‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 114 sur 411 · ME · texte numérisé non relu

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laves , excepté quand il faut faire quelque mémoire d'une fêle simple.

17. Dans les odaves de Pâques el de la Penltcôle, on ne dit que deux oraisons , la première du jour, el la seconde pour l'Eglise ou pour le pape ; on omel celle seconde quand on fait mémoire de quelque fêle simple qui arrive en ce temps-là, pour la raison rapporlée au numéro précédenl; mais dans les autres octaves on dil Irois oraisons, et quand il n'y a point de mémoire particulière à faire, la seconde oraison est Concède nos, el la troisième pour l'Eglise ou pour le pape. Il n'y a point d'exception quant à la troisième, mais bien pour la seconde, au lieu de laquelle on dil dans l'oclaTe de l'Epiphanie : Deus,qui salutis, el dans l'octave de la Toussaint el dans celles de la sainte Vierge, Deus, qui corda (ideliuin. Quant au jour de l'oclave, comme l'office est double , on ne dil qu'une oraison, si ce n'est qu'il y ait quelque mémoire à faire.

IS. On dil aussi trois oraisons aux messes des vigiles, à la réserve de celle de la Penleiôte el de celle de Noël, dans lesquelles on n'en dil qu'une , si ce n'est quand celle-ci arrive un dimanche , duquel on doit faire mémoire à la messe de celle vigile.

19. Aux fêles simples el aux fériés on dit trois oraisons, comme aux semi-doubles ; on peut même ces jours-là en dire cinq ou sept, selon la dévotion du célébrant; on en dit quatre ou six, lorsque les commémorations qui sont à faire exigent ce nombre; car il n'est pas prescrit par la rubrique qu'aux fêles, soit semi-doubles, soit simples, el aux fériés, les oraisons que l'on dit à la messe soient en nombre impair, comme il a été déclaré parle décret de la sacrée congrégation dii 2 décembre 1684. On peut donc, aux jours simples, ne dire que quatre oraisons, s'il n'y en a pas davantage à dire, selon la rubrique des comméinoraisons. Quant aux fériés du temps de la Passion jusqu'au mercredi saint inclusivement, on n'y dil que deus oraisons, omeltanl celle qui est marquée en second lieu pour l'Eglise ou pour le pape, quaml on fait mémoire d'une fêle simple, selon la réponse que la congrégation a faite, ayant été intermgée sur ce sujel, le 15 septembre 1731). Il n'en est pas de même des messes qu'on dit aux fêtes semi-doubles dans la semaine de la Passion; car on y dit à l'ordinaire trois oraisons, savoir, celle de la férié au second lieu, el celle pour l'Eglise ou pour le pape au troisième. Mais dans les églises cathédrales el dans les collégiales où l'on célèbre en ces jours-là deux grand'messcs, une du semidouble et l'autre de la férié, on ne dil en l'une el en l'autre que deux oraisons, savoir, celle du jour el celle pour l'Eglise ou pour le pape. Si dans celle même semaine de la Passion quelqu'un disait une messe votive avec cause raisonnable, il devrait dire Irois oraisons, dont la seconde serait de la férié, et la lioisième pour l'Eglise ou pour le pape.

:^.0. Aux mcssL's votives on observe pour le nombre des oraisons ce qui vient d'être marque pour les fêles simples el les fériés.

La seconde oraison est toujours celle de l'office qu'on a dit, et la troisième celle qui devrait être dite la seconde, si on eût dit la messe conforme à l'office; pour celle (|u'on eût dite au troisième lieu à la messe du jour, si c'est une mémoire particulière qu'on ne doive pas omettre , on la dit la quatrième , sans qu'on soit obligé d'en ajouter une cinquième pour garder le nombre impair; si ce n'est pas une mémoire particulière qu'on ail faite à l'office , mais seulement une commune , encore qu'elle fût déterminée par la rubrique, on peut l'omettre, à moins que par dévotion on ne voulût dire cinq oraisons ; car alors il faudrait qu'elle fût du nombre de celles qu'on veut ajouter. On observe la même chose quand on dit la messe d'un saint titulaire d'un autel au jour de sa fêle, dont on n'a pas dit l'office. Il faut excepter les messes votives solennelles qu'on dil pour une affaire de grande importance ou qui regarde lebien public de l'Eglise, dans lesquelles on ne dil qu'une oraison , à la réserve de celles qu'on dit pour action de grâces, où l'on ajoute une seconde oraisou marquée en son lieu, laquelle on joint à la première sous une même conclusion. Si la messe votive pour l'action de grâces est basse, on ne dil qu'en troisième lieu l'oraison marquée pour l'action de grâces.

21. On n'omet point les oraisons communes qui sonl marquées dans le Missel pour le second el le troisième lieu, sinon quand le nombre des oraisons est rempli par les mémoires particulières qui se rencontrent dans l'office du même jour; s'il n'y a qu'une mémoire particulière à faire, on dit au troisième lieu l'oraison qui était marquée pour le second, omeltanl celle qui était assignée pour le troisième.

22. Lorsqu'aux messes des fêles simples et des fériés, on ajoute par dévotion quelques oraisons qui ne sont pas marquées dans le Missel pour ce jour-là, on ne les doit dire qu'après les oraisons communes qui sonl prescrites pour le second et le troisième lieu. Quand pour un sujet important au bien public, l'evêque ordonne de dire chaque jour pendant quelque temps l'oraison Deus, refugium nostrum ou autre convenable, on la doit ajouter comme une nouvelle mémoire, en sorte qu'on n'omette aucune des oraisons prescrites par le Missel (5. C). Quand elle devient ainsi la quatrième aux simples, aux fériés et aux messes

• votives, il n'esl pas nécessaire d'en ajouter une cinquième, quoiqu'on puisse le faire. On omel la susdite oraison aux fêles de la première classe ; on l'omet aussi aux messes solennelles des fêles de la seconde. On ne la dit, ni la veille de Noël, ni la veille de la Pentecôte, ni le dimanche des Rameaux.

23. L'ordre qu'on doit garder entre les oraisons est de dire celle du dimanche avant celledu jour in/"/a oc^ni-(i»i, celle-ci avant celles d'une férié majeure cl d'une vigile; ces dernières avant celle d'une fêle simple; celle des simples avant les communes qui sonl pour le second el le troisième lieu, el celles-ci avant

les oraisons votives qu'on dit par dévotion. Entre les oraisons votives on dit celles de la sainte Trinité , du Saint-Esprit, du Saint- SacToment et de la Croix, avant celles de Noirc-Dame ; ces dernières avant celles des Anges, de saint Jean-Baptiste, de saint Joseph; et celles-ci avant celle des A poires, etc., Bplon l'ordre suivi dans les litanies. Si l'on fait mémoire des défunts , soit en général, soit en particulier, on la met toujours au pénultième lieu.

24. Quand la troisième oraison est laissée par la rubriqt*' t là volonté du prêtre, il ne laut pas entendre cela dans ce sens qu'il lui soit libre de la dire ou de l'omettre , mais seulement qu'il lui est permis de choisir dans le Missel celle qu'il voudra, suivant l'ordre prescrit par les rubriques; et même en ce cas , s'il célèbre en présence d'une personne supérieure ouduclergé asseuiblédans une messe solennelle, il doit s'abstenir par modestie de dire l'oraison qui a pour titre Pro seipso sacerdote, et choisir plutôt celle qui peut convenir aux supérieurs ou au clergé.

