‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 223 sur 411 · DE LA FÊTE DE NOËL · texte numérisé non relu

DE LA FÊTE DE NOËL

1. Le sacristain doit orner, dès la veille, loule l'église le plus proprement et le plus niagniliqnement qu'il peut : outre les choses ordinaires aux autres fêles, il a soin, 1 " do mettre sur le gradin de chaciue aulel au côlc de l'Epîlre , un vase propre couvert d'un carton blanc ou d'une paie pour recevoir l'ablulion des doigts des prêtres aux deux premières messes, et sur la crédence il doit metire une boîte où il y ail de grandes hosties. 2° II dispose avant matines au milieu du cliœur un pupitre pour chanter les leçons, cl des chandeliers dans les endroits où on peut en avoir besoin. 3° 11 prépare di'ux bougeoirs avec des bougies, l'un à l'usage du célébrant, soit au chœur, soit à l'autel, et l'autre pour le cérénioniaire , qui doit éclairer ceux qui chantent les leçons, aussi bien que le diacre et le sous-diacrc à l'Epîlre et à l'Evangile.

2. On son ne les mnli nés à l'heure convenable selon l'usage des lieux : on y observe les cérémonies suivantes, outre celles qui sont marquées à l'arl. MixiisES. 1° Il est à propos que le diacre qui doit servir à la messe solennelle chante la septième leçon, et que le plus considérable du chœur après l'officiant chante la huitième. 2° Sitôt que l'on a commencé à chanter l'Jiymne Te Deum, le diacre et le sous-diacre, qui doivent servir à la messe, vont à la sacristie pour se revêtir des ornements; ils sont aidés par le thuriféraire, qui prépare ensuite son encensoir. :J Outre les deux premiers chapiers qui doivent prendre des chapes avant la dernière leçon, quatre autres, vers la fin du Te Dcum, vont en prendre à la sacristie, et reviennent au chœur se joindre aux deux autres, en faisant les révérences requises à l'autel et au chœur. h' Lorsque les chapiers ont chanté Bcneilicavms Domino, cl que le chœur a répondu Deo (jralias, l'officiant, sans ajouter Ficle- /(«m «rîim(C, etc., salue le chœur, el va par le plus court chemin à la sacristie pour se revêlir des ornements sacrés, étant précédé seulement des deux acolytes et du cérénioniaire, aveclcsquels il salue l'autel en passant. 5° Les chapiers ne l'accompagneut point; mais après lui avoir fait une inclinalion, lorsqu'il passe au milieu d'eux, ils se retirent à leurs places.

3. Cette messe se célèbrje solennellement delà manière accoutumée. Il y a ceci de particulier: l'Que pendant qu'on chante le Gloria in exceiiis, on sonne toutes les cloches de l'église ; et pendant que le célébrant le récite, le premier acolyte sonne la clochette qui sert à l'élévation. Il est à propos de ne point sonner les cloches depuis la fin de matinesjusqu'à ce temps-là. 2° Lorsquelc chœur chante Et incarnatus est, le célébrant et les ministres sacrés se lèvent, s'ils sont assis, et vont, 'a barrette à la main, se mettre à genoux sur le dernier desré de l'uutcl vis-à-vis

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leurs sièges : s'ils sont encore à l'autel, ils descendent sur le second degré à ces paroles Descendit de cœtis, el se mettent à genoux sur le bord du marchepied ; ce qu'ils observent aux trois messes de ce jour. 3° Le célébrant ne prend point les ablutions à cette messe ni à la seconde ; mais ayant pris entièrement le précieux sang, il lave ses doigts en disant les or.iisons Qaud oie, etc. et Corpus luHin, Domine, etc., le sous-diacre versant dessus du vin cl de l'eau dans le vase destiné à cet usage, 'r Le sous-diaere, sans essuyer le calice avec le purificatoire qui iloil être mis dans la bourse, le couvre de la pale sur laquelle il renverse la patène; ayant mis le voile el !a bourse par-dessus, il le porte à la crédence, el met un corporal dessous à cause des espèces sacrées qui y restent ordinairement : après la messe, le sacristain ou quelque autre ecclésiastique dans les ordres sacrés, porte le calice dans la sacristie sous lequel i! doit toujours y avoir un corporal jusqu'à la messe suivante.

.')' Enfin le cérémoniaire doit se souvenir d'éclairer le diacre el le sous-diacre à 1 Eplire et à l'Evangile ; ce que le sous-diacre doit faire à l'égard du célébrant pendant la communion du clergé et du peuple, si l'usago l'autorise à celte messe.

