‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 222 sur 411 · DE LA VEILLE DE NOËL · texte numérisé non relu

DE LA VEILLE DE NOËL

(Cérémonial, 1. ii, cti. U.)

1. La veille de Noël, tous les ornemcnis sont violets, et, en quelque jour qu'elle arrive, les ministres sacrés portent la dalmatiquo et la tunique. On ne se met point à genoux pendant les oraisons de la messe.

2. A prime le Martyrologe se lit avec plus de cérémonie qu'à l'ordinaire, afin d'annoncer plus solennellement la naissance de Notre-Seigneur; et quoique le Cérémonial des évéques n'ait rien réglé sur cela, et que l'usage des lieux varie, il faut au moins observer la rubrique du Martyrologe, et ce qui est plus universellement reçu, savoir : que tout le chœur soit debout depuis le coramencement jusqu'à ces paroles In Bethléem Judœ, auxquelles tous doivent être à genoux jusqu'à celles-ci inclusivement : Nativitas Do' mini nostri Jesu Christi secundum carnem.

•i. Dans les églises considérables, il est à propos d'ajouter quelque solennité à celle cérémonie, et suivre, par exemple, celle qui est prescrite dans le directoire du chœur romain : pendant qu'on chante le petit répons Clirisle Fitii Dei vivi, un prêtre revêtu d'un surplis, d'une étole et d'une chape violette, part de la sacristie, précédé du thuriféraire avec l'encensoir non fumant, des deux acolytes avec leurs chandeliers et leurs cierges allumés, et du cérémoniaire, marchant tous dans l'ordre accoutumé. Etant arrivés au chœur, ils font ensemble la révérence requise à l'autel, saluent le clergé et vont dans le même ordre au pupitre, qui doit être couvert d'un voile violet sur lequel est le Martyrologe ; les acolytes se rangent de part et d'autre tournés vers le livre, cl le prêtre se met devant, ayant le cérémoniaire à sa droite et le thuriféraire à sa gauche. Quand on dit au chœur Deo gratias après la première oraison de prime, le prélrc, après avoir mis et bénit l'encens comme à l'ordinaire, reçoit l'encensoir des mains du cérémoniaire, cl encense de trois coups le livre comme fait le diacre avant que de chanter l'Evangile, le cérémpniairc elle thuriféraire tenant les deux côtés de sa chape. Ensuite, ayant les mains jointes, il commence le Martyrologe sans faire aucun signe de croix sur le livre ni sur fsoi. Tout le clergé est pour lors debout, tourné vers lui ; et lorsqu'il dit In Bfthlecm Judœ, il se met à genoux aussi bien que tout le clergé, à l'exception des deux acolytes, et y demeurejusqu'après ces paroles Nntivitas Domini nostri Jesu. Chrisli secundum carnem. Après une petite pause chacun se lève, le prêtre et ses officiers saluent le

du canon dans l'explication du dernier verset du |isaume ivxn, qu'il conclut ainsi : Ail capesaeiidam fuluiam beutiludinem ciini eleilis ejiis, in quorum nés consottium, uen meriiorum iiispecior, icd veniœ Iwgiior admitlal Cliriilui Vo viimi$. Amen.

NOE

chœur et l'aulel, et retournent a ni sacristie. Un lecteurachùve ensuite la lecture du Martyrologe, tout le chœur étant assis à l'ordiiiairc.

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