25. Dans l'oraison A cunctis, et dans sa Poslcommunion, on doit prononcer à la lettre N le nom du patron ou titulaire de l'église où l'on célèbre, le nommant en son rang, c'est-à-dire, après les apôtres, s'il est moins digne, et avant eux, s'il les doit précéder, comme si c'est saint Michel ou saint Jean-Baptiste, ou saint Joseph , auquel cas on dit ainsi : Cum bealo Michaele archangclo, ou cum beato Joanne Baplista, ou cum beato Joseph alque beatis aposlotis luis Pelro et Paulo et omnibus snnctis. Si l'on dit une messe votive du patron, on doit omettre son nom dans l'oraison A cunctis, sans nommer un autre saint dont on fait mémoire à volonté, ou dont on a une insigne relique dans cette église, ni un autre saint selon sa dévotion ; ou bien on substitue l'oraison Concède, qui précède l'oraison A cunctis, et qui a le même objet ; on fait de même lorsque le titulaire de l'église où l'on célèbre est la très-sainte Trinité ou Notre-Seignéur Jésus- Christ. Si l'église a pour patrons deux saints qu'on a coutume de joindre ensemble, comme saint Gervais et saint Protais, on les nomme tous les deux dans l'oraison il c«nca«; mais si elle a pour patrons deux saints qu'on n'a pas coutume de joindre ensemble, comme saint Biaise et saint Charles , alors il ne faut nommer que celui qui est le principal patron.

26. S'il arrive que deux oraisons qu'on doit dire à la messe se trouvent semblables ,* il faut changer celle qu'on devait dire la dernière, et en prendre une autre au commun. Si la seconde oraison qu'on doit changer est d'un dimanche ou d'une férié qui peut être la même en quelque cas que celle d'un saint dont on fait la fête, comme à la fête des Quaranle-Martyrs, lorsqu'elle arrive le jeudi après les Cendres, et à la fêle de saint Martin, confesseur, quand elle arrive le 22' dimanche après la Pentecôte, dont les Secrètes sont semblables, pour lors on doit prendre celle du dimanche ou de la férié qui suit. Dans la messe votive des apôtres saint

Pierre et saint Paul, on dit l'oraison de la Vierge Concède nos, au lieu de l'oraison A cunctis, quand elle est marquée pour ce temps-là. Quand on dit la messe votive de saint Pierre ou de saint Paul, alors la seconde oraison est celle de l'un ou de l'autr» de ces deux apôtres, et la troisième celle de l'offlce; il n'est pas nécessaire de dire eu quatrième lieu l'oraison de la Vierge.

27. On termine les oraisons de la manière suivante : si l'oraison est adressée au Père, la conclusion est Per Dominum nostrum Jesum Chrislum, etc.; si elle s'adresse au Fils, Qui vivis et régnas cum Deo Paire in unilate , etc.; si l'on fait mention du Fils au commencement de l'oraison, on dit Per eumdetn Dominum; si c'est à la On, on ài[Qui tecumvivit et régnai, etc. EnOn, si l'on l'ait mention du Saint-Esprit dans l'oraison , on ajoute ejusdemà la conclusion, disant in uni' taie ejusdem Spirilus sancti, etc. Lorsqu'on dit deux ou plusieurs oraisonssousuneméme conclusion, quoique dans l'une il soit fait mention du Saint-Esprit, si ce n'est pointdans la dernière, on ne dit point dans la conclusion in unitale ejusdem Spiritus sancti , etc.

28. Le premier jour de chaque mois (hors de l'Avcnt, du Carême et du temps pascal ) qui n'est point empêché par un office double ou semi-double, et le lundi de chaque semaine qui n'a pas un pareil office, même au temps de l'Avent , mais non pas dans le Carême, ni au temps pascal, on doit faire, même aux messes basses , mémoire des défunts par l'oraison Fidelium.

VARIÉTÉS

La rubrique viennoise n'admet pas les mémoires des semi-doubles ni des simples à la messe des dimanches de l'Avent et du Carême, et à celle des annuels et solennels majeurs; cependant le jour de l'Annoncialion , solennel majeur, on fait mémoire d'une férié de Carême; et le jour de la Conception de Marie, solennel mineur, on fait mémoire dune ferie de l'Avent. Selon la nouvelle édition, la mémoire des simples est exclue dans l'Avent après le 16 décembre , dans t-out le Carême et les octaves, excepté celle de l'anniversaire de la Dédicace des églises. La rubrique de Paris prescrit à la messe les mêmes commémoraisons qu'à laUdes, excepté le dimanche des Rameaux.

Selon le Missel viennois, dans les octaves de l'Epiphanie, de l'Ascension et de la fête du saint sacrement, on ne fait pas mémoire de l'octave à la messe du dimanche; on suppose que l'objet de l'office est le même, quoique l'Evangile soit différent.

La rubrique viennoise ne prescrit plusieurs oraisons qu'aux fériés et aux messes volives. Ce qui est prescrit par la rubrique romaine est permis par la viennoise , ancienne édition, à toutes les messes basses, et même à la grand'messe, quand l'office est semi-double ou simple; on peut même croire qu'elle a permis une oraison votive à la grand'messe, quand l'office n'est pas annuel ou solennel ;on pourrait par conséquent dire deux oraiâous tous les dimaucUes qui eu tfi\^

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(li'ut 0.1 .rois dans lo Missel romain. Je dis ()ii'«)n peut croire cela permis dans l'ancienne édition ;car il y a une fiiule dans celle plniise: Nullam addere pateril in duplicibus et infra in missis majoribus; \u rubrique de Toulouse et l'ancienne de Paris, «jui s'expriment dans les mêmes termes , mellent unam au lieu de nullam. C'est ainsi que l'ont entendu les statuts diocésains de Valence, qui portent : «On peut fuire autant de commémoraisons qu'on h' jupe à propos dans les messes privées; mais à la messe solennelle on ne doit en faire qu'une,» outre relies qui sont prescriles. La nouvelle édition viennoise a conservé le mot nullam, en ajoutant ex devotione privata; quant aux messes basses,ellene permetdes oraisons votivesqu'aux doubles mineurs et au-dessous. La nouvelle rubrique de P;iris les permet aux doubles majeurs avec quelques exceptions. Celle de Vienne admet même la mémoire de Nupliis et de Defuncto, corpore prœsente , les jours solennels. Fie VI a ordonné, en )78i, qu'on fasse mémoire de la messe pro Sponso et Sponsa, même les dimanches et les fêtes de précepte de première classe; la nouvelle rubrique viennoise ne le permet qu'aux solennels mineurs el au-dessous.

La rubrique viennoise veut qu'on dise pour deuxième oraison celle de l'ofûce du jour, lors même que la messe votive est solennelle pro re gravi , de mandata antistitis; cela doit s'entendre des mémoires qu'on n'omettrait pas un jour de fête solennelle , et des églises où l'on ne chante pas en ouire la messe du jour ( Yoy. Homsée , t. V, p. 260). L'ancienne rubrique parisienne et celle de Toulouse, aussi bien que la romaine, exceptent la messe solennelle pro re gravi.

La rubrique viennoise exige que les mémoires i)our les défunts se fassent après celles de l'ofûce. La romaine veut que ce soit avant la dernière (car elle n'admet d'oraison pour les défunts que quand on en dit trois) , afin, t(it Innocent III, qu'on finisse comme on a commencé, par une oraison pour les vivants , ou bien pour signifier , selon Durand de Mende , que les âmes du purgatoire ne peuvent pas aider les vivants , ce qui cependant n'est pas certain.

Les statuts diocésains de ^ alence portent que « les jours annuels ou solennels majeurs ; toutes les oraisons se disent sous une seule conclusion. »

La rubrique viennoise donne cette règle pour le cas où il y a deux oraisons. La rubrique de Paris et celle de Toulouse retendent même aux solennels mineurs; mais elles ajoutent que s'il y a plus de deux oraisons , il y a deux conclusions; cela est supposé dans la rubrique viennoise, mais les Ordo sont contraires.

ARTICLE VI

De Epistola, Graduait et aliis usque ad Offertorium.

(Rubriques.) 1. Dictis orationibus, celebrans positis super librum vel super altare manibus, ila ut

palma librum langant, vel (ut placuerit) librum tenens, legit Épistolnm inlelligibili voce, et respondetur a ministro Deo grntias, et simililer slans eodem inodu, prosequilur Gradunle, Alléluia, et Tractum ac Seguentiam.si dicenda sint. Ouibus dictis, saccrdos, si privatim celebret, ipsemet, seu luinister portât librum Missiilis ad alleram parleiii aliari» in cornu l<>ange!ii , et duin transit ante médium altaris, ra|)ul eruei inclinai , et Missale sic locat, ut poslerior pars libri respiciat ipsuin cornu altaris, el non ail pariclein , sive ad parlem ejus contra se directain.

