‹ Dictionnaire alphabêtico-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 409 sur 480 · LD · texte numérisé non relu

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4) Rab. Mao. Insti. Gler. c. 32.

5) Expos. Mis.

El Et ideo jn ecclesia pax primo annuntiatur, ut ostendit se cum omnibus esse pacidcum, qui corpori commuuicatubus est Cbristi. Hier. in bæc verba Epit. ad Rom. : Salsiate invicem in osculo sancto.

ui yi Commixtio censetrati corporis et sanguinis, etc. Misou Mad p^ facramentaire dorer écrit au x* siècle,

on lit : Miscea us mico sanguini di. :

Fus eue (Dii orat. Be 990); Te Sacrameniaire de Ra,

Wi l'Agnus Dei. Ce que l'Eglise a eu priscipslement en vue, c'est qu'on se donnát la pais avant que de communier, parce qu'i

que les pacifiques qui nt participer à

la chair de l'Agneau, que parlent ks

Pères (6).

SIT. De la prière Hec commiztio. D'où vient ques aet. une portion de l'hostie dans le calice, et des ptis que ce mélange renferme.

RUBRIQUE

Pendant qu'on répond : Et cum spiritu t», leprétre laisse tomber dans le calice la perfin. qu'il tenait de la main droite, et dit uu

Hec commixiie e comsecratio corpora et sanguinis Domisi mostri Jesu Chrisü fiat accipieatibus »obis in vitam eut nam. Ames

Que ce mélange et celle eonsécralion du corps et du sang de Notre-Seigneur Jésus Christ servent pour la vie éternelle à vous

qui y participons.

Amen.

EXPLICATION

Que ce mélange et cette consécration ds corps et du sang, etc. ll se présente trois &fficutés sur ces mots : la première, s'ils se doivent être entendus que du mélange & l'espèce du pain et de l'espèce du vin cons:

crés ; la seconde, pourquoi méler le corps et le sang de Jésus-Christ i la troisième, d'où vient que ce mélange s'appelle une coesécration. ll. faut résoudre ces difficultés par ordre. .

Première difficulté. Si cetto prière a & faite pour méler uue partie de l'hostie are le saug cousacró, ou simplement pour méler cele partie de l'hostie, ou quelques gouttes du sang précieux ayec du vin ae consacré.

Réponse. Cette difficulté Lies Lai mes seuls qui sont trop clairs pour ne faire assurer que cette prière a e. composée pour étre dite en mélant le corps et le su.

li n'y est point parlé du mélange ds chose consacrée avec une autre qui ae l'est pas, mais du mélange du corps el du sig.

Le Missel ambrosien dit distiactemeo! :

mélange du corps et du sang comsacré (T); t les anciens Missels manuscrits et més de France et d'Allemagne disent ép lement (8): Ce saint ef sacré mélange 6s corps et du sang, ou le mélange du seinl se avec le saint corps.

uelques personnes ( M. de Vert} né moins voudraient que cette prière ned! &é faite que pour méler une partie de l'hosie tolde presque da même temps : Hec secresmcit e

io corporis el sanguinis, eic. ; le Ponuiical mite Sen den au milieu da xr siècle : Hæc aancia commisit

sani y 08

re E UR RE DES Fiac de Sam Qui ses de Prove, ve Fa DM.

sndens Missels de Cambrai, de Saiate-Gudale de Bru les, de Liége, d'Air-la-Chapelle, et au grad sen d'autres, où l'on voit : Hac sscrosancia commixio el sanguinis, etc., comme on a lu dans Lows ces de jusqu'en 1615, et comme on le dit eacore à Sens, det carmes et chez lcs jacobins.

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ou quelques goutles du sang precioux avec da vin non consacré, destiné pour la communion du peuple.

Il est constant que depuis huit ou neuf cents ans, aux messes solennelles oà le nombre des cemmunianis se trouvait fort grand , outre le calice du sang qui était sur l'autel, on préparait un autre calice avec du vin ; et qu'aprés la communion du prétre on versait quelque peu du sang précieux dans le calice du vin Bon consacré, afin que ce vin tirát de là une espèce de sanctification et de consécration, Les anciens Ordres romoins (1) le marquent ainsi.

ll est certain encore qu'on se contentait en quelques endroits (2), en donnant la commupion du calice aux assistants, de mêler du vin dans le calice, pour achever de commuuier tout le monde sous deux espèces, parce que, comme disent l'abbé Panorme et Durand, au xv° siècle (3), il y aurait de l'inconvénient de consacrer autant de sang qu'il en faudrait pour la multitude, et qu'on n'aurait pas méme de calice assez grand pour cela.

Mais ce mélange se faisait sans aucune cérémonie. Le prétre le laissait faire au diacre, aa lieu qu'il a toujours mélé lui-même lo corps et le sang. La prière Hac commixtio ne devait point être dile en mélant un peu du sang précieux dans le calice du vin, ou en y mélant la particule de l'hostie, comme l'on fait le vendredi saint où il n'y a que du via dans le calice. L'ancien Ordre romain marque qu'on ne dit point alors : Hec commizho, et cela s'observe encore aujourd'boi. Véritablement on trouve dans les bas siècles (&) que cette prière s'est dite (5) en quelques églises le vendredi saint, contre ce qu'a dit Durand (6), sans aucune exception, l'an 1286. Mais on a reconnu dans ces églises-là méme que c'était un abus, comme il paraît par plusieurs Missels manuscrits et imprimés qu'on pourrait rapporter ici. Le P. Mabillon en a cité suffisamment (7).

Enfin le mélange de la particule de l'hostie ou de quelques gouttes du précieux sang avec le vin ne se faisait que quelques jours de l'année, au lieu que celte oraison doit se dire à toutes les messes, en mélant le corps et lesang précieux, et l'on ne doit

int révoquer en doute qu'elle n'ait été

ite pour être dite en faisant ce mélange.

Seconde difficulté. Pourquoi l'on méle le corps avec le sang de Jésus-Christ.

fponse. On le fait par l'autorité des litargies et des conciles , par une raison naturelle et par mystère. Cet usage est marqué

& Ord. i net m. Comment. Mabill. p. 58.

(2) Us. Cisterc. c. 55.

5) Uode in quibzsdam locis post sumpiionem eorporis et sanguinis Christi aliquid de ipso sanguine reservatur in calice, et super lafonditur vinum purum, ut ipsi communiantes iode sumant : non enim. esset decens taotum sau-

inem confcere, uec calix capax inveuiretur. Durand.

v. iv, c. 43, n. 1.

) Depuis environ le x* siècle. -

Voyez le commentaire du. P. Mabillon sur l'Ordre romain, où il a parlé de tous ces usages avec beaucoup d'éruultion, de discernement el de sagesse. Voyez aussi te P. Martene, de aniiq. Ril. cap. 4, art. 10, n. tL eL 1...

(6) Hao die quaudo parucula lustiæ in caliccm mittitur,

M bid.

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