'•■. Après l'Evangile de saint Jean, le célébrant s'avance au milieu de l'autel ; ayant tait avec ses ministres la révérence re(]uise à l'autel , il va à son siège au côté de l'Epilre, où, assisté de ses deux ministres, il (luille la chasuble cl le manipule, et prend une chape que le cérémoniaire a eu soin de faire apporter un |ieu auparavant. Après avoir reçu sa barrette et fait une inclination de tête à ses deux ministres qui lui en font une mé- <iiocre, il va au bas des degrés devant le milieu de l'autel où les chapiers viennent le joindre; étant tous rangés en droite ligne avec le cérémoniaire cl les acolyles, ils font ensemble la révérence requise à l'autel ( l au clergé, cl conduisent l'officiant au chœur, gardant les cérémonies qui s'observent à vêpres. Les niinislres sacrés restent auprès do leurs ségcs jusqu'à ce que l'olficiant soit entré au chœur; alors étant précédé du thuriféraire ils vont, la barrette à la main, faire la génuflexion au milieu de l'autel, et sans saluer le chœur, retournent ensemble à la sacristie la tête couverte el les mains jointes. Aussitôt que l'officiant est arrivé au chœur, il commence les îaudes en chantant Dciis in udjuloritim, sans dire auparavant Poler ni Ave. Cet office se chante solennellement, et on y observe les mêmes cérémonies qu'à vêpres.

5. La seconde messe, que l'on appelle celle de l'aurore, se doit célébrer immédiatement après prime , et la troisième après tierce. II faut observer, l°que si on ne peut commodément célébrer solennellement la seconde messe dans les églises où il n'y a pas d'obligation de la chanter, il est à propos de célébrer à la même heure une messe basse servie par deux clercs en surplis. 2" Le sousdiacre n'essuie point le calice à l'offertoire

DICTIONNAIRE DES CEREMONIES ET DliS RITES SACRES.

des deux dernières messes avant que le diacre y verse du vin, ni après que le célébrant a pris le précieux sang à la messe de l'aurore, devant y observer 1rs règles données pour la première mi's$e. 3° Le célébrant ayant pris la purification à la troisième messe, et ayant ensuite lavé ses doigts à l'ordinaire, fait verser aussitôt dans le calice l'ablution des deux premières messes. S'il ne la prend pas, pour quelque raison, on peut la verser dans la piscine, ainsi que le Rituel romain le dit de l'ablution des doigts, quand on a donné la communion hors de la messe. V' L'Kvangilc de l'Kpiphanie se devant dire à la lin de la troisième messe, le sous-diacre ou le prélre assistant, s'il y en a un, porte le Missel au côté de l'Evangile.

(). Ce qui vient d'être dit pour la messe solennelle se doit à proportion garder aux messes basses. On y doit observer les règles suivantes, que le sacristain doit faire écrire sur une carte pour les exposer dans la sacristie, afin que tous les prêtres qui veulent célébrer puissent les lire auparavant.

I Stii va nt l'opinion commune et l'usage reçu en France, il est permis en ce jour de dire les messes depuis minuit jusqu'à midi, soit séparément, soit toutes les trois de suite. 2" Il n'est pas à propos de commencer les messes basses avant l'élévation de la messe solennelle do minuit, ou au moins avant l'offertoire, pour ne pas faire la consécration aux messes basses avant qu'elle soit f.iite à la grande. .'! Il est mieux de dire trois messes, ou une seulement, et non pas deux, ce nombre n'étant pas conforme au mystère représenté par celle fêle. Si on n'en dit iju'une, ce doit être la troisième, parce (;ue l'oraison convient mieux à l'office que celle de la première et de la seconde : si nécinmoins on la célèbre pendant la nuit, on peut dire la pre- /nière. 'i-' Soit iju'on célèbre les trois messes le jour ou la nuit, il ne faut rien changer au ('ommunicanten, mais dire toujours noctem à la première, et cliein aux deux autres. 5- Lc célébrant ne doil point prendre la puri- (i'alion aux deux premières messes; mais ayant pris le précieux sang le plus exaclenieiil qu'il peut, il met le calice sur le corpor.tl, (|ii'il laisse déplié, el lave ses doigts en d:s:inl les oraisons Quod ore, elc, et Corpus tititm, Domine, elc. Le servant verse dessus du >in el de l'eau dans le vase destiné à cet usage, el non pas dans le calice, si l'on doit s'en servir le même jour ouïe lendemain. yoyez la rubrique du .Missel, lit. !), n" i, JJe defect. fi" Le célébrant, après avoir essuyé ses doigts avec le purificatoire, n'essuie pas le calice, mais le couvre premièrement de la palène sur laquelle il remet une hostie (s'il doit dire une autre messe immédiatement après), et ensuite de la pale et du «oile, et non pas de la bourse. S'il arrive qu'il reste quelques gouttes du précieux sang dans le calic', le célébrant ne doit pas pour cela faire la génullexion lorsqu'il quitte le milieu de l'aulel ou qu'il y arrive. 7" A la