2.Locato Missali in allari, celebrans redit ad médium altaris , ibique stans junclis manibus ante pectus , levalisque ad Ueum oculis, etsialim demissis,lum profunde inrlinalus, dicil secreto: Munda cormeum, elJube, Domine, bcnedicere. Dominus sil in corde meo, ut in ordinario. Quibus dictis, vadil ad librum Missalis,ubi slans versus illuni junclis manibus ante peclus, dicit intelligibili voce Doinintis vobiscam. i^ Et cum spiritu tuo. Dcinde poilice dexirœ manus signu crucis signât primo librum super principio Evaugclii.quud est lectùrus; poslea seipsum in fronic, ore, el peclore,dicens 5cvafn<io vel Jnilium san'cti Evangelii , etc. H Gloria libi , Domine. Tum junclis ilcrum manibus ante peclus , stans ut supra, prosequilur Evangelium usque ad finem. Quo linilo, minisler stans in cornu Epistolœ posl inûmuin gradum altaris, respondet Laus tibi, Christe, et sacerdos elevans parumper librum , osculatur principium Evangelii , dicens : Per evangelica dicta, etc., praeterquam in missis deifunclorum, et nisi celebret corum suinnio ponliûce, cardinal! et legato sedis apostolicœ vel patriarcha, archiepiscopo et episcopo,in eorum residentiis ; quo casu deferlur cuilibet prœdictorum osculandus liber, et celebrans lune non osculatur illum, nec dicil Per evangelica dicta. Cum aulem nominalur Jfïus.caput versus librum inclinât; et eodem modo yersus librum genuflectil, cum in Evangelio csl genuflectendum.

3. Dicto Evangelio, slans in medio altaris versus crucem , elevans el exlendens uianus , incipit ( si dicendum sil ) Credo ; cum dicit in unum Deum , jungit manus et caput cruci inclinât; quo ereclo, slans ibidem junclis ante pectus manibus , ut prius, prosequilur usque ad finem. Cum dicil Jesum CItrisium caput cruci inclinai. Cura dicit El incarniitus est , usque ad Et homo factus est, inclusive, genuflectil. Cum dicit , simul adoratur, caput cruci inclinai. Cum dicit. Et vitam venturi sœculi. Amen, producil sibi manu dextera signum crucis a frontc ad pectus.

De VEpitre jusqu'à l'Offertoire (Traduction et Jéveloppenieiits.) 1. « Les oraisons étant achevées, le prêtre dit l'Epître du même Ion de voix, ayant les mains séparées sur l'autel ou sur le Missel, ou sur le pupitre, pourvu qu'il touche le livre de la paume des mains, ou bien le tenant, si bon lui semble. » Il baisse un peu le tou «le la voix aux dernières oartdes de l'EpUre,

DICTJONNAmE DES CEREMONIES ET DES RITES SACRES.

afin de faire connaître au servant, par cette inflexion de voix, quand « il doit répondre Veo gralias. » Il fait de même, en finissant l'Evangile. Après l'Epîlre, « il dit de la même manière le Graduel, les versets ou le Trait et la Prose, s'il les doit dire. » S'il faut faire la génuflexion à quelques mots de l'Epîlre ou à quelque verset suivant, il la fait d'un seul genou , appuyant les mains sur l'autel, et se relevant aussitôt.

2. Durant toute l'année, hors les temps spécifiés ci-dessous , on dit le Graduel après l'Epître , avec deux Alléluia avant le verset qui suit, auquel on ajoute un autre ^He/uta.

3. Dans le temps pascal, au lieu du Graduel , on dit deux versets et quatre Alléluia, selon l'ordre qui est marqué au samedi in Albis. Si , dans l'octave de Pâques , on chantait une messe solennelle pour une affaire importante , on y devrait dire , au lieu du Graduel , deux versets et quatre Alléluia. On omet V Alléluia avec son verset, depuis le dimanche de la Septuagésime inclusivement jusqu'au samedi saint exclusivement, comme aussi aux messes de la férié dans l'Avent, où l'on reprend la messe du dimanche précédent , aux Quatre-Temps et aux vigiles où l'on jeûne, excepté la vigile de la Nativité de Notre-Seigneur, quand elle arrive le dimanche, et la vigile de Pâques et celle delà Pentecôte, avec les Quatre-Temps (^ui sont dans son octave. On l'omet aussi a la fête des saints Innocents, à moins qu'elle n'arrive le dimanche. Au lieu de VAlleluia et de son verset, on dit un Trait depuis la Septuagésime jusqu'à Pâques , excepté à quelques fériés du Carême, comme il est marqué en leur propre lieu , et aux fériés depuis la Septuagésime jusqu'au Carême, quand on y reprend la messe du dimanche.

b. « Le prêtre, ayant dit le graduel ou les autres choses qu'on doit dire après l'Epilre, va au milieu de l'autel ; les mains jointes devant la poitrine , et sans les étendre ni les appuyer sur l'autel , il élève les yeux et les abaisse aussitôt, et s'étant profondément incliné, il dit tout bas : Munda cor meum, etc. Jubé, Domine, benedicere. Dominus sit in corde meo , etc. S'il transporte lui-même le livre, il fait en passant une inclination de tête à la croix ; il place le livre de manière que le dos soit tourné vers l'angle des gradins, ensuite il revient au milieu de l'autel faire ce qu'on vient de dire. » [Rubr. 7niss.) 5. « Celte prière étant finie, il va au livre, où , étant tourné à demi vers l'autel , et ayanl les mains jointes, il dit tout haut : Dominus vobiscum; puis il ajoute : Sequeniia ou Initium sancti Evangelii, etc., faisanl un petit signe de croix sur le commencement de l'Evangile avec le dedans du pouce de la main droite , » lequel il sépare un peu pour cet effet des autres doigts qu'il tient joints ensemble el étendus. Il met en même temps la main gauche sur le livre, et la porte ensuite sur la poitrine, « pendant qu'il fait avec le pouce droit trois autres petits signes de

trine, » tenant pour lors la paume de la main tournée vers lui.

6. « Il rejoint les mains et poursuit da même ton de voix l'Evangile, à la fin duquel il élève un peu le Missel, » et sans faire aucun signe de croix dessus, a il baise le commencement du texte de l'Evangile, en disant : Per evangelica dicta, etc. S'il profère le saint nom de Jésus pendant qu'il lit l'Evangile, il fait une inclination de tête vers le livre; s'il faut faire quelque génuflexion pendant ce même temps , il la fait aussi vers le Missel, » les mains appuyées sur l'autel.

7. 11 approche le livre avec le coussin ou le pupitre, sans le traîner, et le dispose de telle sorte proche du corporal , qu'il puisse lire commodément du milieu de l'autel. Ensuite, s'il ne doit pas dire le Credo , éiant arrivé au milieu de l'aulel, il le baise; « mais s'il y a Credo , il étend et élève les mains , » sans qu'il soit nécessaire de lever les yeux, et dit tout haut : Credo ; « il abaisse et rejoint les mains, disant unum. et incline la tête à Deum, poursuivant le reste, les mains jointes. »

8. « Il fait une inclination de tête à ces mots : Jesum Chrislum , et simul adoratur. Disant Et incarnatus est, etc., il fait dé~ votement et posément la génuflexion, jusqu'à ce qu'il ait dit : Et homo faclus est , après quoi il se relève. Quand il dit : Etvitam venturi sœculi , il fait le signe de la croix sur lui , » comme à la fin du Gloria.

