‹ Dictionnaire alphabêtico-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 420 sur 480 · PEN PROFESSION DA POI · texte numérisé non relu

PEN PROFESSION DA POI

« Je N. crois de ferme foi el je professe, tant en. général qu'en particulier, tous les articles contenus au symbole de la foi, dont se sert la sainte Eglise romaine ; savoir :

« Je crois: en un seul Dicu, le Père toutpuissant, qui a fait le ciel et la terre, et toutes les choses visibles cf invisibles; en un seul Seiyneur, Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, qui est né du Père avant tous les siècles ; Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu; qui n’a pas été fait, mais engendré, consubstantiel au Père ; par lequel toutes choses ont été faites ; qui esl descendu des cieux pour nous, hommes, el pour notre salut, el a été incarné en prenant chair de la vierge Marie par l'opération du Saint-Esprit, et a été fait homme; qui a été aussi crucifié pour nous sous Ponce- Pilate ; qui a souffert, qui a été mis dans le sépulcre; qui est ressuscité le troisième jour selon les Ecriturcs;

ui est monté au cie; qui est assis à la droite du Père; qui viendra de nouveau, plein de gloire, juger les vivants et les morts, et dont

règne n'aura point de fin. Je crois au Saint-Esprit qui est aussi Seigneur el qui donne la vie; qui procéde du Pére el du Fils, el qui est adoré eL glorifié conjointement avec le Père et le Fils; qui a parlé par les prophétes. Je crois l'Eglise qui est une, sainte, catholique et apostolique. Je confesse qu'il y a un baptéme pour la rémission des péchés, et j'attends la résurrection des morts et la vie du siècle à venir. Ainsi soit-il.

« Je reçois et embrasse très-fermement les traditions des apôtres et de la sainte Eglise, avec toutes les autres observances et coustitutions de la même Eglise.

« Je reçois aussi la sainte Ecriture selon le sens qu'a tenu et que tient l'Eglise notre sainte mére, à laquelle il appartient de juger du vrai sens et de l'interprétation des Ecritures saintes : et je ne la prendrai, ni interpréterai jamais que selon le consentement unanime des Pères.

« Je confesse encore qu'il y a sept sacrements de la loi nouvelle, vraiment et proprement ainsi appelés, institués par Notre-Seigneur Jésus-Christ, nécessaires au salut du genre humain, quoiqu'ils ne le soient pas tous à chaqne homme en parliculier, savoir:

le baptême, la confirmation, l'eucharistie, la pénitence, l'extréme-onction, l'ordre et le mariage. Je recon qu'ils conférent la

ráce, el qu'entre ces sacrements le baptéme, a confirmation et l'ordre ne se peuvent réitérer sans sacrilége. j

« Je reçois aussi et j'admets les cérémonies de l'Eglise catholique recues et approuvées dans l'administration solennelle de tous les sacrements.

« J'embrasse el je recois tout ce qui a été définietdéclaré par le saint concile de Trente, touchant le péché originel et la justification.

« Je reconnais aussi que daus la messe on offre à Dieu un vrai sacrifice, proprement ainsi appelé, et propitiatoire pour les vivants et pour les moris; et que le corps et le sung avec l'áme et la divinité de Notre Seigneur

Jésus-Christ sont vraiment, récllement ct substantiellement au trés-sai l'eucharistie; et qu'il s'y faitun changement de toute la substance du pain au corps, et de leute la substance du vin au sang, lequel

* changement l'Eglise catholique appello transsubstantialion.

« Je confesse aussi que sous une seule des deux cspèces on recoil Jésus-Christ tout enlier, el qu'en le recevant ainsi on reçoit un vrai sacrement.

* Je tiens fermement qu'il y a un purgaloire, et que les âmes qui y sont détenues sont soulagées par le suffrage des fidèles.

« Je tiens aussi que les saints qui régnent avec Jésus-Christ sont à honorer et iuvoquer ; qu'ils offrent à Dieu leurs priéres pour nous et qu'on doit honorer leurs reliques.

« Je tiens fermement que les images de Jésus-Christ el de la mère de Dieu toujours vierge, el des autres saints, sont à avoir e à retenir, et qu'il faut leur rendre l'honneuc et la révérence qui leur est due.