(1) 1.0 fliaiit (11! la généalo.ïie a lieu aussi dansd'aiitrps nies, ainsi uuc la manière du teiminer la misse aurès

première et à la seconde messe, le dernier Evangile étant achevé, le célébrant retourne aussitôt au milieu de l'autel, fait une inclination do tête à la croix, descend sur le pavé, et ayanl fait la révérence ordinaire il commence une autre messe qu'il célèbre comme la première, excepté qu'il n'essuie point le calice à l'offertoire, qu'il ne le pose pas sur l'autel; si ce n'est sur le bord du corporal ou sur la pale renversée, et qu'à la lin de la troisième illepurifieetfaiU'abluliondesdoigls àrordinaire;après(iuoiil verse ou fait verser dans son calice l'ablution des messes précédentes. A la fin de la troisième messe il dit l'Evangile de la fêle de l'Epiphanie Cwn nalus esset Jésus, etc. 8° Si le célébrant ne dit pas les Irois messes tout de suite, après la communion de la première elde la seconde, il laisse sur le corporal le calice, qu'il couvre de la paie, sur laquelle il renverse la patène et met le voile par-dessus. Après la messe, il le porte dans la sacristie et le pose sur un corporal dans un lieu décent ; un prélre qui veut se servir ensuite de ce calice connail par ce moyen qu'il n'a pas encore été purifié, et que par conséquent il ne doit point l'essuyer avec le purificatoire à l'offertoire de la messe qu'il va célébrer.

VARIÉTÉS

(Kxliail du Cérémonial de Besançon.) § I. De l'iiflice de la messe de minuit.

1. Les matines, qui sont pareillement solennelles, se séparent de lîyjdes par la célébration de la messe de minuit , et n'ont rien de particulier que l'Evangile de la généalogie, qui se chante de la manière qui suit(l).

2. (luand on chante le dernier répons, un prêtre du chœur ou un diacre va à la sacristie se revêlir do chape; les acolyles s'y rendent aussi pour prendre leurs chandeliers. Pendant i'inviotnta ils sortent de la sacristie, les acolytes marchant les premiers avec leurs chandeliers et les cierges allumés, le prêtre suit revélu de chape, portant devant sa poitrine le livre de la généalogio, ayant la lêle découverte. Après avoir fait la révérence à l'autel, ils vont sur le jubé (s'il y en a un) ; le prêtre met le livre sur un lutrin, et le.* acolytes se rangent de part el d'autre tournés en face. S'il n'y a point de jubé, il se tient devant l'autel au milieu du presbytère, où l'on prépare un lutrin à cet effet, qui doit être couvert conformémenl à la solennité du jour, sur lequel il met le livre; les acolytes se rangent comme il vient d'êlrc dit.

3. La prose /nvio/afa étant finie, le prêtre commence l'Evangile de la généalogie, qu'il chante d'un chant particulier à cet ollice , tenant les mains jointes, el ayant la f.ice tournée vers l'autel. .\près qu'il a achevé de chanter, il reprend le livre, fait la génuflexion à l'autel, comme en venant, cl s'en retourne à la sacristie.

\. Pendant qu'on chante le Te Deum, celui

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qui doit (lire la premiôio messe va se revêtir à las.icristie avec le diacre et le sous-diacre, et, le Tu Deum fini, il va à l'autel avec tous les iiiiiiistresen la manière ordinaire de la messe soliMiiiolle, pendant laquelle il est à remarquer que la propliétie se chante au ton dtï leçons de matines par un chantre dans le presbytère, ou à son défaut par le sousdiacre.