9. On dit le Symbole après l'Evangile, tous les dimanches de l'année , même lorsqu'on fait l'office d'un saint , à la messe duquel ou ne le dirait pas, s'il arrivait un autre jour. On le dit aussi aux trois messes de la Nativité de Notre-Seigneur, et jusqu'à l'octave de saint Jean inclusivement , à la fête de l'Epiphanie, au jeudi saint, à Pâques, à l'Ascension, à la Pentecôte, à la Fête-Dieu, à la fête de tous les Saints, à toutes les fêtes de la sainte Vierge, aux fêtes des apôtres et évangélistes, et durant toute l'octave des susdites fêles. On le dit encore aux fêtes des deux Chaires de saint Pierre, de saint Pierre aux liens , de la Conversion el la Commémoration de saint Paul , de saint Jean devant la porte Latine, de saint Barnabe, apôtre, de l'Invention et de l'Exallalion de la sainte croix, de la Transfiguration, des anges, de sainte Madeleine , des saints docteurs Grégoire, pape, Augustin, Jérôme, Pierre Chrysologue, Isidore de Séville, Anselme, Thomas d'Aquin, Bonaventure , Athanase , Basile, Grégoire de Nazianze , Jean Chrysoslome, Pierre Damien et Bernard ; aux jours des octaves de saint Jean-Baptiste et de saint Laurent ; aux dédicaces des églises de Saint- Sauveur et des apôtres saint Pierre et saint Paul; au jour anniversaire de la dédicace de l'église propre, el durant son octave; au jour de la consécration d'une église ou d'un autel; aux fêtes des saints au nom desquels l'église est dédiée, et de ceux dont on a la corps ou quelque insigne relique, comme la tête , le bras, la jambe ou la partie du corps

'«roix. au fronts à la bouche et à la poi-:^ en laquelle la martyr a souffert, pourvu

qu'elle soit onliôrc et d'unp médiocre grandeur; au jour de la création el du couroniieinent du pape, et à celui de son anniversaire ; au jour et à l'anniversaire de l'élection et de ia consécration d'un évéque. On le dit aussi à toutes les fêles qui se rencontrent le dimanche ou dans une octave durant laquelle ou le doit dire ; à la fête du patron du lieu ou du titulaire de l'église , mais non pas du titulaire d'une chapelle ou d'un autel ; aux fêles principales des ordres religieux et durant leurs octaves. On entend par ces fêles principales celles des saints de ces ordres qu'on célèbre sous le rite double de la seconde classe avec grand concours de peuple. On ne dit jamais \eCredo aux messes de ceux qui ne sont que béatifiés. Enfin on le dit aux messes votives qu'on célèbre solennellement pour une affaire de grande importance ou qui concerne le bien public de l'Eglise, même quand on la dit avec les ornements violets , si c'est un jour de dimanche.

10. On ne dit jamais le Credo aux messes des morts ni à la messe des Rogations, quoique saint Marc tombe le dimanche, ni à celles des vigiles, encore qu'elles arrivent dans une octave, pendant laquelle on le doit dire aux autres rnessci. Il faut néanmoins excepter les vigiles de Noël et de l'Epiphanie, dans lesquelles on dit [e Credo quaud elles se rencontrent le dimanche.

VARIÉTÉS

Le Missel viennois met quatre Alléluia au temps pascal, tous avant la Prose s'il y en a une.

La nouvelle rubrique viennoise supprime les mots Jubé, Domine, benedicere, à la messe "basse. Puisque l'évêque dit ces paroles dans nn office public à matines, selon le Cérémonial romain et celui de (Grenoble, le prêtre peut bien s'adresser de même h Dieu dans une messe basse, comme quand il dit le Hréviaire romain étant seul. C'est une prière de plus; faut-il qu'il annonce l'Evangile sans mission? qu'il attende une bénédiction sans la demander?

Les anciennes rubriques ne marquent pas la jonction des mains à la fin du Credo, après le signe de la croix; quelques auteurs le vculcfiU ainsi; d'autres, n'en voyant pas de raison ni de nécessité, regardent cette pratique comme arbitraire, et par conséquent comme répréhcnsible, parce qu'en fait de rubrique il nelaul pas plus ajouter que retrancher.Ce|iendant cela a passé dans la rubrique parisienne el viennoise, dernière édition.

Les Missels français indiquent le Credo à un plus grand nombre de messes que le Missel romain.

ARTICLE Vil

De Offertoiio et aliis usque ad Canonem.

(Kubric|ues.)

1. Diclo Symbolo, vel, si non sitdicendum, posl Evangelium celebrans osculalur altare in medio, et junclis manibus ante pectus, ibidem a manu sinislra ad dexlram (ut dictuin est supra) vertil se ad populum, el cx-

tendens ac jungens manus dicil Dominus vo' biscum, et junclis manibus revertilur per eamdem viam ad médium allaris, ubi exlendens et jungens manus, caputque cruci inclinans, dicil Oremus; lum junclis ut prius manibus, dicil Offerloriiim el omnia quae usque ad finem missœ in medio altaris dicenda sunt, dicit ibidem stans versus ad aliarc, nisi ubi aliter ordinatur.

2. DictoO/7ertorio, discooperil caliceni et ad cornu Epistola sistit, et manu dextra amovet parvam pallam dcsuper hostiam, accipit patenam cum hoslia, cl ambabus usque ad pectus cam elevatam tcnens, oculis ad Deum clevatis, el stalim demissis, dicit: Suscipe, sancte Paler, etc.

3. Si fuerint aliœ hostiae non super patenam, sed super corporale, vel in alio calice seu vase pro communione populi consecrando;, calicem illum, seu vas dextra discooperil,et intenlionem suam eliam ad illas offerendas et consecrandas dirigens, dicit, ut supra, Suscipe, etc., ut in ordlne miss». Quo diclo, patenam utraque manu lencus, cum ea facil signum crucis super corporale, et deponit hostiam circa médium anterioris partis corporalis ante se, el patenam ad manum dexlram aliquanlulum subtus corporale; quam. exterso calice, ut dicetur, cooperit purificatorio. Si autem adsil vas, seu calix cum aliis hosliis, ipsuin cooperit alla patena vel palla.

4. Deinde in cornu Epistolse accipit calicem, purificatorio extergit, et sinislra tenens illius nodum , accipit ampullam vini de manu ministri (qui osculalur ipsam ampullam, non autem manum celebranlis , et ponit vinum in calicem. Deinde eodem nioJo tcnens calicem, producit signum crueis super ampullam aquae, el dicit : Deux, qui humanœ substantiœ , ci infundens paruni aiju» in calice, prosequilur : da nohis per hujus aquœ et vini mysleritim, etc. Si vcro célébrât pro defunelis, non facil signuu) crucis super aquam. Sed imponit absque benediclione, dicens orationem, ut supra.

5. Imposita aqua in calice, et finita oralione prœdicla, accipit manu dextra caliceui discooperlum, stans ante med:um allaris, ipsum ambabus manibus clevalum tenens, videlicel cum sinislra pedem, cum dextra autem nodum infra cuppam, intenlis ad Deum oculis, offert, dicens Offerimus Ubi, Domine, etc.; qua oralione dicta, facil signum crucis cum calice super corporale, et ipsum. in medio posl husliam collocat, et palla cooperit. Deinde junclis manibus super altare posilis, aliquanlulum inclinatus dicit secrelo : In spirilu humilitntis, etc. Postea ereclus, elevans oculos, manusque cxpandens, et stalim jungens anle pectus iquod semper facil, quando aliquid est bencdiclurus), dicit : Yeni, sanctificntor, etc. Cum dicil cl benedic, signât manu dexlra coramuniter super hostiam et calicem , sinislra posiia super altare.

ti. Tum junclis ante pectus manibus accedil a.l cornu Epistolae, ubi stans, ministro aquam fundente, lavât manus, id est exlrc-

WO

mitâtes digitorum poUicis et indicis, dicens psalmum Lavabo inter innocentes, cum Gloria Palri, etc.; qui versus, Gloria Pntri prœtermiltitur in missis defunctorum et in missis de tempore a dominica de Passione usque ad sabbatum sanctum exclusive.

