Si le pain dont on se sert pour le saeri
fice commence à se gáter, et qu'il ne le soit pas encore jusqu'à cesser d'être du pain, la consécration subsiste, mais le prêtre qui so sert d'une maliére si altérée pêche mortellement, ainsi que le‘disent les rubriques (6). De ce principe nous conelarons, eu passant, qu'on ne pourrait consacrer avec du pain fait d'amidon, parco que cette pâte, quoique faite de froment, est si altérée par la longue fermentation que lui cause l'eau. dont on la trempe presque continuellement, qu'on ne peut plus la regarder comme de vraie farin aussi n'en a-t-elle plus ni le goût, ni l'odeu ni les autres propriétés; et c'est pour cel que saint Thomas et la plus grande partic des théologiens la regardent comme uue matiéro impropre au sacrifice.
6. Mais que doit faire le prétre quand il s'ape a formule qu'on lui a donnée, ise pour la consécralion, est corrompue ou n'est pas de froment ?
La rubrique, qui entre ici dans un assez grand délail, léve une partie des difficultés qui se présentent sur ce sujet ; mais elle en ait naître d'autres qui méritent d'être discutées. Elle dit douc d’abord que si le cé'ébrant s'apercoil de sa méprise avant la consécration, il doit ôter la mauvaise forinulo
u'il a offerle, lui en susbtiluer une autre, l'offrir au moins mentalement , el reprendre el poursuivre de l'endroit où il était resté (1).
quam palerelur, el s'en cummunier, qu qu'il ne soit plus à jeun, parce que le précepte de l'intégrité du sacrifice l'emporte sur le précepte du jeüne. Que s' vail pas encore pris la formule dont il s'agit, il devrait ou la prendre aprés la communion du corps ct du sang, ou la Jonner à quelqu'un
' des assistants, ou enfin la garder quelquo
part avec respect.
Enfin la méme rubrique ajoute que si lo prêtre ne s'aperçoit du défaut de sa matière u'après qu'il a pris le précicux sang, il doi offrir, comme il est dit ci-dessus, de nouveau pain cl de nouveau vin avec de
linze, cobrieitur sacramentiun cat. Rub i i, tit. 5,
adverterit post consecrati sumpiionem, potita alia ohlstionem ut supra, et a eousecralione iuciiat, scilicel ab illis verbis : Qui pridie quam peteretur, «Villam priorem, si uoa sumyait, samak
sumpliuuem corporis et ssuguinis, vel alii sunendaur Vradat, vel alicubi reverenter conservet. Si auteni sumpeerat, uihilowisus saut eam. quam coasecravit, quia pras» ceptuu de períecbone Sacramenti miris eu puuderis quam quod a jejusis sumatur. Jeid., n. 2.
l'eau; consacrer l'un ct l'autre, en commenqabt à Qui pridie, s'en communier et conti nuer la messe, ct cela parlie pour rendre le sacrifice complet, partie pour garder l'ordre (1) , qui veut que le corps existe avant que son sang soit répandu dans le calice.
Tout cela paratt ajuste et précis : il en naît cependant des difficultés qu'il est. à propos d'éclaircir.