5. Au Credo, le célébrant et ses minisires se mettent à genoux à ces paroles lit incainatus est, quand même ils seraient allés s'asseoir, comme il a été dit en la messe solennelle; ce qu'ils observent aussi à la seconde et à la troisième messe du môme jour.

0. Le célébrant, après avoir pris le précieux sang, fait l'ablution des doigts en la manière qu'il est dit au § 3 de ce chapitre.

7. Pendant qu'on chante au chœur la communion, le premier choriste va annoncer la première antienne des laudes au célébrant, de la même manière qu'il a fait pour le Gloria in exccisis à la messe. Dès que le chorisle est retourné au chœur, si la communion est achevée, le célébrant entonne l'antienne au coin de l'Epîtrc, tourné vers l'autel, et le premier choriste commence le premier psaume; les autres antiennes et psaumes se disent comme aux autres laudes jusqu'à Laudnte Dominum in sanclis ejiis, avant que l'on ajoute le Gloria Putri , et on répète l'antienne Nnto Domino. Pcnd.int qu'on la répèle, deux chantres avec l'habit ordinaire du chœur vont au bas du chœur, et chantent seuls l'antieiuie Pustores tout entière, après laquelle deux enfants de chœur étant au lutrin répondent Infanîem vidimus , etc. ; lequel étant fini, le premier choriste commence le psaume Laudalc Dominum in sanclis ejus, que le chœur poursuit, et le verset Sicut erut étant achevé , les deux mêmes choristes disent derechef au même endroit Pasiores dicite, à quoi les enfants de chœur répondent comme à la première fois, Infanîem , etc. Ensuite le second choriste entonne le verset Laudate eum in sono tubœ, que le chœur poursuit; et après (juc les chantres et les enfants de chœur ont répété pour la troisième fois Pastores, etc., Infanîem, le premier choriste entonne le verset Laudate eum in cymbalis bene sonantihus , le chœur demeurant assis pendant tout ce temps-là, se découvrant et s'inclinant au Gloria Palri.

8. Le célébrant cependant, après avoir dit la communion, et entonné la première antienne des laudes, récite à basse voix les laudes au coin de l'Epilre alternativement avec le diacre et le sous-diacre, qui sont à son côté droit , ou bien il va s'asseoir par le plus court chemin , comme il a fait au Gloria in eoccelsis de la messe; et étant assis et couvert, il récite les laudes avec ses ministres.

y. Pendant que les chantres répèlent pour la quatrième fois Pastores dicite. le [jreinier chorisle va annoncer l'antienne du Jianediclus au célébrant , lequel pour cet

effet remonte au côté de l'Eiiîlrc par le plus court chemin et les ministres derrière lui, et tous trois se tournent du côté du choriste lorsqu'il annonce l'antienne, de la même manière qu'il a fait à la première antienne des laudes.

10. Les enfants de chœur ayant achevé pour la dernière fois Infantem vidimus, le célébrant, tourné du côté de l'autel, entonne au coin de l'Epître l'antienne du lienedictus, que le chœur poursuit; le célébrant récite le reste de l'antienne et le Benedictus à basse voix avec les ministres sacrés, qui se mettent pour ce sujet à son côté droit, après quoi il va au milieu de l'autel avec ses ministres ; le diacre monte à sa droite et le sous-diacre à sa gauclie, faisant auparavant tous deux génuflexion. Ensuite le thuriféraire s'étant av.incé et ayant présenté l'encensoir, le célébrant bénit l'cnrens et fait l'encensement de l'aulel à l'ordinaire, après quoi il est encensé de trois coups pur le diacre, qui rend l'encensoir au thuriféraire, et se met derrière le célébrant pour être encensé : le thuriféraire , sans sortir du côté de l'Epître, encense le diacre et le sousdiacre, puis va encenser le chœur comme d la messe.

11. Après l'encensement, le célébrant demeure au coin de l'Epître avec ses ministres à son côté droit, et le chœur ayant répété lanliiiiMxe ilu Benedictus, il va au milieu de l'autel suivi de ses ministres, le baise et se tourne vers le peuple pi)ur dire Dominus vobiscum; puis il retourne au coin de l'Epître dire l'oraison, et va derechef dire /'onu'n«.< vobiscum; et, après que le diacre a chanté Benedicamus Domino, il donne la bénédiction, dit le dernier Evangile et se retire comme aux autres messes.

ii. Le chœur pendant les laudes se comporte comme aux autres laudes solennelles, se mettant néanmoins à genoux pour recevoir la bénédiction; puis étant relevé, il se tient debout tourné en face pendant qu'on chante les trois antiennes qui sont à la fin delà messe. La première de ces antiennes se chante par deux enfants de chœur, la seconde se dit par deux chantres qui sont au lutrin, et la troisième par le chœur, qui se retire après qu'elle est achevée.

