu d'une chape noire ou au moins d'une étole de la méme couleur; aprés avoir fait une courte prière sur le dernier degré de l'autel, il va à sa place sans saluer le chœur. Lorsque le premier verset du premier psaume est entonné jusqu'à la médiation, il s'assied et se couvre demeurant dans cette posture jusqu'à Magnificat, sans sedécouvrirau verset Requiem eternam, qu'on dit à la fin des psaumes.
2. L'officiant se découvre et se lève lorsqu'on entonne Magnificat , pendant lequel il n'encense point l'autel, mais il demeure à sa place. Lorsqu'on répéte l'antienne, il s'assied et se couvre, et lorsqu'elle est finie, il serelàve et commence debout les prières par ces deux mots : Pater noster , qu'il dit tout haut; puis il se met à genoux, continuant le reste à voix basse jusqu'à ces paroles : Et ne nos inducas, elc., qu'il dit da même ton que les premiéres; ensuite il ajoute les versets suivants; puis il se lève, dit l'oraison ou les oraisons selon la qualité de l'office, et dit à la (in : Requiem eternam dona eis, Domine.
Quand les chantres ont entonné : Requiescant.in pace, l'officiant, sans ajouter autre chose, retourne à la sacristie.
3. Si on commence les vépres des morts immédiatement après celles du jour, l'ofüciant ne dit pas Fidelium anime, etc. , après qu'on a chanté Benedicamus Domino, et pour lors il quitte la chape qu'il avait, pour en prendre une de couleur noire; puis il se comporte comme il vient d'être dit
$ TV. De l'officiant aux matines solennelles.
1. L'ofüciant, étant arrivé au chœur, fait au bas de l'aulel ou à sa place une courte rière à genoux, après laquelle il se lère, orsque le cérémoniaire l'en avertit, et dit aussitôt tourné vers l'autel, le Pater, l'Aveet le Credo, à voix basse. Ensuite il chante d'un! ton convenable, Domine, labia mea aperies , faisant un petit signe de croix avec le pouce
droit sur la bouche, la main étendue et tournée vers sa face ; et, après que le chœur a répondu, il dit d'un même ton, Deus, in of jutorium, etc., faisant le signe de la croix depuis le front jusqu'à la poitrine, comme au commencement de vépres. Il se tient deboat, tourné vers l’autel pendant l'inritatoire et le psaume.
2. À ces paroles Venite, adoremus et procidamus ante Deum, il fait la génuflexion : le preume Venite, ezsultemus étant. achevé, et
l'invitatoire re, il entonne l'hymue etes-
suite la premiére antienne, et, lorsqu'on a chanté le premier verset du psaume jusqu'à Ja médiation, il s'assied et se couvre.
3. La dernière antienne de chaque nocturne étant finie, il se lève pendant qu'oa chante.le verset, et, lorsque le chear a achevé d'y répondre, il dit à haute voix : Peter noster, qu'il poursuit à voix basse jusqu'à ces paroles, Et ne nos inducas in tentationem, qu'il dit du méme ton que les premières ; ensuite il dit tout haut labsolution; et quand celui qui doit dire la leçon a dit Jwbe, domne, benedicere, il dit les paroles de la bénéliction ; puis il s'assied e( se couvre.
^. H donne debout la bénédiction des seconde et troisième leçons de chaque nocturne, quoique le chœur ne se lève pas.
Quand la troisième antienne des deux autres nocturnes est finie, il se lève et pratique ce qui vient d'être marqué pour la fio du premier nocturne. Au commencement de la septième leçon , il se tient debout et tourné vers le lecteur, jusqu'à ce qu'il ait achevé les paroles de l'Evangile, disant Et reliqua.
5. Pendant le huitième répons , il prend une chape que le cérémoniaire lui donne; ensuite, sans sorlir de sa place, il éemande la bénédiction au plus digne du chour pour dire la neuviéme lecon; lorsqu'il dit Tu autem , Domine, etc. , il s'incline fondément vers l'autel sans faire la aíflexion; puis il entonne l’hymne Te Deva laudamus, et, pendant le versel Te ergo quesumus, elc., il se met à genoux.
6. Si l'on est obligé de séparer matines d'avec laudes, comme on l’obserre aux matines de Noël, l'officiant dit, après l'hymne Te Deum, l'oraison de l'office avec Dominss vobiscum avant et après, sans ajou‘er Fidelium anime, ete. ; mais si 1 chœur se retire aprésmatines, l'officiant aroute Fidelium entme, etc., et le Pater sans autre chose.