7. Celebrans, lotis manibus, eas tergit, et illis ante pectus junctis revertilur ad médium altaris, ubi stans, ocuiosque ad Deum eleyans, et statim demillens, manibus junctis super altare, aliquantulum inclinatus dicit secreto orationem Siiscipe, sancta Trinitas, etc. Qua dicta , manibus hinc inde extensis, ot suoer altare positis, osctiiatur illud in medio ; tum junctis manibus ante pectus, deniissisque oculis ad terram, a sinistra manu ad dexlram vertit se ad populum, et versus euni extendens et jungens manus, dicit voce aliquantulum elata : Orale, fralres, et secrelo prosequens ut meum ac vestrum sacrificiiim, etc., perficil circulum, reveiieiis junctis manibus ante poclus a manudexlra ad médium altaris. Et rcsponso a ministre vcl a circumslantibus, Sitscipiat Dominus sacrificium de manibus titis , elc. (aiioquin per scipsum, dicens sacrificium de manibus mets), ipse celebrans subinissa voce dicit Amen, et manibus ante pectus extensis, ut fit ad orationem, stdns in medio altaris rersus librum , dicit absolute sine Oremus el sine alla interposilione Orationem, vel Orationes sécrétas. Cum dicit Per Dominum, jungit manus; cum dicit Jesum Christum , caput inclinât; quod facit iu prima oralione et in ultima, si plures sinl diceudœ.

8. Pervento autem in conclusione ullimae secretœ ad verba illa : Per omnia sœcula sœculorum, exclusive , sacerdos stans in medio altaris, dcpositis super eo manibus hinc inde extensis , dicit convenienti et intelligibili \ oce Prœfalionem. Cum dicit |SMrswm corda, élevât manus hinc inde extensas usque ad pectus , ila ut palma unius manus respiciat alleraro. Cum dicit Gralias agamus Domino, jungit manus ; cura dicit Deo nostro , ocuios élevât , et statim cruci caput inclinai. Rcsponso Dignum et justum est , elevatis et extensis ut prius manibus , prosequitur Prœfationem propriam vel communem, ul tempus requiril. Cum dicit Sanctus , junctis ante pectus manibus el inclinatus, voce mediocri prosequitur , ministro intérim parvam campanulam puisante. Cum dicit Benedictus qui venit in nomine Domini , etc., erigit se et signum crucis sibi producit a fronte ad pectas.

De rOffertoire jusqxi'aii Canon

(Traduction «t développements.)

1. « Le Symbole étant dit, ou si on ne le doit pas dire, l'Evangile étant achevé, le cébraiit baise l'autel au milieu et se tourne vers le peuple pour dire Dominus vobisciim. de la manière accoutumée. »

2. «i 11 retourne par le même côlé au milieu de l'autel, où , étendant et joignant les ii.ains devant la poitrine , il fait une inclination de tète à la croix, disant Oremus; puis ayant les maius jointes il dit tout haut l'of-

fertoire ; » au temps pascal il ajoute un Alléluia

3. S'il y a offrande du peuple, ce qui n'est usité dans l'Eglise romaine qu'à la consécration des évêqucs, la bénédiction des abbés, l'ordination ol autres cas semblables (S. C. 1665), le prêtre, après avoir dit l'offertoire , fait une inclination de tétc à la croix , puis il se tourne et présente l'instrument de la paix ou quelque autre image à baiser, et non pas la patène , ce qui a été défendu par le pape saint Pie V; ensuite il se retourne vers l'autel.

k. « L'Offertoire étant fini » et l'offrande achevée, «le prêtre découvre le calice, » plie le voile si le servant n'est pas en étal de le faire décemment , et le met auprès du gradin entre le corporal et le coin de l autel, du côlé de l'Epître.

3. Il prend ensuite de la main droite le calice par le nœud, « et le met au côté de l'Epître » hors du corporal , tenant la gauche sur l'autel ; « ensuite il lève la pale avec la main droite , » et la met droite sur le corporal , ou bien l'élève un peu sur le bord du voile, afin qu'elle soit plus aisée à prendre quand il faudra.

6. « 11 prend de la main droite la patène sur laquelle est l'hostie , et la porle devant lui , la prenant aussi avec la main gauche; et la tenant ainsi élevée à la hauteur de la poitrine » et environnée du pouce et de l'index de chaque main , les autres doigts étant élendus et joints au-dessous, «il élève les yeux au ciel , et les abaissant bientôt, il dit tout bas : Suscipe, sancte Pater, etc. »

7. « S'il y a d'autres hoslies à consacrer sur la patène ou sur le corporal» {Meraii, elc), il dresse son intention pour les offrir et losconsacrcrtoutesensemble, etdit comme ci-dessus , Suscipe , sancte Pater , etc. Celte prière étant finie , il fait le signe de l'a croix au-dessus du corporal avec la patène qu'il tient des deux mains » élevée à la même hauteur; « puis il met l'hostie au milieu du devant du corporal » sur la pierre sacrée , ce qu'il peut faire sans toucher l'hostie de la main; « ensuite il met la patène à moitié sous le corporal du côlé de l'Epitre, » l'éloignant du bord de l'autel autant qu'il faut pour qu'il ne la louche, ni avec la main eu la posant sur l'autel, ni avec le coude à la consécration.

8. «Remarquez que si les petites hosties sont dans un calice ou dans un autre vase » (qui doit être placé sur la pierre sacrée derrière le calice qui sert pour la messe, ou s'il n'y a pas assez d'espace , du côté de l'ÈpIlre), «il le découvre avant de commencer Suscipe, sancte Pater ; » mais il n'est pas nécessaire de l'ôter de sa place, ni de l'élever pour faire l'oblation; quand il a achevé et mis l'hostie et la patène chacune en son lieu, « il recouvre le vase avec une patène ou avec une pale , » s'il n'a pas son couvercle propre ; s'il l'avait approché de lui, il le remellraità sa place après l'avoir couvert. Si les petites hoslies sont sur le corporal , il les laisse au milieu ou au c6lé de l'Evangile , sur la

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pirrro sacrée, à doux doi;;ls environ de la grande. S'il n'y en a pas beaucoup, il peut les offrir sur la patène avec la grande

9. Si après l'oblalion faite ou lui apporte de I eliles hosties à consacrer, il peut les recevoir, s'il y ajuste cause, pourvu que ce soit avant la préface , ou du moins avant le canon ; il suffit qu'il les offre mentalement par uni" élévation d'esprit , sans répéter .S'««cipe, etc.

10. linsuite, ayant les mains jointes , il fait une inclination de léte à la croix , « ya au cAté de rKplIre , et prend en passant le calice » avec la main gauche par le nceud, et de la droite « il nettoie la coupe avec le purificatoire, » qu'il enfonce à cet effet avec deux ou trois doigts jusqu'au fond , tenant par le dehors le pouce sur le purificatoire , et faisant ainsi légèrement un ou deux tours de la coupe. Il est à projios de tenir de la main gauche le calice par le basdi' la coupe i|uand on le nettoie , de peur que le pied ne se rompe ou ne se démonte.

11. «Tenant ensuite le calice de la main gauche par le ncrud , » conjoinletnenl avec le purificatoire , qu'il laisse pendre sur lo pied du calice, « il prend de la droite la burette du vin des mains de celui qui sert la messe, » et en verse autant (ju'iljuge à propos dans le calice , qu'il tient ap|)uyé sur laulcl et penché du côté qu'il verse, il lient aussi la burette sur le bassin ou sur le purificatoire étendu, afin qn'il ne tombe aucune goutte sur la nappffdc l'autel.

12. Il rend la burette du vin et <c fait le signe de la croix sur celle do l'eau, disant tout bas : Deim , qui humanœ substantiœ, etc.; puis il la prend et met quelques gouttes d'eau dans le calice, disant : Da nohis per liitjus aqnœ et vini mysterium, etc. »

13. S'il y a quelques gouttes séparées, il les unit en tournant doucement de côle et d'autre le vin qui est dans le calice , ou bien il les essuie avec le purificatoire, ce qui est une pratique louable {S. C . 1816); avant de partir du coin do rEpltre, il avance un peu le calice vers le milieu île l'autel , en sorte qu'il le puisse prendre commodément lorsqu'il y sera arrivé; puis il met en passant ou en arrivant le purificatoire sur la partie découverte de la paiéne.

