‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 107 sur 411 · HEM · texte numérisé non relu

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paix , c'est monrîr avec les marques de la communion ecclésiastique , dans l'unité et la société avec Jésus-Christ et son Eglise , sans en avoir été séparé par l'hérésie, par le schisme, pardes péchés mortels, ou si on a eu le malheur d'y tomber, on sort de ce monde en paix, lorsqu'on en sort après avoii été réconcilié par le sacrement de la pénitenre.

Ipsis, Domine, à ce\ix-là, Seif/ucur; c'està-dire à ceux qui ont été désignés par les lettres N. N., et qui sont morts avec les signes de la loi et de la paix.

Et omnibus in Christo quiescertibus , et à tous ceux qui reposent en lésus-Chrisl. Espérant pour certaines personnes en i)articulier, l'Eglise veut aussi qu'on prie généralement pour tous les (idèles, ufin, dit saint Augustin (1), que les devoirs auxquels les enfants, les parents, les alliés, ou les amis pourraient manquer, soient suppléés par notre mère commune, pleine de tendresse pour ses enfants.

Les siècles reculés nous font voir le soin qu'on a toujours eu de prier pour les morts, et d'offrir pour eux le sacrifice.

Dans l'arince de Judas Macliabée , plusieurs juifs, qui détestaient les idoles, tentés d'avarice, enlevèrent des temples de Jamnia des choses qui avaient été consacrées aux idoles , et les cachèrent sous leurs habits. Tous ces soldats périrent dans le combat, et leur faute, qu'on regarda comme la cause de leur mort, fut découverle lorsqu'on voulut les ensevelir. Judas était bien persuadé que des personnes qui avaient perdu la vie pour une cause aussi sainte qu'est la défense de la vraie religion , avaient mérité beaucoup aux yeux de Dieu. Il considérait , dit l'Ecriture ('i) , qu'une grande miséricorde était réservée à ceux qui éttiient morts dans la piété : il avait aussi lieu de croire, ou que les soldats n'étaient pas assez instruits de la lui pour comprendre la grièvelé de celte transgression , ou qu'ils s'en étaient repentis avant que d'expirer, et qu'ainsi ils n'étaient pas tombés dans les enfers avec les réprouvés. Cependant Judas et tout le peuple juif reconnurent bien qu'ils avaient besoin de prières et de sacrifices (3) pour l'entière expiation de leur faute. C'est pourquoi, ayant recueilli d'une quête qu'il fit faire, dit le texte sacré , douze (ij mille drachmes d'arfjcnl , il les envoya à Jérusalem , afin qu'on offrit un sacrifice pour les péchés de ces personnes qui

A) Snpiiiicaliones.... pro omnibus in cliristiana et calliolica socieiaie del'unclis, eliam lacilia nominibus eoriini sub senerali coniinemoralioiie suscîpit Ecdesia, ulquibus ad isla désuni pareules, aul lilii, aul quicumque cognali vel amiri, aduua eisexhibeanlur pia maire OPiniiiuni. Aug, tract de Cura promorluis, o^p. 4.

(2) Considerabal enim qiiod lii qui cum pietate dorniilirtnem acceperint , oplimam liaberenl repositam graiia Il Muchab. xu 43.

(3) Aique ila ad preres eonversi rogaveruni, ul id quod faïUim eral deliclum, oblivioni tiaderelur. II Macliab. xii, il et 43.

(i) H doit s'êlre f;llssé anciennement quelque f.iute dans les cliilTres de cet endroit. Le t;iec ne niaiciue que deux mille drachmes. L'ancienne version syriaque eu marque Il OIS nvili ■.

".) Cntcli. c. S.

itjj Réfutai. Bibl. PP. Max. Suppt., lom. XXVH, cl ap.

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