‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 232 sur 411 · JI · texte numérisé non relu

JI

PICIIONNAlHi: 1)KS CERlJIONIES KT DES RITES SACRES.

l'JÏ

iiiairo a soin de itnY'iir l'officianl d'une chape noire dès le coninicnccinciil. I.es clianlrcs entonnent l'anlienne Exsultnbunl Domino, et la pouisuiveni avec le chœur, si l'office est double; l'on observe pour le reste les mêmes cérémonies qui ont été marquées pour vêpres dans l'article précédenl.

5. Aux obsô()ues d'un défunt où le corps est présent , après qu'on a répété l'antienne de Bcnedictus , roificiant ne dit point le psaume De profundis , mais seulement les versets et l'oraison Absolve , etc., comme ils sont marqués dans le Rituel à la suite du répons Siibvcnile sancli, etc., qu'on chante en enirantà l'église, sans rien ajouter après celle oraison.

TITRE SECOND

I. DE LOIIICE DE TÉMÈDRES (Cérémonial, 1, ii, c. 22.) 1. Le mercredi saint le sacristain a soin de préparer, après complics, ce qui est nécessaire potir l'office do ténèbres, savoir : sis cierge de cire commune sur l'autel , quinze autres plus petits d'égale grandeur sur un chandelier triangulaire : on renouvelle ces cierges les deux autres jours, si cela se peut commodément. Il faut placer le chandelier un pi u en arrièic de la place où le sous-diacre a coutume de chanter l'Epîlre, et mettre auprès i\\\ éti'ignoir. On prépare aussi un pupitre [lu iiour chanter les leçons , et le banc des rhantn s , qui doit aussi être nu.

■2. (]ct oflire comiDence ordinairement à quatre heuies après midi ou environ. "S'oici ce (|u'ii f.iiil ot)s(jrvcr. 1" Tous les cierges élanl allumés, le clergé entre au chœur, les plus dignes les premiers, et salue l'autel ; mais on iies'entrc-saluc point, si ce u'esl pas l'usage; après avoir dit ÏApeii à genoux chacun à sa place, ou dit debout et à voix Lasse le Pater, VAve et le Credo. Au signal d(! Celui i|ui préside au chœur, les choristes chantent la première antienne, puis coniincnccnt le psaume ( Cœreiii. l. u, c. 22. Balde.'chi). Ils eutonnent de même les autres antiennes. Après que le premier verset du premier psaume a été entonné par les chantres, tous s'asseyent, se couvrent et ne se relèvent plus pendant l'office jusqu'au cantique Henediclus , que pour réciter le Pater iiosler, avant les Uçous de chaque nocturne. 2" Les chantres ne (luitlenl point leurs places |)our chanter les versets avant les -leçons. 3' L'olfieianl ne commence point lout haut le Pater noster , avant les leçons, et ne dit ni absolution, ni bénédiction, h" Les leçons et les psaumes se terminent par une inflexion de voix particulière, parce qu'on ne dit ni (iloria Putri, ni Tu autcm , Domine. o" Le HcnediciHS se chante debout et plus solennellement que le reste de l'oliicc. (J"Tout !e clergé se met à genoux quand ou chante Christtis foetus eut , et y demeure jusqu'à la fin del'olfice. 7 Après Christus faclus est , on dit tout bas le Puler noste.r, cl ensuite l'officiant commence le il/isercre, que les deux côtés du chœur récitent allernativemenl d'une vois médiocre sans aucune iullexiyn. 8° Le psuwiue éUnl Oui , l'officiant.

encore à genoux et la tète un peu baissée, dit sur le même ton, sans Dominas vubiscunif l'oraison Respice quœsumus , etc., jusqu'à ce» paroles Qui tecum vivit, etc., «lu'il achève tout bas. Quand elle est achevée, le cérémoniairc et tous les autres avec lui frappent de la main trois ou quatre fois leurs siège» ou leurs livres, et après ce bruit chacun se lève et sort du chœur.

3. Après le premier psaume, le clerc désigné pour éteindre les cierges va faire la génuflexion devant le dernier degré de l'autel, et , prenant l'éteiguoir , il éteint un cierge du chandelier triangulaire, commençant par celui qui est le plus bas du côté de l'Evangile; le second psaume achevé, il éteint le cierge le plus bas du côté de l'Epître , et continue d'éteindre ainsi successivement les autres après chaque psaume de matines et de laudes : il remet ensuite l'éteignoir à sa place, fait la génuflexion à l'aulel, s'il passe devant le milieu , et rev ient à sou siège , qui doit être le dernier du côté de l'Epltre.

V. Un peu avant ces paroles , Ut sine timoré, etc., du cantique Benedictus, ce même clerc fait la génuflexion au bas des degrés, et, lorsque ce verset est fini , il éteint uu cierge de l'autel du côté de l'Evangile, commençant par le plus éloigné de la croix; il passe ensuite au côté de l'Epître, faisant en passant la génuflexion sur le marchepied, cl, à 1:1 fin du verset suivant , il éteint le cierge le plus éloigné de ce côté-là, et continue ainsi alternalivcmcnl de chaque côté aux autres versets , eu sorte que lous les cierges soient éteints à la fin du cantique.

5. A la répétition de l'antienne du Benedictus, le clerc qui a éteint les cierges prend sur le chandelier triangulaire le cierge le plus élevé qui csl resté allumé , et s'étant mis à genoux au coin de l'Epltre il le tient un peu élevé. Quand les chantres commencent T/irisf us factusest , il le cache derrière l'autel ou autrement ; au bruit qui se fait dans le chœur à la fin de l'office, il le fait paraître de nouveau, le bruit cesse, il le remet à sa place sur le chandelier triangulaire, le laisse brûler un moment, ensuite l'éteint et se retire avec le clergé. Il ne doit paraître aucune autre lumière dans l'église, excepté la lampe qui brûle devant le tabernacle du saint sacrement.

6. Ce qui vient d'être dit pour les ténèbres regarde également le jeudi et le vendredi sainl , excepté que l'autel ne doit avoir ni nappe, ni tapis, mais seulement six chandeliers et la croix. {Cœrem., ibid.) Les autres heures canoniales se récitent ces trois jours comme il est marque dans le Bréviaire, d'une voix médiocre sans chant et sans lumière. On allume néanmoins deux cierges aux petites heures du jeudi saint à cause de la présence du saint sacrement; si on dil compiles immédiatement avant matines , après avoir dit à genoux le psaume Miserere, on se lè»e pour dire Pater, Ave, Credo.

VARIÉTÉS

1. Selon le Cérémonial de Besançon di' l'aii IGtJO, lia clerc va éleiudre lous les cierjjcs

Page 1