7. Les laudes sont toutes semblables aux vépres pour les cérémonies.
5 V. De l'officiaut aux matines des morts eL à un eaterrement
1. L'officiant a cela de particulier aux matines des morts, qu'il ne dit pas tout hant Pater noster, qu'il ne donne point d'absolation ni de bénédiction avant les leçons, et qu'il nedit point la dernière leçon, étant plus convenable queue soit dite par un autre.
2. Si l'on dit laudes à l'a suite de matises, il prend une chape noire au commencement, el pour le reste il observe les mêmes cérémonios qu'à vépres; et si l'on doit chanter
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Ja messe des morts après laudes, il sort vers Ja fin pour s'habiller à la sacristie , et en ce cas un autre dit les priéres qui sont à la fin.
3. Pour les enterrements, l'oflciant ayant pris une étole ou méme une chape noire, va au lieu où estle corps; y étant arrivé, il se découvre et se met aux pieds du corps vis-àvisde la croix qu'il salue parune inclination profonde; puis il asperge le saus rien
ire , et, ayant rendu l'as r, il commence d'un ton uniforme l'antienne Si iniquitates ; cette antienne étant répétée, il entonne l'antienne Ezsultabunt Domino. ll va ensuite à l'église la téte couverte, précédant ceux qui portent le corps.
5. Lorsqu'il entre dans l'église, il salue l'autel et se met aux pieds du corps vis-à-vis la croix pendant qu'on chante Subvenite; mais si l'on doit dire quelque office des morts, il se place dans le siége de l'officiant et observe ce qui a été dit ci-dessus. Si l'on doit dire la messe, il va s'habiller à la sacristic.
5. Après le répons Subvenite, ou si l'on a dit la messe ou quelque office, lorsqu'il est fini, dit à haute voix, sans chanter, les
m jointes et la téte découverte, l'oraison Non intres in judicium, elc. Sur la fin du ré- [en Libera me, Domine, Vofüciant met et énit l'encens de la manière ordinaire; et, après qu'on a chanté Kyrie eleison,il dit tout haut Pater noster, ct, poursuivant le reste à voix basse, il donne sa barrette et reçoit Yaspersoir : ensuite il fait le tour du cercueil, qu'il asperge par trois fois de chaque cóté en trois divers endroits, commençant par le côté de sa main droile, et, quaud il passe devant l'antel ou la croix que lient le sousdiacre, il fait une révérence convenable.
6. spersion finie, il rend l'aspersoir ; reçoit l'encensoir el encense le cercueil de chaque cóté, de la méme maniére qu'il l'a aspergé, faisant les mémesrévérences en passant : aprés l'encensement, il rend Y'encensoic; puis, s'étant tourné vers la croix, il dit tout baut, les mains jointes : Et ne nos inducas in tentationem avec les versets qui suivent et l'oraison Deus cui proprium est, etc., aprés laquelle il se couvre, si on doit ter le corps hors du chœur; mais si le ieu de la sépulture est dans le chœur, il approche la téle découverte el se met vi vis de la croix.
7. L'antienne 7n paradisum étant finie, l'offüciant bénit le tombeau, disant l'oraisun Deus cujus miseratione, laquelle on doit dire quoique le lieu de la sépulture soit dans l'église ou dans le cimetière, si ce n'est que le Lombeau ait déjà été bénit, soit un peu avant l'office, soit en quelque autre temps, ce qu'on peut reconnalire quand on met le corps dans un caveau où plusieurs autres ont été enserelis.
(1) Apol. c. 2. - 3) L. 1v, e. 34.
(3) De pero et Eleem.
(4) Accipit sacerdos a Le quod pro te offerat, quando vis qéscare Deum peo. tuis. In pé. cxxix, à. T.
'€5) Secret. Dominic. 5 post Peutec.
(6) Qui tibl offerunt.
(7) S. Cypr. libr. de Opere et Eleemos. S. Cesar. Arel.
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8. Après l'oraison, l'officiant met et bénit l'encens à l'ordinaire; puis, sans sortir de sa place, il perse par trois fois le corps du défunt, et ensuite le tombeau ou la fosse autant de fois; srt rendu l'aspersoir et re-
u l'encensoir, il encense de méme par trois ois le corps, puis la fosse, et aussitôt il entonne l'antienne Ego sum. Puis il achève la cérémonie, comme il est marqué à l'art.
ENTEBBENMENT, 0. 14.