1'*. Etant retourné au milieu , et mettant la main gauche sur l'autel hors ducorporal, c il prend le calice de la droite par le noeud , puis de la gauche par le pied, » et l'élève on sorte que la coupe ne soit pas plus haute que ses yeux, ni plus basse que sa bouche. « tenant les yeux élevés, pendant qu'il dit tout bas Offerimus tibi, etc., jusqu'à ce que cette oraison soit achevée. »

15. «Cette prière étant finie, il fait le signe de la croix au-dessus du corporal avec le calice» qu'il tisnl toujours à la même hauteur , sans passer, s'il se pe\it, par-dessus l'hostie; «puis il place le calice au milieu du corporal derrière l'hostie » , en sorte qu'il y ail deux ou trois pouces de distance entre deux, si l'étendue de la pierre sacrée sur laquelle l'hostie et le calice doivent être posés.

le permet ; « ensuite il couvre le calice de la pale,» qu'il prend de la main droite, et on la niellant de^sus il peut aussi porterla gauche sur le pied du calice , pour faire celle action arec (dus di' liii-nséance cl sans danger de renverser le calice.

16. ( Ayant les mains jointes sur l'autel, et s'étani médiocrement indiné , il dit tout bas : /n spiritu huimltl(Uis,elc. ; puis s'étani retevé, il sépare et élève les mains, qu'il rejoint aussitôt devant la poitrine ; en menu» temps II élève aussi les yeux et les abaisse incontinent, disant tout bas : Veni, Sunctificator , etc. , quand il ilit benedic , il fail le signe de la croix sur le calice et sur l'huslie ensemble, tenant la main gauche surl'autel.»

17. Komarqucz, 1° que pour bien former le signedelacroix il ne faut pas désigner quatre points, lamain sautant, pourainsi dire, d'un côté à l'antre ; mais il faut former une ligne droite, ainsi | , tirant la main vers soi s.ins lui donner d'autn- mouvcmcnl. et sans l'abaisser quand elle passe sur l'hoslio ; aprèa cela on tire sur le devant d(! la pale entre lo calice et l'hostie, une auire ligne é;rale (|ui traverse la première, ainsi t- l^" liriinl celle seconde ligne , la main doit être étendue et droite comme quand elle a formé la première: chacune de ces lignes no doil être au plus que d'un pied ordinaire. Quand on fail le signe delà croix sur le calice seulement, les lignes doivent être proporiionnées à la graodeurdel a pale; et quand on le fait suri hostie seule , elles doivent être un pou moindres ; elles se doivent former par le bout du pelit doigt. Quand on fail lo signe de la croix sur le calice et sur l'hoslie ensemble , on commence ta première ligne vers le milieu de la pale, et on n'abaisse point la main lorsqu'on continue cette ligne sur l'hostie ; on forme ensuite la seconde ligne d'un bout de la pale à l'aulrc par le devant. Lo prêtre forme ains» en deux lignes droites et égales les croix qu'il fail avec lo c.ilice, ou avec la patène et l'hostie, ou avec l'encensoir aux messes solennelles. Quant aux autres signes de croix, nous on avons parlé ci-dessus, art. 3, n. 3

18. Remarquez, 2' que « toutes les fois que le prêtre doil bénir quelque chose, il joinl les mains av:int de faire le signe de la croix dessus » ; ce qui s'entend seulement quand il a les doux mains libres , et non pas quand l'une est occupée à tenir l'hostie ou le calice, etc.

19. Le prêtre, ayant fail le signe de la croix, rejoint les mains, fait une inclinalion de léte à la croix, et «va les mains jointes au coin de l'EpItre, où il lave le bout du pouce el de l'index de chaque main , disant tous bas Lavabo, etc.. avec le Gloria Palri», pendant lequel il fail une inclinalion de tcle vers la croix étant au coin de l'Epîlre , « et il retourne .lussitôt au milieu de l'autel », disant Sicnt ei-nt, etc.

' -20. a On omet le Gloria Patri à la fin du Luvwo aux messes des morts », sans dire à sa place Requiem œternam , etc. « Ou l'omet aussi aux messes du temps seulement, de-

tu

puis le dimanche de la Passion inclusivement jusqu'au samedi saint exclusivement. v IRubr. miss., loco proprio.) ' 21. «Le prêtre, étant au milieu de l'autel, élève les yeux , les abaisse aussitôt , et s'inclinant médiocrement , il appuie les mains jointes sur l'autel , disant à voix basse Siiscipe, sancta Trinitas, etc.; puis il baise l'autel , rejoint les mains et se tourne vers le peuple » de la même façon qu'à Dominus vobiscum; «et étendant les'mains qu'il rejoint incontinent devant la poitrine, il dit d'un ton de voix médiocre , Orale , fratres , et poursuivant tout bas, ut meum ac vestrum , etc. [Rubr. miss. Cœrem. l. ii , c. 8, n. 66), il retourne au milieu de l'autel, non par le côté de l'Epltre , mais par celui de l'Evangile, faisant le tour entier» ; puis il fait une inclination à la croix, selon Romsée. « Quand le Servant a achevé suscipiat Dominus , etc. , il répond tout bas Amen (1).»

22. «11 étend les mains, comme durant les oraisons qu'on dit avant l'Epîlre, et sans quitter le milieu de l'autel, il se tourne tant soit peu vers le livre ; il lit à voix basse l'oraison ou les oraisons secrètes , sans dire Oremus au commencement», observant pour la conclasion les mêmes choses que nous avons marquées ci-dessus pour les oraisons, art. 5, n* 7 et 27, mais il répond lui-même Amen à la conclusion de la première secrète, « et lit tout à voix basse jusqu'à ces mots de la dernière secrète, Per omniasœcula sœciUorum,

chose aux messes votives qui n'ont point de préface particulière. 3° Lorsque deux préfaces propres se rencontrent dans un même jour, on doit ordinairement préférer celle qui convient à la fête dont on a fait l'office : par exemple, si durant le temps pascal on dit la messe de saint Marc ou de saint Philippe et de saint Jacques, on doit dire la préface des apôtres. On excepte néanmoins de cette règle quelques cas ci-après exprimés. k° Dans l'octave de Noël on dit toujours la préface propre de la Nativité avec son Communicantes , même à la messe de saint Jean l'Evangéliste et à quelque messe votive que ce soil qui ait sa préface particulière. On la dit encore au jour de l'octave de saint Etienne , bien qu'il se trouve dans l'octave de saintJean, qui en a une propre; mais non pas au jour même de l'octave de saint Jean, auquel s'il arrive une fêle qui n'ait point de préface propre, comme celle de sainte Geneviève à Paris , on dit alors la préface des apôtres, à cause du jour de l'octave de saint Jean. 5' Aux messes des morts on ne dit jamais d'autre préface que la commune , ni d'autre Communicantes que l'ordinaire , ce qu'on observe aussi aux messes des fériés privilégiées, comme des Qualre-Temps et des vigiles, quand elles arrivent dans les octaves qui ont des préfaces propres , et qu'on les chante dans les églises cathédrales et collégiales, outre la messe de l'octave, ainsi qu'il arrive lorsqu'une férié des Qualre-Temps se

qu'il dit à haute voix, après avoir trouvé la rencontre le jour de l'oatave de la Nativité préface, ayant les mains étendues sur l'autel ou de la Conception de la très-sainte Vierge,

hors du corporal , et les tenant encore ainsi à Dominus vobiscum. n

23. «Lorsqu'ildilSursum corda, ilélève les mains étendues de part et d'autre , jusqu'à la hauteur de sa poitrine , en sorte que la paume de l'une regarde celle de l'autre. Quand il dit Gratias agumus Domino», il les élève un peu plus , selon le Cérémonial du

ou lorsque la veille de saint Jean-Baptiste ou des apôtres saint Pierre et saint Paul arrive dans l'octave du très-saint sacrement ; mais si celte férié privilégiée arrive dans l'octave d'une fêle de la très-sainte \ ierge, on dit la messe de la férié, avec mémoire de l'octave et avec laPréfacede lasainteVierge, ainsi que porte le décret de la sacrée congré-

pape (/.II, miss, de Nativit. Domini), «elles galion du Ik décembre 171!i.. 6° A la messe

rejoint aussitôt devantsa poitrine ; en disant Deo nostro, il élève les yeux , et fait une inclination de tête à la croix.»