.§ II. De l'office de ce jour dans les églises où il n'y a qn'ua prêtre.

1. Dans les églises où il n'y a qu'un prêtre, il commence matines à sa place ordinaire du chœur, étant revêtu du surplis et de l'étole, après avoir chanté Domine, labia mea apcries, etc. , Deus in adjulorium, etc. , deux chantres commencent l'invitaloiro et le psaume Ycnite; lequel étant fini, le célébrant entonne l'hymne après laquelle il entonne la première antienne. Ceux qui doivent chanter les leçons du premier et du second nocturne vont au milieu du chœur proche le balustre de la communion, pour les chanter, faisant avant et après une révérence convenable à l'autel. Le célébrant, sans sortir do sa place, chante les trois dernièro

leçons après en avoir donné la béhédiclion, qu'il fait dcmaïuier par un de ceux qui ont chanté les précédonles. Sil y avait un autre prêtre ou un diacre, il irait chanlor les deux premières du troisième nocturne à l'ontiroit où l'on a chanté les autres, et le célébrant en ce cas ne ch.inlerail que la dernièic, dont il demanderait la bcnédiilion à celui qui a chanté les deux piérédcntes s'il était prêtre, ou la lui donnerait s'il n'élail que diacre.

2. Pendant qu'on chante le dernier répons et VJnviulala, le célél)rant va à la sacristie prendre une chape sur son snrplis et son étoîe. Ensuite il vient, précédé de deux acolytes portant leurs chandeliers, chanter la généalogie sur un lutrin devant l'autel. La généalogie achevée, il entonne le Te Deum, et pendant qu'on le poursuit au chœur, il retourne à la sacristie en la manière qu'il en est venu. Là, il se revêt pour dire la messe immédialement après le Te Deum ; s'il y avait un autre prêlre ou un diacre, il pourrait aller chanter la généalogie, et pour lors le célébrant entonnerait le Te Deum en sa place ordinaire.

3. Le célébrant pendant la messe observe ce qui a été dit au chap. des messes sans diacre ni sous-diacre {Voyez l'article Messe CHANTÉE. Après avoir pris le précieux sang, il observe à l'égard de l'ablulion des doigts ce qui sera dil .ui paragraphe suivant.

4. Après qu'il a achevé l'antienne appelée Communion, il entonne au même coin de l'Epîlre la première antienne des laudes, puis va s'asseoir au côté de l'Epîlre proche l'autel, sur un siège (luil a fait préparer à rcl effet, se couvre et continue à chanter le reste des laudes a\ ce les autres.

5. Au psaviiac Laudalc Dominum in sanctis eji.is, on choisit deux de ceux qui savent mieux le chant pour chanter l'antienne J'astores , et deux enfants pour chanter Infanlem vidimus, et lorsque les enfants répèlent pour la quatrième fois 7n/'a»icm tidimus, le célébrant monte à l'autel au coin de l'Epître par le plus court chemin , où il entonne l'antienne du Benediclus , que le chœur poursuit, pendant laquelle il récite le reste de l'antienne et le cantique à voix basse; puis il va au milieu de l'aulcl, bénit l'encens et encense l'autel comme il a fait à la messe. Après qu'il a été encensé , il demeure au coin de l'Epilre, et, l'antienne du Benediclus étant répéiée par le chœur , il va au milieu de l'autel dire Dominus vobiscitm, et achève la messe comme ci-dessus.

§ lU. De la manière de faire l'ablulion aux deux iireuiièrcs messes.

1. Remarquez que le célébrant devant dire trois messes en ce jour, le sacrislaiu a soin de préparer un vase avec un purificatoire qu'il met sur l'aulel ; le célébrant , après avoir pris le précieux sang aux deux premières messes et avoir apporté un soin particulier à le prendre entièrement , va au ,coin de l'aulel, où il fait l'ablution des doisls

dans le vase préparé, en disant les oraisons accoutumées dis la purification et do l'ablution, le sous-diacre verse le vin et l'eau à l'ordinaire pendant que le célébrant essuie ses doigts avec le purificatoire. Le sousdiacre prend la pale du calice, et change de place avec le diacre qui transporte le Missel au coin de l'Epître comme aux messes solennelles.