«Je confesse que Jésus-Christ a laissé dans son Eglise le pouvoir de donner des indulgences, et que l'usage en est trés-salutaire au peuple chrétien. :

« Je reconnais que l'Eglise romaine est sainte, catholique et apostolique, et qu'elle est mère et maîtresse de toutes les églises.

« Et je promets el jure une vraie obéissance au pape, successeur de saint Pierre, prince des apótres et vicaire de Jésus-Cbrist.

« Je reçois aussi sans aucun doute et professe toutes les autres choses qui nous ont été données, définies et déclarées par les sacrés canons et par les conciles ecuméniques, et principalement par le saint concile de Trente; eL en méme temps je condamne aussi, je rejette et j'anathématise tout ce qui leur est contraire, et toutes les hérésies que l'Eglise a condamnées, rejelées et anathématisées. »

La profession de foi ayant été lue, le prétre présentera le livre des saints Evangiles au nouveau converti, lequel mettant. la main droite dessus dira :

« Je N. promets, voue et jure sur ces saints Evangiles de Dieu de garder, confesser tràsconstamment jusqu'au dernier soupir de ma vie, avec l'aide de Dieu, cette foi catholique, pure et entiére, hors de laquelle personna ne peut être sauvé, et dont présentement je fais profession sans aucune contrainte ; et lant qu'il me sera possible je la ferai garder, <nseigner, précher par ceux sur qui j'ai autorité et dont le soin m'aura été commis. »

Aprés cela le prétre'se tournera. vers.l'autel 2 et s'étant mis à genoux avec tous les assistants, il récitera alternativement avec eux le psaume 50, Miserere mei, Deus, secundum magnam, etc. Foy. Así.

Lequel psaume élant fini, le prétre dira :

j Kyrie, eleison ; 3 Christe, eleison. Kvrie, eleison.

Pater noster, elc.

j Et ne nos inducas in tentationem; 3 Sed libera nos a malo.

3 Salvum fac servum tuum (ou ancillam luam), & Deus meus, sperantem in te

y Nihil proficiat inimicus in eo (on in ea); & Et tilius iniquitalis non apponat nocere ei.

ÿ Mitte ei, Domine, auxilium de sancto; à Et de Sion tuere eum (ou eam) ;

5 Donine, exaudi orationem meam; 8 Et, €lamor mous ad te veniat.

j Dominus vobiscum; à Et cum espiritu tuo.

Alors le prétre se lévera et dira :

Oremus.

Deus, cui proprium est misereri semper el parcere, suscipe deprecationem nostram; ut hunc famulum tuum quem (ou hanc fa- "mulam tuam quam) hæresis ét excommunicalionis calena constringit, miseratio lum pietatis clementer absolvat. Per Christum Dominum nostrum. 4 Amen.

S'étant ensuite tourné vers le nouveau converti, et assis, toujours néanmoins découvert, il l'avertira que l'absolution qu'il va lui donmer we lui remettra pas ses péchés, mais le déliera seulement de l'ercommunication qu'il avait encourue par l'hérésie ou par le schisme qui le séparait de l'Eglise. Puis il dira :

Misereatur tul omnipotens Deus, ele.

fadulgentiam, absolutionem + ct remissio- Tem, etc.

Dominus noster Jesus Christus te absolvat (il se couvrira, et tenant la main droite étendue sur le nouveau concerti, il ajoutera). Et ego auctoritate ipsius et beatorum apostolorum Petri et Pauli, ac Ecclesise suæ sancta, mihi a reverendissimo episcopo N. coma, absolvo le a vinculo etcommunica-

qua propter bæ-esim ligatus (ou ligata) as. In nomini Patris +, et Filii, et Spiritus sancti. Amen.

Roduco te in gremium sancte matris Ecclesiæ, et ad consortiam el communionem totius christianitatis, a quibus fueras per excommunicationem et heresim. eliminatus (ou eliminata), et restituo te participationi ecclesiasticorum sacramentorum. In nomine Patrist, et Filii, et Spiritus sancti. Amen.

S'il y a plusieurs nouveaux convertis qui font ensemble leur abjuration, celte formule d'absolution sera prononcée au pluriel.

Le prétre dira un mot au nouveau fidèle, pour l'animer à la persévérance, lui parlant à peu près en la manière qui suit.

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