EXHORTATION
« C'est maintenant, mon cher frère (ou ma chère sœur, monsieur ow madame), qu'on peut vous dire ce que l'apótre saint Paul écrivail aux nouveaux fidèles d'Ephèse :
Vous n'étes plus étranger, mais vous tes citoyen de l'Eglise, «V vous avez part aux grâces et aux priviléges des saints et des domestiques de Dieu. Jésus-Christ, le bon ‘pasteur, en vous éclairant des lumiàres de la foi, vous a conduit dans la bergerie, afin, comme il l'a promis, que vous y trouviez la vie de votre âme, et que vous l'y trouviez abondamment; de sorte que dans les sentiments de la parfaite reconnaissance qu'une gráce si singulière doit vous inspirer, vous avez lieu. do dire avec le roi-prophéte : Le Seigneur est mon pasteur, il m'a établi dans les divina paturages de son Eglise. Rien ne
un
pourra me manquer ; il a f il recicre mon âme, fl m'a conduit dans le sentier de la justice, J'espère que sa miséricorde, qui m'a prévenu, m'assistera dans les jours de ma vie, ft J'habite éternellement dans la maison du Ei gneur. Vous y arriverez infailliblement dans celte maison céleste, mon cher frère (ou ma chère sœur, monsieur ou madame), si, vous regardant comme une brebis sous la condaite de Jésus-Christ, vous écoutez avec decilité la voix de vos pasteurs qui vous parlent en son nom, el si vous persévérez constamment jusqu’à la mort dans la profession de foi que vous venez de faire, dans une observation exacte des commaudements de Dieu et de ceox de l'Eglise, ct dans la pratique de Ia charité el de loutes les vertus chrétieanes.
« Mais comme celle persévérance est au grand don de Dieu, qui ne l'eccorde qu'à ceax qui Ia lui demandent par une humb'e prière, ne laissez passer aucun jour de voue vie sons le conjarer de vous accorder celle g'äce, Nous nilons la lui demander pour vous, en méme Llemps que nous le remercierous de celle qu'il vient de vous faire »
Aprés ce discours le prétre se lècera. et s'étant tourné vers l'autel, il entonnera ie Te Deum laudamus, ou ii le récitera seulement avec ceux qui l'accompagnent.
Le Te Deum fini, le prétre dira :
ÿBénissonslePèrect — y Denedicamus Pa- 1e Fils avec le Saint trem, el Filium cua Esprit. à Louous-le sancto Spiritu; 8Lauel exaltons -lo dans demus et superezaltous les siècles. demus cum in sæcula.
3 Scigneur, exaucez j Domine, exaudi
ma prière. À Et que orationem — inea; mes cris s'élèvent 4 Et clamor meus ad jusqu'à vous. le veniat.
j Dominus vobiscum : à Et cam spiritu tuo.
Oremus.
Deus, cujus miscricordia non est numerus, et bonilalis infinitusestthesaurus, piis- Sims majestati tuæ pro collalis donis gralas agimus, tuam semper clementiam exorantes, ul qui pelentibus postulata concedis, eovlem noa deserens ad praena futura disponas. Per Christum — Dominum nostrum. à Ames.
j Le Seigneur soit avec vous; ij el avec votre esprit.
O Dieu, dont la miséricorde n'a point de bornes, et dont la bon- 16 est un trésor infini, nous rendons gráces à voire majesté bienfaisante pour les dons qu'elle aous a faits, implorant toujours voire clémence, afin que uoas accordant ce que nous demandous, vous no nous abandonniez pas et nous disposiez aux récoimpeuses à venir.
Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. à Ainsi soil-il.
On ne doit pas abandonner le nonceau fdde aprés son abjuration ; mais «| fuut le disposer soigneusement à la participation des sacrements, principalement de celui de pénitence, et lelui administrer sitôt qu'il y paraître sufÁsamment préparé, afin de le réconcilier ave Dieu le plus 161 qu'il sera possible.
Quant au. sacrement de la sainte eucharistie, comme il demande des dispositions encore plus saintes, on ne doit le donner aux nouveaux convertis qu'après le temps d'épreuve nécessaire pour s'assurer du désir qu'ils ont de le recevoir, et de leurs dispositions, lorsqu'ils ont témoigné le désirer et qu'ils d'ont demandé avec instance.
TITRE TROISIÈME
(Résume a un grand nombre de Riluels, par Beurelet.) $$ I. Des DÉPAUTS QUI PEUVENT RENDRE UNE CONVESSION NULLE,