2. Le sous-diacre n'essuie point le calice, mais il met seulement dessus la patène, la pale et le voile , et sur le voile le corporal plié, laissant la bourse et le purificatoire sur l'aulel ; il le reporte ensuite sur la crédence, et met dessous le pied le corporal sans le déplier, puis il retourne auprès du célébrant. Après la messe, il a soin de porter le calico à la sacristie et de le mettre en un lieu décent et de sûreté, sur un corporal, pour servir aux autres messes, auxquelles on ne doit point l'essuyer avant que d'y mettre le vin. Il aura aussi soin de le préparer sur la crédence avant les autres grandes messes, et de mettre dessous un corporal, n'était que quelque prêlre, s'en étant servi à la messe, en eûl l'ait la purification.

3. Dans les églises où il n'y a point de sous-diacre, le célébrant, après avoir purifié ses doigts dans le vase préparé comme il est dit ci-dessus, laissera le calice au milieu de l'aulel sur le corporal, mettant dessus la patène sans purificatoire, la pale et le voile, et après la messe, il le porte en la sacristie cl le met en lieu décent et de sûreté sur ua cor^joral.

4. \ la troisième messe, le célébrant fait la purification du calice et l'ablution des doigts à l'ordinaire, et après l'ablulion des doigts, le sous-diacre ou le servant verse dans le calice le vin et l'eau de l'ablulion des deux messes précédentes réservés dans le vase.

5. Si le célébrant ne peut pas prendre le vin et l'eau dont il a fait l'ablution des doigts aux premières messes, parce qu'il est obligé de dire la Iroisième à une autre église, il la doil mettre lui-même après la messe dans la piscine. Si l'on ne doil plus se «ervir du cali.ce ce jour-là , après la première ou la seconde messe, le célébrant, après la messe, pourra mellrc le calice dans le tabernacle et le couvrir de la patène ou le porter en la sacristie en un lieu décent et de sûreté, mettant dessous un corporal , et à la première messe qu'il dira avec ce calice, il ne l'essuiera pas avant que d'y mettre le vin et leau pour la consécration.

G. Si on ne peut pas mettre commodément le calice dans le tabernacle, ou le resserrer dans la sacristie en lieu décent et de sûrelé, alors le célébrant , après avoir pris le précieux sang, laisse le calice couché sur la patène pendant qu'il achève la messe , et après le dernier Evangile, il achève de prendre ce qui est resté du précieux sang autant iiu'il pourra ; puis il met le purific.ntoire dans lecalici-, l'enveloppe d'un linge et le resserre d.ins son étui. Les prêtres qui ont deux messes à, dire les dimauches cl autres •"êtes ob-

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servent la même chose que ci-ilessus pour l'ablulioa de la première messe.

§ IV. Des secondes vùpros.

1. Aux secondes vêpres de ce jour cl des deux suivants auxquels il y a trois iJ/nf/ni^Cfi/. le répons et l'antienne du second Magiuficnc se commencent et se chantent comme il est dit aux secondes messes solennelles , et le répons avant le Magnificat de la commémoraison de Notre-Dame se commence au lutrin p.ir les choristes, et le verset se chante par deux acolyles au milieu du chœur à genoux : loul le chœur se met aussi à genoux. Pendant le répons le premier choriste va annoncer à l'oUiciant l'antienne du troisième Magnificat à la manière ordinaire, et après que le célébrant l'a entonnée, les deux chorisles commencent le Magnificat, qui se poursuit du côté droit du chœur.

2. Ce dernier répons avec son Magnificat se chantent encore tous les jours suivants jusqu'à la PuriGcalion, et aux jours où il y a deux chapiers. Après qu'ils ont commencé lerépons, le seeonil choriste va annoncer l'antienne à l'officiant, et tous deux commencent le Magnificat, qui se conlinue du côlé gauche du chœur; lorsqu'il n'y a point do chapier, un chantre du côté opposé à celui où l'on a commencé ie premier Magnificat commence le répons, deux enfants de chœur disent le \erseleii la même manière que cidessus, et rolliciant entonne l'antienne sans qu'elle lui soit annoncée. On observe la même i:liose aux répons et à raiilicnue du second fienef/lc^(s, qui se dit à laudes pour l;i commémoraison de Notre-Dame , n'y ayant néanmoins point de verset.

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