24. « Quand le servant a répondu Dignum etjustum est, il poursuit, les mains étendues et élevées , la Préface commune ou propre, selon que le temps le requiert.»

25. Sur quoi il faut remarquer, 1° qu'on prend toujours la Préface commune quand il n'y en a point de propreà la messe que l'on dit, ni au temps dans lequel on la dit; 2° que les préfaces propres qui sont marquées pour certains temps et pour quelques octaves se disent les dimanches et fêtes qu'on célèbre en ce temps-là , si ces fêtes n'en ont point de propre ; quoique peut-être , à cause de la dignité de la fêle qui se rencontre, on n'ait fait aucune mémoire de l'office auquel cette préface se rapporte. On obsei;ve la même

(1) Il est contraire h la rubrique romaine et au Cérrmonial des évêques, lie rester tourné vers le peuple pour» achever VOralt, fratres. La rubrique de l'aris et celte de Nevers le prescrivent, mais sans qu'on abaisse la voix. Si l'on est tourné vers le peuple pour lui parler, il faut bien <)u'il puisse eDiendre te« paroles qu'on lui adresse.

des litanies majeures et mineures qui se dit à la procession le jour de saint Marc, et aux fériés des Rogations, on dit toujours la préface fériale du temps pascal. 7" Tous les dimanches, hors du Carême eldu temps pascal, on dit la préface de la sainte Trinité, lorsque les fêtes ou octaves qu'on célèbre n'ont pas de préface propre. {Clem. XIII, 1739.)

26. La préface étant achevée, « le prêtre s'incline médiocremenl, joignant les mains devant la poitrine, sans les appuyer sur l'autel et sans frapper sa poitrine, et il dit d'un ton de voix médiocre : Sanclus, Sanclus, etc. A ces mots, lienedicttis qui venit, elc, il se redresse et fait le signe de la croix sur lui, » tenant la gauche au-dessous de la poitrine; la rubrique ne prescrit pas de rejoindre ici les mains, et il suffit de l'observer {S. C. 1831) (2.

(2) Romsée veut qu'on joigne les mains après avoir cherche le Canon, parce que, dit-il, la rulirique veut qu'on les étende ensuite; mais on peut Ijien les étendre en les élevant, comme j« ces mots : Fiai, dileclissimi, avant lesquels «ne main fait les signes de croix, pcntlant que l'antre est sur l'autel. Ce n'est pas avant d« dire Sancliti qu'il faut

425 MES

AUTICLK Vlir.

De Canone missœ ttsquc ad Consccratiunem.

(Riil)ii(|ues.)

Finifa praefnlionc , ut supra , sacordos

ttaiis arile médium altaris versus ad illud,

aliiiuantuluin élevât manus, oculisque elcva-

tis .1(1 Dcum, et sine mora dévoie deniissis, ac

luaiiihus juiictis, et super altarc posilis, pro-

funde incliiialus, incipit canunem , srcreto

dicens : Te iijititr, clv., ut in ordine missaî.

Cura dicit, ut accepta haheas et henedicas,

prius osculalur allare in medio, deindc erigit

se, cl stal junctis maMil)us ante pcclus. Cuui

dicil, Inec f dona hœc | munera, liac snncta

■\- Sdcrificûi, dcxlra manu signal 1er conimu-

iiitor super liosliam et caliccm. Deinde ex-

tensis inanibus anto pcclus, prosequitur in

primis, quœ iibi offerimus, etc.

2. Dbi dicit una cum famnlo tuo papa nostro N., expriniit nonien p.ipœ; se<li' aulcui vacante verha prœdicla omitliinlur. Ubi dicitur cl antisliie noslro N., spcciticalur nomen palriarcha;, archiopiscopi vel episcopi onlinarii in propria diœcesi, ri non allerius supcrioris, cliamsi colebrans sit «mnino exemptas vel sub alteritis episcopi jurisdiclionc. Si vero cpiscopus ordinarius illius loci in quo missa cclebralur sit vila funclus, pra;dicla vcrba omittunlur : qux etiaui omillunlur ab iis qui Koniœ célébrant. Si ceiebrnns est cpiscopus, arcbiepiscopus vel palriarcha, omissis praedictis verbis, eorum loco dicit, et me indigna servo tuo. Sumnius aulpin ponlifex cum célébrai, omissis verbis, tma cum famulo tuo papa noslro N. et antislite nostro N., dicit, xtna ciitn me indirjno famulo luo, quem gregi tuo prœesse voluisli. El continuant omnes ut scquilur, et omnibus orthodoxis, etc.

3. Cum dicit Mémento, Domine, elevans et jungens manus usquc ad faciem vel pectus, sic junclis nianibus stal paulisper in quielc, deniisso aliquantulum capite, facicns commemorationem vivorum Chrisli fidelium ad suam volunlatem, quorum numina, si vult, secrelo cumraemorel; non tanicn necesse est ea exprimera, sed mente tanlum eorum inenioriam babeat. Polesl eniiii celebrans, si pro pluribus orare inlendit, ne eircumstantibus sit niorosus, ante missam in anime proponere sibi omnes illos tam vives quam defunclos, pro quibus in ipsa missa orare inlendit, et Iioc loco generaliler unico conlexlu ipsoruni vivorum commemoralionem agere, pro quibus ante missam orare proposuil in missa.

4. Commemoralione vivorum facta. deniissis et exlensis ut prius manibus, continuai, et omnium circitmslantium, etc. Siinililer sians prosequitur, Communicantes. Cum dicil Jesu Christi, capul cruci inclinai; in conclusione, quaudo dicil Per eumdem, jungit manus. Cum dicil, Hanc igilur ohlalionem, expandit manus simul super oblata, ila ut palmœ sint apertae versus ac supra calicem et hosliam, quas sic tenel usque ad illa verba, Per Chrislum Dominum nostrum; lune enim jungit manus, el sic prosequitur, Qiiam oblationem

chercjjer saus iulerruplii

Dictionnaire dbs Rites sacrés. II.

MES

te canon; après dicentes, il tant dire Sancttts, qu'o rruplion, les mains jointes. 11 est dans l'ordre lire.

tu, Deus, in omnibus, quœsumus, el cum dicif, lje)ie-]^dictam. ailscrijptam,raf tam.cn\\\ii\\iniler signal 1er super hostiara et calicem simul ; deinde cum dicit, ut nobis corpus, separalini signal scmel super liosliam tanlum; et ciim dicil, et sanguis, semel super calicem tanlum; deinde elevans et jungens manus ante peclus prosequitur, fiât dilectissimi Filii tui Domini nostri Jesu Chrinti ; et inelinans capul cruci, exlcrgit, si opus fiierit, polliccs et indices super corporale. el dicit secreto, ul prius, Qui pridie quam pateretur, et accipiens pi)llice et indice dextrae manus hosliam, el eam cum illis ac indire et poljice sinislrœ manus tenens, stans ereelus ;inlc mrdiuni allaris, dicil, accepit panem in sanclas ac venernbiles manus suas; elevansque ad cœlum oculos, et stalim demitiens dicil, et elcvatis oculis in cœlum ad le Deum Palrem suum omnipotentem, caput(|ue aliquantulum inelinans, dicit, Iibi grattas agcns, et lenens hosliam inler pollicem et indieem sinisira manus, dextra producit signum crucis super eam, dicens, beiie-^dixit, fregit, dfditque discipulis suis, dicens ; Accipite et manducate ex hoc omnes.

5. Si adsit vas cum aliis hosliis consecrandis, anlequam accipial hosliam, discoopcrit manu dextra caliecm, scu vas aliarum hostiarum. Cum aulem finierit supradicta verba, cubilis super allare posilis, slans capile incli.. n.ilo, distincte, rcverenlcr el secrelo profert verba consecralionis super hosliam, et simul super omnes, si plures sinl consecramlje, et bostiam suam pollicibus et indicibus tautiliU tenens, dicil : Hoc est enim corpus meum. Quibus prolàlis, celebrans tenens hosliam inler pollices et indices praedictos super aitare, reliquis manuum digitis exlensi, et simul junctis (el hosliis, si plures sinl conse^ cralaî, in loco in que a principio missao posilae suni, super corporali vel in alio vase, aul calice demissis) genullcxus eam adorât. Tune se erigens, quantum commode potest, élevai in allum hosliam, el inlentis in eam oculis I quod et in elevatione calicis facit) populo rcverenlcr oslendit adorandam, et mox sola manu dextra ipsam revcrenter reponil super corporale in eodem loco unda eam levavit, cl deinceps pollices et indices non disjungit, nisi quande hosliam consecralam îangere vel Iractare débet, usque ad ablulionem digiloruni post communionem.

6. Ileposila hosiia consecrala super corporale, genudexus ipsam veneratur; si adsit vas aliarum hosliarum, palena vel palla ct>operil, ul supra. Intérim dum celebrans élevai hostinm, accenso prius intortilio (quod non exstinguilurnisi |)ostquam sacerdos sauguinem sumpseril, vel alios communicaveril, si qui erunl communirandi in missa), minister manu sinisira élevai fimbrias posteriores pl.mela, ne ipsum celebrantem impedial in elevatione brachiorum; quod et facit in elevatione calicis, et manu dextra puisât campanulam 1er ad unamquamque elcvatio-

'Ott ne tourne les feuillets qu'à mesure qu'on doit j

ik

in

iicm, vel conlinuate quousqiic saccrdos ilc- |ional liosliain super corporale, et simililci' posiuioiluni ad elevationcin calicis.

7. Ct'k'braus ailoralo sacramcnlo surgit et discooperit calicein in qiiem, si opus sil , cxtergit digito:$, quod semper fdcial si aiiqiiod fragmeuluin digilis adliœrout, el stans ereclus dicil : Siinilt modo poslr/uam cœnntum est, el aiububus nianibus accipieiis caliccm juxla iiodum infra cuppam, el aliciuaiilum illum elevans, ac slaliin deponcns dicit, nccipiens el hune pradnrum calicem , etc.

quand le siège épisropril n'esl pas rempli. «On oiiK'l encore ces diTiiicrs mots quand ontcl;^brc à Komo, ou dans un lieu (jiii n'usl d'aucun diocèse, il exprime aussi le nom propre du roi dans les royaumes où celle couluuic est reçue, comme en France; mais il ne faii una inrlinalion de lêie qu'au nom du pape (1).

k. « Il dit le Mémento toul bas , el le commcneo en élevanl, non pas les yeux, mais si'ulcnienl les mains jusqu'au bas de la faca ou vers le haut de la poitrine , el il les joint aussitôt, » les tenant ainsi élevées et la lêlc

Cum dicit, ilem tibi gratias agens, caput in- un pou baissée, « pcnd;.al qu'il prie pour les

clinal, cum dicit, hcncdixit, sinistra calicem infra eu ppa m tenens,dexlra signal super eum, ctprosequ(:ns,rfedi/7He discipulis suis, etc., et ambabus manibus lenens calicem, videlicel sinistra pcdem, dextra nodum infra cuppam cubitis super altare posilis, et capile iiielinato, profert attente, conlinuate el secreto, ut supra, verba consecralionis sanguinis ; Hic esl eniin calix, etc. Quibus diclis reponit calicem super corporale, dicens secreto : Uœc quoli:- iinqne feceritis , etc. , genuilcxus sanguiiiem reverenler adorai. Tuni se erigit, el accipiens calicem discoopertum cum sanguine ambabus manibus, ul prius, élevai eum, el erectum, quantum commode polesl, ostendil populo adoraudum, mox ipsum reverenler reponit super corporale ia locuui pristiDum,et manu dextra palla cooperit, ac geuullexus sacrameutum veneralur.

DuCunondelamesse,jusqu'àlaConsécration.

(Traducliou et développements.)

1. « Après la préface, le célébrant, étant droit au milieu de l'autel, étend les mains et les élève, les abaissant et rejoignant aussitôt ; il élève aussi en même temps les yeux el les abaisse incontinent ; el profondément incliné (S. C. 1816) , les mains jointes et appuyées sur l'autel, il dit tout bas : Te igilur, clemenlissime Pater, etc. »

2. « Après ces mots, Rogamus ac petimus, il baise l'autel au milieu, » les mains posées hors du corporal , ce qu'il observe toujours avant la consécration ; « en disant, M(t accepta habeas et benedicas, il rejoint les mains et se redresse ; puis il fait trois signes de croix sur le calice et sur l'hostie lout ensemble, disant liœc f dona, Itœc f vmncra, hœc •}• sancta sacrificiu, » la main gauche étant appuyée sur l'aulel, comme il a été dit cidevant.

3. « Ensuite, étendant les mains à la hauteur des épaules comme à la préface, il poursuit toul bas, in primis quœ tibi ofj'crimus, etc. Il profère le nom propre du pape el celui de l'évéque du lieu où il célèbre, et non d'aucun autre supérieur, quoique le célébrant soit tout à f.iil exempt, ou qu'il soit soumis à la juridiction d'un autre prélat. Si le sainl-siége esl vacant, il omet ces mots, una cumfamulo luo papa noslro N. ; il laisse pareillement c«ux-ci, et antistite nostroti.,

(1) La rubrique viennoise, la rubrique parisienne et relie de 't'uiilouïe et deiNevers font dire à l'e\iqiieoe rpie le p:ipe seul doit (lire : Qiiem gregi Iko pixesse volitisli < llul). roni. ). l.e beicail du Seigneur est unique : Uiiuin

vivants durant un petit espace de teiiips, » autant (juil en faut pour dire uu Pater, [Romsc'e, etc.)

5. « Les lettres N. N. marquent tju'il peut exprimer ici toul bas les noms de ceux pour qui il désire prier; mais cela n'est pas nécessaire : il sulfit qu'il en fasse mémoire mentaleiiienl (2). 11 peut même, pour n'clre pas ennuyeux aux assistants, se proposer, avant de commencer la messe, ceux pour lesquels il désire y prier, et puis les comprendre ici tous en général, sans s'arrêter à chacun en parlicnlier, se contentant de renouveler expressément son intention principale. » Lorsqu'on célèbre pour un mort, il ne faut pas attendre le dernier Mémento pour diriger son intention; mais il est nécessaire de la diriger avant, la consécration, pour qu'on n'ait rien à craindre sur la validité de l'application (Bened. XJY, de Sucrijicio mis^sœ).

G. « Après qu'il a prié pour les vivants , il étend les mains comme auparavant, et continue lout bas, et omnium circumstantium, poursuivant de même Communicantes, etc.; à la un, il joint les mains à ces paroles : Per eumdem. »

7. Disant le Communicantes, « il fait une inclination de tête, non-seulement aux nomà de Jésus » et de Marie, suivant la règle générale expliquée ci-dessus, mais encore au nom du saint dont on fait la fêle, ou une rnéluoire prescrite, s'il esl noniméd;ins leCanon.

8. Remarquez qu'on doit quelquefois dire le Commanjcan/es propre d'une fête , quoi-, qu'on n'ait pas dit sa Préface : par exemple, si durant l'oclave de l'Ascension, on dit des messes votives qui aient une préface particulière, ou si l'on célèbre la fête de saint Jacques ou de saint Philippe, apôlres, il faudra dire le Communicantes de l'Ascension, quoiqu'on n'ait pas dit sa préface, mais celle des ai.ôlres, ou celle qui est propre pour la me^se votive.

9. «En disant : Flanc igitur ohlalionem,clc., il étend les deux mains ensemble sur le calice et sur rhoslie, en sorte que les paumes des mains soient ouvertes vers le calice cl l'hostie» quelles couvrent en partie, sans toucher la pale, et que le pouce droit ."lit sur le gauche en forme de croix , non [jas en dedans, mais au-dessus des mains; « il

ovile et unus pastor.

(-2) Li s iMissels (pil ne meUent pas au Mémento les lettres N.N. luiïsent iguorer si l'ou peuluu si l'eu doit uoiiner qucltiu'ua

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